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28 juin 2013

The Duke's tattoo

Voici encore un livre repéré sur Goodreads, ce temple de la tentation et le pire ennemi de mon budget. 

Le titre à lui tout seul m’a intriguée : The duke’s tattoo, Four horseman of the apocalypse 1
Le tatouage du Duc, Les quatre cavaliers de l’apocalypse 1
 
Jusque-là, rien que de très classique. 

Mais le sous-titre promettait quelque chose de plus drôle :
A regency novel of love and revenge, though not in that order, by Miranda Davis.
Une régence à propos d’amour et de vengeance, mais pas dans cet ordre-là.
 
Nettement plus intriguant ! (pas tellement la promesse de vengeance, mais l'humour qui pointe sur la formulation et qui change agréablement des promesses de drames, mélo et autres sentiments intenses et passionnés qui me fatiguent plus qu'autre chose - ce n'est jamais aussi bon que ce que l'on nous promet - autant ne pas faire de publicité mensongère et les hippopotames seront bien gardés !!!)
 
Pitchons donc :
Miss Prudence Haversham est pharmacienne à Bath. Depuis  10 ans, elle rumine sa vengeance contre le Duc d’Ainsworth, qui l’a compromise alors qu’elle avait à peine 16 ans, la condamnant à une vie en marge de la bonne société où elle est née. Et quand je dis rumine, je veux dire que Prudence a prévu un plan diabolique impliquant un enlèvement, une drogue puissante, un artiste tatoueur chinois et un dessin grivois. Un plan tout ce qu’il y a de plus simple, mais qu’elle ne comptait jamais mettre en œuvre. Jusqu’au soir fatidique où, en visite à Londres, son personnel de maison un peu trop zélé débarque dans son salon avec un Duc drogué sur l’épaule. Emportée (pas par la foule mais par l’émotion), le plan est rondement mené. Sauf que…
 
Sauf qu’il y a eu erreur sur l’identité et que le Duc en question, qui répond pourtant bien au nom d’Ainsworth, n’est pas l’homme dont Prudence se souvient !
 
Fort embarrassée de s'en rendre compte seulement après avoir mené à bien sa vengeance, celle-ci abandonne donc notre homme sur un banc et s’en retourne à ses petites affaires, à Bath. Puis, elle croise très fort les doigts pour que le Duc ne découvre jamais qui est responsable pour le tatouage qui décore désormais une partie fort délicate de son anatomie. Oui oui, vous avez bien compris, non contente de tatouer des hommes inconscients, Miss Prudence Haversham choisit ses emplacements avec un aplomb que n'aurait pas désavoué le plus hard-core de nos bad-boys tatoués, pour les décorer de dessins colorés à des endroits forts improbables. Souffrir par là où on a pêché, tout ça tout ça…
 
Je vous laisse imagine le bonheur du Duc quand il se réveille avec une sacré gueule de bois le lendemain matin, rasé de près là où il n’est pas supposé l’être et avec cette nouvelle décoration… pour le moins embarrassante ! 

Maintenant que Prudence a eu sa vengeance, c'est donc au tour du Duc. Et dans tout cela, pour l'amour, on verra plus tard !
 
Cette histoire m’a fait rire. Mais vraiment rire. Tout est à l’avenant. Du tatouage du Duc jusqu’à la manière dont il va (bien évidemment) retrouver la responsable, de la manière dont Prudence accueille les projets de vengeance de notre Duc, de la façon dont les fameux cavaliers de l’apocalypse sont persuadés de devoir voler à la rescousse même quand on ne leur a rien demandé, des employés qui ne sont jamais zélés quand il le faudrait, aux chiens qui n’impressionnent personne, tout est fait pour amuser la galerie… pardon, le lecteur.
 
Et ça marche ! Prudence est un personnage original, complètement anachronique, mais divertissante. On n’y croit pas une seconde, à cette pseudo-vieille fille à moitié pudique, comme une jeune fille de son temps mais capable d’imaginer une vengeance pareille, exerçant un métier d’homme et ayant des méthodes digne d’un médecin de notre siècle (vous ne trouvez pas cela merveilleux vous comme dans les romances, les héros sont toujours les seuls personnages de toute la société à avoir des idées très avancées sur la médecine, idées qui ne feront pourtant leur chemin que près d’un siècle plus tard, comme l’existence des microbes et leur mode de propagation ou les effets négatifs de la saignée ?) (j’ai toujours pensé que les personnages de romance étaient plus intelligents que le reste de la société dans laquelle ils évoluent).
 
On n’y croit pas une seconde, à ce Duc qui, de retour de Waterloo à deux doigts de l’amputation du bras, se réveille un matin avec un drôle de tatouage et reste étonnement calme, qui finit par guérir en à peine quelques semaines sous les doigts experts de notre pharmacienne (je vous l’ai dit, méthodes médicales révolutionnaires), qui planifie sa vengeance pour ne jamais la mettre en œuvre (elle n’implique pas de tatouage mais des méthodes bien plus traditionnelles), et qui est pathologiquement incapable de dire ce qu’il pense de façon claire, donnant lieu à une série de quiproquos tous plus sots les uns que les autres.
 
On ne croit pas non plus une seconde au style de l’auteur, ampoulé jusqu’à devenir illisible par moments, utilisant un vocabulaire passé et complexe, qui m’a obligé à aller chercher des informations dans le dictionnaire (la honte, cela ne m’était pas arrivé depuis des années) (mais autant vous dire tout de suite que si vous n’êtes pas très bons en anglais vous allez souffrir).
 
On n’y croit pas une seconde mais on s’amuse.
 
A ce point d’ailleurs que je ne pense pas que l’auteur se soit prise au sérieux en écrivant son histoire. Elle semble avoir voulu au contraire écrire une parodie de la romance régence par excellence, empilant les clichés les uns sur les autres pour mieux nous amuser et noyant le lecteur dans une prose fleurie old-school comme on n’en trouve plus beaucoup de nos jours !
 
Alors, sans vraiment pouvoir dire que j’ai adoré ce livre, je vous propose d’y jeter un œil, vous pourriez vous aussi vous surprendre à aimer et à rire de cette romance improbable et décalée, qui vous fera passer un bon moment !
 
 
Bonne lecture,
Chi-Chi

 
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24 juin 2013

Episode 2 : L'habit ne fait pas l'homme

De retour pour mon épisode 2...

Que mes mésaventures puissent servir la planète romance me fait plaisir en un sens. Je vous évite des déconvenues, et je me décharge de ce trop plein de frustration accumulé après une série noire.

Pour les retardataires, petit rappel des faits :
Acte 1, Scène 1, intérieur librairie. Vous n'avez plus rien à lire - comprendre les 35 livres qui vous attendent sur votre table de nuit ne sont pas à votre goût en ce samedi après-midi ensoleillé (oui, je rêve que la météo soit en adéquation avec la date), alors vous avez attrapé votre sac à main, mis vos lunettes de soleil sur le bout de votre nez (toujours dans cet espoir de faire sortir le soleil) et vous êtes à présent entre deux rayonnages, à chercher LA perle qui saura éclairer votre soirée... 

Lors de la sélection d'un livre, votre œil averti commencera théoriquement par la couverture - même pour ces dames dont l'habitude d'achat a changé avec l'arrivé de la liseuse puisque  sur le site de votre revendeur préféré, une couverture vous sera présentée.

La sagesse vous fera souvent oublier certains éléments de la couverture (sous peine parfois de devenir aveugle), et votre regard s'attardera sur la 4ème. Sur le résumé de ce livre qui déteint peut-être la clé d'une soirée réussie.

Mais l'art du synopsis est maitrisé par les éditeurs, et à l'instar de la publicité, les 4ème nous vendent parfois des livres à 2000 lieues de l'histoire qu'ils contiennent. La semaine dernière, je vous montrais un premier exemple tiré de "Billionaire prince, pregnant mistress", et cette semaine, je vous en remets une couche avec "Nerd in shining armor"  (L'habit ne fait pas l'homme) de Vicki Lewis Thomson (littéralement "Le nerd en armure étincelante", en référence aux princes des contes de fées)

Une fois n'est pas coutume ce n'est pas le titre qui a motivé mon choix. C'est Chi-Chi (et là, vous poussez un cri d'effroi) Comment? Chi-Chi m'aurait recommandé un livre qui n'aurait su trouver grâce à mes yeux? Neige-t-il sur le Sahara?

Dans un soucis de transparence, il me faut vous raconter les circonstances de ce conseil :

Je prévois d'écrire ma désormais traditionnelle "Saga de l'été" sur les pirates. Après le passé/présent et les espions, je me suis dis que c'était un thème porteur, glamour et qui était suffisamment traditionnel en romance pour mériter une série d'articles sur le sujet. 

Et parce que je suis un tantinet obsessionnelle sur les bords, à chaque saga que je vous concocte, je me plonge à corps perdue dans TOUTES les romances qui traitent de près ou de loin du sujet. Avant de m’arrêter sur une sélection pertinente. 

Comme je ne suis pas très "douée en noms" (comprendre, le prénom du prince, j'ai eu du mal à le retenir), j'ai heureusement une coéquipière bien plus douée que moi. Et c'est elle qui retrouve les titres et les auteurs. 

Elle a bien du mérite, parce que trouver un titre relève du talent pur quand on sait que mes descriptions ressemblent à ça : c'est une histoire d'espion historique, le héros a une mèche blanche, il cherche sa sœur. Avouez que c'est impressionnant!

Et donc dans le cadre de mon projet "Pirates", j'avais des idées pour des pirates historiques, mais je faisais chou-blanc sur les pirates contemporains (oui, parce que les pirates sénégalais, ça ne vend pas du rêve). J'ai donc envoyé un SOS à Chi-Chi, nous avons brainstormé avec assiduité, pour finir par s'accorder que c'était hard-core comme thème à appliquer sur du contemporain; que oui, Roarke (héros futuriste de Nora Roberts) pourrait éventuellement passer pour un pirate informatique (même si le canon le placerait plus dans les voleurs) et que j'étais pas sortie de l'auberge.

Et puis elle a eu un souvenir d'une lecture faite il y a longtemps (dans les années 90) (la préhistoire, donc) où il était question d'un nerd. D'un nerd au pirate informatique, il n'y a qu'un pas. J'ai donc embrassé virtuellement Chi-Chi (distance oblige) et me suis plongée dans le bien nommé "Nerd in shining armor" dont voici le synopsis :

Pour Genevieve Terrence, cela avait tout du rêve devenu réalité, un week-end seule sur Maui avec son boss sexy, Nick Brogan. Mais ce qu'elle ne savait pas c'est que Nick avait des rêves bien à lui : un infâme plan qui entraina notre héroine à échapper de peu à la mort lors d'un vol au dessus du Pacifique. Heureusement pour elle, Jack Farley, brillant programmeur informatique, était lui aussi à bord et son esprit vif les sauve de justesse de la catastrophe.
Désormais, Jack est son seul compagnon sur une île déserte avec rien d'autre pour compagnie que des arbres à goyave et des requins. 
 
Qui aurait cru que ce génie timide et aux antipodes du mâle alpha tel qu'elle le connait, pourrait devenir l'étalon sans inhibition de ses rêves les plus fous? En sauvant la vie de Genevieve, Jack est devenu un héros aux yeux de la femme qu'il convoite depuis des mois. Maintenant qu'ils sont réunis dans un paradis tropical, ils peuvent laisser libre cours à leur sensualité.
 
Mais lorsqu'ils sont menacé à nouveau par une sombre affaire, Gen apprendra qu'il n'y a rien de plus dangereux qu'un ex-nerd parfaitement éveillé qui remuera ciel et terre pour protéger la femme qu'il aime.

J'aime bien quand on me vend du mâle bêta bien cute, un héros qui bien souvent dans le livre se révèle est encore plus extraordinaire que tous les alphas que l'on a pu rencontré sur son passage et qui, petit bonus, font beaucoup plus réels.

Oui, parce que rencontrer un ex-commando marine expert en prise d'otages c'est bien, c'est sexy à souhait et ça fait marché la machine à fantasmes à plein tubes, mais les gros traumatismes qui se cachent derrière ce physique de rêve en font de ces héros dont on raffole dans les livres, tout en sachant qu'à la maison, on préfère (et de loin) notre comptable à la normalité désarmante, mais qui nous accueille à l'occasion avec la vaisselle faite et un sourire canaille.


Sauf que dans ce livre, il y a un truc bancal dès le début. Pour mettre au clair mes idées, j'ai décidé de faire une liste des choses qui m'avaient fait froncer les sourcils (n'arrangeant pas au passage mon capital rides) :

  • un méchant vulgaire. Vraiment, à se demander comment une héroïne bien sous tout rapport à pu ne serait-ce qu'envisager de passer plus de trois minutes en sa compagnie.
  • une héroïne qui a mis "l'apparence", comprendre le profil que sa vie renvoie, à un tel niveau d'importance, mais qui change d'épaule en 30 secondes. Je trouve difficile qu'on puisse tourner la page sur un conditionnement d'une dizaine d'années. Je m'explique, c'est un peu comme si du jour au lendemain, je déclarai que la romance c'est du fumier (tu as vu Chi-Chi comme j'évite de tomber dans le vulgaire, tu es fière hein?). Vous auriez beaucoup de mal à y croire et vous remettriez en doute ma parole (et vous auriez raison, la romance, c'est le bien!). Et bien notre douce, après avoir passé les dix dernière années à s'appliquer à ressembler à une adulte responsable et sophistiqué, en 30 secondes, elle redevient Eve, trouve que l'épilation c'est vraiment une perte de temps et que rouler dans le sable pour faire des galipettes (et croyez moi, dans le livre pas de métaphores, on "s'envoie en l***" allègrement) c'est le summum du chic.
  • un nerd timide et sans saveur qui soudainement deviendrait une bête de sexe. C'est bien simple, il suffit de lire certaines scènes où il est question d'une énorme micro (c'est de la citation, je décline toute responsabilité quant aux exclamations d'effroi) qui se trouverai sur le chemin d'une... enfin bref, vous visualisez. A la lecture de cette scène, j'avais des impressions de vieux films X, pas de romance sexy sur un nerd. Vous parlez d'un décalage pas cohérent!

Tout cela pour dire, moi qui cherchait un pirate des temps modernes, je repasserai! Point de romance ou l'héroine découvre l'atrai d'un homme sensible et gentil. Non, c'est gogo-gadget-au-P***** et tout va bien dans le meilleur des mondes. 
 
Sauf pour Tam-Tam, qui cherche toujours un pirate informatique... Et qui finit par croire qu'elle a sans doute plus de chance de tomber sur une histoire entre un pirate somalien et une touriste en vacances...


Bon lundi,
Tam-Tam 
  
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17 juin 2013

Publicité mensongère, épisode 1

Nous avons déjà parlé des "images non contractuelles" que sont les couvertures de romance qui, au delà du kitch dont elles se parent, peuvent parfois illustrer une histoire qui n'est absolument pas racontée dans le livre que vous tenez entre les mains. 

Les couvertures sont une source inépuisable de débats, et surtout de sourires (si, si, je vous assure. Les couvertures de romance, c'est un potentiel humoristique sans fin).

Mais tel n'est pas le thème de ce jour. Non, aujourd'hui et ces prochaines semaines, je m'attaque à plus pernicieux, plus difficile à percer à jour. Aujourd'hui j'aborde la 4ème de couverture. Car si nous avons appris à ignorer les embrassades contorsionnistes, nous autres, lectrices de romances, restons tout de même à la merci du synopsis. Or il y a 2 sortes de synopsis, le bon et le mauvais synopsis. Malheureusement, si le mauvais synopsis n'annonce pas toujours un mauvais livre, le bon synopsis n'assure pas systématiquement le bon livre.

Et le bon synopsis qui ouvre sur un mauvais livre (ou tout autre déclinaison de "bofitude") est pour moi une source perpétuelle de frustration et de rage (oui, parce que je peux me montrer violente parfois). 

J'ouvre ainsi une série que j'ai intitulé "publicité mensongère" où les synopsis sont des recettes miracles qui vous vendent la réduction des rides de moitié ou des cils de 20cm alors que l'histoire vous donne au mieux une peau correctement hydratée et au pire, des cils agglomérés en pâtés disgracieux.

Vous me direz, c'est un peu le jeu. L'éditeur cherche à appater le chaland avec
des synopsis qui vendent du rêve, de la romance qui sent bon le sable chaud, servie sur un plateau (à paillettes pour Chi-Chi) par nul autre que Hugh Jackman. Mais le chaland découvre un livre qui n'est pas à la hauteur de la sexytude promise (et je vous raconte même pas le résultat de ce genre de combo sur les rides et le mascara) (la rage, c'est pas élégant).

Nous commencerons cette semaine par "Billionaire prince, pregnant mistress" de Sandra Marton, que j'ai envisagé parce que le titre me faisait rire et m'évoquait les Harlequin clichés qui ont un temps trouvé refuge sous mon lit. Je l'ai acheté parce que l'histoire dépeinte par le synopsis faisait envie. Voyez donc...

Joaillière designeuse en herbe, Maria Santos, fière mais pauvre, est venu sur Aristo (nom de royaume de malade non?) pour décrocher une commande (comprendre moult pepettes, et big reconnaissance du mileu).
Le prince Alexandros Karedes, froid et calculateur, couche talentueusement (oui, montre moi tes compétences mon chou) avec Maria, pensant qu'elle n'a répondu à ses avances que dans le but de sauver son contrat (la version princière de la promotion canapé). 
Quand Alxandros découvre que Maria est enceinte, il y voit un fait exprès de la jeune fille plutôt qu'un accident (c'est évident, quand il y a fécondation, seul la femme est responsable de toute façon). Elle ne sera jamais la femme qu'il lui faut (comprendre, une grande blonde froide qui présente bien), mais elle pourrait néanmoins faire une parfaite maitresse (ça aide, la plastique de Monica Belucci).
Que faudra-t-il a ce prince milliardaire pour comprendre qu'il tombe amoureux de sa maitresse?

J'avoue, le résumé fait vraiment "old school" (surtout si l'on en croit mon usage immodéré des parenthèses). J'admets même que ce n'est pas le genre d'histoire à mettre dans les mains de toutes les lectrices. Mais j'avais envie de ressentir les frissons d'avant. Ceux de ces histoires où les héros sont un peu goujats, beaucoup riches et passionnément amoureux à la fin du livre. Oui, parce que le playboy millionnaire, c'est tout de même un classique de romance contemporaine. C'est d'ailleurs amusant de voir à quel point les royaumes européens fleurissent sur le vieux continent. Exit le Liechtenstein et Monaco, ici c'est Aristo!

Je dois avoir une facette de ma personnalité qui aime se mettre toute seule dans des situations contrariantes. Mais je vous promets (la main sur le cœur et les yeux brillants) des synopsis comme cela, dans ma jeunesse d'Harlequineuse patentée, j'en ai lu plein, et les histoires était drôles, fun, sexy même...

Mais ici, ma maitresse enceinte d'une nuit, je l'ai cherché! Car vous pensez que l'histoire va s'articuler sur la problématique: femme enceinte qui veut le bien de son enfant et tente de faire voir "la lumière" au gloden boy un tantinet butor?
 
Que nenni! Ici, la fécondation n'aura lieu qu'à la fin. Quand notre prince aura eu tout le loisir de nous montrer qu'il est en fait un horrible macho qui croit être le plus beau, le plus riche et que les femmes autour de lui ne peuvent vouloir que deux choses : son corps ou son argent. Très flatteur pour la gente féminine n'est ce pas?

Et si au moins l’héroïne avait remonté un peu le niveau... Mais même pas. Quand il lui parle mal, elle se confond en excuses, ou alors fait la diva un peu cruchasse (à défaut d'utilise un autre mot qui ferait verser cet article dans la vulgarité totale).

Si vous souhaitez lire l'histoire d'un grand malentendu entre un arrogant prétencieux et une écervelée atteninte du syndrome de la victime, ce livre est pour vous. Sinon, passez votre chemin. La frustration n'en vaut pas la chandelle!
Pourri!


 
Bonne.... semaine,
Tam-Tam
 
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14 juin 2013

Wallbanger

Le livre d’aujourd’hui m’a… surprise.

Je ne l’avais repéré nulle part, je ne connais pas l’auteur, je n’avais pas lu la 4ème, et à part que Cess me l’a collé dans les mains en me disant : c’est drôle, lis-le et dis-moi ce que tu en penses (sans aucune insistance bien sur, mais en mode là maintenant tout de suite alors que je venais de commencer un autre livre), je n’aurais jamais lu Wallbanger d’Alice Clayton.
 
Je suis une fille obéissante, et Cess me fait un peu peur aussi (il ne faut pas la contrarier elle pourrait ne plus me conseiller de livres après - et entre celui-là et Rule, je lui dois deux de mes meilleures lectures de l'année jusqu'à présent), alors j’ai sagement reposé mon autre livre et j’ai lu.
 
Vu le titre et la couverture, je pensais avoir affaire à une romance érotique. Wallbanger, c’est celui qui met tant d’enthousiasme dans son sport de chambre qu’il fait profiter ses voisins du délicieux bruit répétitif d’un lit qui tape contre un mur. Rien que ça. Tout en classe et en subtilité.
 
Raté. Je lis trop de romances, je commence à penser en termes de clichés. 

En même temps, Wallbanger !!!
 
Bien, ce n’est pas une romance érotique, ce n’est pas non plus une romance très classique. 

Caroline vient d’emménager dans son nouvel appartement, parfait sous tous rapports. Si l’on ne compte pas le concert dont son voisin lui fait profiter dès le premier soir. Ah, les joies du voisinage. Caroline est drôlement patiente, et tolérante. Elle attend quelques nuits avant d’aller frapper, furieuse, à la porte dudit voisin, pour lui demander de baisser d’un ton !
 
Bon, je ne vous fais pas un dessin, Caroline et le voisin, c’était mal parti mais cela va très bien finir. 

Je commence tout de suite par le minuscule petit bémol... Si la première moitié du livre est très dynamique, les répliques fusent, les personnages nous font rire et tout se met en place à la perfection, dans la seconde moitié, l’histoire ralentit pour se concentrer sur le développement de la relation entre Caroline et notre mystérieux voisin (ok, il a un nom. Simon.) et le côté piquant se perd un peu dans les torrents d’amour et de tendresse (oui je suis poète aujourd’hui) qui emportent nos héros.
 
Nous avons donc. Caroline qui est drôle, acide et sure d’elle, dans le meilleur sens du terme, amoureuse de son KitchenAid. Clive le chat qui se prend pour James Bond et tente de faire le passe-muraille pour rejoindre son grand amour. James Brown, pas le chanteur. Mimi et Sophia les meilleurs copines. Simon le beau gosse/voisin over sexy et à la hauteur de sa réputation, photographe de métier (même le métier est sexy, je swoone). Jillian et Benjamin. Des échanges de texto à mourir de rire (je me suis étouffée avec un Michoko). Des monologues intérieurs aussi à mourir de rire (même quand Caroline s’écoute un peu trop parler, elle reste drôle – elle se prend un peu pour Ana avec sa déesse intérieure parfois  mais je lui pardonne). Le Dr. Ross aka Georges what else ? Une couverture afghane (pas le pays). Un grooos objectif. Non pardon, je n’ai pas le droit de parler comme ça. Etiquette, princesses, tout ça. Je m’égare… 
 
Je disais donc, entre la trêve instaurée de manière bien précaire, les amis qui s’en mêlent, du pain à la courgette (jamais gouté mais ça à l’air bon en fait… enfin surtout si j'en crois les réactions de Simon) un séjour au lac Tahoe, dont plus de la moitié passé à boire dans un jacuzzi, des flots de vin, un pull irlandais, re-un voyage, en Espagne celui-là, des orgasmes culinaires, le soleil au bord de la mer (ahhhh le soleil… la mer... les vacances... j'en rêve là...), et un O (pas Oprah, non, l’autre, que la décence m'interdit de nommer) qui a disparu, la relation progresse petit à petit…. Pour finir dans un feu d’artifice de farine et de marmelade d’orange. Oui, certaines personnes ont des gouts particuliers, il ne faut pas juger. Je n’ai pas dit ce qu’ils en faisaient (non ce n’est pas ce que vous pensez).
 
Là où j’ai été vraiment surprise, c’est par la liberté de ton de l’auteur qui parle de sexe en appelant un chat un chat sans tomber dans la vulgarité. Une manière de parler qui m’a semblé aussi proche que possible de la manière dont on parle vraiment du sujet de nos jours. Jusque dans la question de ce fameux O perdu, et de la manière de le retrouver (non je n’expliquerai rien, allez lire et puis c’est tout) (na). Ton qui est en soi une innovation déjà suffisante pour que je sois toute vendue à la cause de ce livre (est-ce que cette phrase veut seulement dire quelque chose ? Je n’ai pas les idées très claires…). Ce qui fait que c’est pour moi une romance qui rentre un peu difficilement dans les petites cases des codes de la romance. A mi-chemin entre érotique et classique, et réussie, voilà ce que je peux vous en dire. Et la petite touche finale du dernier chapitre où j’ai carrément pleuré de rire. Je dis ça, je ne dis rien… Rien de plus en tout cas ! 
 
Bref. Le titre, la couverture, même la 4ème de couverture, nous font de la publicité mensongère. Mais ce n’est pas pour me déplaire et là, telle que vous me lisez, j’ai déjà mis la main sur les deux autres livres de l’auteur. Il faut battre le fer quand il est chaud (aucun rapport), j’ai envie de continuer à rire !
 
 
Alors merci, Cess, et bonne lecture à vous !
Chi-Chi
 
PS : On me souffle à l'oreillette qu'il s'agirait encore une fois d'une fanfiction de Twilight. Ce qui explique la tendance à la déesse intérieure hélas, si l'on marque l'étape par Fifty shades... Je vais vraiment devoir faire plus attention, nous sommes envahis mes amis ! 

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16 janvier 2013

La philosophie Princess Bride

"The Princess Bride", pour les incultes, c'est un film des années 80 qui raconte une très belle histoire (les 3 A: Amour, Amitié, Aventure). Et comme je suis magnanime, je vais laisser du temps à ceux qui ne l'ont jamais avant d'écrire un long article complètement dédié au film.

Car non, aujourd'hui n'est pas un article cinéma, mais un article très philosophique. Je souhaite montrer, à l'aide d'image percutante et de phrases efficaces comment les citations de "The Princess Bride" sont les principes fondamentaux d'une philosophie de vie de couple réussie.

Voyez donc...

Bien trop souvent, lorsque les gens me regardent avec ce petit sourire pour m'expliquer que la romance, ce n'est pas trop pour eux, qu'ils préfèrent lire de la vraie littérature... 

Voilà qui met un frein à notre amitié.

Et comme Chi-Chi n'est malheureusement pas toujours là pour me tenir la main dans ces moments de frustration intense, j'en fais part au prince pas si charmant qui réagit de la manière qui suit...

C'est inconcevable !

Mais je n'ai pas d'humour, c'est bien connu, aussi je réagit souvent comme ça...


Vous vous moquez de ma peine!

Ce à quoi il répond (presque dans le texte)....

La vie n'est que peine, altesse.


Ce qui bien entendu provoque chez moi une réaction systématiquement dans l'esprit suivant...

Buenos dias. Je m'appelle Inigo Montoya. Tu as tué mon père. Prépare toi à mourir.

Or Môssieur il ne vit que pour servir, ainsi il répond....

Comme vous voudrez...

Je suis alors totalement désarmée, et je tente vainement de cacher mon rougissement  d'écolière sous un....

Tu me sembles un type bien. Ça m'ennuie de te tuer.

Ce qui nous donne une fin dans la lignée de...


Mais c'est un blog grand public et Chi-Chi fait les gros yeux là au fond... Alors j'arrête de parler, et je rends l'antenne en ajoutant que vous avez tous intérêt à aller regarder Princess Bride, mercredi prochain, je vous quizz! (non mais!)

 
Bon mercredi,
Tam-Tam
  
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24 décembre 2012

O Tannenbaum

Dans une tentative désespérée pour me faire sortir mon sapin (pour ceux qui ne suivrait pas, j'ai annoncé au début du mois que je craignais que la flemme ne l'emporte encore cette année).

Patacaisse nous a taggué... Sauf que Chi-Chi habite dans un terrier royal de mini-gnome (c'est le sapin ou la bibliothèque) (et vous avez déjà deviné ce qu'elle a choisi), et moi je suis une nullipare avec un prince pas si charmant qui n'est pas un aficionado des manifestations noëlesques (néologisme du jour, bonjour!) et un poil dans la main en décembre...

Bilan, nous sommes Sans Sapin Fixe!

Mais n'ayez nul crainte, j'ai une photo dans mes archives du sapin top canon sorti tout droit de l'imagination débordante d'un prince amoureux. En effet, il y a presque 300 articles (genre je vous fait un teasing de folie!), je me suis installée chez le prince pas si charmant (Chi-Chi vous dirait que j'ai perdu l'esprit le jour où j'ai bouclé mes bagages, mais elle est juste jalouse) et pour fêter nos premières fêtes en Tam-Tamland, il a sorti l'esprit de Noël des cartons et a laissé parler sa créativité (montrant ainsi qu'il peut être très charmant)!


Donc 1) Le Sapin

Il est beau non? 
Vous me direz, mais pourquoi ne pas l'avoir sorti? Tout simplement parce que depuis ce Noël joyeux, nous avons accumulé des livres et des livres (et des BD, et des cables informatiques, et des jeux vidéos) (à l'insu de mon plein gré pour ces derniers), et il n'y a plus de place... plus de place du tout!

Mais je n'ai pas besoin de sapin pour me mettre dans l'ambiance. Je n'ai besoin que des chants... et des chocolats du calendrier de l'avent (indispensable!).

Donc Pink Martini et leur album Joy to the world à fond et Frank Sinatra en back up! 


2) Deux lectures pour Noël:

En contemporain: "L'amour et tout ce qui va avec" de Kristan Higgins (Chi-Chi approuvera). C'est sweet, une romance doudou et de très beaux éclats de rire à partager!
En historique: Je me lance dans le dernier Teresa Medeiros d'ici peu, on m'annonce du kilt et de la virilité, affaire à suivre...

3) Deux films pour vivre Noël:

LOVE ACTUALLY : The film de Noël par excellence, qui mérite une folie en majuscules, oui, madame! C'est l'incontournable des fêtes. Le déhanchement de Hugh, la cutitude de Colin, l'adorabilité des histoires qui s’entremêlent...

Et si une envie de pop-corn vous prend : Chi-Chi me hurle de vous conseiller "The hobbit". Elle a utilisé plein d'arguments super fondés, intelligents et articulés, mais mon cerveau est entré en "fatal error sexytude" à la mention de Richard Armitage. Donc, allez le voir pour Richard. En VO, avec sa chocolate voice, vous ne pouvez que fondre!
De mon côté j'ai vu Les 5 légendes, j'ai adoré. La partie de moi qui a 4 ans en permanence sautille encore rien que de l'évoquer. La partie beaucoup plus sérieuse et posée veut ajouter "HUGH JACKMAN!!!!!" (qui fait la voix du lapin de Paques) (oui, je ne suis que retenue et discretion aujourd'hui).

Et comme j'ai un festin de Noël qui m'attend, je ne sais vraiment qui taguer... Je vais m'en retourner à mes noix de saint jacques et je vous attends après demain pour un post très particulier!

 
Joyeux Noël, 
Tam-Tam
  
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12 octobre 2012

Call me wild

Me voilà de retour avec un peu de contemporain, et une super comédie qui serait parfaite adaptée en film ! Sans oublier of course quelques chansons d’Abba pour la bande originale !

C’est donc le livre que j’ai emmené avec moi à Londres et qui m’a fait rigoler comme une baleine à tel point que la copine qui m’hébergeait est partie se l’acheter dès lundi matin…

Après, moi, je dis ça… Vous êtes surs que vous avez besoin de plus de détails ?

Bon, bon, d’accord…

Call me wild de Robin Kaye est le tome cinq de sa série sur les fées du logis (je ne suis pas sûre qu’il y ait un titre « officiel » alors j’ai décidé de l’appeler comme ça !), série dont je vous ai déjà chroniqué les tomes un et quatre

On retrouve ici les classiques : Jessie est journaliste sportive pour le New York Times, elle adore son job et à un toooout petit peu de mal à bien vivre le fait de se faire virer par email… Vous comprenez ma brave dame, l’économie, tout ça tout ça…

Sur les bons conseils de son meilleur ami Andrew, Jessie sous-loue son appart et part pour Boise, Idaho, où elle a comme projet d’écrire une romance, tout en bossant au Starbucks du coin pour se nourrir, le temps de retomber sur ses pieds et de relancer sa carrière.

Pourquoi une romance me direz-vous ? Eh bien Jessie n’en a jamais vraiment lu, mais elle se dit qu’après tout, cela ne doit pas être trop difficile à écrire, que le marché se porte bien (c’est vrai, c’est le seul secteur de l’édition en expansion actuellement), et que cela lui permettra de se faire de l’argent facilement. A ce stade, lecteur, j’aime bien Jessie mais j’espère qu’elle va sérieusement se rétamer, tellement ce cliché de la romance comme de la sous-littérature m’énerve. Bon, ok, on sent un tout petit peu que l’auteur s’est amusée à mettre ces mots dans la bouche de Jessie pour rétablir un peu la vérité sur la romance. Sauf qu’elle fait ça dans une romance, qui ne sera lue que par des lectrices de romances et qui donc, elles, sont déjà au courant. Enfin je l’espère.

Mais passons, les clichés que Jessie se fait sur la romance m’ont bien fait rire, et heureusement pour elle, elle finit par revenir dessus. D’autant que Fisher, notre héros, lui, a lu des romances. Et il n’a même pas honte de le dire ! A Jessie. Lors de leur première date.

Fisher, je t’aime, épouse moi (malgré ton nom ridicule) !

Fisher, c’est l’homme parfait. Enfin surtout physiquement. Il ressemble à Sawyer dans Lost, mais en version plus propre (quoique, perso,
notez bien que je ne me plains pas de la barbe de Sawyer…). Le seul souci avec Fisher, c’est qu’il passe ses journées à ne rien faire (forcément, puisqu’il passe au Starbucks à 11h du matin) et qu’il vit avec sa mère (forcément puisque sa maison est nickel chrome impeccable, CQFD !). Enfin, ça, c’est bien sûr ce que croit Jessie, qui ne va pas manquer d’avoir la surprise de sa vie ! (et non Fisher n’est pas agent de la CIA…)

Le problème entre ces deux-là (outre un statut peu enviable de chômeur vivant avec sa mère, aussi connu sous le nom tant redouté de Grand Malentendu) ? Jessie ne croit pas en l’amour. Mais genre vraiment pas hein ! En mode « c’est un mythe inventé pour que les femmes puissent mieux endurer le mariage quand elles ne travaillaient pas et étaient obligées de se trouver un homme pour subvenir à leurs besoins » ! Rigolez donc un peu, miss-je-ne-crois-pas-en-l’amour qui veut écrire une romance !!!

Heureusement que notre héros, noble et dévoué, va réussir avec classe et patience (et un aspirateur, n'oublions pas que c'est une fée du logis) à persuader notre héroïne du contraire, sous nos yeux ébahis et pour notre plus grand bonheur…

Je disais donc, Call me wild est une romance très sympa, toute légère et douce, super rigolote, où l’on retrouve en filigrane les personnages précédents de la série ! (pas de panique, vous pouvez aussi le lire tout seul, vous ne manquerez aucune information essentielle)

Et maintenant, comme disent les juristes, dont acte.
Je vous dis que ce livre est super, et vous, vous lisez !

  
Bon vendredi et bonne lecture,
Chi-Chi
 
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5 janvier 2012

Les gens sérieux ne jouent pas la comédie

Bien, chers lecteurs, puisque le bilan de cette année 2011 a été si bien fait par Tam-Tam, il est temps d'entamer cette nouvelle année avec une chronique en bonne et due forme.
 
Nous avons déjà établi que je suis une princesse pleine de préjugés… ce dont je ne suis pas forcément fière !
 
Ici on parle de romance, quelle surprise pour vous. Et, la romance « ultime », celle que les fans utilisent souvent pour donner au genre sa crédibilité, c’est l’inégalable Orgueil et préjugés de Jane Austen. Œuvre dont je suis bien évidemment fan, comme il se doit, que j’ai lu plusieurs fois, en anglais et dans plusieurs traductions, vu les adaptations cinématographiques, et même une adaptation au théâtre, si si j’ai beaucoup de chance !
 
Bref, je suis pleine de préjugés et j’aime Orgueil et préjugés. Ce que je n’aime pas trop en revanche, ce sont les suites et réinterprétations, je trouve souvent que l’auteur prend trop de libertés avec l’histoire. J’ai pourtant aimé Lost in Austen, et Coup de foudre à Bollywod. Mais Mr Darcy and I, Darcy’s story, Pride and prejudice and zombies n’ont pas vraiment trouvé grâce à mes yeux. Je suis un public méfiant sur le sujet.
 
Pourtant, au 4ème avis dithyrambique lu sur Pride and prejudice and Jasmin Fields, j’ai fini par me rendre à l'évidence. Il fallait que je lise ce livre, Pimpi, Fashion, Cess, et Karine m’ayant toutes assurées que j’allais aimer.
 
D'autant plus qu'en me renseignant, j’ai réalisé que je connaissais déjà l’auteur, Mélissa Nathan, et qu'elle avait écrit d’autres livres que j’avais beaucoup aimé : The Nanny et The waitress. Comment avais-je pu oublier son nom ?!! Ma mémoire ne me joue pourtant pas des tours pareils d'habitude... Ni une, ni deux, la semaine dernière, en deux clics grâce à Isidore, je commençais la lecture de Acting up (le changement de titre correspondant à une simple réédition).
  
Bien, suspens insoutenable, est-ce que j’ai aimé ? La réponse est, sans l'ombre d'une hésitation, oui !

Jasmin, notre héroïne, écrit des chroniques pour un magasine féminin. Je veux bien son job moi, soit dit en passant. Bref, elle est journaliste, et s'en va passer un casting pour participer à une représentation de P&P, mise en scène par le grand Harry Noble, et dont les bénéfices seront reversés à une œuvre de charité. Si vous ne savez pas qui est Harry Noble, c’est car vous ne suivez pas bien la presse people… Un peu comme pour Jordan Hayes en son temps, tout le monde sait qui est Harry Noble voyons ! (oui, j’ai osé faire le lien entre Harry et JH, honte sur moi sur 27 générations)
 
Jasmin, Jazz, n'a pas particulièrement d'ambition de devenir actrice, mais c'est une bonne publicité pour elle, et puis sa sœur, actrice montante, et sa coloc/meilleure amie, passent aussi les auditions, ce sera une occasion de passer un bon moment toutes ensembles ! Sauf que, bien sûr, Jazz a les oreilles qui traînent et qu'elle surprend une conversation du grand Harry Noble, sur son manque évident de beauté. Ce qui, vous pouvez l'imaginer, ne lui fait pas exactement plaisir...
  
Après… après je ne vous raconte rien de plus sur l’histoire puisqu’il s’agit d’une retranscription moderne de l’histoire que vous connaissez tous déjà. Jasmin/Lizzie est pleine de préjugés, Harry/Darcy est bien trop fier pour son propre bien, arrogant et déconnecté du monde réel, et tous les personnages qui gravitent autour d’eux correspondent à certains éléments de l’histoire. En général, celui qu’ils jouent dans la pièce d’ailleurs, serait-ce une façon subtile de brouiller les pistes ? Le mimétisme de l’acteur avec son personnage, tout ça, tout ça…

 Mélissa Nathan a très bien su retranscrire dans notre monde moderne les problématiques des relations entre chaque personnage. Wickham notamment m’a beaucoup choquée, j'imagine dans les mêmes proportions que le comportement du Wickham de Jane avait du choquer ses contemporains…
Je vous dis que j’ai aimé, c’est évidemment au dessous de la vérité, j’ai adoré cette comédie pétillante, tendre et acérée à la fois, j’ai dévoré le livre en 24h, j’ai risqué la vie d’Isidore pour lire dans mon bain, j’ai risqué ma vie en cuisinant d’une main sans regarder, je me suis fâchée contre ma famille qui avait l’audace de vouloir commencer le repas de Noël alors qu’il ne me restait qu’une vingtaine de pages à lire,  bref, j’ai dévoré cette histoire…
  
Dommage que Noël soit déjà passé, je sais à qui j’aurais pu offrir ce livre !

Mais surtout (oui, certaines vont se plaindre que je les pousse à la consommation), surtout, lisez Acting up.

En lisant les dernières pages, je me suis dit que j’adorerais voir cette histoire adaptée en film…


Bonne lecture,
Chi-Chi

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20 octobre 2011

C'était mon anniversaire...

Aujourd'hui, vous me pardonnerez cet article qui va être très personnel. Aujourd'hui, je vous parle d'un livre que vous ne trouverez jamais chez aucun libraire, dans aucune bibliothèque, un livre dont il n'existe au monde qu'un seul exemplaire dont je suis l'heureuse propriétaire ! Car, pour ceux d'entre vous à qui ce détail aurait échappé, il n'y a pas longtemps, j'ai célébré mon royal anniversaire. Et à cette occasion, j'ai reçu le cadeau le plus extraordinaire qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps.

Pour bien comprendre, il vous faut avouer quelque chose avant. Vous vous souvenez des guest-stars ? Ces invitées ô combien importantes qui viennent prendre la relève quand Tam-Tam et moi-même décidons de tout plaquer pour partir en voyage diplomatique ? Eh bien un certain nombre d'entre elles font partie de la famille royale. Plus précisément, j'ai nommé Lady V, Lady D et la Petite Lady... Qui forment, avec deux autres que vous n'avez pas encore le bonheur de connaître (mais cela ne saurait tarder, faites confiance à mon pouvoir de persuasion) un quintet autoproclamé « International stars of the world ». En toute modestie.

Mais aujourd'hui, ces cinq demoiselles ont bien mérité leur titre parce que, à l'occasion de mon anniversaire, elles ont toutes pris leur plus belle plume pour m'écrire une histoire. Une romance bien évidemment, et mieux encore, une romance dont je serais l’héroïne !

Le chef d’œuvre s'ouvre par une dédicace à « la très puissante, la très agréable, la très indestructible Chi-Chi ! », parce que, parait-il, « même si  tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute: on a voulu rendre hommage à Chi-Chi en lui écrivant ce livre.
C’est trop banal d’être sentimentale ? NON.
Hugh, Colin, Macias, Ranulf, Pourquoi donc le nier, Ils l'ont envoûté, ils l'ont ensorcelée… »


Bien, déjà, pardonnez-moi, ma modestie souffre un peu et il est étrange de s'imaginer en héroïne de roman, mais ces histoires, écrites par des personnes qui me connaissent bien, sont saisissantes, et pleines d'humour, ce qui ne gâche rien ! C'est que je m'efforce de faire preuve de persuasion dans la vie quotidienne aussi, et mes proches sont les premières victimes de ma croisade en faveur de la romance... Alors, aussi étrange que cela puisse être pour moi de lire des choses écrites sur ma vie, je ne pouvais pas manquer de partager avec vous quelques extraits, en espérant que vous serez aussi amusés que je le suis par les multiples références, littéraires ou autres, qui parsèment ces pages...

Et j'espère que vous excuserez aussi le fait de ne pas tout comprendre aux multiples références et citations de cet article, qui se veut surtout un IMMENSE remerciement à mes cousines (et sister) géniales qui m'ont fait ce cadeau tellement magnifique que je n'ai pas de mots pour dire à quel point j'ai adoré !!!

Attention, roulements de tambours pour... Ain't Chi-Chi sweet ! Oui, elles ont osé ! Avouez que le titre est juste extraordinairement bien trouvé non ?
 
Cécile parcourt le monde by Lysa Chaipas (coming out de folie... mon nom dans la vraie vie, c'est Cécile, pas Chi-Chi). Puisque dans cette histoire, je parcours le monde à la façon de Eat, Pray, Love, les aventures ne manqueront pas... Et si le bel Hugo, son italien de cuisine, sa mamma (Donatella-Limoncello de son petit nom) n'ont pas su conquérir mon cœur, ma chère Lysa, je trouve dommage que mon idylle avec Yu-Yak-Man ait été avortée pour une malheureuse histoire de serpent pané, alors que ce bel exotique possédait un panda-taxi, qui est, avouons-le, le moyen de locomotion le plus génial de la terre... Rassurez-vous, cette histoire se finit bien puisque je tombe nez-à-nez avec Hugh Jackman, the one and only, dans un cagibi où m'a emmené un nain chauve et velu (et heureusement que c'est un roman parce qu'il ne me viendrait pas à l'idée que Hugh emploie un nain chauve et velu comme pigeon voyageur, je ne l'aurais donc pas suivi dans la vraie vie, et j'aurais raté la rencontre de ma vie !). Lysa fait bien les choses là où le hasard ne les fait pas ! 

« Quelques mois plus tard, Cécile et Hugh sont mariés et ils ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Cécile est chargée de la rédaction de la nouvelle constitution américaine dans laquelle le port des armes est aboli, et la peine de mort pour les nains chauves et velus est plus que conseillée. Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants (pas nains) ! »

Palm Beach après la tempête (traduit en français par Une bonace à Palm Beach) by Jane Austen Martin (aka Lady D.) : les influences très nettes que j'exerce sur cette chère Lady D. sont légions... Une petite héroïne abîmée par la vie qui quitte son fiancé pour rejoindre sa tante au bout du monde (heureusement qu'elle ne s'appelle pas Jenny mais Sugar Cec, sinon j'aurais eu un doute), et qui tombe nez à nez avec Colin Bridgerfith, acteur mondialement connu et voisin, comme par hasard ! (ah, Colin... et Colin... le prénom a beau ne pas être sexy, quels héros...). Histoire écrite dans le plus pure style SFALO et consorts, toutes mes félicitations pour cet exercice de style à mille lieux de ta plume habituelle !

« Elle comprit à cet instant, qu’elle n’avait pas à avoir peur de cet homme, elle pouvait lui offrir son cœur, lui confier la clef de son jardin secret, il en prendrait soin (En effet, il  avait une formation non seulement de bûcheron, d’acteur mais aussi de jardinier.) et ne le piétinerait jamais. »

Surrender of the moon and stars by Nora Little Roberts (aka Lady V.) : Quand le héros a pour meilleur ami un poney répondant au doux nom de Carotte à qui il confie tous ses soucis, je ne peux qu'adhérer sans retenue à l'histoire ! Quand les héros s'aiment sans s’être jamais adressé la parole, je ne peux qu’être certaine qu'il s'agit bien d'un Harlequin, tendance Barbara Cartland ! Et quand l’héroïne se laisse embrasser par Ranulf Jackman (qui a dit que je faisais une fixette sur un certain acteur?) et que l'auteur censure le passage par un gros « Scène explicite », je ne peux que mourir de rire ! Et comme tout bon auteur sait qu'il faut fonctionner par séries, à quand les aventures de Carotte le poney ?

« Ranulf Jackman, comte de Sussex, avait une réputation de séducteur et ne semblait vivre que pour son domaine familial qu‘il entretenait avec passion, la séduction et Carotte, son poney et meilleur ami qu’il avait reçu pour ses 10 ans et à qui il aimait se confier. (…) Mais depuis quelques jours Carotte n’entendait plus parler que d’une seule chose: une magnifique femme brune aux yeux noirs, nommée Cecily. »

Cecelia, and the shadow in the corner of her eyes by Michaela Quinn : J'avoue avoir versé une petite larme là encore... Voilà une personne que je n'ai pas encore vraiment converti, elle préfère toujours les histoires tragiques (il y a de quoi pleurer...) ! Mais j'ai été plus qu'impressionnée par l'élégance de la plume (en anglais qui plus est) racontant l'histoire tragique de Cecelia et Macias le cow-boy, sur un air de Bob Dylan. Et plus que reconnaissante de la conclusion qui, respectant le code sine qua non de la bonne romance, donne à nos héros leur happy-end ! Continue à cultiver ta différence avec autant de talent...

« “My love for you is real, and should not be inconsid’rately dismissed.
Were your fine hands ever tightly held, those soft lips ever kissed?”
Our cow-boy here was begging, he wished for Cecelia to stay
He wished to make her smile, yes he wished to make her gay
Most of all, he wished to see the colours hidden by the shadows in her eyes. »


La princesse aux pinceaux magiques by La Comtesse de Bonaugur (aka The Little Lady) : un vrai conte de fée réunissant tous mes éléments favoris : la fée Moirévée, Mushu le dragon, des quiches au saumon, des cookies à la praline, Hugh le jardinier un peu geek, la comtesse Guillemette,  la princesse Tam-Tam (c'est qui celle-là??!), et Edward (qui hélas aime trop le foot), des boutons de manchettes efficaces et un pantalon avec beaucoup d'humour, un prince Parfait trop parfait et un sac Nat&Nin !

« Remerciements : Pour leur soutien, leur inspiration, je voudrais remercier mes maîtres Charles Perrault et la comtesse de Ségur, ma muse Cécile, mon confident Paul Eluard, mon livre de chevet Beaudelaire, mon pote Gérard Presgurvic, mon amoureux Hugh Jackman, mon ex Edward Norton, mon humour Jessie Trodrole, et bien sur vous mes lectrices (oui lectrices, restons réalistes). »


Pour finir, merci aux auteurs, et à vous, lecteurs (si si, j'y crois encore) pour avoir lu jusqu'au bout ! Je vous souhaite, à la fin de votre roman(ce), de vivre heureuses et d'avoir plein de bibliothèques !


Chi-Chi

PS : Ne manquez pas d'admirer la couverture délicatement photoshopée où, pour une fois dans ma vie, je parade au bras de Hugh Jackman... La classe ! ^_^
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16 juin 2011

Le retour de la fée du logis

Lecteurs, j'ai une grande nouvelle!
 
Je crois avoir mis le doigt sur une nouvelle tendance de la romance, un nouveau sous-genre qui devrait faire fureur sans tarder si vous voulez mon avis. 
 
J'ai nommé, les héros fées du logis...
  
Mais si, vous savez, ce héros doué de ses dix doigts (et je ne veux pas dire seulement sous une couverture – encore que ce soit utile). Celui qui cuisine comme un chef, aime passer l'aspirateur, manie le fer à repasser avec art et pense à faire les carreaux une fois par an. Comment-ça, une fois par an cela ne suffit pas??!
  
Ce héros, vous pensiez qu'il n'existait pas. Vous pensiez que vous devriez engager une femme de ménage ou adopter Cendrillon (mais cela vous couterait cher en graines à oiseaux et fromage à souris)... Eh bien, ce héros est né, sous la plume de Robin Kaye! Après Roméo, Roméo, voici Yours for the taking...

Ben est, comme Nick avant lui, un maitre ès arts ménagers. Mais un maitre avec un gros problème... Son grand-père, un magnat (on ne sait pas trop de quoi, mais il est riche, ça c'est sur), son grand-père donc le menace de ne pas le laisser hériter du ranch où il a grandit et auquel il est attaché plus que tout, si Ben ne se dépêche pas de se marier.
  
En bon héros de romance qui se respecte, Ben se met donc en tête de faire un mariage moyennant finances (oui, il est riche aussi, ce n'est pas drôle sinon). Non non, il ne cherche même pas à trouver une fille qu'il pourrait supporter, il ne se dit pas non plus qu'il pourrait envoyer balader son grand-père (qui n'est pas un monstre du tout, juste un vieillard trop gâté à qui personne ne dit jamais non), Ben se dit qu'il va conclure un contrat avec une femme pour l'épouser et divorcer après un an. 
  
Après avoir proposé sans succès à une ou deux de ses amies, en tout bien tout honneur, il se met en tête que Gina, qu'il a rencontré une fois, est la candidate idéale. Gina, qui n'est autre que la collègue de Rosalie, héroïne de Roméo, Roméo! Laquelle Rosalie est amie avec Anabelle, l'associée de Ben... Vous avez bien suivi les liens? Ben a du talent je dois admettre, car, de toutes les femmes de New-York, il trouve le moyen de tomber sur son héroïne avec un plan aussi ridicule que ça! 
  
Et Gina, pour des raisons assez complexes et que j'ai trouvé, somme toute assez valables, accepte la proposition de Ben. Les voilà donc mariés... Je dois avouer, c'est plus fort que moi, j'aime bien les livres où les héros sont mariés (ou en tout cas obligés de vivre ensembles/voyager ensembles/se supporter) assez rapidement. C'est un ressort de l'histoire peu crédible, j'en suis consciente, mais j'aime voir les personnages obligés d'apprendre à communiquer, faute de pouvoir s'ignorer...
  
Une fois mariés évidemment, l'histoire commence! Car Gina et Ben vont apprendre à se connaître, et on retrouve exactement la patte de Robin Kaye : galerie de personnages secondaires pittoresques, humour pétillant, quelques moments d'émotions et de jolis retournements de situation... Ben est une fée du logis comme j'aimerais bien en avoir une à domicile, et Gina est une petite boule d'énergie, piquante et acide, un personnage à l'évolution fort intéressante... 
  
Je note cependant que Roméo, Roméo et Your's for the taking m'ont été prêtés par une amie qui ne me veut pas que du bien (non, ce n'est pas Tam-Tam), puisqu'elle a omis de préciser qu'entre ces deux livres, il en existe deux autres de la même série : Too hot to handle et Breakfast in bed.
  
Je vous laisse, je vais essayer de mettre la main dessus de ce pas! 
 
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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9 juin 2011

Souvenez-vous des Lucky Charms...


Vous qui suivez tous religieusement notre blog, semaine après semaine, et ce, depuis le premier jour, savez tous que ma romance number one absolue est Ain't she sweet de Susan Elisabeth Phillips.

Et si vous ne le saviez pas, soyez rassurés, cette grave lacune a maintenant été réparée...

Pour mon plus grand bonheur, SEP a aussi eu la bonne idée de vouloir écrire des séries (il faudra un jour que je développe la différence que je fais entre série et saga, et pourquoi j'aime tant l'un et pas l'autre)... SEP a donc écrit une série, 7 tomes que vous allez absolument devoir lire vous aussi !

Dans l'ordre de la série :

Nulle autre que toi (It had to be you)
Une étoile en plein coeur (Heaven, Texas)
C'est lui que j'ai choisi (Nobody's baby but mine)
Ensorcelée (Dream a little dream)
Folle de toi (This heart of mine)
Parfaite pour toi (Match me if you can)
Tout feu, tout flamme (Natural born charmer)
 

Posons le décor : Phoebe Somerville, renversante beauté blonde à la réputation sulfureuse, quitte New York pour Chicago, où elle vient d'hériter de l'équipe de football américain locale, les Chicago Stars (et là, vous commencez à vous douter de quelque chose, puisque les Chicago Stars est le nom de la série!). 

Phoebe est le parfait stéréotype de la bimbo décérébrée, emmenant partout avec elle son toutou chéri, qui tient dans son sac à main. Enfin c'est ce que tout le monde veut bien croire, mais qu'en est-il en réalité? Et surtout Phoebe ne connait rien, mais alors rien de rien du tout au football, américain ou autre. En fait, elle n'y connait même rien en sport d'aucun genre. Et la voilà qui débarque, le sourire aux lèvres, perchée sur des talons de 12 cm, le brushing parfaitement agencé, bien décidée à s'investir dans la gestion de l'équipe. Je vous laisse le plaisir d'imaginer la réaction des athlètes, et surtout, celle de Dan Calebow, coach de l'équipe, ancien joueur et légende vivante de son état. Rien que ça. Et n'oublions pas de mentionner que Dan est aussi parfaitement misogyne, et n'a aucune intention de faciliter la vie à Phoebe... 

Voilà comment commence notre histoire, entre ces deux-là qui ne vont pas tarder à faire des étincelles dans tous les sens !
 
S'ensuit toute une série, s'intéressant successivement à différents membres de l'équipe des Chicago Stars, tous pourvus d'héroïnes hautes en couleurs. 

Dans le lot, je ne vais parler que de mes chouchous : j'aime bien sur Phoebe et Dan, mais aussi Jane  et Cal, de Nobody's baby but mine, qui m'ont fait pleurer de rire à plus d'une occasion. Jane est un génie au QI scandaleusement élevé, mais qui a souffert toute son enfance d'être si brillante. Aussi, quand son horloge biologique s'emballe, elle décide de faire un bébé toute seule. Mais, et c'est là le nœud de l'intrigue, il faut que le géniteur soit stupide, pour contrebalancer ses gènes à elle. Son choix se porte sur Cal, footballeur professionnel, qui n'avait rien demandé à personne ! Oui, vous avez bien lu, nous avons donc un docteur en physique réputé pour être l'un des esprits les plus brillants de la planète qui concocte un stratagème si stupide scientifiquement que même un élève de seconde verrait qu'il est voué à l'échec. 

Et pourtant, en dépit de ce plan absurde, Jane et Cal forment un couple touchant, qui passe un bonne partie du livre à se jouer des tours pendables pour le plus grand bonheur du lecteur. Pour ceux d'entre vous qui ont le bonheur d'avoir déjà lu le livre, je n'ai qu'une chose à dire : Lucky Charms. Et si vous n'avez pas compris, c'est qu'il vous faut vous précipiter chez votre libraire !
  
Enfin, dans This heart of mine, Molly use elle aussi de procédés peu recommandables pour parvenir à ses fins avec Kevin Tucker, quaterback de l'équipe des Chicago Stars, qui a osé ignorer son existence alors qu'elle est amoureuse de lui depuis... eh bien presque depuis toujours ! Que se passe-t-il quand vous vous montrez un peu trop entreprenante afin de vous faire remarquer par quelqu'un qui ne vous voit pas? Rien de bon... en tout cas pas au début !
 
C'est là que se trouve la grande force de SEP dans cette série : malgré des situations complètement aberrantes, parfois même inconvenantes, même si ses personnages se comportent d'une façon pour le moins étrange, l'auteur parvient à nous faire entrer dans son univers, à nous convaincre que tout cela est plausible (tant que l'on ne lève pas le nez du bouquin en tout cas) et à nous amuser avec autant de talent qu'a nous émouvoir.
 
La série des Chicago Stars est un must-have de toute lectrice de romance qui se respecte. Au moins pour pouvoir s'en faire une idée, car SEP reste une référence en la matière. Ce cocktail d'humour et d'amour, tout en finesse, c'est la raison exacte pour laquelle j'aime la romance... Et je ne saurais en dire plus, car comme toujours quand j'aime un livre ou un auteur, les mots me manquent...


Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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19 mai 2011

Be smart, read romance !

Chers lecteurs,

Aujourd'hui c'est notre 100ème article!
  
C'est fou comme notre bébé a grandi vite, moins d'un an et déjà 100 posts... Et surtout, malgré les difficultés, Tam-Tam et moi-même avons réussi à tenir le rythme (valable surtout pour moi en ce moment...). Oui, 2 articles par semaine, on ne croirait pas comme ça, mais cela nous demande du temps et une sacré dose d'énergie, pour écrire des textes raisonnablement longs et cohérents, qui vous donneront envie (ou pas) de lire les mêmes choses que nous...

Bref, je disais donc, le 100ème post, happy birthday to us!

Et pour l'occasion, je voudrais vous présenter un livre d'un genre un peu particulier, un livre de Science de la Romance!

Si vous jetez un petit coup d'œil sur la colonne de gauche, dans nos liens, vous voyez que nous vous recommandons le blog « Smart bitches, trashy books ». Lien en anglais, j'en suis navrée, mais je n'ai jamais rien trouvé qui en soit l'équivalent en français, sauf notre blog bien sûr, en toute modestie! (et mauvaise foi...)

Sarah et Candy, les auteurs se décrivent comme des Smart bitches who love trashy books : littéralement, Les garces intelligentes qui aiment les livres nuls. En substance : on peut être intelligente et aimer sincèrement les livres que la société qualifie de nuls – aimer sincèrement veut dire que le « oui mais je lis ça pour me distraire, c'est facile » ne compte pas. Aimer vraiment veut dire que l'on reconnaît des réelles qualités au livre, en dehors de sa prétendue légèreté, et que l'on ne s'arrête pas au cliché. Et aimer, alors même que l’on est une personne raisonnablement intelligente (comme si les personnes intelligentes ne devaient lire QUE Kant et Balzac – ce qui ne veut pas dire que nous ne lisons pas les deux, seulement pas que cela) (et surtout, peu importe car ce n'est pas ce cela dont il est question ici).

C'est exactement dans cette définition que je me reconnais, et il me semble que je ne suis pas la seule.

Sarah et Candy ont donc entrepris, dans un essai hilarant, d'expliquer aux néophytes, ce qu'est la romance, la vraie, quand on est une lectrice assidue qui connait bien sa matière.

Le titre du livre? Beyond heaving bosoms, ou « Derrières les gorges palpitantes ». Le ton est donné!

Ce chef d'œuvre n'a malheureusement pas été traduit... D'ailleurs, si un éditeur passe par là, je veux bien me porter volontaire, pas de souci!

En attendant, je me contenterai de vous traduire la 4ème de couverture :

« C'est quelque chose que nous faisons dans le noir. Sous les couvertures. Avec une lampe de poche. Nous portons des lunettes de soleil et une casquette enfoncée sur le crane en allant à la librairie. Nous avons un « endroit spécial » pour les stocker. Soyons honnêtes : peu de gens admettront publiquement qu'ils aiment la romance. Et pourtant, la romance continue d'être le genre de fiction qui se vend le mieux. Partout et en tous temps. Alors qu'est ce qui explique cette honte? »

Ce qui l'explique, ce sont justement les clichés, comme on en trouve dans tous les genre de la littérature... Sarah et Candy prennent le taureau par les cornes et nous dressent la liste de ces clichés, expliquant leurs origines, et leur réalité, le tout avec une plume acide et hilarante.
 
En vrac, dans ce livre, vous trouverez : 

1) Un portrait-robot de la lectrice de romance, avec charentaises, permanente, sac banane et pull a motif 80's. Vous l'aurez compris, la lectrice de romance est une ménagère de 50 ans tristounette qui vit par procuration, n'est pas très jolie ni très éduquée, collectionne les chats et lit des romances pour oublier l'ennui abyssal de sa vie. Comment ça, vous ne vous reconnaissez pas dans cette description? Mais que faites-vous ici alors??!

2) Un lexique des termes de la romance.
- Ex : Rake (râteau) : 1. Instrument de jardinage muni d'une traverse à dents de bois ou de métal et d'un manche. 2. Espèce particulièrement attractive de mâle aux mœurs légères ; les scientifiques estiment que les rakes présentent des qualités antibactériennes hors du commun puisqu'ils peuvent copuler avec tout et n'importe quoi pourvu de deux jambes sans jamais être touchés par une MST.
- Ex 2 : Loup-garou : Seule créature ayant du poil sur les épaules qui soit présentée comme sexuellement viable dans une romance. (pourtant j'ai lu récemment un livre avec un Yéti-garou... encore plus poilu que le loup, j'en suis restée sans voix)

3) La description de ce qui fait une héroïne typique, chacune dans sa catégorie : TSTL, Sauvageonne pourrie-gâtée historiquement non-crédible, Paillasson, Colombe blessée et/ou abimée,... Descriptions assorties des 10 commandements de l'héroïne. Le commandement numéro 9 est mon préféré : Tu n'auras jamais le dernier mot sur le héros concernant les choses essentielles. Quelques victoires mineures te seront accordées mais toutes les décisions importantes lui appartiennent car Il Est Grand. (oui, parfaitement. Na.)

4) Les mérites et autres vertus de la virginité chez l'héroïne (ou pas) – 10 raisons plausibles pour l'existence d'une veuve vierge. Du genre : c'était un soldat qui a du prendre la mer pour rejoindre son régiment tout de suite après la cérémonie, et dans l'excitation du départ, a oublié de consommer le mariage. Car ce n'est pas comme si un jeune soldat sur le point de partir à la guerre allait penser au sexe, ou quelque chose du genre.

5) Les héros préférés de Sarah et Candy – et les 3 choses les plus tordues qu'un héros a pu faire et quand même être pardonné par l'héroïne (kidnapping, mariage forcé, viol... Héros charmant moi je dis... Ne prenez pas peur, ces héros sont heureusement devenus très rares dans la romance!) – le guide pour créer un héros parfait (couleurs des yeux et des cheveux, nom, métiers acceptables – attention aux pièges : médecin, oui, proctologue, non, en aucun cas !)

6) Tous les clichés que nous aimons quand même – Ex : Le Pirate : le pirate n'est jamais sale ou malade. C'est un fier marin au poil brillant, la mèche coiffée par l'air du grand large, toujours en quête d'aventures. Certes, un criminel, mais il a sauvé notre donzelle en détresse, laquelle se tourmente à l'idée d'aimer un homme aussi immoral. Le pirate a tué le frère de l'héroïne dans une bataille parfaitement équitable, mais il l'a aussi sauvé d'un sort terrible aux mains d'un autre pirate. Autre pirate qui est tout aussi immoral que le héros, mais comme lui appartient à une guilde qui n'a pas la même sécurité sociale, il a les dents pourries, un œil en verre et une jambe de bois. Cela n'arriverait jamais à notre héros!

7) Une étude très poussée sur la qualité et le pourquoi du comment des couvertures de romance. Tam-Tam en a parlé, Candy et Sarah l'ont théorisé... Une bonne couverture s'identifie par un certain nombre de critères :
- Un héros tordu dans une position anatomiquement impossible,
- Une palette de couleur allant du fuchsia au vert citron en passant par le bleu ciel, le parme, le bordeaux et le jaune fluo,
- Une héroïne penchée comme si il lui manquait quelques vertèbres, la tête inclinée comme celle d'une poupée désarticulée. Nos auteurs tirent d'ailleurs de cette étude l'idée que les vertèbres du corps humain peuvent se tordre si facilement que trois héroïnes ensembles peuvent faire une tresse de leurs colonnes vertébrales (aouch)...
- Un, si ce n'est deux mulets (oui, un pour le héros et un pour l'héroïne),
- Une chevelure si luxuriante qu'elle pourrait servir de couverture à nos héros et aux 27 enfants qu'ils vont avoir ensembles,
- Le couple disparaît dans les flammes d'un soleil couchant,
- Le héros à la chemise déboutonnée mais toujours bien rentrée dans son pantalon (enfin pantalon... collant?),
- Un symbole phallique perdu dans le décor (épée, tour, sabre,arbre, mat de bateau, arme sous une forme quelconque...),
- Un cheval se cabrant, une prairie, des fleurs à des endroits incongrus, un cygne ou autre animal s'agitant à l'arrière-plan...
Pour plus d'informations (et un grand moment de rigolade), recherchez le tag "Covers gone wild" sur leur blog!!! 

Je crois que maintenant, vous avez une assez bonne idée du ton de ce livre, chers lecteurs! Sur ces sages paroles, je crois qu'il est temps de m'arrêter car je pourrais encore remplir des dizaines de pages avec la prose hilarante de nos auteurs!

La grande force de ce livre, ce sera donc de parler de la romance, son histoire, son évolution, ses genres et sous-genres, ses héros, ses clichés bien sûr, mais aussi tous les arguments en faveur du genre (avec des propositions de réponses aux questions les plus fréquentes – du genre : mais pourquoi lis-tu un truc pareil, alors que tu es intelligente?... no comment!).

En bref, un livre très drôle à lire – même si je déplore que, en raison de la quantité importante d'argot utilisée, il ne soit pas facilement accessible aux gens ayant un niveau d'anglais moyen...

Si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à lire quelques passages du livre ou à fouiller sur leur blog pour y lire un des articles qui ont inspiré Beyond Heaving Bosoms!
  
  
Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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