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8 juillet 2013

Running wild - Men from battle ridge 1

Il arrive un moment dans la vie d'une femme où l'on fait une découverte qui change notre vie:
- on découvre la coupe de pantalon qui nous va et nous transforme en bombe atomique
- on découvre le dessert qui nous fait pousser un grognement de plaisir fort peu digne mais jubilatoire
- on découvre que la romance c'est le bien
- on découvre Linda Howard

Bon, bon, bon... tout cela sonne très grandiloquent (et incomplet me dit on en coulisse), mais vous visualisez.

Linda Howard est l'auteur qui a défini le canon de l'homme Alpha. Et s'il y a bien un héros qui défraye la chronique (en bien ou en mal) c'est l'homme alpha. Certaines le trouve trop irréel, d'autre fondent littéralement et en redemandent.

Vous me connaissez, je fais partie de la deuxième catégorie, mais avec classe et distinction bien entendu. Et après avoir re-goûté aux "vieux" Linda Howard, j'ai décidé de me faire plaisir une fois encore et me suis procuré le dernier.

Running Wild est le premier tome d'une série intitulée "Men from Battle Ridge" que Linda Howard a coécrit avec Linda Jones qui se déroule.... à Battle Ridge (quelle surprise!!!).

Notre premier opus raconte l'histoire entre Carlin Reed, jeune fille poursuivie par un ancien amoureux aux tendances borderline sociopathe, et Zeke Decker un rancher bien sexy comme je les aime (oui, je suis faible).

Notre amie Carlin a beau attirer les barrés, est dotée d'une intelligence suffisante pour réaliser que puisque son ex est policier et que la police ne la croit pas, elle a mieux à faire que de rester à attendre que quelque chose lui arrive. Elle plie donc bagage et s'installe dans une autre ville. Malheureusement pour elle, le barré la suit et tue sa collègue par erreur (cette dernière portait l'imperméable rouge de Carlin, oups!)

Et là, elle ne se contente pas de quitter la ville, elle fuit et fait en sorte de s'évanouir dans la nature. Et à notre époque, s'évanouir dans la nature est tout de même assez complexe. Car cela sous-entend de n'utiliser que du cash, de ne se faire embaucher qu'au black et de ne voyager que par des moyens ou votre nom ne sera pas référencé.

Blague à part, cela a toujours l'air très simple dans les films, mais si ce livre est une indication pertinente, c'est bien plus complexe qu'on le souhaite lorsqu'on est une femme en fuite.

Au hasard de sa fuite, notre héroïne atterri à Battle Ridge (yeahhhh, les affaires reprennent) où la propriétaire du café (et déesse des tartes), Kat, l'embauche.

Mais voilà que l'hiver arrive et avec lui l'activité décroit.

Fort heureusement, Kat a un cousin, un cousin sexy qui s'appelle Zeke, et qui a besoin d'une gouvernante sur son ranch qui saura gérer les repas de lui et ses hommes ainsi que la tenue du commun et de la maison principale.

En effet, depuis le départ de sa précédente gouvernante/nourrice/seconde mère, partie prêter main forte à sa fille, le ranch est au bord du désastre, si bien que Zeke n'est plus vraiment en position de négocier et Carlin impose ses règles (paye en cash, pas de question, des serrures, la paix).

Tout ceci dans le but d'assurer sa sécurité. Mais c'était sans compter sur 1) la ténacité du grand malade mental qui croit qu'elle est sienne et 2) l'attraction entre elle et Zeke.

D'ordinaire, avec Linda Howard, l'ombre du danger est omniprésente et contraint les héros à un rapprochement dans la tension (souvent sexuelle). Ici, la tension monte doucement et avec panache. Les Linda donnent le temps à leurs héros de se connaitre. Chaque personnage prend de la profondeur avant que l'ex ne refasse surface et le fait que l'intrigue suspense passe en arrière-plan est une délicieuse découverte.

Les sentiments ont le temps d'apparaitre, nos héros ont le temps de se montrer butés et bornés avant de se laisser aller à la sensualité howardienne du moment. Et je n'ai qu'une hâte, retourner à Battle Ridge retrouver les cow-boys avec le tome suivant!
 
  
Bonne lecture,
Tam-Tam
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29 avril 2013

Harvard's education

Il y a quelques semaines maintenant, Jeanne disait sur son blog à quel point elle aimait Suzanne Brockmann. Et à cette occasion elle racontait pourquoi "Harvard's education" et ses personnages allaient bien au delà de la simple romance, puisqu'on pouvait lire entre les lignes de cette histoire le combat sur la place de la femme.

Alors oui, c'est une problématique très sérieuse, et j'admets que mes premières lectures de princesses étaient sans doute beaucoup plus empruntes de misogynie que celles de maintenant (où clairement, je roule des yeux à chaque fois), mais le féminisme en romance est un débat réel. Et le talent de l'auteur passe souvent par sa capacité à faire passer le message sans pour autant véhiculer un cliché lourd de la femme réactionnaire à la moindre attention galante (parole de scout, cela peut arriver dans de très mauvais cas de romance). Vous savez, ce genre d'héroïne qui nous pique un scandale si le héros suggère ne serait-ce qu'un instant qu'il va payer le restaurant lors du premier rendez-vous. Si matière à débattre il peut y avoir, trop souvent, j'ai envie de frapper l’héroïne et de lui faire avaler son féminisme de pochette surprise.

Suzanne combine d'ailleurs ici la place de la femme (dans l'armée) avec la problématique raciale (puisque nos héros sont afro-américains). L'histoire entre Darnel Harvard Becker et PJ Richards est une histoire qui va plus loin que le cliché, et on applaudit.

Tout commence pendant l'entrainement. En effet, Harvard et son équipe de SEAL sont chargés de former des agents du FinCOM triés sur le volet. 

Petite parenthèse sur le SEAL. En américain SEAL veut dire SEa, Air, Land team, soit comprendre "Equipe Mer, Air et Terre". Une sorte de Commandos de marine francaise, ou alors les régiments de parachutistes... Quoiqu'il en soit, en romance SEAL, ca veut dire: 
Sexy,  
Extraordinaire/Endurant (tout dépend des cas de figures), 
Anatomiquement parfait/Alpha (là encore, la romance aime les variantes),
Loyal/Langoureux...

En résumé, un SEAL, c'est un combo entre le soldat Ryan, GI Joe, Rocky et Capitain América. Il est beau, il est sexy, il est dangereux et on en redemande à chaque fois!

Parenthèse fermée, revenons en à notre héroine... PJ Richards fait parti de cet éventail d'élite (l'équipe des meilleurs agent FinCOM) (il faut suivre, même si vous avez envie de baver sur l'image intérieur que vous vous faite d'un SEAL maintenant). Et si Harvard n'a rien en théorie contre les femmes dans l'armée, il y a une partie presque grégaire de sa personne qui trouve que les femmes sur le terrain, c'est dangereux et c'est moins bien que la testostérone du mâle alpha (pour faire simple).

PJ, vous pensez bien, n'apprécie que moyennement ce machisme dissocié. Parce que le discours "je n'ai rien contre les femmes, mais...", elle y a le droit tous les jours et doit être exceptionnelle et parfaite pour obtenir le respect de ses paires. Et comme PJ n'a pas la langue dans sa poche, elle fait comprendre rapidement à Monsieur SEAL que son discours, il peut le mettre au fond de sa poche, bien au fond, placer son mouchoir par dessus, et s'asseoir bien confortablement. Parce qu'elle ne compte pas bouger d'un pouce et qu'elle lui montrera que l'équipe Ostroegène a sa place sur le terrain.

Si l'histoire devait avoir un défaut, pour moi ce serait la lenteur au début. Même si a posteriori, je comprends cette nécessité de placer à ce point les personnages pour ne pas tomber dans le cliché et traiter avec finesse cette problématique de la vision de la femme chez le héros. 

Car Suzanne n'a pas recours à ces raccourcis faciles et traite la relation entre PJ et Harvard avec beaucoup de détail, beaucoup d'intelligence. En effet, elle aurait pu :
  • imaginer un dialogue dans lequel PJ argumenterait avec brio et Harvard montrerait de la contrition à la troisième réplique.
  • imaginer les hormones changeant cette héroïne forte, en petite chose ayant besoin d’être protégée par l'homme fort (ce qui peut avoir son charme hein, mais il ne faut pas non plus nous prendre pour de la purée de paillettes).
  • imaginer un dialogue dans lequel Harvard raconterait un passage poignant de sa vie (passé de ouf?) qui expliquerait pourquoi il "a le droit" d'être un misogyne patenté. 
  • imaginer une scène où les deux refuseraient de voir ce que l'autre veut dire mais que les hormones seraient trop fortes et qu'ils finiraient entre les draps, avant d'atteindre l'entente parfaite post-coïtal (là, aussi ça arrive, je vous promets, et c'est juste horripilant!)
Je pourrais vous en imaginer encore bien d'autres, des situations bancales. Et c'est avec joie que je vous rassure et vous annonce que Suzanne, dans son infinie sagesse, a pris le temps de poser ses personnages, a pris le temps de les faire communiquer et que le dialogue, quand on traite de ce genre de thématiques, est finalement la clé de la réussite de ce livre.

Car cette lenteur ne m'a fait que plus apprécier ce final. Et je remercie Jeanne d'avoir su trouver les mot pour me faire cliquer! Ses mots se joignent donc aux miens. Lisez ce livre. Il est bien.

 
Bonne lecture,
Tam-Tam

PS : J'attire votre attention sur cette couverture. Je trouve que cela fait très "rencontre du troisième type", vous ne trouver pas?

  
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17 avril 2013

Jamie Alexander Malcolm Mackenzie Fraser

Ça c'est pas du titre en carton hein?

Ne nous voilons pas la face, nous connaissons l'effet que ce nom peut créer chez certaines d'entre nous. 
Je peux sans mal imaginer cet enchainement de syllabes avec l'accent un peu rugueux des Highlands et voir vos lèvres s'entrouvrir doucement, comme dans l'attente.

Je vous sais aussi capables d'imaginer la chevelure de feu virevoltant dans un paysage de brume matinale, dardant sur vous son regard de chat. Et là, je sais qu'un soupir vous a échappé. Et oui, je vous vois déjà en train de frissonner à l'évocation de ces 5 mots. 

Comment je le sais? Parce que Jamie.

Je sais, certaines ici n'ont pas encore succombé au charme irrésistible du géant Écossais. Mais les autres, là bas dans le fond, qui soupirent, comprennent.

Ainsi donc, j'ai lu "An echo in the Bone", 7ème opus de la saga de Diana Gabaldon. 
Je pourrais vous faire un article sur la question, sauf que deux problématiques se posent à moi:
  • comment vous parler du tome 7 sans rien révéler sur les 6 précédents?
  • comment vous parler de ce tome en restant cohérente?
Car Jamie me fait non seulement soupirer d'aise, mais il arrive à me rendre aussi éloquente qu'un yaourt périmé dans le frigo quand on le fixe de bon matin. 

Je sens que je vous perds avec mes métaphores, je vous explique. Un yaourt périmé dans le frigo semble vous fixer et vous envoyer un message, "jette-moi", "mange moi avant qu'une colonie de champignons ne viennent m'envahir", ce genre de chose. Sauf que de bon matin, les neurones n'ont pas encore réussi à trouver le chemin de la connexion rationnelle, et clairement, il peut m'arriver de prêter à ce yaourt des intentions pour le moins étranges "range ton bureau", "il faudrait laver l'arrière du frigo", etc...

Ainsi, Jamie, non content de me faire swooner à mort, me fait partir dans des envolées formidables (à défaut de rationnelles) qui peuvent parfois résulter en une poussée de brillance... Du moins c'est ce que j'aime me dire pour me rassurer (et j'en ai besoin, si l'on considère que je viens d'admettre entretenir une relation étrange avec mes yaourts périmés).

Du tome 7, j'ai tiré une citation et de cette citation est né un dessin que je vous dévoile aujourd'hui... à défaut de vous raconter ô combien ce livre était merveilleux!


Et voilà le produit fini... Le grain du papier fait que le rendu digital est moins bon qu'en vrai, sur une étagère de ma bibliothèque. Mais Jamie! Non?

   Bon mercredi,
Tam-Tam




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8 avril 2013

Kell Sabin, la série

 
L'obsession compulsive a encore frappée. 
Le week-end dernier, je finissais White Lies de Linda Howard. Il y a un quart d'heure, j'ai vu apparaitre le mot "fin" sur le troisième tome de la série. Il fallait bien quelqu'un comme Linda Howard pour me plonger dans un marathon sans même y penser.

Alors je pourrais faire un article pour chaque opus. Mais il se trouve que cette série date des années 80. Et que si elle a beaucoup de qualités (que je vais vous lister, n'ayez crainte), la longueur n'en fait pas partie. Je préfère ainsi ne dédier qu'un article aux trois premiers (plus courts) et ne pas trop spoiler.

C'est moche de spoiler. Le sage dit même "A chaque fois que tu racontes la fin avant l'heure, aux pays du bel arc-en-ciel, un lapin pleure" (et là, le sage a réussi à rimer, et mettre pile le bon nombre de pieds, merci d'applaudir).

Et au-delà du bien être des petits lapinous adorables et duveteux, je n'aime pas trop en dévoiler sur les romances suspense. Je veux dire, on se doute bien que les héros vont se sauter dessus sauvagement dans le feu de l'action/après avoir échappé de peu à la mort/pour se réconforter de la perte d'une compagnon d'armes. Les raisons sont aussi nombreuses que variées, mais le lecteur doit les découvrir seul, quitte à s'endormir à une heure indécente.
Et heure indécente, sur cette série il y a eu.

Dans "L'arc en ciel de minuit" (Midnight Rainbow), Grant (qui s'appelle Grégory dans la version française) vient d'être engagé pour porter secours à Jane Greer. Cette dernière s'est en effet retrouvée mêlée à une sombre affaire de microfilm (oui, 80's power, mes amis) et semble être retenue prisonnière chez un baron de la pègre du Costa Rica. 

Alors que Grant, ancien mercenaire/espion/nettoyeur (on ne saura pas vraiment) s'était dit que son dernier contrat avant une retraite bien méritée serait de la tarte (vous pensez, une jet-setteuse insouciante), il ne s'attendait clairement pas à la course poursuite dans la jungle du Costa Rica en compagnie d'une femme avec un solide sens des réalités, une détermination peu commune le tout emballé dans un packaging assez attirant. Et un mercenaire surpris, ça donne des situations explosives de sensualité. D'autant qu'une fois encore, nous avons ici le modèle howardien de l'homme alpha : Grant est un homme, un vrai. Protecteur dans l'âme, héroïque et un tantinet macho... Vous me direz, je me répète, mais c'est toujours un peu comme ça l'homme howardien, il ruisselle de masculinité, et puis un jour, une femme surprenante ne se laisse berner par son tour de force.... et BAM!
Enfin, bam ou pas bam, notre couple est tout de même dans de sérieux draps. Entre les sbires du vilain méchant qui veulent leur mettre le grappin dessus, des traitres qui se sont infiltrés dans la hiérarchie de "l'agence", le Costa Rica comme destination de vacances, il faudra repasser!

Après la course poursuite dans la jungle, la moiteur de l'Amérique du Sud et la sexytude de l'homme aux yeux de félin (oui, Linda Howard, dans le texte). Je n'avais pas encore eu ma dose de testostérone. Et puis j'avais aussi aperçu un certain Kell Sabin qui paraissait avoir toutes les qualités requises d'un héros über-miam. J'ai donc procédé à la lecture du second livre.

L'aventure de l'amour (Diamond Bay) commence par un naufrage. Notre espion/mercenaire Kell Sabin (oui, on n'en sait toujours pas plus, si ce n'est qu'il "n'existe pas officiellement") que l'on avait entre-aperçu dans le tome précédent, voit ses vacances annuelles ruinées par une explosion de bateau, deux balles dans le corps, et 3,5 km à nager dans la baie pour échapper à un certain Charles (le vilain). Vous admettrez qu'on a vu mieux comme thalasso pour se reposer. 

Rachel Jones est veuve et vit depuis 5 ans à Diamond Bay (un nom très romantique donné au lieu parce que quand le soleil se couche, cela fait comme un tapis de diamants sur la ligne d'horizon) (encore l'auteur dans le texte), un lieu est évocateur de romance (plus que la jungle humide du Costa Rica) (quoique...) où notre héroïne vit avec son chien Joe, ses journées rythmées par les tâches domestiques, la gestion de ses magasins de souvenirs, ses écrits, ses cours...

Mais son quotidien va se trouver perturbé lorsqu'au hasard d'une balade sur la plage, elle tombe sur le corps inanimé de Kell Sabin. Avec l'aide de son chien (oui, Joe est le cousin de Lassie, il comprend tout et est capable de monter une Expedit de chez Ikea en deux aboiements et trois jappements), elle va rapatrier le blessé à son domicile et entreprendre de le maintenir en vie.

Dans une autre vie (comprendre, avant la mort de son mari) Rachel était journaliste d'investigation. Et parce qu'elle n'est pas née de la dernière pluie (de poneys), elle comprend que 1) cet homme est blessé (oui, deux balles peuvent avoir cet effet),  que 2) que cet homme est quand même hyper beau gosse avec son teint halé (l'auteur nous précise que l'homme est bronzé "partout") et enfin que 3) appeler la police n'est sans doute pas la meilleure chose qu'elle puisse faire (c'est bien connu, quand tu trouves un homme qui ressemble à une passoire, tu te dis, "n'appelons pas la police, c'est plus prudent"). C'est ainsi que Rachel appelle son amie vétérinaire pour qu'elle l'aide à soigner notre Mister BG.

Alors voilà... en 3 points, je viens de vous dévoiler pourquoi cette histoire, de prime abord, fait carrément moins crédible. Mais je vous rassure, au-delà de l'improbabilité de la situation, Rachel est un personnage attachant et Kell possède aussi sa carte de membre du club des mâles intensément dominants. Il est tellement dur (ouhh... mais c'est que je ferais presque des allusions sensouelles moi), tellement fort... tellement... tellement... que l'histoire se lit, et que le mot fin arrive sans que Joe ait eu le temps de monter le canapé (je fais référence à ma blague pourrie de tout à l'heure, pardonnez...).

Après avoir laissé notre duo se repaitre du spectacle des vagues s'échouant sur la plage, j'ai attaqué le dernier tome, La chevrolet bleue (Heartbreaker).

Et là, deux choses se sont imposées à moi d'emblée. Les titres français de cette série sont à mourir de rire et point d'espion/mercenaire dans celui-là. Non, dans cette histoire il est question de Michelle Cabot, au lendemain du décès de son père. 

Alors qu'elle s'affaire à mettre en ordre les papiers du défunt, tout en essayant vainement de maintenir à flot le ranch dont elle vient d'hériter, elle découvre un soir qu'une partie (une grosse partie) de sa dette n'est pas détenue par une banque, mais par John Raferty, le rancher d'à côté, bourreau des cœurs arrogant et macho. Soucieuse de liquider sa dette le plus vite possible, Michelle prend son courage à deux mains et appelle notre ami John... 

Vous pensez bien que ces deux là sont faits pour s'entendre... à l'usure! Mais elle verra au delà de l'arrogance, il saura mettre de côté les manières de princesse. Ajoutez à cela un ex-mari qui rode... Vous obtenez une romance suspense honorable, qui n'est pas sans me rappeler "Libre d'aimer" de Catherine Anderson. D'ailleurs je ne vous en dit pas plus, et je vous laisse faire votre sélection howardienne vous-même.

Lisez les dans l'ordre, dans le désordre, qu'importe! Le mâle howardien est toujours sexy et torride! En revanche, je décline toute responsabilité pour les couvertures cheesy et kitch des versions françaises que vous pourrez trouver! Oui, j'en ai même été réduite à vous mettre les couvertures VO, c'est dire! 

Enfin, je vous ai présenté ici de la vrai romance 80's. Elle ne se lit pas tout à fait comme de la romance actuelle. Le mâle y est beaucoup plus macho, l’héroïne est beaucoup moins maitresse des choses. Il faut en prendre et en laisser. Si d'aventure vous seriez craintive, mon préféré reste le dernier opus "White Lies".

  
A bon entendeur, bonne lecture,
Tam-Tam
   
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1 avril 2013

White Lies

Il a longtemps, dans un royaume fort fort lointain, vivait une princesse qui aimait faire des nuits blanches. Et cette princesse, qui répondait au doux sobriquet de Tam-Tam, aimait à raconter les raisons de ces nuits blanches à l'internet tout entier, dévoiler que l'auteur responsable de sa première fois n'était autre que Linda Howard. Et cette même princesse (qui devrait arrêter de parler d'elle à la troisième personne) a lu récemment un nouveau Linda Howard…

Enfin, pas si nouveau que ça (1988). Mais n'allons pas couper les cheveux en quatre, et soupirons en cœur mes sœurs, car le Héros Howardien est de retour dans ma vie! (oui, le "H" majuscule est obligatoire ici)

Je n'en ai pas lu de nouveau depuis bien des lunes (je crois que ça commence à se compter en années) pour plusieurs raisons, toutes très légitimes :
  • mes dernières lectures de cette auteur m'avaient déçues par rapport aux nuits blanches de mes débuts de princesse.
  • constatation de ces dernières années, je n'ai finalement lu que peu de romance suspense, écrites par Linda ou qui que ce soit d'autre. Chi-Chi, grande influenceuse devant l'éternel chatoyant, est fort peu portée sur le genre (même si Linda Howard tient tout de même une place particulière dans son panthéon) et j'ai oublié d'avoir envie (Johnny sort de ce corps) de suspense.
  • malgré un courrier incendiaire envoyé au très haut (toujours chatoyant), ce dernier n'a pas consenti à rallonger les journées qui ne font toujours que 24h, limitant mes possibilités de lecture.
Mais comme vous l'aurez conclu de ce fabuleux passage introductif sans queue ni tête, cette disette vient de prendre fin car grâce à Emmanuelle, lectrice et bloggeuse, qui me l'a chaudement conseillé.

Bilan de la lecture, j'ai soupiré, j'ai frissonné, et je vais sans doute me jeter violemment sur les autres tomes de la série (oui, parce que bien entendu, j'ai commencé par le dernier, sinon, c'est moins drôle).

Mais je vous parle, je vous parle. Et vous ne savez toujours pas de quoi il s'agit…
 
"White Lies" s'ouvre un jour où tout va mal. Jay (l'héroine, pas l'oiseau) vient de se faire licencier parce qu'elle a eu le malheur d'être plus compétente, plus efficace que le fils du patron, et que ça fait un peu tâche, aussi pour rétablir l'équilibre du cosmos, le grand patron a cru bon de congédier la demoiselle.

Alors qu'elle rentre chez elle en ruminant son agacement et ses envies de hurler l'injustice de cette situation à la terre entière (sentiment que je partage, j'ai bien souvent, dans ces situations, des visions très violentes de têtes écrabouillées avec délectation par mes blanches mains sur un crépi bien épais et dur) (toute analogie avec une chanson du même nom serait bien entendu fortuite), un homme mystérieux au doux nom de Frank la contacte.

Frankie (pas Vincent) a besoin d'elle pour identifier le seul survivant d'une explosion comme étant Steve, son ex-mari. Plus à une mauvaise nouvelle prêt, Jay se dit qu'un petit voyage à l'hôpital militaire lui fera oublier quelques heures qu'elle va devoir passer les 2 prochaines semaines à faire semblant de ne pas être duuuuuu tout atteinte par son licenciement et que tout va bien dans le meilleur des mondes (on visualise des petites moutons blancs bouclés qui gambadent dans des prairies verdoyantes et on respire par le ventre).

A l'hôpital, devant le corps enrubanné de l'homme avec lequel elle a partagé sa vie, Jay est pleine de doutes. Certes la taille est globalement la même, certes la corpulence est somme toute similaire, mais elle trouve tout de même que reconnaitre quelqu'un avec lequel elle n'a pas eu de contact depuis cinq ans, c'est pas si facile quand de la personne s'échappent plusieurs tubes rattachés à des machines, et que la peau visible à ce moment là, elle la cherche...

Mais chez Linda Howard, certaines choses ne s'expliquent pas par des mots. Les sentiments et les sensations gouvernent les personnages. Comme si les corps pouvaient se reconnaitre avant de se parler, comme une sorte d'alchimie. C'est sans doute de là que vient le coup de foudre… Mais je m'égare.

Car bien entendu, Jay reconnait la momie Steve, et Steve, depuis les profondeurs de son coma artificiel, reconnait Jay. Je sais cela sonne vraiment mal, presque dégoulinant de sucre et que l'on a envie de lever les yeux au ciel, mais dans le livre, l'auteur a fort heureusement plus de talent que moi. 

Une fois le patient identifié, Jay pense pouvoir repartir affronter ses 15 jours de préavis. C'est sans compter sur Frank qui la persuade de rester auprès de son ex-mari… Jay réfléchit longuement (au moins trois secondes) et accepte…

Alors, comme ça, on pourrait croire que 1) c'est une histoire de retrouvailles, et que 2) pour le suspense il faudra repasser. Mais ce serait sous-estimer l'auteur qui nous livre un héros amnésique, seul détenteur de la vérité de l'accident et des circonstances pour le moins opaques de l'évènement qui chamboule la vie de Jay. 

A chaque détour de phrase on se demande QUAND la vérité éclatera. Car si le lecteur en sait parfois plus que les personnages, il perçoit aussi que les personnages ne lui ont pas tout dévoilé. La tension monte donc, et comme toujours avec Howard, elle va de paire avec le désir.
 
Ouhhhh que j'avais oublié à quel point j'aimais les héros howardiens!! Forts, possessifs, passionnels, sensuels jusqu'à en être félins. Je l'aime cet alpha howardien. Je frissonne quand il parle à celle qui considère comme sienne. J'aime quand il décide, mais écoute néanmoins sa partenaire. Je l'aime cet alpha.

White Lies (j'entends ici d'avance le désespoir de certaines) n'est pas traduit, mais je pense être retombé dans mon addiction, et prévois de lire très prochainement les trois premiers tomes de la série Kell Sabin dont ce livre est le 4ème opus. Rassurez vous donc, les trois premiers sont disponibles en VF (en vintage, couverture pourrie incluse). 

Je m'en vais de ce pas comparer les profils de ces hommes hors du commun, et m'imaginer pantelante entre leur bras (que voulez-vous, j'ai une imagination fertile), et je vous tiens au courant!
 

 
En attendant, bonne lecture,
Tam-Tam

PS: l'article d'Emmanuelle sur son blog anglophone ICI
 
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18 mars 2013

Le journal de Mr. Darcy

Bicentenaire oblige, la scène littéraire a vu fleurir ces derniers moi un certains nombre d'austinerie. Entre le très merveilleux vlog "Lizzie Bennet Diaries" ou la collection Pemberley de chez Milady (dont le livre d'aujourd'hui est extrait), une adoratrice de cette "dear Jane" peut très bien respirer Jane Austen, dormir Jane Austen et manger Jane Austen tant les possibilités sont nombreuses.

Car les auteurs n'ont pas attendu le bicentenaire pour s'en donner à coeur joie. Chi-Chi en son temps vous a parlé de "Acting up", Duchess V a évoqué le polar "La mort s'invite à Pemberley" et pour ma part, je me rappelle avoir choisi et lu plusieurs livres parce que leurs titres portaient la mention "Mister Darcy".

Le virus est donc bien là. Et j'aime à me dire que c'est un bon virus. Car quand un livre, un film, une série nous donne envie de découvrir l’œuvre originale de l'auteur, c'est que la réadaptation (ou la fanfiction) a rempli son office. Non seulement elle nous a ravi le temps d'un livre, mais elle nous a ouvert des horizons plus beaux et chatoyants encore...

Il y a quelques années, c'est grâce à Clueless que j'ai eu envie de voir le film Emma qui m'a ensuite donné envie de lire le livre... Aujourd'hui, ce sont les LBD qui m'ont redonné envie de me plonger dans l'univers de Jane avec Mansfield Park (dont la lecture est en pause, mea culpa) et l'austinerie que je m’apprête à vous présenter :

Le journal de Mister Darcy d'Amanda Grange. Tout un programme!

Bien entendu, je ne saurais que vous conseiller de connaitre l'histoire originale avant. Non que le livre ne soit pas intéressant seul. Mais la double lecture est vraiment une partie intégrante de l'histoire et celle qui m'a vraiment tenue en haleine. En effet, à chaque nouvelle entrée du journal, on attend de découvrir Elizabeth au détour d'une phrase, on espère la mention de Jane. 

Parce que la double lecture, c'est savoir ce qui va se passer "dans l'absolu", mais ne pas savoir comment Darcychou va le vivre. La double lecture, c'est savoir qu'Elizabeth va rejeter une première fois notre héros avant de réaliser sa grossière erreur et se mettre elle aussi à fantasmer sur une chemise mouillée... Mais qu'est ce que je raconte... La double lecture, c'est connaitre le point de vu de Lizzie, et enfin savoir ce qui se passe dans la tête du grave et noble Darcy.

Je sens que j'en perds certains. Je m'en vais donc annoncer que si vous ne connaissez pas P&P, les paragraphes qui suivent vont contenir des spoilers de cette histoire. Pour ceux qui n'auraient pas lu le "Journal", promis, je ne spoile pas ce dernier... mais comme les deux histoires sont liées................... Bref, revenons à Fitzwilliam!

Le format journal et cette histoire re-racontée à la première personne nous donne son point de vue sur l'histoire, sur Caroline, Bingley, Georgiana, Whickam, et bien entendu toute la famille Bennet! Bien évidement, on reste parfois loin de l'histoire d'Elizabeth, mais étrangement, j'ai trouvé intéressant d'en découvrir plus sur Bingley et ses soeurs.

Mais au delà de l'histoire, du point de vue de Darcy et du happy-end tant attendu, la prouesse de l'auteur est sans doute d'avoir toujours repris les lignes de l'auteur quand la scène s'y prêtait. Ce sont des clins d’œil, des références, comme autant de marques de respect envers Jane et son ouvrage.

Toutefois, l'auteur n'aura pas réussi à "sonner" comme Jane. Et si certains argueront que ce n'est finalement pas si mal, je regrette pour ma part de ne pas avoir pu me plonger dans le style fleuri au vocabulaire recherché de Jane Austen. Mais à quelque chose, malheur est bon, puisque cela rend finalement "Le journal de Mister Darcy" beaucoup plus accessible à la lecture.

  
Bonne lecture,
Tam-Tam

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14 janvier 2013

The Duchess War


... Ou comment je me suis fait un marathon Courtney Milan en un weekend!

Car après la série des Carhart et des Tuner, voici enfin venue la nouvelle série de l'auteur: les frères Sinister. Et je peux vous dire que si l'attente fut longue (pour une addict comme moi, l'attente est toujours trop longue avec les bons auteurs), la qualité fut au rendez-vous.

Tout a commencé par une nouvelle intitulé "The governess Affair".

Notre livre s'ouvre sur une discussion animée entre le Duke de Clermont (un fiéffé s*****ard) et Hugo Marshall, son "conseiller financier" en quelque sorte. Il est question de la nouvelle femme du Duc, du fait que cette dernière n'est pas satisfaite par la tournure de son mariage, et que cette dernière tient fermement les cordons de la bourse. 

Ce qui contrarie quelque peu les plans de son mari, qui se voyait bien dilapider sa fortune en femmes de mauvaise vie et autres parties de débauche... D'ailleurs en parlant de débauche, un jeune fille attend patiemment dans le vestibule pour faire entendre sa voix. Car, à trop se concentrer sur son plaisir, il semblerait que le Duc en ai oublié le sens du mot "NON", et Serena demande à présent réparation. Et comme à l'ordinaire, voilà Hugo chargé de "s'occuper du problème"...

S'ensuit bien entendu une nouvelle tout à fait délicieuse où notre "conseiller financier" va devoir faire face à bien plus qu'une simple gouvernante et faire des choix... compliqués.

Je ne vous en révèle pas plus, mais sachez qu'à la fin, nous découvrons le héros du premier tome de la nouvelle série et fils du Duc de Clermont.

Fort heureusement pour mon petit coeur qui aurait du lutter contre une violente envie de pulvériser de ma force herculéenne mon pauvre kindle (qui n'y aurait pas survécu), Clermont père n'est pas dans ce livre. Ou si, mais mangeant les pissenlits par la racine. Et dans "The duchess war", c'est Robert qui a désormais la lourde responsabilité du titre.

Très conscient de l'immonde ordure qu'était son père, ce dernier a réalisé il y a bien longtemps que son titre de Duc lui donnait la quasi-immunité. Sauf qu'au lieu de s'en servir pour être un égoïste patenté, il a décidé de redresser les torts commis par son papounet.

Ce qui explique sa présence dans le Leicester (cette fameuse contrée de l'Angleterre dont tout francais écorche la prononciation au moins une fois) où son père avait une usine textile. Autant dire que les ouvriers ne nageaient pas dans la béatitude et le bonheur du travail bien fait.

Qu'à cela ne tienne, Robert les libérera du joug de l'oppresseur en attisant le feu de la révolte chez les travailleurs (pour cette phrase, je m'inspire très largement des discours d'Arlette, aussi veuillez excuser mon ton enflammé, héhé). En plus comme il est Duc, jamais personne ne le soupçonnera.

Car Robert veut sauver
un peu le monde entier, mais il ne veut surtout pas blesser des innocents dans la foulée. Si bien que lorsque la jeune (enfin, plus si jeune que cela) Wilhelmina Pursling vient tempêter chez lui un beau jour en l'accusant de lui créer des ennuis avec ses activité révolutionnaires, il est surpris et reste quelque peu désarçonné par l'esprit de déduction de notre héroïne (il ne croyait pas être aussi transparent). 

Sous son déguisement de petite souris sans saveur qui vit chez ses grand-tantes, s'habille dans des tons sombres et porte d’épaisses lunettes, se cacherait une tout autre personne. Et au-delà du fait que Robert souhaite blanchir la réputation qu'il a entaché sans le vouloir, tout en continuant à lutter dans l'ombre pour la classe ouvrière, il est intriguée par Miss Pursling et son passé. Par le fait qu'en public, elle semble disparaitre alors qu'en privé, des éclairs lui sortent des yeux lorsqu'elle est contrariée...

Et j'aime bien quand un héros est intriguée par une jeune fille mystérieuse. On veut en savoir plus. Et ce que l'on veut surtout savoir, c'est comment nos héros vont gérer les multiples secrets dans lesquels ils sont impliqués. 

Ici, la gestion, c'est avec fracas qu'elle se fera. Les répliques fusent et mes éclats de rire ont fait hausser plus d'un sourcil. J'ai presque retrouvé les fous-rire que j'ai parfois avec Julia Quinn. Ce qui, sur une histoire aussi grave que celle-ci (il est quand même question de révolte ouvrière et d'arrestation) est une grande réussite. Bien entendu, à force de croiser le fer verbalement, nos héros vont se découvrir (et plus si affinités...) et faire face ensembles aux conséquences de leurs actes passés (comment je ne vous dit rien et je vous appâte, je suis éblouie moi-même).

Le premier roman de la nouvelle série confirme que Courtney Milan maitrise son histoire à la perfection. Et en voyant apparaitre le mot fin, j'étais triste de voir partir mes héros.

J'ai soigné ma peine avec la dernière nouvelle sortie en date "A kiss for Midwinter", celle qui raconte l'histoire de Lydia Charingford, la meilleure amie de Miss Pursling, et d'un médecin qui a de la suite dans les idées...

Fort heureusement, Courtney annonce la sortie du tome 2 de la série dans la première partie de l'année... Je vais retenir ma respiration jusque là.

 
Bonne lecture,
Tam-Tam

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11 janvier 2013

One final step

Les amis, un tout petit mini passage (en fait je ne suis jamais bien loin comme vous vous en rendez compte...), pour vous dire que j'ai lu un livre la semaine dernière.

Et c'est un événement parce que je n'avais pas terminé une romance depuis début novembre (autant dire le paléolithique en ce qui concerne mon rythme de lecture) (je n'ai fini aucun autre livre remarquez) (vivement que je retrouve le temps et l'envie de lire, cela me manque!).

J'ai donc lu One final step de Stéphanie Doyle. Ce n'est pas forcément une auteure super connue mais j'avais déjà vu passer son nom plusieurs fois sur les blogs américains et vu ce qui s'en disait, j'étais curieuse. 


Elle est éditée chez Harlequin, et les bons auteurs Harlequin se noient un peu trop souvent dans la masse de nouveautés mensuelles... Il s'agit donc de garder l'oeil ouvert et de noter les noms qui reviennent régulièrement pour essayer de faire son tri. Sans avoir beaucoup publié, chacun de ses livres a suscité l'intérêt pour une raison ou pour une autre et elle semble généralement plébiscitée. Il était donc temps de me pencher sur son cas!

Alors, réputation méritée ou pas ?

Michael est un enfant des quartiers pauvres qui a lutté pour se hisser au top. Histoire classique du self-made man a l'américaine, il a connu la gloire en devenant pilote (et champion sinon ce n'est pas drôle) de Formule 1. 

Mais tout cela, c'est du passé. Michael ne court plus que pour le plaisir et il s'est reconverti en visionnaire écolo. Michael a inventé la voiture du future, c'est le Henri Ford moderne, il veut mettre la voiture électrique a porté de tous. Noble ambition qui est entravée par sa réputation de play-boy notoire, acquise sur les circuits. Comment faire confiance a un type, certes génie de la mécanique mais sans le moindre diplôme, connu surtout pour ses frasques en boite de nuit, ses cheveux décolorés en blond platine et sa consommation excessive de champagne ? Pour le grand public, impossible. Pour les grands patrons de l'industrie, trop risqué. Et qui dit pas de soutien dit pas d'aide publique.

Vous comprenez donc tous pourquoi Michael va avoir besoin de Madeleine Kane, experte en relations publiques...

Madeleine, femme froide et sévère sanglée dans ses tailleurs noirs comme dans une armure, est elle aussi un génie dans son domaine. Un génie qui a participé à faire élire un président des États-Unis avant d'avoir 30 ans... et un génie qui a créé le scandale de la décennie (si ce n'est du siècle) quand la femme dudit président les a surpris ensemble dans une position pour le moins embarrassante.

Mais Madeleine reste la meilleure dans son domaine, et Michael ne s’arrête pas a des choses aussi futiles qu'une réputation.

A priori, Madeleine n'est pas une héroïne que j'aurais du aimer. Michael parait nettement plus cliché, ou en tout cas plus cohérent avec le stéréotype que l'on attend du héros de romance. Une Monica Lewinski en puissance en héroïne de romance, on a vu plus glamour.

Seulement voilà, et c'est là que l'auteure est très forte, aucun des deux n'est vraiment ce qu'il semble être Et si vous pensez que c'est encore un de mes stratagèmes pour vous appâter, je dirai simplement qu'il y a dans ce livre plus des twists que je n'aurais jamais pu imaginer et surtout, surtout jamais pu imaginer dans une romance. L'auteure a une sacré imagination et pour avoir osé (et réussi) une chose pareille, elle gagne tout mon respect et mon admiration ! (j'aimerai pouvoir vous en dire plus mais je pense vraiment qu'il faut garder l'élément de surprise)

Stéphanie Doyle réussi un coup de maître pour moi, avec des personnages loin des caricatures parfaites que l'on trouve souvent, mais aussi loin des archétypes habituels des personnages de romance, en dessinant des héros terriblement humains sans jamais perdre de vue le plus important... L'amour.

Parce que Madeleine et Michael ensemble, c'est un sacré paquet de difficultés, mais aussi beaucoup, beaucoup d'amour, de pudeur, pas tellement de grandes déclarations mais des gestes qui vous rappellent le quotidien, la réalité, et pour finir, trop rapidement à mon goût, par le happpy-end bien mérité... (et quand je dis trop rapidement, je veux dire que j'aurais aimé que le livre continue, parce que c'était bien et non pas parce qu'il est bâclé...)

En ce qui me concerne, réputation méritée donc !

Ceux qui lisent en VO, allez-y, c'est un petit Harlequin qui ne coûte vraiment pas cher. Pour les autres qui préfèrent la VF, il y a un livre de l'auteure traduit (Une ombre sur le passé) et vu la qualité de ce que je viens de lire, je suis tentée de vous le recommander à l'aveugle.

En ce qui me concerne, j'attends avec impatience la sortie en mars du livre consacré à Ben et Anna, aperçus dans One final step (et j’espère bien avoir des nouvelles de Michael et Madeleine par la même occasion!). 
 

Bonne lecture,
Chi-Chi

    
 
PS : J'ai lu The way back, même auteure, hier soir, il est aussi bien. Essai confirmé, je vais me mettre en quête des autres titres! 
 
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5 novembre 2012

Acheron, ou la chronique d’un héros de légende

La semaine dernière, alors que j’étais encore sous le contre-coup des embruns et que je cherchais Corto Maltese au coin de ma rue, j’ai pris conscience de deux éléments capitaux qui allaient avoir des répercutions sans précédents sur ma semaine (et donc sur la votre) :

- La série "Le protectorat de l’ombrelle" de Gail Carriger était bien trop géniale pour que je me permette d’en interrompre la lecture un seul instant. J’en suis au tome 5, écrire cet article est un déchirement, parce que j’aimerais bien savoir comment Alexia et Maccon vont bien pouvoir… Mais je m’emballe… Revenons à nos affaires. J’ai donc ouvert les livres de Gail Carriger (sur les conseils avisés de Chi-Chi et le reste du monde littéraire).

- Le tome 12 du Cercle des immortels de Sherrilyn Kenyon sort mercredi 7 novembre. 

Et c’est un peu comme si le finale de la 9ème symphonie s'était mis à résonner dans ma tête. Vous savez, ce passage où les cœurs de sopranos et ténors se mettent à résonner avec l’orchestre sur l’hymne à la joie. Le tome 12 sortait ! Je pouvais continuer à lire tranquillement les aventures d’Alexia, Maccon, Lyall, Akeldama et tous les autres. Il me suffirait juste de vous vanter les mérites du délicieux Acheron et le tour serait joué.

Nous voici donc dimanche, Acheron est à côté de moi (au figuré) et je me délecte à l’idée de vous en parler.

Acheron, dans la tribu des Dark Hunter, c’est le nec plus ultra. Il est le plus vieux, le plus mystérieux, le plus énigmatique, le plus fort, le plus… le plus… Vous l’avez compris, Acheron, c’est une catégorie à lui tout seul.

Sherrilyn a commencé à publier la série des DH en 2002, Acheron est sorti pour la première fois en 2008. En 6 ans, je vous laisse donc imaginer les conjectures qui avaient pu se construire autour du personnage mythique : sa taille, Simi, Artémis, son passé. Parce que bien que personnage récurent de la série, au moment où le tome 12 (ou 14, tout dépend comment on compte – VO vs. VF) s'ouvre, on n’en sais presque pas plus sur lui qu’au début. On sait que son passé est troublé, qu'il est sexy en diable, on sait qu’il a beaucoup souffert, on sait qu’on a envie de le prendre dans nos bras et de lui murmurer des paroles de réconfort…

6 ans, c’est long pour se faire des films impossibles, s’imaginer plein de choses. Voyez donc, il ne m’a fallu qu’un weekend pour retomber dans mon phantasme Corto Maltese, alors 6 ans…

Ce tome, l’auteur l’a bichonné, elle l’a travaillé pour ne pas décevoir ses lecteurs, ses fans, toute une communauté qui avait pendant si longtemps rêvé de la personne qui se cache derrière le regard argenté.

Ainsi, avant de vous en comptez plus j’ai un conseil : partez sans a priori, soyez ouvertes aux possibilités du cosmos et dites vous bien que ce tome, même s'il sera parfois dur, le personnage que vous allez découvrir mérite chaque page.

(là normalement, j’ai fait peur à tout le monde)

Passons à l’histoire : Elle s'articule sur deux parties (qu’on pourrait finalement décider de lire de manière indépendante).

Dans la première, il est question du passé d’Acheron, depuis sa naissance jusqu’à sa "renaissance" en temps que Dark Hunter. Et son passé mes chers sujets, cela va au delà de ce que j’avais personnellement imaginé.

Sherrilyn nous avait bien distillé quelques infos ça et là au fur et à mesure des tomes (attention SPOILERS à suivre) :
  • Acheron a un passé très « torturé » (ou comment finalement, tu te dis que ta vie, c’est sucre d’orge et barbe à papa)
  • Acheron ne sait pas ce qui est bon pour lui (ou comment finalement, même intelligent et tout, on peut tomber sur LA mauvaise personne)
  • Acheron est adepte du secret (ou comment Acheron est la racine de ce même mot, en fait…)
  • Acheron est très possessif (ou comment Simi est bien plus qu’une simple Charonte de compagnie)

Et bien là, toutes les questions qui étaient restées sans réponses trouveront leur signification. D'autre part, une fois la première partie lue, je vous l’annonce, vous ne verrez plus jamais la déesse de la chasse de la même manière (juste pour info).

En résumé, la première partie, c’est très intense, c’est très dur, ça finit mal. 


Oui, parce que je rappelle à notre aimable lectorat que le concept du DH, c’est qu’il est question d’une Trahison (avec un T) qui fait pousser un cri à l’âme tel, qu’il est entendu par les Dieux… (en toute simplicité, bien entendu). Mais cette première partie, si comme Chi-Chi, vous ne vous sentez pas de la lire en entier (ou du tout) parce que votre petit coeur ne s'en remettrait pas, une petite ellipse et puis s'en va (et au besoin, je ne suis qu'à un mail des réponses sans la douleur).

En effet, en fin de seconde partie, on fait un bond de plusieurs milliers d’années, et on atterrît avec élégance à l’époque moderne, à la Nouvelle Orléans, où une menace vient de surgir. 

Contrairement à l’ordinaire, la menace ne prend pas la forme d’un être démoniaque avec pour seule ambition le chaos et la destruction. Non, cette menace à la forme d’un livre découvert par une jeune archéologue (déjà aperçu dans un tome précédent) lors d’une expédition sous marine.

Le savoir est une des formes de pouvoir les plus puissantes, et ce livre, ou devrais-je dire ce journal contient exactement cela, de l’information. Un secret dont la révélation aurait des conséquences si désastreuses que la réapparition du journal entraine une vague déferlante de violence dans la vie de la jeune archéologue…

Vous en révéler plus serait vous gâcher le plaisir. Et du plaisir dans cette deuxième partie, vous en aurez, car Sherrilyn renoue ici avec une histoire plus traditionnelle, celle ou le héros finit avec un sourire sur le visage et où la lectrice pousse un petit soupir de satisfaction au moment de refermer son livre. Cette partie justifie la douleur du passé, et me laisse systématiquement avec une vision optimiste de la vie, des oiseaux, des motos...
 
Mais plus que deux jours mes amis, avant de plonger à votre tour dans cette histoire !
  

 
Bonne lecture,
Tam-Tam

  
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24 septembre 2012

A rogue by any other name

Parce que la rentrée c’est un peu déprimant quand même et que j’ai envie de vous faire vivre l’été indien, nous allons aujourd’hui parler d’une de mes lectures de l’été.

Car tandis que vous découvriez les flamboyants espions et leurs histoires, je partais en voyage diplomatique. 

Tout voyage suppose une organisation livresque très complexe. D’abord, il a fallu que je combatte ma tendance naturelle à tout faire à la dernière minute. J’ai du planifier non seulement les articles du blog mais mes lectures !!!


Une réflexion de toute beauté s’en est suivie, et Chi-Chi m’a métaphoriquement tenu la main pour me soutenir dans cette épreuve. Je ne voulais pas alourdir les malles protocolaires et c’est donc Alfred qui a eu la lourde responsabilité d’assurer la permanence littéraire pendant ce séjour au pays des Stars de SEP.

Et entre deux cocktails, et 3 gratte-ciels, j’ai lu, mes amis, que j’ai lu ! De la régence, du contemporain, du bon et du mauvais.

Et en ce lundi, j’ai envie de vous conter comment le nouveau Sarah MacLean a ravi mon cœur. A rogue by any other name est le premier opus de la nouvelle série de l’auteur. Sa première série, "Love by numbers", avait été une bonne découverte malgré des tomes un peu inégaux. Je me devais donc de laisser une chance à Michael et Penelope. Et j’ai bien fait.

Le roman s’ouvre sur un jeu à l’issue dramatique. Alors très jeune, Michael, Marquis de Bourne perd l’intégralité de sa fortune, ses terres et tout ce qui n’est pas légalement lié à son titre au profit de Langford, qui n’est autre que l’ancien tuteur du jeune homme. Lorsque Bourne réalise qu’il a été piégé par celui qu’il considérait comme son second père, il jure de se venger. Car avec ce jeu, ce n’est pas seulement sa fortune qu’il a perdu, mais ses amis, ses proches, qu’il considérait comme sa famille. Tout ce qui lui était cher.

Des années ont passé, Bourne est devenu un scandale vivant. Propriétaire d’un club où de riches aristocrates viennent perdre leurs fortunes, il n’a pas été vu dans la bonne société depuis ce jour funeste.

Mais tout change le jour où il apprend que la terre ancestrale de sa famille a été incluse dans la dot de Lady Pénélope Marbury, avec laquelle il a grandi. Son attente touche enfin à sa fon, sa vengeance peut commencer.

Lorsque Penelope revoit Michael, il n’est plus ce jeune homme insouciant et rieur qui fut longtemps son confident. Elle retrouve un homme dur, détaché, aux paroles tranchantes.

Elle qui pourtant vit depuis de nombreuses années dans l’ombre de son statut de "vieille fille" et qui sait que la vie vous change et vous modèle à son grè, peine à croire que les années ont transformé à jamais son ami d’enfance. Même lorsque celui-ci la compromet pour mettre la main sur sa dot ou même alors que celui-ci rejette tout ce qu’il fut pour ne se concentrer que sur sa vengeance.


Alors que résonnent encore les cloches de la noce, Penelope découvre qu’un étranger occupe la chambre adjacente…

Un rogue, Michael l’est sans nul doute dans cette histoire, mais on lui pardonne fort aisément son envie de violence. Une trahison telle que celle qu’il a vécu en aurait traumatisé plus d’un. Et heureusement pour lui, et pour nous, Penelope ne va pas l’abandonner et va se découvrir une force de caractère hors du commun. Prouvant ainsi que la vengeance peut être un moteur puissant, mais qu’il n’est rien à coté de l’entêtement féminin (et de l’amour, bien entendu).

Pénélope est brillantissime dans cette histoire, une sorte de walkyrie qui prendrait le thé avec classe et distinction. Loin d’être effondrée par la perspective de sa ruine et de son mariage avec Bourne, elle en prend son parti et va tenir tête à son mari qui s’enorgueillirait presque de n’avoir plus aucun honneur.

Premier tome réussi pour cette nouvelle série qui mêle deux composantes que j’aime beaucoup, le mariage arrangé/forcé et la rédemption. Je n’ai qu’une hâte, que le suivant sorte !



  
Bonne lecture,
Tam-Tam

  
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17 août 2012

All they need

Je sais bien que c'est le mois d’août, que le monde entier est en vacances (sauf moi, pauvre petite malheureuse abandonnée que je suis), mais je travaille pour vous.

Si si, je vous assure, même parfois, je sacrifie de mes précieuses heures de sommeil.

Comme cette semaine, pour un livre terminé à 4:17 du matin très précisément...

All they need de Sarah Mayberry. Depuis Her best worst mistake, j’enchaîne les livres de cette auteur, essayant de me faire une idée plus précise.

Verdict? Irrégulière.

Mais pas dans le style Nora Roberts, qui est devenue irrécupérable à mes yeux, plutôt dans le style Mary Balogh. Du genre j'adore passionnément à la folie parfois, et parfois, je me dis qu'il ne manquait pas grand chose pour que la mayonnaise prenne.

Depuis Her best worst mistake, j'ai donc lu plusieurs livres de Sarah Mayberry, mais, bien que je passe un bon moment à chaque fois, aucun ne m'a plu autant que All they need. A égalité avec Her best worst mistake donc... 

Et la raison de cet amour tient en un seul mot : Flynn.

Sarah nous offre ici un héros dans le sens le plus émouvant du terme. Pas un chevalier flamboyant volant à la rescousse de la donzelle en détresse, pas un mâle alpha dégoulinant de testostérone, mais un homme sûr de lui et de ce qu'il veut, un homme qui sait se poser les bonnes questions et ne passe pas sa vie à se voiler la face, un homme qui assume ses responsabilités et n'en oublie pas pour autant d'être tendre avec ses proches, un homme qui a de l'humour et la tête sur les épaules, qui sait faire preuve de patience et d'abnégation quand c'est nécessaire...

Bref, un homme un peu trop parfait pour être vrai mais tellement bien écrit qu'il a fait soupirer mon petit cœur de midinette, ce qui n'est pas si facile que ça après des années passées à jauger des héros de tout genre entre les pages de mes romans.

Flynn est un héros comme je les adore et Mel est une héroïne a sa hauteur. Un livre où héros et héroïne sont aussi réussis l'un que l'autre, faut-il vraiment en dire plus?

Allez, un effort pour vous mettre en place le décor...

Mel et Flynn ne sont pas des inconnus l'un pour l'autre, mais tout au plus, de vagues connaissances. Ils se sont parfois croisés dans les galas et les réceptions de la haute société de Melbourne, lorsque Mel était mariée à un homme ambitieux et assez désagréable au premier abord. Mais tandis que Flynn appartient à ce monde si particulier du seul fait de sa naissance, Mel, d'origine plus modeste, y était horriblement malheureuse. Il faut dire qu'entre sa taille étonnante pour une femme (plus d'1m80), son rire sonore et son humour parfois cassant, Mel n'arrivait pas à se fondre dans le paysage, au grand déplaisir de sa belle-famille.

Mais cela, pour Mel, c'est une autre vie, une page fermement tournée, deux univers qui devraient rester séparés, sauf lorsque Flynn fait l'acquisition d'une demeure magnifique à retaper, tout près de la maison d'hôtes qu'elle tient depuis son divorce.

De vagues connaissances à presque voisins, contre toute attente, ces deux-là vont devenir amis...

Et plus encore vous vous en doutez, mais les choses ne sont pas aussi simples qu'une histoire de différence sociale un peu tirée par les cheveux. Le divorce de Mel lui a laissé des cicatrices tenaces et Flynn ne mène pas la vie facile et dorée que l'on pourrait imaginer. C'est dire s'il faudra de l'amour, du temps et de la patience, pour que nos héros puissent enfin vraiment se rencontrer et vivre la prochaine étape de leur vie.

De la patience mais pas pour nous, puisque Sarah maîtrise son histoire et que rien ici, chaque minute passée, chaque ligne est justifiée et vaut la peine...

Sur ces bonnes paroles, je vais vous laisser pour aller relire mes passages préférés et prolonger un peu la magie, avant de me risquer à ouvrir le livre suivant... en espérant qu'il soit aussi bien !
  
Bonne lecture,
Chi-Chi

PS : Pas de couverture, elle est trop moche pour mériter de figurer ici (et même pas drôle, sinon, vous pensez bien que je vous en aurai fait profiter)...
 
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13 août 2012

Qui a parlé du mâle alpha?

Linda Howard, on en a déjà parlé à plusieurs reprises. Entre ma première nuit blanche et l’intemporel Mister Perfect, elle reste un des grands noms de la romance, même si j’admets moins me précipiter sur ses derniers ouvrages.

Toujours une note d’action, souvent avec l’ombre du danger qui guette, elle a gagné sa place dans les canons de la romance en démocratisant son schéma de héros qui  porte même un nom : il est "mâle alpha" (grrrr... mmmmmhhhh). Les autres hommes n’arrivent pas à lui faire de l’ombre, tous sont fades à coté de lui. L’héroïne succombe à sa virilité, son instinct protecteur, sa puissance. Toutes les femmes indépendantes deviennent dépendantes de lui... 

C’est le Chuck Norris des héros de romance. Il a compté jusqu’à l’infini deux fois, il sait réparer une chaudière par -15°C avec une paille, il peut t’improviser une maison et son chauffage central avec des fougères (lui devenant la source du chauffage central, vous aurez compris).

Rien d’étonnant à ce que le mâle alpha de Linda Howard choisisse la voie royale de l’espionnage. Protéger son pays, les jeunes femmes en détresses de la menace terroriste, rien de plus gratifiant pour cet Homme avec un grand… H (oui, j’ai failli, shame on me) que de dévouer son corps au service de son pays ! (oui, dévoue toi pour moi, Ô mâle alpha)

Mais parfois, parce qu’on finirait sans doute par s’ennuyer à toujours lire des histoires de héros magnifique au physique de dieux grecs, l’auteur glisse un élément inattendu : ce n'est plus un espion dont il est question, mais d'une espionne!

Ça change un peu toute la dynamique. Car Lily Mansfield n’est pas une simple espionne, elle est "nettoyeuse" (j’ai aussi des références cinématographiques à la hauteur de ma réputation). Pour ceux qui n’auraient pas compris, Lily élimine les cruels trafiquants/bandits/brigands/malfrats pour le compte de la CIA.

Mais ce genre de travail n’est pas sans laisser des séquelles, si bien que lorsque ses meilleurs amis et leur fille sont assassinés, elle dépasse son ordre de mission et empoisonne le commanditaire, un mafieux notoire nommé Nervi (une vengeance de femme, le poison, parait-il), et manque de mourir dans la foulée.

Tout ceci, bien que tout à fait compréhensible au regard de la situation (dont je ne vous dirait rien de plus, je ne voudrais pas non plus vous priver du plaisir de la découverte), n’est pas vraiment du gout de ses supérieurs. Langley envoie donc l’agent Swain récupérer notre espionne et la ramener à la maison pour un debriefing approfondi (comprendre, elle va se prendre une avoinée).

Sauf que rien ne se passe comme prévu. Entre la colère du fils Nervi qui a vu son père mourir et les trahisons diverses et variées, c’est un parcours semés d’embuches qui attend notre duo CIA.

En parlant de notre duo, quelques mots dessus. Je vous rappelle que Swain a été envoyé pour rapatrier la demoiselle. Il va sans dire qu’elle ne sait pas que le splendide spécimen blond qui se tient devant elle, un sourire canaille aux lèvres, est de la CIA. Mais elle est aux abois, a besoin de toute l’aide qu’elle peut et Swain se trouve là, consentant (comprendre ce que vous voulez)…

Un secret existe donc entre eux, alors même que vous vous doutez bien qu’ils se rapprochent. Car en romance, des circonstances dangereuses riment avec l’attraction des corps !

Un secret, c’est dur à gérer quand les sentiments commencent à prendre le dessus. Lily, clairement décrite comme une femme alpha au bout du rouleau, commence à faire confiance à Swain. Il connait ses failles, il est alpha lui aussi (vous apprendrez que Linda Howard a du mal avec le reste de l'alphabet grec). C'est un alpha qui soutient plutôt qu’il n’étouffe (ce qui, il faut l’admettre, est un changement agréable) et devoir tout cacher à celle qui commence à envahir son esprit et menace de conclure une époque royale de célibat assumé et épanoui, ne pouvoir dire qu’il la comprend bien plus qu’il n'en a l'air, non seulement cela le ronge de l’intérieur (ce pauvre petit) mais cela menace leur relation future…

Mais bon, la menace d’une mort certaine aide à placer les choses dans une perspective de sagesse, d’acceptation et de pardon. La magie de ce livre est d'inverser les rôles stéréotypés et de bousculer le schéma de l’auteur et son mâle alpha (je spoile un peu, beware).

Elle a un lourd passé de la mort qui tue. Il gère son divorce plutôt élégamment.
Elle a coupé tous les ponts avec sa famille. Il voit la sienne au gré de ses affectations.
Elle a renoncé à toute vie de famille (comprendre, le mariage, même pas en rêve). Il a été marié et cela ne l’a pas dégouté (même si clairement, le célibataire sexy au sourire canaille lui va bien comme statut)
Elle mène la danse, elle ne lâche pas un pouce de terrain. Il est patient, il sait qu’il aura gain de cause.

Lily mérite sa place dans la saga de l'été, et cerise sur le gâteau, ce livre clôture la série Medina. Une héroïne à la hauteur du glamour de la fonction combiné à la perspective de 3 livres à lire. Comment ne pas adhérer ?


Bonne lecture,
Tam-Tam
  
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25 juin 2012

Dance with the devil – Le loup blanc

J’ai une théorie.

En vrai, j’ai plein de théories, plein d’échelles, de termes et d’expressions sorties de nulle part, j’admets. Mais c’est toujours dans l’intérêt de mon argumentaire, donc je suis pardonnée ?

J’ai donc une théorie. Une théorie qui fait écho à celle de Chi-Chi à propos des Colin de sa vie. Les héros dont le nom finit en "ek" sont des badass sexy en diable devant lesquels je perds tout contrôle de mes glandes salivaires et une partie de mon QI…

Autres points communs : un passé sombre, un problème de confiance dans la race humaine, une capacité à survivre.

Comment je le sais ?

D’abord parce que Derek…*sigh*……

Et ensuite, parce que Zarek……..

Et Zarek, dans la tribu des DH, c’est sans doute le plus dark du lot (humour pourri post week-end, prise 1 !)

Dance with the Devil (traduit sous Xanax par Le loup blanc) est le tome 4 de la série de Sherrilyn Kenyon. Ce tome date de 2003, autant dire de la préhistoire de la romance paranormale. Mais je suis une early-adopteuse, que voulez-vous !

Donc Zarek, chez les DH, n’est pas vraiment Mister Popularité. Du coup, quand un doute plane sur le bien-fondé de ses actions, Artémis ne se pose pas vraiment de questions et exige sa mort. Elle n’est qu’amour et compréhension, notre déesse. Heureusement, Acheron, le mystérieux boss des DH, voit en Zarek plus que l’homme agressif et violent (la psychologue de comptoir qui sommeille ne moi argue qu’il y voit sans doute une partie de lui, toussa, toussa…). Quoiqu’il en soit, il persuade Astrid, nymphe aveugle de la justice impartiale, de se pencher sur le cas Zarek et de déterminer si oui ou non il mérite d’être sauvé.

Voilà le concept du livre.

Comme Sherrilyn est douée, elle nous plante le décor en Alaska. Nous rappelons à notre aimable lectorat que le DH, c’est un vampire. En mieux, certes, mais les rayons du soleil ne sont pas vraiment bénéfique. Du coup, l’Alaska, si près des pôles, cela crée un certain nombre de problématiques liées à la durée du "jour" et de la "nuit". Par une machination plus ou moins réussie et l’arrivée subite du blizzard, Zarek se retrouve coincé chez Astrid. Qui va alors avoir le temps de tester "la bête"…

Et comme Sherrilyn aime pimenter les choses, elle a lancé après le couple une série de méchants assoiffés de sang et de vengeance, si bien que le jugement de Zarek ne va pas se dérouler dans la paisible béatitude de la maison d’Astrid.

Mais dans un sens, c’est dans les situations désespérées que l’âme profonde des hommes (et des DH) se révèle. C’est là, j’imagine, le message philosophique de l’auteur (oui, moi, dans les DH, entre deux bastons et trois scènes de découvertes des sens, je vois de la philosophie). Astrid saura voir la véritable nature de notre sombre héros lorsque, dans la tourmente, ce dernier fera passer le bien-être des autres avant le sien.

Il est donc question de trahison, de rédemption, et d’acceptation.

Allez le lire, c’est un ordre.

Avant de rendre l’antenne, juste un mot sur la traduction du titre. Astrid, en bonne nymphe qu’elle est, a un animal/compagnon à la digne mesure de son rang : un loup blanc nommé Sacha, qui est en réalité un "were-hunter" - terme de l’auteur qui désigne un être s’apparentant au loup-garou, en mieux, bien évidemment.

Du coup, je me demande ce qui est passé par la tête de l’éditeur pour qu’il se dise soudainement que "Le loup blanc" était un titre parfaitement crédible pour ce livre dont le titre en VO s’apparente plus à "Danse avec le diable".

Nan, vraiment, je ne sais pas…


Bonne lecture en tous les cas,
Tam-Tam
 
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2 avril 2012

To seduce a sinner - Séduire un séducteur

Aujourd’hui, j’ai envie de m’encanailler, j’ai envie de faire un truc olé-olé, j’ai envie de donner dans la transgression… Aujourd’hui, je commence par un tome deux.

Oui, je suis un peu un "rake" qui s’ignore, et sous ce vernis de bienséance (non, Chi-Chi, ne t’étouffe pas dans tes Lucky charms) sommeille une princesse révolutionnaire qui a décidé qu’aujourd’hui marquait le jour glorieux où un tome deux serait LE tome d’introduction de la série des Quatre soldats d’Elizabeth Hoyt. "To Seduce a Sinner" a été traduit par Séduire un séducteur en VF, cela aurait rendu Monsieur de Lapalisse très fier, je pense. Il suit le tome un et précède le tome trois, mais remporte mon cœur, mon vote, mon suffrage et mon petit soupir de plaisir sans même avoir essayé.

Je présente d’ailleurs à l’avance mes excuses aux rigoureuses et obsédées compulsives des tomes dans l’ordre croissant… En fait, non, je mens, j’assume totalement de vous inviter à non seulement lire celui-là et pas un autre, mais de vous enjoindre à lire celui là sans passer par le  1er ! Et si d’aventure vous aviez besoin d’un dernier petit élément pour vous pousser à embrasser avec allégresse l’anarchie de la lecture sachez que Chi-Chi, grande prêtresse et maitresse de l’étiquette en ces lieux, est à 200% derrière moi sur le coup ! A bon entendeur, passons à la liste des nombreuses raisons qui font de ce roman un océan de sweetness, une vague de cutitude et un torrent de sensualité (c’est important dans tous les mariages vous savez ! ^_^).

Il était une fois l’histoire de Melisande Flemming. Pauvre Mélisande Flemming qui risque, comme beaucoup de jeunes filles de l’époque, de rester sur l’étagère, au rebus, dans le club des malpropres et autres vieilles filles célibataires. Pour ajouter encore un détail à ce tableau d’un optimisme flamboyant, pauvre Mélisande Flemming est amoureuse… d’un rake.

Ce n’est pas comme si notre héroïne était une petite dinde gloussante tout juste sortie de l’école avec de la purée de topinambour à la place du cerveau. Non, elle sait que son sentiment est 1) d’un illogisme à tout épreuve et 2) que cette histoire est vouée à l’échec, étant donné que le-dit rake ne sait même pas qu’elle existe. Ce qui, il faut l’avouer, dans une optique matrimoniale, est un handicap assez problématique à surmonter.

Mais comme le dit si bien Jane, c'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvu d'une belle fortune doit avoir envie de se marier, donc nul espoir n’est perdu.

En l’occurrence, Jasper Renshaw, Viscount Vale, notre rake, est bien à la recherche d’une épouse, mais semble s’y prendre comme un radis puisqu’il trouve le moyen de se faire planter (5 fruits et légumes par jours, je suis en train d'exploser votre quota végétal) le jour de son mariage, ayant choisi un navet pour devenir son épouse. Or, tout le monde sait que les radis et les navets sont en guerre pour savoir qui sera le légume le plus rutabaguesque du jardin… Du coup, au revoir Mary Navet et bonjour scandale…

A moins que… à moins que…

... Mélisande, sentant là une fenêtre de disponibilité, se dise "Il ne m’aime peut être pas, mais s’il m’épouse, au moins il sera avec quelqu’un qui l’aime (moi), et j’arrêterai d’avoir le cœur brisé à chaque fois qu’une greluche au cerveau végétatif le fait passer pour un idiot. Qui sait nous pourrions être heureux ensembles".

J’admets, j’ai quelque peu modifié les paroles de Mélisande. Mais l’esprit est là. La demoiselle sait ce qu’elle veut (ou plutôt qui) se dit que c’est maintenant ou jamais, et elle doit d'ailleurs être une fervente lectrice de ce blog puisqu’elle sait que les mariages arrangés sont parfois le point de départ des plus belles unions.

Mélisande prends donc son courage à deux mains, brave les interdits et se rend chez l’homme qui peuple ses rêves pour lui faire sa proposition.

Lord Vale, qui, très honnêtement, en a marre de toutes ces idiotes qui le plantent au dernier moment, se dit qu’une femme qui demande elle-même ne lui filera pas entre les doigts au premier poème qui passera par là.

Aussitôt promis, aussitôt fait. Les voilà mariés.

Normalement vous vous dites, sympa, et alors, la suite ? Il se passe quoi ? On se doute bien qu’ils vont apprendre à se connaître. Et puis c’est de la triche, elle l’aime déjà, elle va forcément chercher à être gentille et séduisante…

A moins que… à moins que…

... l’auteur n'ait fait preuve de beaucoup d’imagination et de talent sur le coup et ne fasse de Mélisande une jeune femme avec la tête sur les épaules et la sensualité au corps. J’aime beaucoup que l’héroïne ne soit pas une oie blanche dénuée de tout caractère et qu’elle reste quand même une jeune fille comme il faut pour qui la bienséance est une seconde nature. Il est bien trop souvent question d’héroïnes qui se découvrent des natures de scandaleuses dans les romans, et même si la partie féministe de mon cerveau applaudit tant d’audace et d’esprit d’indépendance, l’autre partie (la pragmatique assez ennuyeuse et moralisatrice) lui répond que c’est bien joli tout ça, mais ce n’est gère probable. Mélisande est un compromis. Le parfait alliage de la jeune fille en fleur bien sage et du feu follet.

Et pour que le duo soit irrésistible, l’auteur a fait de Japser un homme plus complexe que le rake que tous voient en lui. Milord a été soldat voyez-vous. Et même en régence le PTSD, ça existe. Ses nuits sont animées de cauchemars, sa conscience est torturée, mais il sait où sont ses devoirs, sa chance d’être là. Sans tomber dans le pathos, sans tomber dans l’excès, il sera question de secrets qu’on veut oublier, d’autres qu’on aimerait bien percer et d’un couple qui nait à la force de la volonté.

Un must-read, un must-have… Un must !
 
 
Bonne lecture,
Tam-Tam
   
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