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15 juillet 2013

I've got your number

Tout a commencé par une bague et un téléphone…

Enfin, dans la vraie vie, tout a commencé par une conversation téléphonique entre Chi-Chi et moi. Une de ces conversations où je chouine lamentablement parce que je n’ai "rien à lire", et où Chi-Chi endure patiemment ma diatribe (dear, I am trying to best myself, I promise).

Immanquablement, Chi-Chi finit par me donner des idées, des titres, des auteurs… (que ferais-je donc sans elle hein ?) Et je finis par faire mon choix. Parfois mon choix se porte sur quelque chose de totalement différent (esprit de contradiction, moi?), mais c’est ce qui est formidable avec les échanges sur la lecture, ils apportent toujours quelque chose et rendent le tableau complet beaucoup plus lisible. 

Un peu comme ce blog.

Même si l’article d’aujourd’hui ne vous donne pas envie, votre esprit va faire des associations qui vont vous aider à faire un choix…

 Mais je m’égare, revenons à notre bague et notre téléphone. Enfin, celui de Poppy, héroïne de I’ve got your number, dernier livre de Sophie Kinsella.

Il se trouve que la demoiselle a perdu sa bague et que son téléphone a été volé. Et afin que vous réalisiez à quel point la journée de Poppy est pourrie, je me dois d’ajouter que cette bague est sa bague de fiançailles et qu‘elle voue à son téléphone un culte aussi grand que celui que je voue à la couleur rouge ou que Chi-Chi voue aux paillettes. Car au-delà du fait que sa vie se trouve dans son téléphone, il est aussi pour elle le seul moyen d’entrer en contact avec le personnel de l’hôtel (dernier endroit où sa bague a été repérée en vie) qui a promis de tout mettre en œuvre pour la retrouver. 


Et puisqu’on parle de bague, autre détail qu’il vous faut connaître. Cette bague est dans la famille de Magnus (son fiancé) depuis des générations, elle est chargée d'histoire et de sens et dire que sa perte porterait un coup fatal à la relation que Poppy entretient avec sa future belle-famille est un doux euphémisme. Ainsi le poids de la culpabilité va la pousser à faire quelque chose de……… pas très honnête.

Imaginez-la, désespérée dans le hall de l’hôtel où elle a passé la soirée avec ses amies, (avant de réaliser qu’elle a égaré sa bague dans la confusion d’une alerte incendie) et quelques secondes seulement après avoir vu son téléphone arraché de ses mains.

Quand tout à coup, elle aperçoit, jeté négligemment sur une poubelle non loin d’elle, un téléphone.

 Alors la décence, l’honnêteté, la politesse et bien d’autres choses voudraient que Poppy restitue le téléphone, d’autant que sur l’appareil, un autocollant fournit le nom de l’entreprise propriétaire.

Mais Poppy est désespérée, au point que lorsque Sam Roxton, propriétaire dudit téléphone réalise ce qu'elle a fait, et exige la restitution de l’appareil, notre héroïne enfile le masque de la mauvaise foi combinée à la jeune fille en détresse et argumente comme jamais.

Poppy réussi donc à le persuader de lui laisser le portable (qui était celui de son assistante) le temps que l’histoire avec sa bague de fiançailles soit résolue. En échange de quoi, elle s’engage à transférer tous les mails et textos qui arrivent sur la ligne directe de Sam.

Nous avons donc Poppy, Magnus, et Sam. La recette d’un triangle. Et je vois certains d’entre vous tiquer. Et vous auriez eu raison si Sophie Kinsella n’avait pas eu autant de talent.

Car non seulement l’histoire est délicieuse et pleine d’humour, mais les personnages sont diablement bien construits. 

On aime Poppy pour sa manière de se sortir des situations de la manière la plus cocasse, on aime Sam qui semble trop stricte et aurait besoin d'être décoiffé, on apprécie Magnus et sa famille de têtes qui dissertent de métaphysique quantique quand je discute des derniers rebondissements de Doctor Who. 

J’aime quand un personnage semble presque réel à la lecture. Car on oublie facilement la probabilité pour qu’un haut dirigeant d’une entreprise vous laisse par gentillesse le portable de son assistante, et on boit les paroles de l’auteur qui nous raconte la relation entre Poppy et Magnus, sa famille, la préparation de leur mariage et les nouvelles interactions digitales (et très personnelles) qu’elle entretient à présent avec le sexy et énigmatique Sam Roxton.

Le risque d’une telle histoire serait de nous faire croire qu’à l’aube de son mariage avec l’homme qu’elle aime, l’héroïne tomberait soudainement sous le charme d’un homme différent.

Mais l’auteur n’a en rien réduit son histoire à cela. La fin est bien plus complexe (mais néanmoins heureuse, nous sommes au royaume du happy-end après tout) que je ne l’aurais cru d’emblée, et j’ai presque regrettée que le livre ne dure pas plus longtemps.

Jetez vous dessus, il sera le parfait compagnon de juillet, que vous soyez en vacances ou pas!

 
Bonne lecture,
Tam-Tam
 
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21 octobre 2010

Playlist/Booklist, même combat

En ce jour historique de (presque) départ en vacances pour beaucoup d'entre vous (et je précise bien "vous", puisque je reste enchaînée à mon travail pendant ce temps...), j'ai décidé dans ma très grande générosité de vous faire part d'une petite liste de lecture à mettre dans vos bagages. C'est bien connu, aucunes vacances ne sauraient être réussies sans une pile de livres adéquate. J'aime toujours recevoir des recommandations de lectures, et l'approche des vacances est particulièrement faste en la matière, car je sais que j'aurais le temps de lire encore plus, et je veux être parée!

De même que certains ont une playlist de leurs vacances, la lectrice compulsive a une booklist, construite avec le plus grand soin. Il faut un nombre de livre qui ne soit pas trop important (lourd dans la valise) mais pas trop réduit non plus (rien de pire que de se retrouver à sec). Il faut des genres différents, des auteurs variés, pour ne pas tomber dans la lassitude ou, catastrophe, se retrouver avec une série entière de déceptions qui, plus sûrement que n'importe quel caprice météorologique, peut saboter un voyage (ne me dites pas que je suis la seule à pense cela?)... Bref, la booklist de vacances se travaille, se peaufine, et n'est pourtant jamais optimale!

 

Vous me pardonnerez cette introduction désastreusement peu inspirée, j'en rejette l'entière responsabilité sur le dos du ménage qui a refusé de se faire tout seul (pourtant, je le lui avais demandé très gentiment, et ce depuis plus d'une semaine - on ne peut vraiment plus compter sur personne de nos jours...)!
Sans plus de cérémonies, voici en vrac quelques titres que je vous recommande :
  • Married for a month (Tous mariés) de Susan Mallery : à l'époque de ma lointaine jeunesse, quand je n'étais pas encore allergique aux histoires de retrouvailles, je m'étais laissée tenter par cette histoire de deux psys qui, pour prouver leurs théories opposées sur le mariage, se lançaient dans un concours très médiatisé à base de « qui réussira à former le plus de couples durables dans un délai imparti ». Et parce que c'est un Susan Mallery, je n'ai pas regretté mon choix, c'est un livre à lire et à garder!
  • Too good to be true de Kristan Higgins : voilà une autre œuvre de mon coup de cœur de cet été, qui reste dans la même veine. Le fiancé de Grace a annulé leur mariage 3 semaines avant le jour J car il était tombé amoureux de sa sœur (celle de Grace, pas celle du fiancé, n'est-ce pas...). Et pour empêcher sa famille de lui demander si elle a remplacé le-dit fiancé, elle s'invente un nouvel amoureux. Pas très mature certes, mais plutôt efficace! Profitant de ce répit, Grace s'intéresse d'un peu plus près à son charmant voisin, qui, certes, n'est pas du tout son type en théorie, mais est néanmoins fort appétissant à regarder! Kristan Higgins nous dépeint encore une fois des personnages tout en nuances, et elle a un talent rare pour écrire des scènes qui font palpiter d'émotion mon petit cœur de midinette...
  • Twenties girl (Chère Sadie) de Sophie Kinsella : le jour de l'enterrement de sa grand-tante Sadie, qu'elle a à peine connue, Lara rencontre une jeune fille vêtue à la mode des années 20 : le fantôme de Sadie! Évidemment, elle est quelque peu surprise (qui ne le serait pas), d'autant que Sadie n'a qu'une idée en tête : retrouver son collier libellule, un magnifique bijou art nouveau disparu entre la maison de retraite et le cimetière... A mesure que Lara accepte la présence de Sadie et se décide à l'aider, elle est amenée à dépasser ses limites, et, se retrouvant dans des situations tout à fait incongrues, s'en retrouve elle-même transformée, dans le meilleur sens possible.
  • Open Season (La chasse est ouverte) de Linda Howard : cet auteur est une valeur sure de la romance policière, ses intrigues sont toujours bien ficelées, et ses personnages absolument mémorables (surtout ses héros)! Ici, l'héroïne est une libraire plutôt coincée qui, à 34 ans, en à marre de sa petite vie calme (et de sa virginité). Un relooking plus tard, elle se met à fréquenter les bars/clubs du coin, et se retrouve témoin de quelque chose de pas très légal. Jack, notre héros (et accessoirement shérif local) se fera un plaisir de la protéger, de démasquer les méchants et au passage de séduire notre demoiselle en détresse...
  • Le mec de la tombe d'à coté de Katarina Mazetti : ce livre n'est pas officiellement une romance, mais il s'agit indubitablement d'une histoire d'amour! Désirée et Benny se rencontrent dans un cimetière. Elle vient rendre visite à son mari, il met des fleurs sur la tombe de sa mère. Tout les opposent, elle est citadine, calme, sophistiquée, cultivée. Il est fermier, bourru, caustique. Et pourtant, quelque chose irrésistible les attirent l'un vers l'autre. C'est un roman tendre et drôle, à lire absolument!
Bonnes lectures et bonnes vacances pour les chanceuse qui en auront!

Chi-Chi

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16 septembre 2010

Recherche fée du logis

En ce moment, mon attention est bien sollicitée, je lis peu car je fais du baby-sitting à plein temps!


Bon, d'un grand ado qui n'a pas franchement besoin de moi pour le nourrir à la petite cuillère, mais quand même. Et avec l'ado, on m'a confié la maison, avec prière de la rendre dans un état décent. Or, d'habitude, les taches ménagères de mon tout petit studio me prennent environ 1h tous les 15 jours (et, petite fée du logis que je suis, j'exagère à peine)... Mais là, j'ai comme un pressentiment, ce service minimum risquerait de ne pas plaire aux propriétaires. Me voilà en train de redécouvrir les joies du portage d'aspirateur dans l'escalier, des verres qui se multiplient miraculeusement sur toutes les surfaces de la maison et du linge sale qui ne vole pas tout seul jusqu'au panier à linge et de là, dans la machine, sur le séchoir, puis file se ranger tout seul dans le placard après un repassage spontané... Et encore, je dis redécouvrir, non pas découvrir, car ma mère a bien eu à cœur de faire de moi une parfaite petite femme d'intérieur bonne à marier, et si aujourd'hui, le sort des moutons de poussière qui périssent d'ennui sous mon lit m'est parfaitement indifférent (tant qu'ils n'essayent pas de passer sous la couette, je dors très bien, merci), ce n'est pas faute pour elle d'avoir essayé!


Samantha, notre héroïne du jour, n'a pas eu la chance de bénéficier comme moi d'une maman très inquiète de l'éducation de sa fille dans ce domaine. Elle est donc parfaitement inepte à tout ce qui ressemble de près ou de loin à une tâche domestique. D'où le titre anglais, The undomestic goddess, comme on ne l'aurait pas deviné! Au passage, le titre français est « Samantha, bonne-à-rien-faire », traduction horrible selon moi, mais l'éditeur ne m'a hélas pas demandé mon avis!


Sam est l'archétype de la business-woman de notre siècle, connectée en permanence via ordinateur, téléphone, Blackberry (quitte à le planquer dans son slip jetable pendant le massage offert par sa meilleure amie pour son anniversaire – la traîtresse, elle sait pourtant bien que Sam n'a pas de temps à perdre!), et pousserait même le sacrifice jusqu'au pigeon voyageur s'il le fallait. Survoltée, ultra-stressée, voilà une femme qui ne vit que par et pour son travail d'avocate dans un grand cabinet londonien, et n'a qu'un seul objectif dans la vie : devenir associée.


Au moment où débute notre histoire, la promotion est en ligne de mire, et Sam est persuadée que dès qu'elle aura atteint son but, elle pourra se détendre et tout ira mieux. Sauf que... sauf que, une petite erreur professionnelle de rien du tout plus tard (coûtant quand même à un de ses clients la bagatelle de 50 millions de livres), la promotion paraît beaucoup moins probable...


Et, là, c'est le drame, Sam s'effondre complètement, paralysée par les conséquences potentielles (et accessoirement ne comprenant pas comment elle a pu commettre une erreur aussi stupide, même pas digne d'un stagiaire de 15 ans, mais on en reparlera plus tard dans l'histoire), prend son sac à main, quitte son bureau, marche jusqu'à une gare, et saute dans le premier train au départ, sans la moindre idée de la destination. Arrivée au milieu de nulle part, elle continue à marcher, et finit par frapper à la porte d'une demeure (si, si, une vraie demeure anglaise, avec jardin entretenu par un jardinier, dépendances et petit chemin de gravillons menant à un porche à colonnade), pour demander à utiliser les toilettes.


Et voilà que le cosmos entre en jeu car ce jour là justement, la maîtresse de maison reçoit des candidates pour le poste de gouvernante qui vient de se libérer, et Sam se retrouve embauchée sans trop comprendre ce qu'il se passe, et décide de ne pas les détromper pour gagner du temps et réfléchir à ce qui vient de lui arriver.


C'est ainsi que notre bonne à rien faire de ses dix doigts, à part tourner les pages d'un manuel de droit triste comme la pluie londonienne, se retrouve en charge du ménage, repassage, couture, et autres joyeusetés qui accompagnent la vie quotidienne. Et cela se voit! Comment ses patrons ne la virent pas dès les 15 premières minutes reste un mystère à mes yeux, mais passons... Il semblerait que même pour les esprits les plus brillants, les taches domestiques ne soient pas du tout simples à maîtriser, et Sam, aussi intelligente soit-elle ne fait pas exception : apprendre à utiliser un micro-onde relève de l'exploit (je ne la blâme pas, j'ai souvenir d'un certain membre de ma famille, brillant ingénieur par ailleurs, me demandant si c'est normal que l'aluminium autour de sa papillote de saumon dans le micro-onde fasse des étincelles, et dans la maison où je suis, il faut avoir un diplôme de secouriste, son permis de conduire, 5 ans d'études en astro-physique et 12 ans d'expérience chez Darty pour comprendre le manuel d'utilisation – moi j'ai renoncé et j'utilise une casserole pour ma soupe).


Et je ne vous parle pas d'apprendre à récurer des toilettes sans se décolorer les cheveux à la javel!


Ce livre va donc vous parler en détail des aventures et mésaventures de Samantha avec la machine à coudre et le fer à repasser, mais de façon parfaitement hilarante, pour un peu vous auriez envie de devenir gouvernante dans une demeure anglaise vous aussi! Il y est aussi question de notre vie moderne, de la vitesse à laquelle il est facile de tout perdre, surtout ses repères, avec une petite pointe de morale bien-pensante qui veut que le travail, l'argent et la réussite sociale ne soient pas tout dans la vie. Une idée plutôt recevable selon moi... Et entre deux scènes de ménage, on voit notre héroïne se chercher, et se (re)trouver doucement, apprendre à prendre le temps de vivre, mettre de l'ordre dans sa vie et tomber amoureuse évidemment!


Et pour parfaire le tout, The undomestic goddess va être adapté en film dans le courant de l'année 2011!


Excellente lecture,
Chi-Chi
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