Affichage des articles dont le libellé est Tam-Tam. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tam-Tam. Afficher tous les articles

26 août 2013

Lady Vixen

Cet article est né dans la douleur et la frustration, dans l'agacement et les grognements de princesses. Car le pirate du jour est un old school.

Dans la romance old school il y a des livres comme les premiers tomes de la série Malory ou le Balzac romantique de Chi-Chi, qui en plus d'être représentatifs d'une époque, sont des romances qu'une lectrice du 21ème siècle pourra apprécier à sa juste valeur - si tant est qu'elle garde en tête que ces histoires contiennent des éléments caractéristiques du old school - mais quelque peu destabilisant pour une princesse moderne. Et puis il y a des livres comme Passions Captives

Loin de moi l'idée de déprécier la valeur de ce dernier, mais je ne peux nier les évidentes différences dans le traitement de l'histoire, dans la psyché des personnages, dans la dynamique des histoires d'amour rendant Passions Captives "indigeste" et faisant du Woodiwiss un must read de Chi-Chi.

Si bien que je ne peux résister à l'invention d'une nouvelle échelle. Point de Hugh Jackman ici, mais juste l'échelle de Sirena (et pour comprendre la référence, il va falloir aller lire la chronique ici).

Lady Vixen de Shirlee Busbee, publié en 1980, se situe quelque part non loin de Passions Captives, tellement près que le relire pour vous présenter cette chronique aujourd'hui, et se dévouer pour la cause de la romance et ses pirates, m'a demandé beaucoup de courage.

Pourtant, le pitch de l'histoire fait vraiment envie, voyez donc:

"Orpheline, Nicole Ashford s'enfuit de chez elle: tout, plutôt que subir les humiliations infligées par ses tuteurs. Déguisée en garçon, elle se présente dans une auberge. Le capitaine y recrute son nouvel équipage. Il la toise: bien jeune, bien fragile, ce mousse. Pourtant, il l'engage.
A bord de la Belle-Garce, Nick sillonne les océans, aborde dans des iles lointaines, repaires de dangereux pirates. L'aventure l'enchante: elle a conquis sa libreté.
Libre, certes... si ce n'est qu'elle partage la cabine du capitaine Saber. Normal pour un mousse. Mais Saber n'est pas dupe: il la rudoie, la provoque, se dénude devant elle. Elle rougit? Il se moque! Elle se met en colère? Il éclate de rire! Jusqu'au jour où il arrache les vêtements de Nick, fait vibrer ce corps satiné qui n'a jamais appartenu à personne..."

Traduisons le résumé:
Nicole a été élevée par des opportunistes qui veulent la marier de force pour profiter ad vitam eternam se sa grande fortune.
Travestie, elle prend la mer (comme dans la chanson) à bord du navire du pirate Saber (le nom pourri, le retour de la vengeance). 
Ce dernier est un vieux singe a qui on ne la fait pas. Il la met dans sa cabine parce que vraiment, il "sait" et entend bien en profiter (comprendre Saber est un homme avec des "besoins").
Et puis un jour... BAM!!

L'histoire va plus loin, il est question de la guerre de 1812 dans les Caraïbes, de deux hommes qui jouent à chat. L'un se battant pour la gloire du Royaume-Uni, l'autre se battant pour sa liberté (et son égo). Il est question de pirates, d'aventure, de batailles... Mais arrrhhhhhh!!!! Que j'ai pu detester cette histoire!

Je n'ai rien contre un auteur qui fait passer ses héros par un peu de douleurs avant le feu d'articice du happy-end. Mais ici, Shirlee est une sadique, qui a joué avec mes nerfs!

Christopher Saxon, aka Capitaine Saber, est un mâle alpha et monstre de sexualité débordante. C'est le genre de héros décrit comme un homme qui pourrait faire soupirer tout élément portant en lui une part de féminité, qu'elle soit femme, enfant, ou pierre, les transformant en guimauves sirupeuses animées d'un feu intérieur dévorant... Et bien entendu, comme c'est un homme, un vrai. Il le sait, il en profite, il en abuse et s'enorgueillit de son petit effet.

Sauf quand soudainement, Nick apparait dans sa vie et sur un malentendu, à l'insu de son plein gré, le rend tout faible de désir... Saber n'aime pas perdre son sang froid, et comme c'est un butor macho dans l'âme, il le lui fait payer.

Et c'est là que commence le sadisme de l'auteur. Pourquoi tant de haine? Quel est l’intérêt de ce conflit qui dure sur toute la longueur du livre? Cette absence totale de communication entre les personnages, et j'irai même plus loin, cette absence totale de confiance entre les personnages est fatiguante et a complétement empêché la moindre empathie de ma part. D'autant qu'ils ne résoudront pas leur problèmes avant la toute fin du livre, soit pratiquement 600 pages à vouloir les étrangler!

Nick non plus n'est pas en reste. Je veux dire, cette histoire de femme déguisée en homme. Je peux à la grande limite comprendre que cela puisse marcher tout au début, mais (attention spoilers) elle passe 5 ANS dans la piraterie. Sans parler de cette insistance à revenir vers un homme violent qui l'a molestée dès leur rencontre.

C'est pourtant un élément caractéristique du old school, issu d'une forme (perverse selon moi) de pudeur dans l'envie charnelle de cette époque. Vouloir, désirer et accueillir avec plaisir l'acte sexuel était "trop osé", à la limite de l'intolérable. Les auteurs contournaient alors cette pudibonderie par le viol (oui, la logique du siècle), car le "non" de la femme rendait alors l'acte acceptable. Le désir incommensurable qui les "embrase" rend leur résistance inutile à la passion. Mais mon cerveau est trop rationnel pour réussir à avaler la naissance d'un amour.

Ainsi, pour moi qui suis pourtant une lectrice aguerrie qui s’était préparée à la lecture d'un old school, j'ai souffert.
Et même si je sais que ce livre constitue pour certaines amatrices de romance un monument de la romance pirate, je ne peux pas, en mon âme et conscience, vous la recommander. La virilité de Saber ne rachètera rien, l'histoire de trame ne sera pas suffisante, et l’héroïne ne vous fera pas rire! Trop de old school, tue le old school!

 
Bon lundi,
Tam-Tam

PS: 1980, c'est pile dans le créneau imposé par Karine. Je peux donc faire de la lecture douloureuse de ce livre une participation aux Harlequinades Vintage!

PS2: je mérite une médaille pour ne pas avoir mentionné ce titre horrible (évocateur de trucs hyper scandaleux) qui fait pouffer le prince pas si charmant à chaque fois qu'il aperçoit le livre. Vraiment, une médaille!

Rendez-vous sur Hellocoton !

21 août 2013

Des princesses et des créateurs

Encore des princesses cette semaine. Car décidément elles sont une source inépuisable de créativité chez les artistes.
Les princesses d'aujourd'hui sont des réinterprétations "mode". En effet, à l'occasion de la mise en place des vitrines de noël, le grand magasin londonien Harrod's avait demandé à plusieurs créateurs de transformer les princesses Disney en gravure de mode.

Voyez donc... 

Mulan est en Missoni (ma préférée)


Cendrillon est en Elie Saab


Et comme toujours, Ariel, ici en Marchesa (qui n'est pas assez rousse à mon goût)!




Une galerie de portraits plus complète est disponible sur le site de Grazia.

Ce que j'aime avec toutes ces œuvres, c'est la variété que l'on peut trouver. Ce ne sont pas seulement des reproductions de la version Disney, mais véritablement les visions artistiques des créateurs, d'un ressenti autour d'un personnage qui est depuis longtemps rentré dans l'imaginaire collectif.

Car même s'il nous faut parfois réfléchir quelques instants, nous pourrions facilement dire la couleurs des yeux, des cheveux voir de la tenue de pratiquement toutes les princesses version Disney!

 
Bon mercredi,
Tam-Tam
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

19 août 2013

Un cadeau empoisonné

Lundi est de retour, j'ai jeté l'encre et pris mon clavier et j'ai un thème à aborder (petit jeu de mot au passage, attention, je suis en forme!).

Les pirates, aujourd'hui, c'est en compagnie de Sara Winchester et Nathan Saint James que nous allons les étudier.

Dans "Un cadeau empoisonné" de Julie Garwood, nos héros se voient mariés par injonction du roi à l'âge canonique de 4 et 13 ans.
Pourquoi?

Parce que les Winchester et les Saint James nous la font un peu à la Montague et Capulet et que ça agace prodigieusement son Altesse Royale qui voudrait bien profiter de son royaume sans avoir à départager des querelles qui prennent du temps sur son cours de bilboquet et ses soirées de rami (oui, quelques jours avec les munchkins, ça vous change un vocabulaire) (pour celles qui se demanderaient, je suis nulle en bilboquet, mon pouce s'en souvient encore, et j'ai explosé le score de rami, oh yeah!)

Mais revenons en à Sara et Nathan qui grandissent dans leurs familles respectives et vaquent à leur occupations dans l'attente du jour où ils seront réunis... ou pas en fait.

Sara attend, parce que Sara est pure, naïve et pleine d'optimisme sur le monde. Mais sa famille n'est pas vraiment décidée à la laisser partir, et avec elle, à céder des terres fertiles qui valent une fortune aux mains d'un Saint James...

Nathan, de son côté, a essayé d'être réglo, mais les Winchester ne souhaitant pas jouer le jeu, il a été poussé dans ses retranchements et a donc décidé d'enlever la donzelle au giron protecteur (et quelque peu malsain) de sa douce (et cruelle) famille (de barrés).

Les voilà donc tout deux en mer, à bord d'un navire, essayant tant bien que mal de "communiquer". Car soyons clair, la communication n'est jamais un point fort chez le héros (fille ou garçon) de romance. Vous pensez bien, ce serait trop simple, et l'histoire se finirait en une conversation!

Mais Sara et Nathan essayent. Ce qui est tout à leur honneur. Mais c'était sans compter sur la gourditude et la quichauderie de Sara. Car quand je parlais plus haut de naïveté et d'optimisme, ce que je voulais dire en fait, c'est que la jeune fille a été élevée dans une bulle arc-en-ciel de petits poneys à paillettes, le tout baignant dans une mer de moelleux petits cœurs roses irisés... Autant dire que la "vraie vie des gens normaux", Sara ne connait pas. Et son voyage sur le navire de Nathan, c'est un peu comme si elle se retrouvait projetée dans l'émission "Seul face à la nature" (Man vs. Wild) et où Nathan serait Bear Grylls qui lui expliquerait ce qu'elle doit faire pour survivre (ce que je ne préciserai pas ici, parce que la maîtresse de l'étiquette me sauterait dessus sans préavis, et je finirais privée de romance) (oui, ici, on ne prive pas de dessert, on fait PIRE!)

En résumé, Sara n'est pas vraiment taillée pour la mer : elle est maladroite, gauche, gourde et quiche à ses heures, manque de jugeote, peut se montrer un tantinet agaçante et par dessus tout TSTL (je vous renvoie à l'explication de Chi-Chi sur le sujet). J'en veux pour preuve les diverses catastrophes qui surviennent sur son passage. "Là où l'ombrelle passe, le marin trépasse", cette phrase, somme toute obscure dans sa signification, devrait prendre tout son sens une fois la lecture du livre faite!

Alors comment se fait-il que je n'ai pas jeté violemment mon livre contre le mur en poussant un grognement (très digne et plein d'élégance) et que j'en suis au stade où je vous recommande le-dit livre?

Parce que Sara arrive à supplanter son statut de TSTL (elle a frôlé la frontière de l’agacement ultime pendant ma lecture) et se rendre finalement hilarante au yeux de la lectrice avertie. 

Et puis toutes ces tentatives pour se racheter aux yeux de l'équipage, ces efforts qu'elle fait pour s'adapter à l’environnement, et enfin, son infaillible optimisme la rendent hyper attachante et font d'elle un personnage très positif dans son évolution et finalement parfait pour Nathan.

Nathan qui est un héros magnifique, régalien, macho, tout puissant.... patient! Et qui avait finalement besoin du grain de sable Sara pour retrouver le goût des choses et comprendre le sens général de la vie (envolées lyriques Tam-Tam? Oui, j'aime bien Nathan, et il a beaucoup de mérite).

Et les pirates dans tout ça?
Ce serait spoiler... Mais disons qu'il est question d'un certain Pagan le pirate, mais que l'histoire de ce dernier passe au second plan dans l'histoire. Sachez seulement que vous aimerez beaucoup Pagan. Voilà... Faudra vous débrouiller avec cela!

Avant de vous laisser, j'ai une dernière chose à partager. Je vous ai beaucoup parlé de Sara, de son côté TSTL irritant, et j'ai passé sous silence le côté overmacho tout aussi pénible du héros.

Parce que soyons honnête, un héros qui pense avoir tout le temps raison, c'est contrariant et cela peut faire naître des pulsions violente chez la plus douce des lectrices.
D’où cette interrogation: pourquoi ai-je été beaucoup plus facilement agacée par les travers de l’héroïne, alors que j'ai pardonné en un clin d’œil au héros d'être un tantinet butor par moment?

Après étude approfondie, je me demande même ce qui dans l'écriture de l'auteur, a permis la transformation logique et cohérente de Sara? Comment l'auteur a-t-elle réussi à me vendre le passage du TSTL à la Sara de la fin (je ne donnerai pas de détails, spoilers!)?

Aurais-je branché mon cerveau sur le mode "old school" qui me  permet d'encaisser certaines tendances caractéristiques de cette époque sans avoir les cheveux qui se dressent sur la tête (quand bien même, Garwood ne soit pas vraiment une old school)? Certains disent que la lecture d'un Garwood ne peut engendrer que 2 sortes de réactions: soit on adore le côté "over the top"/excessifs des héros, soit on déteste. C'est un peu comme la Marmite...

Il ne me reste plus qu'à m'en remettre à votre bon jugement...

 
Bonne lecture,
Tam-Tam

PS: la première parution datant de 1991, et la couverture suintant le kitch à plein nez, ce livre fera aussi partie des Harlequinades Vintage de Karine...
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

12 août 2013

Lady Pirate

Il n’y a pas que L’île au trésor qui est classée en littérature générale.

Lady Pirate n’est pas classée en romance et c’est une histoire divisée en 2 tomes, Les valets du roi et La parade des ombres. De quoi donc vous occuper au moins le temps d’un weekend à l’ombre d’un parasol en compagnie de votre poison préféré - café/thé/rosé, rayer la mention inutile.

Mireille Calmel nous raconte ici la destinée de Mary.

A l’aube de notre histoire, Mary se voit contrainte par sa mère Cecily à se faire passer pour un garçon. Alors âgée de 7 ans, elle ne comprend pas vraiment la raison de ce choix maternel, mais cela semble faire plaisir à sa chère maman qui a bien du tourment depuis qu’elle est seule.

D’abord mariée au fils d’un riche armateur Londonien, John Reed, puis éprise d’un marin… Cecily se retrouve désertée et sans ressource et a alors l’idée de faire passer Mary pour le défunt fils de son défunt mari.

C’est ainsi que Mary Jane devient Mary Oliver et grandit dans la supercherie. Mais si au départ cette mascarade l’a intriguée, elle s’est vite prêté au jeu en découvrant la liberté et la quantité de choses qu’elle pouvait faire sous les traits d’un garçon !


Education littéraire et maîtres d’escrimes, leçons d’étiquette. La jeune Mary est éduquée pour devenir un gentilhomme sous la houlette de la riche et puissante grand-mère (qui ne veut cependant pas entendre parler de Cecily, qu’elle tient pour responsable de la mort de son fils).

Mais une série d’évènements (parmi lesquelles on trouve la mort de sa mère, la puberté et une chasse au trésor) la poussent à tout quitter.

Après une rencontre avec la sulfureuse Emma de Mortefontaine, elle reprend la fuite, « s’engage à bord d’un vaisseau » (pour reprendre les paroles de la désormais célèbre chanson) et quitte les îles britanniques.

Les aventures de Mary Read vont la pousser loin. Elle va faire de nombreuses rencontres : le Capitaine Forbin, Corneille, son fidèle lieutenant, et Niklaus Olgersen, le fringant Maréchal des Logis.

Et elle va connaitre son lot d’aventures, de joies et de peines.


Car sous les traits d’un garçon, et profitant de la crédulité de la quasi-totalité de la population, elle va partir à la guerre, naviguer sur les océans, tuer, se battre mais aussi aimer, haïr et jurer vengeance.

Je n’ai pas envie de vous dévoiler qui sera le grand amour de Mary, même si vous imaginez bien qu’il se trouve dans les 3 hommes cités un peu plus haut. A leur manière, ils font écho à un aspect de la personnalité aux mille facettes de notre héroïne et, si j’ai bien mon chouchou (pour des raisons qui me sont complètement personnelles), vous douterez, vous fondrez, vous frémirez et vous enragerez.

Ce livre n’est pas une romance conventionnelle. La trame se concentre trop sur Mary et sa quête (là encore je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler) pour que la romance soit la focalisation première de notre lecture. Mais amour il y aura. Et pirate aussi !

Oui, parce que c’est quand même le thème. Et donc, dans un souci de transparence, je vous annonce quelques spoilers à suivre dans l’étude approfondie du pirate sexy.

Enfin, quand je dis pirate, je parle de marin au sens plus large. Parce qu’en l’an de grâce 1696, existaient une « race particulière » de pourfendeurs des mers : les corsaires !

Et parce que la chaleur m’a rendue un peu feignasse sur les bords, j’ai décidé que tout le monde serait un pirate, et que je traiterai les marins sexy de ce livre comme des pirates. En plus, le livre d’appelle quand même « Lady Pirate », donc ce n’est pas comme si une partie de l’histoire n'était pas fondée sur le concept de la piraterie.

Donc après étude, le pirate est :

Beau :

Globalement, les trois hommes de Mary sont beaux à leur manière.
Forbin est magnifique et régalien. Le macho dans l’âme, le charmeur et séducteur au sourire irrésistible
Corneille est d’une beauté discrète. Il a perdu un bras, donc il doit savoir qu’il ne peut rivaliser avec le charme brut. Il fait dans la subtilité, l’écoute, la patience…
Niklaus est courageux et loyal (un peu comme Lassie, oui). Géant blond, il est de ces hommes que l’on suit avec confiance dans les pires situations, il commande les hommes, il inspire la confiance et le respect.

Séducteur et charmeur :
Oui, parce que faire fondre la jeune Mary Read, qui n’a d’yeux que pour la quête de son trésor, cela demande du talent, de la persistance et de la volonté.

Sexy :
Oui, même Corneille. Il m’a fait fondre. Ce qui était moins gagné qu’avec les deux autres.

Et la piraterie dans l’histoire ?
Nous avons un trésor, deux parties qui se le disputent, une course autour du monde pour le récupérer, des combats… Je ne sais pas ce qu’il vous faut d’autre ?
En savoir un peu plus sur l’héroïne sans doute…

Mary Read est une héroïne de littérature qui emprunte beaucoup de choses aux clichés de la romance :
Elle est une femme habillée en homme.
Elle est dotée d’un caractère qui en fait de ces héroïnes de la trempe d’Angélique. Elle fait « face à son destin ».
Elle est envoutante pour les hommes (et les femmes) qui croisent sa route
Elle se fait des ennemis puissants mais trouve toujours sa force dans l’adversité de la situation.
Elle est guerrière et maitresse, mère et amante, amie et furie.

Même lorsque vous aurez envie de la secouer, vous ne pourrez qu’apprécier sa force et sa volonté. Et puis sinon, le roman ne manque pas de héros yummy !
 

  
Bonne lecture,
Tam-Tam
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

7 août 2013

Des princesses, encore des princesses

Il y a 15 jours je vous dévoilais (ou pas) quelques clichés de princesses Disney revisitées.
Aujourd'hui, point de photographie, nous partons chercher notre inspiration au Japon!

Toutes celles qui ont un jour suivi les aventures de Bunny et de ses Sailor-copines ne seront pas étonnées par les photos qui suivent.

Drachea Rannak a en effet mélangé les deux univers pour arriver aux "Sailor Princesses".


Allez faire un tour chez l'auteur, et revenez me dire quelle est votre princesse préférée!

  
Bon mercredi,
Tam-Tam

PS: spéciale kassdédi à La petite lady et Mulan (je l'ai mise exprès pour toi dear!)

Rendez-vous sur Hellocoton !

5 août 2013

Ahoy captain !


Troisième année consécutive que je vous dévoile en cours d’été ma saga, aucune surprise donc. D’autant que certain(e)s d’entre vous auront retenu mes allusions plus, et surtout moins subtiles au thème qui va nous occuper ces prochaines semaines :

Le pirate de la romance

Ce thème est venu à moi, à l’insu de mon plein gré, alors que j’écoutais une chanson. J’ai alors réalisé que le pirate en romance est un thème vendeur. Le côté bad boy, l’élément liquide, le teint buriné par le vent, les cheveux aux pointes blondies par le soleil, vous ajoutez à cela l’aventure, le coté voyageur… le capital sexytude est bien là.

Il n'y a qu'à voir les trois pirates ci-dessus... Le premier est tiré du film "L'île aux pirates", et cette mèche blonde et ce sourire canaille ne sont pas sans un certain charme! Je ne devrais même pas à avoir à présenter le second, qui n'est autre que le formidablement romantique "Dread Pirate Roberts" du film "Princess Bride". Quant au troisième, il s'agit de Hook, dans sa version "Once Upon A Time" - et pas Dustin Hoffman, qui bien que formidable dans le film éponyme, irradie moins de virilité que celui-là!

Cela n’a rien de grave, mais nos cerveaux rationnels de princesses ne peuvent que réaliser que "pirate" est de ces occupations que seule la romance peut nous vendre. Au même titre que voleur.

En effet, prenons le portrait robot d’un pirate (j’ai pour cela eu recours à un procédé honteux qui s’appelle le chantage, et j’ai échangé une séance de "plouf" avec les mini-princesses contre un portrait détaillé du pirate tel qu’ils (son altesse le dauphin était là lui aussi) le voient :

Sale, avec une jambe de bois, des dents noires et jaunes et des trous (l’hygiène buco-dentaires des munchkins est parfaite), un crochet à la place de la main (monsieur le dauphin aurait-il regardé Peter Pan ?), un perroquet sur l’épaule, un œil en moins et un bandeau avec une tête de mort sur le trou (dit avec l’œil frétillant de l’enfant qui trouve ça cool… J’adore!), des puces (décidément, le pirate ne se lave pas)… Ont aussi été mentionné des verrues, des "coutures" (comprendre des cicatrices), des chaussettes à rayures, une barbe ou des moustaches (tout dépend du munchkin interrogé), et du poil dans les oreilles (oui, je flaire un traumatisme là).

J’ai ensuite cherché à savoir quelles étaient, selon le trio munchkinien, les activités principales du pirate :

Il vole les gens. Il brule les bâteaux des gens, il fait du canon (j’imagine sur les gens), il se bat avec une épée et il boit de l’alcool qui pue.

J’aime l’esprit synthétique du munchkin. 

A présent passons au portrait-robot du pirate de romance:

Il est grand, il est beau, et pour une fois, il sent vraiment bon le sable chaud! (étant donné le temps qu’il passe au soleil des tropiques et sur les îles aux trésors paradisiaques, ce n’est pas trop dur). 
Il est charmeur, il est viril et un leader né. Il peut avoir des marques sur le corps, mention de sa bravoure au combat, mais rien d’aussi drastique qu’un crochet (qui pour les caresses n’est pas très pratique vous admettrez). Il est un peu canaille, profondément aventurier et il est mystérieux.
Le pirate glamour, c’est un peu le mec bien qui a viré bad boy et a tout quitté pour l’aventure. Quand il vous sourit, il vous promet des voyages jusqu’au bout du soleil couchant, et des nuits d’amour au bord de la lagune…

On est d’accord. Ce mec est un fantasme sur pattes. Et force est de constater qu’une fois encore la romance s’est un tantinet éloigné d’une réalité qui devait clairement être plus proche de la description munchkinienne, même si cette dernière n’inclus pas les carnages, agressions et autres actes de cruauté dont étaient plus que capable ces vils baroudeurs des mers (mais en un sens, ça m’arrange que leur innocence ait passé sous silence ce versant du portrait).

Quoiqu’il en soit, le pirate de romance a beau être sexy a souhait, vous vous demandez sans doute comment j’en suis arrivé à me dire :
Tiens, si je passais des semaines à me renseigner sur les pirates en tout genre dans la romance ?

Et bien, tout a commencé par une chanson. Oui, une chanson que je vous invite à écouter et qui en plus de vous dévoiler un détail de mon casier judiciaire de princesse, raconte une bien jolie histoire.



Pour résumer (pour les sales feignasses qui n’auraient pas tout écouté, niark niark). Une jeune fille se voit promise à 15 ans et plutôt que obtempérer elle décide de "se laisser prendre par la mer" (comme dirait un certain poète français) et sous les trait d’un garçon se fait enrôler en tant que mousse sur un bâteau. C’était sans savoir que le capitaine du-dit navire n’était autre que son fiancé… Pendant 7 ans ils voyagent sans se reconnaître et au retour, se tombent dans les bras l’un de l’autre. Happy end, envolée de poissons volant, et arc-en-ciel made in le roi Triton.

Alors que j’écoutais la chanson pour la 14ème fois, et alors que je réalisais que l’histoire était un parfait synopsis de romance pirate, je me suis interrogée sur les éléments qui font que soudainement la romance pirate est formidable et inoubliable.

Comme à mon habitude, j’ai cherché dans tous les genres et toutes les époques, mais hormis notre amie Julie James qui nous a régalé d’un pirate informatique, je n’ai pu que constater que le pirate est un héros typique de la romance historique.

Très à la mode il y a une quinzaine d’années, il est quelque peu tombé dans l’oubli (tout relatif) et peuple moins les étagères que les highlanders. Mais comptez sur moi cet été pour vous faire découvrir du pirate à la pelle. Et histoire de bien vous appâter, sachez que le programme comprend, des auteurs telles que Johanna Lindsey, Mireille, Calmel, Julie Garwood, Teresa Medeiros ou encore Shirlee Busbee!

 
Bon lundi,
Tam-Tam
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

29 juillet 2013

La route de l'arc-en-ciel

Une auteur qui s’est fait connaître à travers ses historiques aux héros parfaitement yummy et qui s’est depuis un peu tournée vers le contemporain. Une auteur qui a défaut d’être perpétuellement géniale dans ce qu’elle écrit, propose une bibliographie peuplée de pléthore de livres délectables aux histoires sensuelles et émouvantes.

Une auteur passé/présent qui a déçu Chi-Chi dans ses contemporains (surtout celui-là), mais qui a fait swooner Little B. avec ses historiques.


Une auteur dont je n’avais pas lu de livre depuis un bon moment… parce que la déconvenue de Chi-Chi avait réussi à me refroidir de manière substantielle.

Mais début juillet, alors que j’avais des envies contradictoires, je me suis surprise a vouloir laisser sa chance à la série Friday Harbor de Lisa Kleypas. J’ai pris soin de sauter le premier, Nuit de Noël à Friday Harbor, et j’ai jeté mon dévolu sur ‘’La route de l’arc-en-ciel’’.

Ce tome s’ouvre sur Lucy Marin. Après un rapide chapitre sur l’enfance de la demoiselle, on assiste impuissantes à la conversation du siècle :
Son petit copain, Kevin, lui annonce qu’en fait, il n’est plus vraiment convaincu de l’affection qu’il lui porte, qu’elle l’étouffe un peu et que, parce qu’elle a trop d’exigences, pas assez de confiance en elle (et en les autres), et est totalement inaccessible, il s’est vu contraint, à l’insu de son plein gré, à se tourner vers quelqu’un d’autre pour parler de son moi profond.
Et que une chose en entrainant une autre, bah ils sont tombés amoureux, mais que bon, c’est quand même pas sa faute hein à ce pauvre Kevin, parce qu’on a pas idée d’être telle qu’elle est. Et puis, à sa décharge Alice a su tellement bien l’écouter. Sans doute parce qu’elle connaît si bien sa sœur Lucy…

Et voilà, Kevin l’ordure vient donc de larguer Lucy pour sa sœur. Et puis parce qu’Alice vient s’installer avec lui, ce serait quand même bien que Lucy décampe dans la semaine.

Voilà comment en une conversation, notre héroïne se retrouve sans copain et sans maison…

Fort heureusement, Lucy a des amies adorables qui tiennent un B&B, ce qui résout son problème de toit. Pour ce qui est du cœur, faisons confiance à l’égocentrisme du nouveau duo Kevin-Alice…

A peine quelques semaines après la rupture d’une relation de deux ans, nos deux tourte… ordures annoncent leurs fiançailles. Sauf que pour une fois, les parents des deux sœurs n’approuvent pas de leur benjamine et refusent de payer quoique ce soit tant que leur ainée ne se sera pas remise de la trahison.

Je pourrais vous raconter ce qui se passe après, mais ce serait spoiler. Et je ne suis pas d’humeur et ne souhaite pas ruiner votre plaisir. Mais disons que cela implique :

  • un retour de faveur
  • un accident de vélo vintage
  • une équipe de bikers type hell’s angels
  • une nièce orpheline
  • la lumière de l’aube qui révèle la magie d’un vitrail
  • des antécédents familiaux compliqués
  • un vignoble et son propriétaire sexy
  • un chien ridiculement pataud
  • un mariage
  • une relation entre sœurs
  • un phobique de l’engagement
Autant dire, la recette d’une livre à la fois sweet et juste dans le traitement des émotions. Nos héros sont tous les deux blessés et l’auteur saura leur laisser du temps pour apprendre à se connaître et progressivement reconnaître l’évidence.

J’ai swooné, j’ai dévoré les pages et ce que j’ai pu aimé Sam et son coté geek (qui pourrait renoncer à un homme qui fait des références à Doctor Who ?), qui se mélange à la solidité de l’homme fier de son travail et étrangement tire sa force des craintes et faiblesses de son enfance.

Laissez vous séduire par les Nolan, du moins celui-là, et alors que le soleil brille (enfin j’espère), plongez-vous sans attendre dans La route de l’arc-en-ciel !
 

  
Bonne lecture,
Tam-Tam

 
Rendez-vous sur Hellocoton !

24 juillet 2013

Les princesses dans tous leurs états...

Avant de commencer, petite note pour vous dire que T., bien qu'ayant prévu 4532 articles d'avance, n'aura pas internet, et ne répondra pas aux commentaires pendant quelques temps... Quand à moi, je vais lui rendre visite, et je vais donc être aussi coupé de la civilisation! 
Pas de panique donc si nous ne vous répondons pas, nous revenons vite. ^_^
Je rends la parole à T.
Love
C.

Il y a quelques temps déjà, Chi-Chi vous dévoilait les Pocket Princesses

Et pour ceux qui suivent notre page facebook, vous savez que les princesses Disney (et notamment Ariel), ont une place d'honneur dans notre cœur (et je rime).

Cet été, j'ai envie de vous dévoiler d'autres princesses revisitées que je collecte avec soin depuis plusieurs mois déjà.

Aujourd'hui, je vous dévoile un extrait d'une série exécutée par la talentueuse photographe Annie Leibowitz (que certains d'entre vous doivent connaitre d'ailleurs). L'artiste met en scène des stars anglo-saxonnes (du cinéma, du sport, de la télévision...) et recréé l'ambiance Disney autour du personnage choisi.

Ainsi, Scarlett Johanson devient Cendrillon, alors que le clocher commence à sonner minuit...


Penelope Cruz et Jeff Bridges valsent après la transformation de la bête...


Et enfin, Queen Latifah est Ursula...


... tandis que Julianne Moore chante pour son prince et Michael Phelps nage (puisqu'il sait si bien le faire)...

Annie Lebowitz a même fait une série entière sur la Belle et la Bête avec Drew Barrymore en Belle...
J'avoue préférer Drew à Pénélope dans ce rôle...



Bon mercredi et révisez vos Disney!
Tam-Tam 
  
Rendez-vous sur Hellocoton !

22 juillet 2013

How to romance a rake

Il y a des matins pourris où se réveiller est un effort qui demande toute l’énergie dont nous sommes capables. Que ce soit parce que il n’y a plus de café/thé/chicorée dans le placard, ou parce que votre pull préféré porte le souvenir de la sauce bolognaise de la veille, ces matins sont horribles.

Fort heureusement, il n’y a pas de fatalité dans ces matins là. Car il suffit d’une chose pour vous amener le sourire aux lèvres et illuminer votre journée.

J’ai vécu un de ces matins fin juin. Je me suis réveillée, il pleuvait. J’ai tiré ma carcasse hors du confort de mon lit, et il n’y avait plus de céréales. Et laissez moi vous dire qu’une princesse en hypoglycémie ce n’est pas beau à voir. Ce n’est pas encore le stade Gremlins, mais on n’est pas loin.

Mais en revenant du supermarché local (le majordome était en vacances) avec ma boite de corn-flakes, j’ai ouvert ma boîte aux lettres… et j’y ai trouvé... un colis amazon !

Alors c’était peut-être le manque de sucres dans mon système, ou de la sénilité précoce, mais en observant ce paquet, j’ai pris conscience que je n’avais aucun souvenir d’un achat…

Prise d’une excitation soudaine, je suis rentrée précipitamment, j’ai presque jeté mes céréales dans la cuisine et me suis concentrée sur le colis.

J’ai trouvé à l’intérieur ‘’How to romance a rake’’, une romance régence de Manda Collins. Et le nom de ma bénéfactrice : Pirouette !

Ce qu’il faut savoir à propos de Pirouette, c'est qu’elle est très difficile en matière de romance historique, voire impossible à satisfaire. Si bien qu’elle reste souvent une lectrice fidèle des contemporains de tous poils, et nous laisse le soin de faire vivre la planète historique sans elle.

Alors recevoir une régence de sa part, c’était à la fois adorable et l'assurance d’une romance de qualité exceptionnelle.

Et je n’ai pas été déçue, voyez donc…

How to romance a rake est le second opus de la série des ‘’Ugly Ducklings’’ (les vilains petits canards, en français) qui raconte l’histoire de trois cousines. Notre opus du jour se concentre sur Juliet Shelby, de prime abord bien sous tous rapports, charmante, séduisante… mais affublée d’un boitement qui la rend invisible aux meilleurs partis du marché et la cible de moqueries de la part des pestes en tout genre qui peuplent les bals londoniens.

Et c’est dans un salon de musique, à l’occasion d’un de ces bals, que notre histoire commence.

Fatiguée par la foule, Juliet s’est réfugiée là en espérant sans doute pouvoir profiter de quelques instants de quiétude en compagnie de son instrument fétiche. 
C’était sans compter sur l’arrivée des deux pestes en chef de la saison.

Juliet a juste le temps de se cacher derrière un paravent avant d'assister à une conversation dont elle est le sujet… malheureusement. Nos deux pestes dissertent allègrement sur les différents défauts dont sont affublés notre héroïne et ses cousines. Et bien entendu, elles sont loin d’être délicates sur le sujet (opération hippopotame dans un magasin de porcelaine, ON!).

Juliet se demande combien de temps la torture va encore durer quand le Vicomte Alec Deveril, hôte de la soirée, fait son apparition dans la pièce et abrège la souffrance de notre jeune éclopée.

Mais alors que Juliet pensait s’en sortir sa dignité intacte, Alec l’invite à sortir de sa cachette, révélant ainsi sa connaissance totale de la situation…


Fort heureusement, notre héros est un homme bien, qui a passé sa vie à tenter de racheter la réputation catastrophique que sa famille avait par le passé dans la bonne société, et il réconforte Juliet comme il peut.

De cette rencontre nait une amitié… etc (sous entendre, il se marièrent et eurent plein de spendides enfants aux joues roses). Mais qu'importe la destination en romance, c'est le chemin emprunté qui importe. Et le chemin ici, c'est le paradis!

J’ai dévoré cette régence en moins de 24h. Entre l’histoire absolument délicieuse et les personnages sweet à souhait, je n’ai pas pu m’arrêter.

Juliet est criante de vérité avec ses insécurités, sa mère absolument horrible, qui veut la marier (de force) à un déplaisant lord, son père absent, trop occupé par sa carrière de diplomate, et le mystère entourant son infirmité.

Quant à Alec, il a beau être un rake, séduisant, charmeur et irrésistible, il a lui aussi beaucoup à faire avec son passé familial : une mère dépressive, un père sans aucun respect pour la gente féminine (qui quand elle dit non, veut dire oui…) ou pour le travail des autres (payer les artisans ? vraiment ?). Ce qui a laissé Alec avec un profond sens du devoir, et quelques problèmes de confiance…

C’est le grand pouvoir de ce livre, un mix d’humour, de personnages attachants et beaucoup de cohérence dans leur histoire.

Et ce moment de swoonage intense, je le dois à Pirouette… Un grand MERCI !!!
 

Je m’en vais à présent rattraper mon retard de lecture des livres de cette auteur.
 
 


Bonne lecture,
Tam-Tam

 
Rendez-vous sur Hellocoton !

15 juillet 2013

I've got your number

Tout a commencé par une bague et un téléphone…

Enfin, dans la vraie vie, tout a commencé par une conversation téléphonique entre Chi-Chi et moi. Une de ces conversations où je chouine lamentablement parce que je n’ai "rien à lire", et où Chi-Chi endure patiemment ma diatribe (dear, I am trying to best myself, I promise).

Immanquablement, Chi-Chi finit par me donner des idées, des titres, des auteurs… (que ferais-je donc sans elle hein ?) Et je finis par faire mon choix. Parfois mon choix se porte sur quelque chose de totalement différent (esprit de contradiction, moi?), mais c’est ce qui est formidable avec les échanges sur la lecture, ils apportent toujours quelque chose et rendent le tableau complet beaucoup plus lisible. 

Un peu comme ce blog.

Même si l’article d’aujourd’hui ne vous donne pas envie, votre esprit va faire des associations qui vont vous aider à faire un choix…

 Mais je m’égare, revenons à notre bague et notre téléphone. Enfin, celui de Poppy, héroïne de I’ve got your number, dernier livre de Sophie Kinsella.

Il se trouve que la demoiselle a perdu sa bague et que son téléphone a été volé. Et afin que vous réalisiez à quel point la journée de Poppy est pourrie, je me dois d’ajouter que cette bague est sa bague de fiançailles et qu‘elle voue à son téléphone un culte aussi grand que celui que je voue à la couleur rouge ou que Chi-Chi voue aux paillettes. Car au-delà du fait que sa vie se trouve dans son téléphone, il est aussi pour elle le seul moyen d’entrer en contact avec le personnel de l’hôtel (dernier endroit où sa bague a été repérée en vie) qui a promis de tout mettre en œuvre pour la retrouver. 


Et puisqu’on parle de bague, autre détail qu’il vous faut connaître. Cette bague est dans la famille de Magnus (son fiancé) depuis des générations, elle est chargée d'histoire et de sens et dire que sa perte porterait un coup fatal à la relation que Poppy entretient avec sa future belle-famille est un doux euphémisme. Ainsi le poids de la culpabilité va la pousser à faire quelque chose de……… pas très honnête.

Imaginez-la, désespérée dans le hall de l’hôtel où elle a passé la soirée avec ses amies, (avant de réaliser qu’elle a égaré sa bague dans la confusion d’une alerte incendie) et quelques secondes seulement après avoir vu son téléphone arraché de ses mains.

Quand tout à coup, elle aperçoit, jeté négligemment sur une poubelle non loin d’elle, un téléphone.

 Alors la décence, l’honnêteté, la politesse et bien d’autres choses voudraient que Poppy restitue le téléphone, d’autant que sur l’appareil, un autocollant fournit le nom de l’entreprise propriétaire.

Mais Poppy est désespérée, au point que lorsque Sam Roxton, propriétaire dudit téléphone réalise ce qu'elle a fait, et exige la restitution de l’appareil, notre héroïne enfile le masque de la mauvaise foi combinée à la jeune fille en détresse et argumente comme jamais.

Poppy réussi donc à le persuader de lui laisser le portable (qui était celui de son assistante) le temps que l’histoire avec sa bague de fiançailles soit résolue. En échange de quoi, elle s’engage à transférer tous les mails et textos qui arrivent sur la ligne directe de Sam.

Nous avons donc Poppy, Magnus, et Sam. La recette d’un triangle. Et je vois certains d’entre vous tiquer. Et vous auriez eu raison si Sophie Kinsella n’avait pas eu autant de talent.

Car non seulement l’histoire est délicieuse et pleine d’humour, mais les personnages sont diablement bien construits. 

On aime Poppy pour sa manière de se sortir des situations de la manière la plus cocasse, on aime Sam qui semble trop stricte et aurait besoin d'être décoiffé, on apprécie Magnus et sa famille de têtes qui dissertent de métaphysique quantique quand je discute des derniers rebondissements de Doctor Who. 

J’aime quand un personnage semble presque réel à la lecture. Car on oublie facilement la probabilité pour qu’un haut dirigeant d’une entreprise vous laisse par gentillesse le portable de son assistante, et on boit les paroles de l’auteur qui nous raconte la relation entre Poppy et Magnus, sa famille, la préparation de leur mariage et les nouvelles interactions digitales (et très personnelles) qu’elle entretient à présent avec le sexy et énigmatique Sam Roxton.

Le risque d’une telle histoire serait de nous faire croire qu’à l’aube de son mariage avec l’homme qu’elle aime, l’héroïne tomberait soudainement sous le charme d’un homme différent.

Mais l’auteur n’a en rien réduit son histoire à cela. La fin est bien plus complexe (mais néanmoins heureuse, nous sommes au royaume du happy-end après tout) que je ne l’aurais cru d’emblée, et j’ai presque regrettée que le livre ne dure pas plus longtemps.

Jetez vous dessus, il sera le parfait compagnon de juillet, que vous soyez en vacances ou pas!

 
Bonne lecture,
Tam-Tam
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

10 juillet 2013

Vera Cruz au pays des Poneys


Je vous emmène en balade ce mercredi.
Point de destination exotique, mais un pays reculé et isolé au pied de l'arc en ciel: le pays des poneys.

Ceux que j'ai eu la chance de voir ce week-end n'étaient pas à paillettes, mais ils répondaient à des noms très dignes: Diamant, Naturel et Galaxie.

Et au milieu des poneys, des mini-princesses qui avaient donné rendez vous à Ariel...
 

Et puis comme il faisait si chaud, nous avons tous "fait plouf" (il faut s'adapter aux idiomatismes locaux).
Ariel n'a pas gagné le concours de grimaces, mais elle a agité ses nageoires avec délectation.
J'ai même pu assister à l'apparition furtive d'une super héroine... Heureusement pour son identité secrète, une goutte d'eau est venu se loger sur l'objectif...
Fatiguée par une séance de bombes et autres sauts impressionnants, Ariel est alors sortie de l'eau, et s'est détendue à l'ombre en sirotant son pulco.
Pendant que son altesse le dauphin faisait "plouf" à son tour dans sa pataugeoire personnelle... 

Et au milieu de cette langueur estivale, un évènement a eu lieu dans le monde de la romance, ou tout du moins, le monde des princesses.

Little B., initiée au côté rose de la force il y a un an presque tout juste, a succombé au pouvoir de la VO. Et c'est avec une joie sans précédent que je lui ai prêté Romancing Mister Bridgerton de Julia Quinn.

Je laisse maintenant à Colin le soin de parfaire son addiction! Et on ne saurait rêver d'un meilleur mentor non?

 
Bon mercredi, 
Tam-Tam 
  
Rendez-vous sur Hellocoton !

8 juillet 2013

Running wild - Men from battle ridge 1

Il arrive un moment dans la vie d'une femme où l'on fait une découverte qui change notre vie:
- on découvre la coupe de pantalon qui nous va et nous transforme en bombe atomique
- on découvre le dessert qui nous fait pousser un grognement de plaisir fort peu digne mais jubilatoire
- on découvre que la romance c'est le bien
- on découvre Linda Howard

Bon, bon, bon... tout cela sonne très grandiloquent (et incomplet me dit on en coulisse), mais vous visualisez.

Linda Howard est l'auteur qui a défini le canon de l'homme Alpha. Et s'il y a bien un héros qui défraye la chronique (en bien ou en mal) c'est l'homme alpha. Certaines le trouve trop irréel, d'autre fondent littéralement et en redemandent.

Vous me connaissez, je fais partie de la deuxième catégorie, mais avec classe et distinction bien entendu. Et après avoir re-goûté aux "vieux" Linda Howard, j'ai décidé de me faire plaisir une fois encore et me suis procuré le dernier.

Running Wild est le premier tome d'une série intitulée "Men from Battle Ridge" que Linda Howard a coécrit avec Linda Jones qui se déroule.... à Battle Ridge (quelle surprise!!!).

Notre premier opus raconte l'histoire entre Carlin Reed, jeune fille poursuivie par un ancien amoureux aux tendances borderline sociopathe, et Zeke Decker un rancher bien sexy comme je les aime (oui, je suis faible).

Notre amie Carlin a beau attirer les barrés, est dotée d'une intelligence suffisante pour réaliser que puisque son ex est policier et que la police ne la croit pas, elle a mieux à faire que de rester à attendre que quelque chose lui arrive. Elle plie donc bagage et s'installe dans une autre ville. Malheureusement pour elle, le barré la suit et tue sa collègue par erreur (cette dernière portait l'imperméable rouge de Carlin, oups!)

Et là, elle ne se contente pas de quitter la ville, elle fuit et fait en sorte de s'évanouir dans la nature. Et à notre époque, s'évanouir dans la nature est tout de même assez complexe. Car cela sous-entend de n'utiliser que du cash, de ne se faire embaucher qu'au black et de ne voyager que par des moyens ou votre nom ne sera pas référencé.

Blague à part, cela a toujours l'air très simple dans les films, mais si ce livre est une indication pertinente, c'est bien plus complexe qu'on le souhaite lorsqu'on est une femme en fuite.

Au hasard de sa fuite, notre héroïne atterri à Battle Ridge (yeahhhh, les affaires reprennent) où la propriétaire du café (et déesse des tartes), Kat, l'embauche.

Mais voilà que l'hiver arrive et avec lui l'activité décroit.

Fort heureusement, Kat a un cousin, un cousin sexy qui s'appelle Zeke, et qui a besoin d'une gouvernante sur son ranch qui saura gérer les repas de lui et ses hommes ainsi que la tenue du commun et de la maison principale.

En effet, depuis le départ de sa précédente gouvernante/nourrice/seconde mère, partie prêter main forte à sa fille, le ranch est au bord du désastre, si bien que Zeke n'est plus vraiment en position de négocier et Carlin impose ses règles (paye en cash, pas de question, des serrures, la paix).

Tout ceci dans le but d'assurer sa sécurité. Mais c'était sans compter sur 1) la ténacité du grand malade mental qui croit qu'elle est sienne et 2) l'attraction entre elle et Zeke.

D'ordinaire, avec Linda Howard, l'ombre du danger est omniprésente et contraint les héros à un rapprochement dans la tension (souvent sexuelle). Ici, la tension monte doucement et avec panache. Les Linda donnent le temps à leurs héros de se connaitre. Chaque personnage prend de la profondeur avant que l'ex ne refasse surface et le fait que l'intrigue suspense passe en arrière-plan est une délicieuse découverte.

Les sentiments ont le temps d'apparaitre, nos héros ont le temps de se montrer butés et bornés avant de se laisser aller à la sensualité howardienne du moment. Et je n'ai qu'une hâte, retourner à Battle Ridge retrouver les cow-boys avec le tome suivant!
 
  
Bonne lecture,
Tam-Tam
Rendez-vous sur Hellocoton !

1 juillet 2013

Episode 3 et fin: Sans orgueil ni préjugés

Résumé des épisodes précédents : les synopsis vous mentent !
 
Que l'on cherche un livre aux allures de vieux Harlequin old school, un nerd au potentiel de sexitude sous exploité ou que l'on ai envie de se plonger dans une régence aux évocations du monde de Jane Austen... 

On nous ment (on nous spolie, et je n'appelle pas à la révolution, promis) et depuis deux semaines, en passant un peu ma frustration, je vous fais rire en vous racontant ce que je cherchais dans mes lectures et ce que j'y ai trouvé.

Le livre d'aujourd'hui est un historique, récent et français. Sans orgueil ni préjugés de Cassandra O'Donnell est le premier tome de la série des sœurs Chabrey et il nous conte l'histoire de Malcolm et Morganna.

Sans plus attendre passons au synopsis :
Le mariage ? Morgana Charbrey ne veut pas en entendre parler ! Elle préfère son indépendance et les sciences, passion qu’elle dissimule derrière une prétendue maladie, loin des regards courroucés de la bonne société. Lorsqu’elle apprend que le manuscrit de sa sœur a été refusé par un éditeur méprisant l’intellect féminin, Morgana décide d’aller confronter ce personnage cynique et détestable. Si ce dernier pense pouvoir confondre la demoiselle à coups de reparties cinglantes et de sourires enjôleurs, il ne sait pas encore à qui il a affaire…

A la lecture de ce dernier, la lectrice de romance se dit que 1) elle va avoir le droit à une romance historique pleine d'humour avec 2) un personnage féminin au caractère bien trempé et 3) un héros qui a besoin urgemment de se faire remettre à sa place. 

Une lecture dans la lignée des Lisa Kleypas, Julia Quinn et autres Eloisa James. C'est à dire une régence moderne, avec une dose suffisante d'anachronisme(s) dans le caractère des personnages pour que l'humour soit au rendez-vous...

Pour ne pas risquer une nouvelle déconvenue, j'avais même lu plein de chroniques hyper enthousiastes et loin de moi l'idée de dire que le livre est mauvais, mais il ne correspond juste pas à ce que j'attendais.

Pourquoi donc?
Parce que ce livre n'est pas aussi moderne qu'il veut se vendre. Pour étayer mon argumentation, il va me falloir faire un petit bond dans le temps, et revenir aux décennies précédentes. 

La romance, dixit Chi-Chi (qui a joué le rôle aujourd'hui de mon wikipanion perso), trouve ses premiers balbutiements chez nos amis les Grecs du 3ème et 4ème siècle, il y a donc très très longtemps (dans une galaxie très très lointaine...)(non, je m'égare), ce qui lui a bien laissé le temps d'évoluer. 

Cependant, la romance telle que nous la connaissons remonte aux années 70 (à la louche). C'était alors le règne de ce que l'on qualifie de "old-school", où le héros était macho et dominateur, l’héroïne était belle, fragile et plutôt sans défense et où la pâmoison et le butor étaient rois dans les traductions.

Les experts s'accordent à dire que le virage entre le old-school et la romance moderne s'est fait autour d'un roman, AKISA (A Knight In Shinning Armor, en français, Vint un chevalier) de Jude Deveraux. 

La romance, dite moderne, pris alors son envol dans les années 80 (bonjour mulet et épaulettes) avant de s'installer comme la dominante dans les années 90 où les héros étaient certes toujours masculins, mais où ils écoutaient aussi leur douce qui n'était plus sans défense, qui avait un avis et même parfois raison (miracle!).

La romance moderne, aurait ainsi suivi les modifications des aspirations des femmes, et les héroïnes ont repris le contrôle des romances tandis que nos mères prenaient le contrôle de leurs vies (pour faire dans le schématique).

Sans orgueil ni préjugés se veut une romance moderne. Son héroïne y est férue de sciences, souhaite mener sa barque et veut faire fi des conventions. Son héros se veut de la trempe des machos qui ont juste besoin de LA femme qui saura leur faire entendre la voix de la sagesse. Ce que j'applaudis à gorge palpitante. 

Sauf quand la lecture me révèle du old-school qui n'était absolument pas dans le contrat!

Certes, notre héroïne est toujours aussi passionnée de sciences, sauf qu'il lui suffit de voir le héros pour 1) le détester (vous me direz qu'étant donné son attitude c'est tout à fait normal) comme le butor qu'il est et 2) ne pas lui résister (parce que des choses physiques se passent en elle et qu'elle ne peut maitriser le désir qui déferle). Et cela, mes amies, c'est clairement du cliché old-school où on pourrait presque dire que la jeune Morganna n'a pas le cerveau nécessaire pour dire non et résister.

Et le héros dans l'histoire? Il est de la même trempe. 

Deuxième rencontre, l’héroïne lui tient tête... le désir l'assaille, et hop, je t'embrasse pour te punir ! Et s'il y a bien un trait qui est propre au old-school c'est celui-là. L’hégémonie masculine sur la femme, cette dernière qui dit non mais qui veut dire oui. On forcit un peu les trait et BAM ! Passions Captives ! (pour celles qui n'auraient pas lu l'article, allez donc rire!)

Comme je suis têtue, j'ai continué ma lecture au-delà de la deuxième rencontre. Mais l'intrigue est fainéante. Résoudre tous les problèmes de communication à coup de désir irrépressible, c'est très difficile à croire. 

D'ailleurs revenons à ce désir débordant. La régence en romance est un genre qui s'appuie sur une série d'anachronismes pour nous vendre du rêve. On croit au mariage d'amour dans une société qui fonctionnait sur les mariages d’intérêts et de convenances, on avale en souriant l'improbabilité des situations où les héros se laissent aller à leurs hormones avant le passage devant Monsieur le curé/pasteur/capitaine de bateau. 

Mais notre désir d'y croire s’arrête quand le bouchon a été poussé trop loin (et ce n'est pas Maurice qui me dira le contraire). C'est pour cela que dans ce livre précisement, cela va au delà de la crédibilité historique et touche la crédibilité littéraire de base. 

Je m'explique et je vous plante le décor. Morganna et sa sœur arrivent à Londres, se rendent chez Malcolm, lord et éditeur, pour protester quant au refus d'éditer le roman de la jeune soeur. Notre héros se montre arrogant et répond qu'il a ses raisons (comprendre, il a un gogo-gadget-o-p*****, et on ne peut pas comprendre). 

Le même jour, Malcolm se rend au domicile des Chabrey, et au lieu d'attendre d'être introduit par le majordome, il force le passage. S'en suit une discussion qu'on pourrait fort aisément qualifiée de houleuse, conclue par un baiser du monsieur à la demoiselle.

Ainsi, si on me vend un historique, je vais avoir du mal à croire qu'un lord à la réputation correcte (comprendre qu'il n'est pas connu pour visiter les chambres des domestiques de toutes les demeures dans lesquelles il est invité) va soudainement forcer l'entrée d'une maison où il n'a jamais été reçu pour ensuite embrasser la personne qui aura consentie à le recevoir, et ce, malgré la scandaleuse enfreinte à l'étiquette. 

Quand cette scène arrive autour de la page 50, il y a de quoi être refroidie.

Alors que l'auteure elle-même dit qu'elle a cherché à créer une ambiance désuète avec un langage que n'utilisent pas les anglo-saxons et que la romance offrait une plus grande liberté car il n'y a pas de vérité historique. 

Oui, lire un historique ne veut pas dire lire une biographie sur la vie de la femme au Second Empire, ni les mémoires d'un moine franciscain à la Renaissance. Mais il existe une limite à notre capacité à "gober" les anachronismes. Et certes, on peut s'amuser en romance, mais de là à mélanger les genres comme cela, j'ai juste la sensation qu'on me prend pour une (ravissante) idiote qui ne saura pas voir la différence. Ainsi, la régence, c'est une dose nécessaire de conventions et de règles que l'auteur peut choisir de "tordre" avec talent.

Enfin, je finirai sur une dernière réflexion : si cette même scène était adaptée dans un contemporain, je crois que je tiquerais tout autant, parce qu'un homme qui embrasse pour faire taire parce qu'il ne sait résister au désir qui monte en lui la deuxième fois qu'il me voit, je lui envoie mon genoux dans... bref, vous savez où!
Comme quoi, certaines conventions traversent les époques.

 
Bon Lundi,
Tam-Tam
Rendez-vous sur Hellocoton !