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8 juillet 2013

Running wild - Men from battle ridge 1

Il arrive un moment dans la vie d'une femme où l'on fait une découverte qui change notre vie:
- on découvre la coupe de pantalon qui nous va et nous transforme en bombe atomique
- on découvre le dessert qui nous fait pousser un grognement de plaisir fort peu digne mais jubilatoire
- on découvre que la romance c'est le bien
- on découvre Linda Howard

Bon, bon, bon... tout cela sonne très grandiloquent (et incomplet me dit on en coulisse), mais vous visualisez.

Linda Howard est l'auteur qui a défini le canon de l'homme Alpha. Et s'il y a bien un héros qui défraye la chronique (en bien ou en mal) c'est l'homme alpha. Certaines le trouve trop irréel, d'autre fondent littéralement et en redemandent.

Vous me connaissez, je fais partie de la deuxième catégorie, mais avec classe et distinction bien entendu. Et après avoir re-goûté aux "vieux" Linda Howard, j'ai décidé de me faire plaisir une fois encore et me suis procuré le dernier.

Running Wild est le premier tome d'une série intitulée "Men from Battle Ridge" que Linda Howard a coécrit avec Linda Jones qui se déroule.... à Battle Ridge (quelle surprise!!!).

Notre premier opus raconte l'histoire entre Carlin Reed, jeune fille poursuivie par un ancien amoureux aux tendances borderline sociopathe, et Zeke Decker un rancher bien sexy comme je les aime (oui, je suis faible).

Notre amie Carlin a beau attirer les barrés, est dotée d'une intelligence suffisante pour réaliser que puisque son ex est policier et que la police ne la croit pas, elle a mieux à faire que de rester à attendre que quelque chose lui arrive. Elle plie donc bagage et s'installe dans une autre ville. Malheureusement pour elle, le barré la suit et tue sa collègue par erreur (cette dernière portait l'imperméable rouge de Carlin, oups!)

Et là, elle ne se contente pas de quitter la ville, elle fuit et fait en sorte de s'évanouir dans la nature. Et à notre époque, s'évanouir dans la nature est tout de même assez complexe. Car cela sous-entend de n'utiliser que du cash, de ne se faire embaucher qu'au black et de ne voyager que par des moyens ou votre nom ne sera pas référencé.

Blague à part, cela a toujours l'air très simple dans les films, mais si ce livre est une indication pertinente, c'est bien plus complexe qu'on le souhaite lorsqu'on est une femme en fuite.

Au hasard de sa fuite, notre héroïne atterri à Battle Ridge (yeahhhh, les affaires reprennent) où la propriétaire du café (et déesse des tartes), Kat, l'embauche.

Mais voilà que l'hiver arrive et avec lui l'activité décroit.

Fort heureusement, Kat a un cousin, un cousin sexy qui s'appelle Zeke, et qui a besoin d'une gouvernante sur son ranch qui saura gérer les repas de lui et ses hommes ainsi que la tenue du commun et de la maison principale.

En effet, depuis le départ de sa précédente gouvernante/nourrice/seconde mère, partie prêter main forte à sa fille, le ranch est au bord du désastre, si bien que Zeke n'est plus vraiment en position de négocier et Carlin impose ses règles (paye en cash, pas de question, des serrures, la paix).

Tout ceci dans le but d'assurer sa sécurité. Mais c'était sans compter sur 1) la ténacité du grand malade mental qui croit qu'elle est sienne et 2) l'attraction entre elle et Zeke.

D'ordinaire, avec Linda Howard, l'ombre du danger est omniprésente et contraint les héros à un rapprochement dans la tension (souvent sexuelle). Ici, la tension monte doucement et avec panache. Les Linda donnent le temps à leurs héros de se connaitre. Chaque personnage prend de la profondeur avant que l'ex ne refasse surface et le fait que l'intrigue suspense passe en arrière-plan est une délicieuse découverte.

Les sentiments ont le temps d'apparaitre, nos héros ont le temps de se montrer butés et bornés avant de se laisser aller à la sensualité howardienne du moment. Et je n'ai qu'une hâte, retourner à Battle Ridge retrouver les cow-boys avec le tome suivant!
 
  
Bonne lecture,
Tam-Tam
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29 avril 2013

Harvard's education

Il y a quelques semaines maintenant, Jeanne disait sur son blog à quel point elle aimait Suzanne Brockmann. Et à cette occasion elle racontait pourquoi "Harvard's education" et ses personnages allaient bien au delà de la simple romance, puisqu'on pouvait lire entre les lignes de cette histoire le combat sur la place de la femme.

Alors oui, c'est une problématique très sérieuse, et j'admets que mes premières lectures de princesses étaient sans doute beaucoup plus empruntes de misogynie que celles de maintenant (où clairement, je roule des yeux à chaque fois), mais le féminisme en romance est un débat réel. Et le talent de l'auteur passe souvent par sa capacité à faire passer le message sans pour autant véhiculer un cliché lourd de la femme réactionnaire à la moindre attention galante (parole de scout, cela peut arriver dans de très mauvais cas de romance). Vous savez, ce genre d'héroïne qui nous pique un scandale si le héros suggère ne serait-ce qu'un instant qu'il va payer le restaurant lors du premier rendez-vous. Si matière à débattre il peut y avoir, trop souvent, j'ai envie de frapper l’héroïne et de lui faire avaler son féminisme de pochette surprise.

Suzanne combine d'ailleurs ici la place de la femme (dans l'armée) avec la problématique raciale (puisque nos héros sont afro-américains). L'histoire entre Darnel Harvard Becker et PJ Richards est une histoire qui va plus loin que le cliché, et on applaudit.

Tout commence pendant l'entrainement. En effet, Harvard et son équipe de SEAL sont chargés de former des agents du FinCOM triés sur le volet. 

Petite parenthèse sur le SEAL. En américain SEAL veut dire SEa, Air, Land team, soit comprendre "Equipe Mer, Air et Terre". Une sorte de Commandos de marine francaise, ou alors les régiments de parachutistes... Quoiqu'il en soit, en romance SEAL, ca veut dire: 
Sexy,  
Extraordinaire/Endurant (tout dépend des cas de figures), 
Anatomiquement parfait/Alpha (là encore, la romance aime les variantes),
Loyal/Langoureux...

En résumé, un SEAL, c'est un combo entre le soldat Ryan, GI Joe, Rocky et Capitain América. Il est beau, il est sexy, il est dangereux et on en redemande à chaque fois!

Parenthèse fermée, revenons en à notre héroine... PJ Richards fait parti de cet éventail d'élite (l'équipe des meilleurs agent FinCOM) (il faut suivre, même si vous avez envie de baver sur l'image intérieur que vous vous faite d'un SEAL maintenant). Et si Harvard n'a rien en théorie contre les femmes dans l'armée, il y a une partie presque grégaire de sa personne qui trouve que les femmes sur le terrain, c'est dangereux et c'est moins bien que la testostérone du mâle alpha (pour faire simple).

PJ, vous pensez bien, n'apprécie que moyennement ce machisme dissocié. Parce que le discours "je n'ai rien contre les femmes, mais...", elle y a le droit tous les jours et doit être exceptionnelle et parfaite pour obtenir le respect de ses paires. Et comme PJ n'a pas la langue dans sa poche, elle fait comprendre rapidement à Monsieur SEAL que son discours, il peut le mettre au fond de sa poche, bien au fond, placer son mouchoir par dessus, et s'asseoir bien confortablement. Parce qu'elle ne compte pas bouger d'un pouce et qu'elle lui montrera que l'équipe Ostroegène a sa place sur le terrain.

Si l'histoire devait avoir un défaut, pour moi ce serait la lenteur au début. Même si a posteriori, je comprends cette nécessité de placer à ce point les personnages pour ne pas tomber dans le cliché et traiter avec finesse cette problématique de la vision de la femme chez le héros. 

Car Suzanne n'a pas recours à ces raccourcis faciles et traite la relation entre PJ et Harvard avec beaucoup de détail, beaucoup d'intelligence. En effet, elle aurait pu :
  • imaginer un dialogue dans lequel PJ argumenterait avec brio et Harvard montrerait de la contrition à la troisième réplique.
  • imaginer les hormones changeant cette héroïne forte, en petite chose ayant besoin d’être protégée par l'homme fort (ce qui peut avoir son charme hein, mais il ne faut pas non plus nous prendre pour de la purée de paillettes).
  • imaginer un dialogue dans lequel Harvard raconterait un passage poignant de sa vie (passé de ouf?) qui expliquerait pourquoi il "a le droit" d'être un misogyne patenté. 
  • imaginer une scène où les deux refuseraient de voir ce que l'autre veut dire mais que les hormones seraient trop fortes et qu'ils finiraient entre les draps, avant d'atteindre l'entente parfaite post-coïtal (là, aussi ça arrive, je vous promets, et c'est juste horripilant!)
Je pourrais vous en imaginer encore bien d'autres, des situations bancales. Et c'est avec joie que je vous rassure et vous annonce que Suzanne, dans son infinie sagesse, a pris le temps de poser ses personnages, a pris le temps de les faire communiquer et que le dialogue, quand on traite de ce genre de thématiques, est finalement la clé de la réussite de ce livre.

Car cette lenteur ne m'a fait que plus apprécier ce final. Et je remercie Jeanne d'avoir su trouver les mot pour me faire cliquer! Ses mots se joignent donc aux miens. Lisez ce livre. Il est bien.

 
Bonne lecture,
Tam-Tam

PS : J'attire votre attention sur cette couverture. Je trouve que cela fait très "rencontre du troisième type", vous ne trouver pas?

  
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15 avril 2013

Hot

Il était une fois Bob l'éponge et Yoda qui par un beau samedi décidaient de braquer la banque...

Avouez qu'en terme d'entrée en matière, c'est intriguant. Perso, l'idée même de la présence de Yoda et de Bob l'éponge dans la même pièce me fait rire intérieurement. Et comme je suis une personne bizarre, c'est exactement cela qui m'a décidée à acheter Hot de Julia Harper. Ça et le fait que l'on m'ait laissé entendre que Julia Harper était le pseudonyme "contemporain" d'Elizabeth Hoyt.

J'ai déjà disserté en longueur sur ces auteurs qui jonglent entre l'écriture de la romance historique et l'écriture de la romance contemporaine, je ne vous refais pas le pitch (les articles issus de mon cerveau féconds sont ) mais en une phrase : ça peut être génial, comme cela peut être une catastrophe (dans le style poussière du sol qui se transforme en moustiques).

Mais l'évocation de Bob l'éponge et de Yoda m'a fait sourire. Sans doute parce que sous la couronne, je suis une grande malade qui a imaginé la conversation entre les deux personnages et que j'ai gloussé comme une idiote avant d'appuyer sur "acheter". 

C'est ainsi que "Hot" s'est retrouvé dans ma PAL, qu'il a été lu, et que devant vos yeux ébahis, je vous sers aujourd'hui une chronique vous expliquant pourquoi, sans être la 3ème plaie d’Égypte, ce livre n'entre pas dans le panthéon de mes meilleures lectures de l'année (je vous rappelle qu'en plus nous ne somme qu'en avril et que l'année est à peine commencée).

Notre histoire commence donc par un samedi après midi... Turner Hastings est à son poste au guichet, comme tous les samedi après-midi lorsque Bob et Yoda entrent armés de fusils à pompe. Ils dévalisent la banque (assez maladroitement je dois dire) et disparaissent avant que la police n'ait pu arriver sur les lieux. Le plus surprenant dans l'histoire n'est pas l’apparente maladresse des cambrioleurs néanmoins, mais le fait que la vidéo de sécurité montre Turner, bibliothécaire de la ville et employée au guichet les weekends, en train de voler le contenu d'un coffre...

Le FBI (toujours appelé sur les cas de braquage) a donc deux mystères à élucider. Et John MacKinnon, agent spécial en charge, aime les mystères...

L'histoire se développe donc avec les deux héros de part et d'autre de la ligne (parfois floue) qui sépare le bien du mal, la loi du chaos, etc, etc... Le lecteur réalise cependant très vite que Turner doit avoir une raison sérieusement bonne pour avoir eu recours à ce genre de stratagème, parce que globalement, elle fait moyennement crédible comme malfrat. 

Nous n'apprendrons les choses qu'à mesure que John réussira à les lui faire dévoiler (genre LA conversation révélation du lourd passé, qui sait?). Toutefois la course poursuite qui devait aider à cristalliser l'attirance quasi animale entre les deux héros prend moins dans les faits qu'en théorie.

C'est un bon livre, qui selon moi manque d'un vrai méchant. Car s'il semble évident que le méchant de ce livre n'est pas Turner, le véritable méchant a franchement autant charisme démoniaque que Gargamel, et avec sa robe noir, et ses chaussons rouge, il n'a jamais fait peur à qui que ce soit, non?

On ne peut pas lire tous les jours des livres exceptionnels, et celui-ci reste très agréable à lire. En plus, il est édité en VF, sous le même titre avec une très jolie illustration. Donc, si d'aventure vous avez envie de Gargamel, Bob l'éponge et Yoda, n'hésitez pas!

 
Bonne lecture,
Tam-Tam
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8 avril 2013

Kell Sabin, la série

 
L'obsession compulsive a encore frappée. 
Le week-end dernier, je finissais White Lies de Linda Howard. Il y a un quart d'heure, j'ai vu apparaitre le mot "fin" sur le troisième tome de la série. Il fallait bien quelqu'un comme Linda Howard pour me plonger dans un marathon sans même y penser.

Alors je pourrais faire un article pour chaque opus. Mais il se trouve que cette série date des années 80. Et que si elle a beaucoup de qualités (que je vais vous lister, n'ayez crainte), la longueur n'en fait pas partie. Je préfère ainsi ne dédier qu'un article aux trois premiers (plus courts) et ne pas trop spoiler.

C'est moche de spoiler. Le sage dit même "A chaque fois que tu racontes la fin avant l'heure, aux pays du bel arc-en-ciel, un lapin pleure" (et là, le sage a réussi à rimer, et mettre pile le bon nombre de pieds, merci d'applaudir).

Et au-delà du bien être des petits lapinous adorables et duveteux, je n'aime pas trop en dévoiler sur les romances suspense. Je veux dire, on se doute bien que les héros vont se sauter dessus sauvagement dans le feu de l'action/après avoir échappé de peu à la mort/pour se réconforter de la perte d'une compagnon d'armes. Les raisons sont aussi nombreuses que variées, mais le lecteur doit les découvrir seul, quitte à s'endormir à une heure indécente.
Et heure indécente, sur cette série il y a eu.

Dans "L'arc en ciel de minuit" (Midnight Rainbow), Grant (qui s'appelle Grégory dans la version française) vient d'être engagé pour porter secours à Jane Greer. Cette dernière s'est en effet retrouvée mêlée à une sombre affaire de microfilm (oui, 80's power, mes amis) et semble être retenue prisonnière chez un baron de la pègre du Costa Rica. 

Alors que Grant, ancien mercenaire/espion/nettoyeur (on ne saura pas vraiment) s'était dit que son dernier contrat avant une retraite bien méritée serait de la tarte (vous pensez, une jet-setteuse insouciante), il ne s'attendait clairement pas à la course poursuite dans la jungle du Costa Rica en compagnie d'une femme avec un solide sens des réalités, une détermination peu commune le tout emballé dans un packaging assez attirant. Et un mercenaire surpris, ça donne des situations explosives de sensualité. D'autant qu'une fois encore, nous avons ici le modèle howardien de l'homme alpha : Grant est un homme, un vrai. Protecteur dans l'âme, héroïque et un tantinet macho... Vous me direz, je me répète, mais c'est toujours un peu comme ça l'homme howardien, il ruisselle de masculinité, et puis un jour, une femme surprenante ne se laisse berner par son tour de force.... et BAM!
Enfin, bam ou pas bam, notre couple est tout de même dans de sérieux draps. Entre les sbires du vilain méchant qui veulent leur mettre le grappin dessus, des traitres qui se sont infiltrés dans la hiérarchie de "l'agence", le Costa Rica comme destination de vacances, il faudra repasser!

Après la course poursuite dans la jungle, la moiteur de l'Amérique du Sud et la sexytude de l'homme aux yeux de félin (oui, Linda Howard, dans le texte). Je n'avais pas encore eu ma dose de testostérone. Et puis j'avais aussi aperçu un certain Kell Sabin qui paraissait avoir toutes les qualités requises d'un héros über-miam. J'ai donc procédé à la lecture du second livre.

L'aventure de l'amour (Diamond Bay) commence par un naufrage. Notre espion/mercenaire Kell Sabin (oui, on n'en sait toujours pas plus, si ce n'est qu'il "n'existe pas officiellement") que l'on avait entre-aperçu dans le tome précédent, voit ses vacances annuelles ruinées par une explosion de bateau, deux balles dans le corps, et 3,5 km à nager dans la baie pour échapper à un certain Charles (le vilain). Vous admettrez qu'on a vu mieux comme thalasso pour se reposer. 

Rachel Jones est veuve et vit depuis 5 ans à Diamond Bay (un nom très romantique donné au lieu parce que quand le soleil se couche, cela fait comme un tapis de diamants sur la ligne d'horizon) (encore l'auteur dans le texte), un lieu est évocateur de romance (plus que la jungle humide du Costa Rica) (quoique...) où notre héroïne vit avec son chien Joe, ses journées rythmées par les tâches domestiques, la gestion de ses magasins de souvenirs, ses écrits, ses cours...

Mais son quotidien va se trouver perturbé lorsqu'au hasard d'une balade sur la plage, elle tombe sur le corps inanimé de Kell Sabin. Avec l'aide de son chien (oui, Joe est le cousin de Lassie, il comprend tout et est capable de monter une Expedit de chez Ikea en deux aboiements et trois jappements), elle va rapatrier le blessé à son domicile et entreprendre de le maintenir en vie.

Dans une autre vie (comprendre, avant la mort de son mari) Rachel était journaliste d'investigation. Et parce qu'elle n'est pas née de la dernière pluie (de poneys), elle comprend que 1) cet homme est blessé (oui, deux balles peuvent avoir cet effet),  que 2) que cet homme est quand même hyper beau gosse avec son teint halé (l'auteur nous précise que l'homme est bronzé "partout") et enfin que 3) appeler la police n'est sans doute pas la meilleure chose qu'elle puisse faire (c'est bien connu, quand tu trouves un homme qui ressemble à une passoire, tu te dis, "n'appelons pas la police, c'est plus prudent"). C'est ainsi que Rachel appelle son amie vétérinaire pour qu'elle l'aide à soigner notre Mister BG.

Alors voilà... en 3 points, je viens de vous dévoiler pourquoi cette histoire, de prime abord, fait carrément moins crédible. Mais je vous rassure, au-delà de l'improbabilité de la situation, Rachel est un personnage attachant et Kell possède aussi sa carte de membre du club des mâles intensément dominants. Il est tellement dur (ouhh... mais c'est que je ferais presque des allusions sensouelles moi), tellement fort... tellement... tellement... que l'histoire se lit, et que le mot fin arrive sans que Joe ait eu le temps de monter le canapé (je fais référence à ma blague pourrie de tout à l'heure, pardonnez...).

Après avoir laissé notre duo se repaitre du spectacle des vagues s'échouant sur la plage, j'ai attaqué le dernier tome, La chevrolet bleue (Heartbreaker).

Et là, deux choses se sont imposées à moi d'emblée. Les titres français de cette série sont à mourir de rire et point d'espion/mercenaire dans celui-là. Non, dans cette histoire il est question de Michelle Cabot, au lendemain du décès de son père. 

Alors qu'elle s'affaire à mettre en ordre les papiers du défunt, tout en essayant vainement de maintenir à flot le ranch dont elle vient d'hériter, elle découvre un soir qu'une partie (une grosse partie) de sa dette n'est pas détenue par une banque, mais par John Raferty, le rancher d'à côté, bourreau des cœurs arrogant et macho. Soucieuse de liquider sa dette le plus vite possible, Michelle prend son courage à deux mains et appelle notre ami John... 

Vous pensez bien que ces deux là sont faits pour s'entendre... à l'usure! Mais elle verra au delà de l'arrogance, il saura mettre de côté les manières de princesse. Ajoutez à cela un ex-mari qui rode... Vous obtenez une romance suspense honorable, qui n'est pas sans me rappeler "Libre d'aimer" de Catherine Anderson. D'ailleurs je ne vous en dit pas plus, et je vous laisse faire votre sélection howardienne vous-même.

Lisez les dans l'ordre, dans le désordre, qu'importe! Le mâle howardien est toujours sexy et torride! En revanche, je décline toute responsabilité pour les couvertures cheesy et kitch des versions françaises que vous pourrez trouver! Oui, j'en ai même été réduite à vous mettre les couvertures VO, c'est dire! 

Enfin, je vous ai présenté ici de la vrai romance 80's. Elle ne se lit pas tout à fait comme de la romance actuelle. Le mâle y est beaucoup plus macho, l’héroïne est beaucoup moins maitresse des choses. Il faut en prendre et en laisser. Si d'aventure vous seriez craintive, mon préféré reste le dernier opus "White Lies".

  
A bon entendeur, bonne lecture,
Tam-Tam
   
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1 avril 2013

White Lies

Il a longtemps, dans un royaume fort fort lointain, vivait une princesse qui aimait faire des nuits blanches. Et cette princesse, qui répondait au doux sobriquet de Tam-Tam, aimait à raconter les raisons de ces nuits blanches à l'internet tout entier, dévoiler que l'auteur responsable de sa première fois n'était autre que Linda Howard. Et cette même princesse (qui devrait arrêter de parler d'elle à la troisième personne) a lu récemment un nouveau Linda Howard…

Enfin, pas si nouveau que ça (1988). Mais n'allons pas couper les cheveux en quatre, et soupirons en cœur mes sœurs, car le Héros Howardien est de retour dans ma vie! (oui, le "H" majuscule est obligatoire ici)

Je n'en ai pas lu de nouveau depuis bien des lunes (je crois que ça commence à se compter en années) pour plusieurs raisons, toutes très légitimes :
  • mes dernières lectures de cette auteur m'avaient déçues par rapport aux nuits blanches de mes débuts de princesse.
  • constatation de ces dernières années, je n'ai finalement lu que peu de romance suspense, écrites par Linda ou qui que ce soit d'autre. Chi-Chi, grande influenceuse devant l'éternel chatoyant, est fort peu portée sur le genre (même si Linda Howard tient tout de même une place particulière dans son panthéon) et j'ai oublié d'avoir envie (Johnny sort de ce corps) de suspense.
  • malgré un courrier incendiaire envoyé au très haut (toujours chatoyant), ce dernier n'a pas consenti à rallonger les journées qui ne font toujours que 24h, limitant mes possibilités de lecture.
Mais comme vous l'aurez conclu de ce fabuleux passage introductif sans queue ni tête, cette disette vient de prendre fin car grâce à Emmanuelle, lectrice et bloggeuse, qui me l'a chaudement conseillé.

Bilan de la lecture, j'ai soupiré, j'ai frissonné, et je vais sans doute me jeter violemment sur les autres tomes de la série (oui, parce que bien entendu, j'ai commencé par le dernier, sinon, c'est moins drôle).

Mais je vous parle, je vous parle. Et vous ne savez toujours pas de quoi il s'agit…
 
"White Lies" s'ouvre un jour où tout va mal. Jay (l'héroine, pas l'oiseau) vient de se faire licencier parce qu'elle a eu le malheur d'être plus compétente, plus efficace que le fils du patron, et que ça fait un peu tâche, aussi pour rétablir l'équilibre du cosmos, le grand patron a cru bon de congédier la demoiselle.

Alors qu'elle rentre chez elle en ruminant son agacement et ses envies de hurler l'injustice de cette situation à la terre entière (sentiment que je partage, j'ai bien souvent, dans ces situations, des visions très violentes de têtes écrabouillées avec délectation par mes blanches mains sur un crépi bien épais et dur) (toute analogie avec une chanson du même nom serait bien entendu fortuite), un homme mystérieux au doux nom de Frank la contacte.

Frankie (pas Vincent) a besoin d'elle pour identifier le seul survivant d'une explosion comme étant Steve, son ex-mari. Plus à une mauvaise nouvelle prêt, Jay se dit qu'un petit voyage à l'hôpital militaire lui fera oublier quelques heures qu'elle va devoir passer les 2 prochaines semaines à faire semblant de ne pas être duuuuuu tout atteinte par son licenciement et que tout va bien dans le meilleur des mondes (on visualise des petites moutons blancs bouclés qui gambadent dans des prairies verdoyantes et on respire par le ventre).

A l'hôpital, devant le corps enrubanné de l'homme avec lequel elle a partagé sa vie, Jay est pleine de doutes. Certes la taille est globalement la même, certes la corpulence est somme toute similaire, mais elle trouve tout de même que reconnaitre quelqu'un avec lequel elle n'a pas eu de contact depuis cinq ans, c'est pas si facile quand de la personne s'échappent plusieurs tubes rattachés à des machines, et que la peau visible à ce moment là, elle la cherche...

Mais chez Linda Howard, certaines choses ne s'expliquent pas par des mots. Les sentiments et les sensations gouvernent les personnages. Comme si les corps pouvaient se reconnaitre avant de se parler, comme une sorte d'alchimie. C'est sans doute de là que vient le coup de foudre… Mais je m'égare.

Car bien entendu, Jay reconnait la momie Steve, et Steve, depuis les profondeurs de son coma artificiel, reconnait Jay. Je sais cela sonne vraiment mal, presque dégoulinant de sucre et que l'on a envie de lever les yeux au ciel, mais dans le livre, l'auteur a fort heureusement plus de talent que moi. 

Une fois le patient identifié, Jay pense pouvoir repartir affronter ses 15 jours de préavis. C'est sans compter sur Frank qui la persuade de rester auprès de son ex-mari… Jay réfléchit longuement (au moins trois secondes) et accepte…

Alors, comme ça, on pourrait croire que 1) c'est une histoire de retrouvailles, et que 2) pour le suspense il faudra repasser. Mais ce serait sous-estimer l'auteur qui nous livre un héros amnésique, seul détenteur de la vérité de l'accident et des circonstances pour le moins opaques de l'évènement qui chamboule la vie de Jay. 

A chaque détour de phrase on se demande QUAND la vérité éclatera. Car si le lecteur en sait parfois plus que les personnages, il perçoit aussi que les personnages ne lui ont pas tout dévoilé. La tension monte donc, et comme toujours avec Howard, elle va de paire avec le désir.
 
Ouhhhh que j'avais oublié à quel point j'aimais les héros howardiens!! Forts, possessifs, passionnels, sensuels jusqu'à en être félins. Je l'aime cet alpha howardien. Je frissonne quand il parle à celle qui considère comme sienne. J'aime quand il décide, mais écoute néanmoins sa partenaire. Je l'aime cet alpha.

White Lies (j'entends ici d'avance le désespoir de certaines) n'est pas traduit, mais je pense être retombé dans mon addiction, et prévois de lire très prochainement les trois premiers tomes de la série Kell Sabin dont ce livre est le 4ème opus. Rassurez vous donc, les trois premiers sont disponibles en VF (en vintage, couverture pourrie incluse). 

Je m'en vais de ce pas comparer les profils de ces hommes hors du commun, et m'imaginer pantelante entre leur bras (que voulez-vous, j'ai une imagination fertile), et je vous tiens au courant!
 

 
En attendant, bonne lecture,
Tam-Tam

PS: l'article d'Emmanuelle sur son blog anglophone ICI
 
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28 janvier 2013

Suspect lover - Une ombre sur le passé

Chi-Chi est d'une efficacité redoutable. Après une absence beaucoup trop longue à mon gout (oui, elle me manque, moquez vous, mais je sais qu'elle vous manque aussi). Elle revient pour un article, un... Et m'enchaine à mon Kindle pour la soirée.
 
Car en suggérant que Stephanie Doyle était un auteur à surveiller, ce qu'elle ne savait pas, c'est que j'ai des envies de suspense ces derniers temps. J'ai envie de romance avec une touche de course poursuite, de méchant tapi dans l'ombre et de crime à élucider. 

Mais elle vous l'a déjà dit. C'est un genre qu'elle affectionne fort peu. Ce qui me va parfaitement puisque cela me laisse ainsi toute latitude pour dire plein de bêtises sans qu'elle puisse jamais vérifier (même si je ne le fais jamais, bien entendu) (c'est juste la possibilité qui est euphorisante).

Après son article sur "One final Step", je me suis donc précipitée sur mon revendeur de "came" préféré, et  me suis procurée "Suspect Lover", que vous trouverez publié en français sous "Une ombre sur le passé".

Et une fois encore, Chi-Chi avait vu juste sur toute la ligne et vous le recommander à l'aveugle était un conseil en or. 

Mais je connais la tendance suspicieuse et dubitative de certaines. Je me fais donc mission de vous prouver que cet Harlequin, sous sa couverture un peu bleutée, un peu sucrée et surtout un peu kitch, raconte une histoire qui peut valoir le détour.

Et puisque l'on parle d'histoire, tout commence par la correspondance entre Dominic Santos, co-créateur et président d'une compagnie de logiciel de sécurité informatique (passionnant, je vous l'accorde, mais cela a son importance pour la suite), et Caroline Sommerville, auteur de polars.

Notre duo cherche en effet à s'installer. Ils ne sont pas amoureux, se connaissent à peine,  mais l'un comme l'autre cherche à fonder une famille et attend du partenaire un certain nombre de qualités. Ils ont ainsi décidé que la roulette de l'amour et de écueils du jeu de la séduction n'étaient pas pour eux, et ont préféré s'en remettre à une agence, le pragmatisme des questionnaires détaillés et autres études des antécédents familiaux. 

Caroline veux aller de l'avant. Car depuis le décès de ses parents dans un accident de voiture 2 ans plus tôt, elle vit entre parenthèses, dans la crainte de tout...
Dominic veut perpétuer son œuvre, sa réussite, et léguer le tout à sa descendance...

Les voilà donc mariés, tout aussi rapidement que dans un historique. 

Mais nous avons déjà établi ici à quel point nous aimons les mariages arrangés. Et quoi de mieux pour apprendre à se connaitre et à se faire confiance qu'un petit meurtre?

Denny, l'autre co-fondateur, et génie informatique, est en effet retrouvé mort. Tous les indices désignent Dominic, qui a disparu. Caroline découvre alors que celui qu'elle appelle son mari n'est pas celui qu'il prétend être, et que dans sa recherche du coupable, la police va mettre à jour le passé de Dominic. Caroline se surprend à vouloir faire confiance à son mari, malgré l'aspect précipité de leur union, et les arguments de certains...

Je pourrais vous en raconter plus, mais ce serait spoiler. Et ce serait mal. 

Parce que ce livre mérite qu'on le découvre. Certes il est trop court pour tout explorer, mais il est efficace. Pas d'action superflue, les scènes s'enchainent, les personnages se découvrent, le coupable est démaqué. Et le mot fin est arrivé bien trop vite.

Tout comme Chi-Chi, j'ai donc eu recours une fois encore à mon revendeur et me suis procurer un autre roman suspense de l'auteur, histoire de comparer...

Bonne lecture,
Tam-Tam
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13 août 2012

Qui a parlé du mâle alpha?

Linda Howard, on en a déjà parlé à plusieurs reprises. Entre ma première nuit blanche et l’intemporel Mister Perfect, elle reste un des grands noms de la romance, même si j’admets moins me précipiter sur ses derniers ouvrages.

Toujours une note d’action, souvent avec l’ombre du danger qui guette, elle a gagné sa place dans les canons de la romance en démocratisant son schéma de héros qui  porte même un nom : il est "mâle alpha" (grrrr... mmmmmhhhh). Les autres hommes n’arrivent pas à lui faire de l’ombre, tous sont fades à coté de lui. L’héroïne succombe à sa virilité, son instinct protecteur, sa puissance. Toutes les femmes indépendantes deviennent dépendantes de lui... 

C’est le Chuck Norris des héros de romance. Il a compté jusqu’à l’infini deux fois, il sait réparer une chaudière par -15°C avec une paille, il peut t’improviser une maison et son chauffage central avec des fougères (lui devenant la source du chauffage central, vous aurez compris).

Rien d’étonnant à ce que le mâle alpha de Linda Howard choisisse la voie royale de l’espionnage. Protéger son pays, les jeunes femmes en détresses de la menace terroriste, rien de plus gratifiant pour cet Homme avec un grand… H (oui, j’ai failli, shame on me) que de dévouer son corps au service de son pays ! (oui, dévoue toi pour moi, Ô mâle alpha)

Mais parfois, parce qu’on finirait sans doute par s’ennuyer à toujours lire des histoires de héros magnifique au physique de dieux grecs, l’auteur glisse un élément inattendu : ce n'est plus un espion dont il est question, mais d'une espionne!

Ça change un peu toute la dynamique. Car Lily Mansfield n’est pas une simple espionne, elle est "nettoyeuse" (j’ai aussi des références cinématographiques à la hauteur de ma réputation). Pour ceux qui n’auraient pas compris, Lily élimine les cruels trafiquants/bandits/brigands/malfrats pour le compte de la CIA.

Mais ce genre de travail n’est pas sans laisser des séquelles, si bien que lorsque ses meilleurs amis et leur fille sont assassinés, elle dépasse son ordre de mission et empoisonne le commanditaire, un mafieux notoire nommé Nervi (une vengeance de femme, le poison, parait-il), et manque de mourir dans la foulée.

Tout ceci, bien que tout à fait compréhensible au regard de la situation (dont je ne vous dirait rien de plus, je ne voudrais pas non plus vous priver du plaisir de la découverte), n’est pas vraiment du gout de ses supérieurs. Langley envoie donc l’agent Swain récupérer notre espionne et la ramener à la maison pour un debriefing approfondi (comprendre, elle va se prendre une avoinée).

Sauf que rien ne se passe comme prévu. Entre la colère du fils Nervi qui a vu son père mourir et les trahisons diverses et variées, c’est un parcours semés d’embuches qui attend notre duo CIA.

En parlant de notre duo, quelques mots dessus. Je vous rappelle que Swain a été envoyé pour rapatrier la demoiselle. Il va sans dire qu’elle ne sait pas que le splendide spécimen blond qui se tient devant elle, un sourire canaille aux lèvres, est de la CIA. Mais elle est aux abois, a besoin de toute l’aide qu’elle peut et Swain se trouve là, consentant (comprendre ce que vous voulez)…

Un secret existe donc entre eux, alors même que vous vous doutez bien qu’ils se rapprochent. Car en romance, des circonstances dangereuses riment avec l’attraction des corps !

Un secret, c’est dur à gérer quand les sentiments commencent à prendre le dessus. Lily, clairement décrite comme une femme alpha au bout du rouleau, commence à faire confiance à Swain. Il connait ses failles, il est alpha lui aussi (vous apprendrez que Linda Howard a du mal avec le reste de l'alphabet grec). C'est un alpha qui soutient plutôt qu’il n’étouffe (ce qui, il faut l’admettre, est un changement agréable) et devoir tout cacher à celle qui commence à envahir son esprit et menace de conclure une époque royale de célibat assumé et épanoui, ne pouvoir dire qu’il la comprend bien plus qu’il n'en a l'air, non seulement cela le ronge de l’intérieur (ce pauvre petit) mais cela menace leur relation future…

Mais bon, la menace d’une mort certaine aide à placer les choses dans une perspective de sagesse, d’acceptation et de pardon. La magie de ce livre est d'inverser les rôles stéréotypés et de bousculer le schéma de l’auteur et son mâle alpha (je spoile un peu, beware).

Elle a un lourd passé de la mort qui tue. Il gère son divorce plutôt élégamment.
Elle a coupé tous les ponts avec sa famille. Il voit la sienne au gré de ses affectations.
Elle a renoncé à toute vie de famille (comprendre, le mariage, même pas en rêve). Il a été marié et cela ne l’a pas dégouté (même si clairement, le célibataire sexy au sourire canaille lui va bien comme statut)
Elle mène la danse, elle ne lâche pas un pouce de terrain. Il est patient, il sait qu’il aura gain de cause.

Lily mérite sa place dans la saga de l'été, et cerise sur le gâteau, ce livre clôture la série Medina. Une héroïne à la hauteur du glamour de la fonction combiné à la perspective de 3 livres à lire. Comment ne pas adhérer ?


Bonne lecture,
Tam-Tam
  
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11 avril 2011

Au soleil…

Ce weekend, la météo a été clémente sur le royaume. Il a fait si beau, que j’ai déserté le château pour profiter des rayons du soleil en terrasse, un Perrier-violette à la main.

Bilan, ma peau est légèrement rosée (merci le parasol), et je suis gravement en retard sur l’écriture de mon post hebdomadaire. C’est le souci avec la météo estivale, on a des envies de plage et de baignade. Et si  un livre est très aisément transportable dans le sac de plage, un ordinateur en plein soleil n’est pas une idée intelligente pour ces petites machines qui sont bien trop sensibles.

Du coup, je vous refais un remake des veilles d’examens. J’ai sorti tous mes livres, je potasse à fond en espérant être prête pour le lendemain.

A l’époque, lorsque la caféine conjuguée aux dragibus n’étaient plus suffisants pour me maintenir éveillée jusqu’au moment fatidique où le professeur me tendrait mon sujet, il me restait la perspective des vacances et des livres que j’allais emporter pour me porter jusqu’à la ligne d’arrivée.

Ah… que ne ferait-on pas pour quelques jours au soleil avec un bon livre… Aussi, en exclusivité pour vous aujourd’hui, une liste spécialement conçue pour des vacances au soleil.

En vacances nous voulons… de l’exotisme mâtiné de féminisme, avec Shalimar de Rebecca Ryman, qui retrace l’histoire d’Emma, héritière rebelle et sans le sou qui s’applique à suivre son propre code de conduite, même si ce dernier va à l’encontre des traditions perpétuées dans la colonie britannique de Delhi, en cette fin de XIXème siècle. Son chemin va croiser celui de Damien Granville, collectionneur de femmes qui décide, on ne sait pas bien pourquoi, qu’Emma est la femme faite pour lui. A travers un jeu politique de pouvoir autour d’un passage stratégique au cœur des montagnes himalayennes, c’est l’avenir de tout un continent qui semble se jouer sur cette histoire d’amour victorienne.


Dépaysement : 4/5
Suspense : 4/5



Nous voulons… du mystique sur un autre hémisphère, avec La dame Australie de Bernard Simonay. Dans cet immense continent, nous allons suivre Judith Lavallière, envoyée en exil dans une colonie pénitencière. Mais l’Australie, à cette époque, ce n’est pas le Club Med. Et ce sont bien des épreuves qui attendent la jeune fille. Exploitée par un alcoolique notoire, elle s’enfuie dans les profondeurs de l’outback, évite la mort de peu, est recueillie par des Aborigènes, retrouve la civilisation, participe à la ruée vers l’or, trouve l’amour, et affronte les démons de son passé. Entre le choc culturel, la beauté des paysages australiens et le charismatique Alan, Judith est la parfaite compagne de voyage pour les aventures chez les Aussies.

Dépaysement : 5/5
Suspense :4/5

(NB : Je tiens à vous rappeler que Hugh Jackman est Australien… Alan, Hugh, même combat !)



Nous voulons… la mélancolie des landes verdoyantes avec Les Dames à la licorne de René Barjavel et Olenka de Veer. Et c’est l’envoutante Griselda, benjamine de Sir John Green, qui nous ouvre son domaine. Elevée sur l’île de Saint Alban avec ses quatre sœurs, Griselda ne rêve que d’une chose, quitter son île aux falaises escarpées et vivre. Hugh est un chef rebelle en fuite, car l’Irlande est en ébullition, ses habitants aspirant à autre chose qu’à la domination anglaise et à un avenir fait de servitude. Hugh et Griselda, à leur manière, n’aspirent qu’à la même chose, la liberté. De leur rencontre va naitre une très belle histoire d’amour. Une histoire qui m’a été conseillée par ma mère, une veille de vacances, et qui, à l’époque, a fait naitre chez moi un amour sans borne pour la verte Erin…

Dépaysement : 4/5
Suspense : 3/5


Nous voulons… du mystère et des alligators, avec Une coupable idéale de Jude Deveraux. Ce sont Fiona et Paul qui nous emmènent pour une aventure dans le Bayou. Une véritable chasse au trésor où, en plus des méchants à combattre, des traitres à démasquer et des coffres remplis d’or à récupérer, il y aura une belle histoire d’amour comme Jude Deveraux sait nous les concocter. De l’humour, des personnages hauts en couleur et des Montgomery !





Dépaysement : 3/5
Suspense : 4/5


Pour ma part, pour les vacances, je souhaite… des fresques murales d’animaux courants dans la plaine, avec la suite des aventures d’Ayla et Jondalar dans Le pays des grottes sacrées de Jean M. Auel. Les cinq premiers tomes de cette sagas font parties des « must absolutly have » de ma bibliothèques. Découverts pendant des vacances en famille, je me suis retrouvée à lire à voix haute dans la voiture familiale l’équivalent des 1600 pages que représentent les 2 premiers tomes et demi. Je me revois encore lisant le 5ème livre, un weekend de 1er mai, confortablement installée sur une chaise en terrasse de mon café préféré à Poitiers…




Qui sait où je lirai cet opus, mais je m’attacherai à lui trouver un lieu à la hauteur de la place exceptionnelle que cette série tient dans mon cœur, et ne manquerai pas de vous en relater les moindres détails !

En attendant, vous avez tout ce qu’il vous faut pour vous aussi, tenir, avant les vacances tant attendues ! Et pour les petits chanceux qui sont déjà installés sur leur chaise longue, ne manquez pas de nous faire part de vos découvertes littéraires !


Bonne lecture,
Tam-Tam
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4 avril 2011

Avez-vous rencontré Mister Perfect ?

Aujourd’hui, un classique.

Un classique qui a fêté ses 10 bougies l’année dernière, mais un classique quand même.

C’est même bien plus qu’un classique, c’est un incontournable, un indispensable, c’est un bâton de vitamine un jour de grisaille, c’est un rail de coke en pleine crise de manque… C’est un livre qui, si je m’en donnais la peine, ferait partie de mon Top 15 (mais je suis une sale vilaine, j’ai pas encore fait ma liste à moi)...

Et pourquoi cette envolée lyrique me direz-vous ?

Parce que c’est tout d’abord un livre que j’aime tellement que je l’ai en VF, VO et audiobook. (Monomaniaque ? moi, jamais)

Deuxième raison, ces derniers temps, je fais beaucoup de carrosse. C’est la crise au royaume et j’ai donné congé à mon chauffeur pour pouvoir maintenir mon train de lecture.

Bilan, je conduis le carrosse moi-même et je suis d’une grossièreté sans précédent dans les embouteillages… Quelle déchéance !

Le point positif dans cette histoire, lorsqu’on a les deux mains prises par le volant, les deux yeux rivés à la route, il nous reste nos deux oreilles pour se délecter de ce livre de Linda Howard, des centaines de kilomètres pour redécouvrir Mr. Perfect et sa liste.

Et quelle liste !

Un vendredi soir à la sortie du travail, quatre copines, TJ, Marcy, Luna et Jayne, se retrouvent autour d’un bon repas et d’un bon verre de vin. L’alcool aidant, les voilà qui fantasment sur l’homme parfait - soirée entre filles stéréotypée, sans doute.

Mais d’ailleurs, qu’est ce que l’homme parfait ?

A cette question, nos quatre amies répondent par une liste des qualités requises pour atteindre la perfection masculine. Et rien que d’y penser, j’en ai le rouge qui monte aux joues et l’œil qui brille.

Voyez donc :

1 : Loyauté, ne triche pas, ne ment pas.

2 : Gentillesse. Pas Lassie chien fidèle, mais un mec bien.

3 : Fiabilité. Tient ses engagements.

4 : Emploi stable. Gage de maturité et de responsabilité.

5 : Sens de l’humour. Avec une option sur le non-scato.

6 : Confortable financièrement. Le juste milieu, l’éternel juste milieu !

7 : Beau gosse. Ne serait-ce que par égard pour les futures générations.

8 : Super bon coup. Parce qu’on parle d’un fantasme, alors tant qu’à faire…

9 : Super gros engin…

Jusque là, tout va bien, mais par un concours de circonstances que je ne vous dévoilerai pas ici, la liste devient publique (vous les sentez les ennuis ?).

Cette dernière va diviser l’opinion et réveiller les tendances psychotiques d’un individu qui va décider de faire taire les quatre « salopes » à l’origine de ce « tissus de grossièretés » (quand je vous parlais d’ennuis…).

Notre fil conducteur tendancieux va nous permettre de découvrir chacun des personnages, et l’auteur, avec son habilité coutumière va concentrer notre attention sur Jayne, dont le voisin policier n’est pas sans retenir notre intérêt (en tout bien tout honneur bien sûr).

C’est sans doute là la clé de la réussite de ce livre. Un groupe de copines à l’humour désopilant, une liste parfaite, un mâle alpha qui n’a rien de parfait, et un tueur qui n’a décidément pas le sens de l’humour.

Du couple phare du roman, il y a tant à dire. Entre leur alchimie physique, leurs conversations qui font des étincelles, on ne sait par quel bout commencer. Mais il est plus sage de vous inviter à aller le découvrir vous-même, je vous assure que vous ne regretterez qu’une chose, que le mot fin arrive.


Bonne lecture,
Tam-Tam

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25 octobre 2010

Classique du genre

Lorsqu’on parle de classique en littérature, on fait souvent référence à des auteurs dont la qualité et le mérite font l’unanimité. On parle de Victor Hugo, James Joyce, Shakespeare, Cervantès ou Goethe… On parle d’auteurs qui sont (ou seront) au programme du Baccalauréat…

De mon côté, j’ai toujours trouvé cela assez réducteur de ma définition personnelle du classique de bibliothèque :
Dans ma bibliothèque, un classique est un livre que j’ai lu, relu, re-relu... offert, conseillé… C’est le livre vers lequel ma main est attirée les jours où ma PAL ne me tente pas.
C’est mon remède contre la morosité un jour de grisaille, ou mon fixe de bonne humeur…

La chose étrange avec mes classiques, c’est que non contents d’évoluer au cours du temps, c’est une liste qui peut contenir des titres surprenant… J’ai relu hier Naked in Death (Lieutenant Eve Dallas) de J.D. Robb et j’ai regoûté les plaisirs d’une enquête en compagnie d’Eve Dallas. Pourtant, ma relation avec notre lieutenant préférée n’était pas gagnée, loin de là !

Mais je sens votre perplexité, aussi vais-je tout vous expliquer…

La première fois que je suis tombée sur un Nora Roberts Eve Dallas, ce dernier était dans une collection J’ai Lu des plus rose Barbie et le synopsis en 4ème de couverture situait l’action dans le futur, ce qui a eu le don de me faire reposer l’ouvrage, au profit de ma première nuit blanche dont je vous ai déjà parlé… Dans mon esprit, Nora Roberts est restée pendant longtemps associée avec cette série futuriste de thrillers.
Il a fallu l’arrivée de la première trilogie irlandaise chez J’ai Lu pour réhabiliter cette auteur prolifique, sans parler du fabuleux Three Fates – La fortune des Sullivan dont nous parlerons un jour… Mais alors même que je me jetais sur tous les ouvrages de Madame Roberts, je ne pouvais me résoudre à essayer la série de Mademoiselle Robb.

Jusqu’à un lundi pluvieux de Cornouailles (ouhhh la belle redondance ^^), où ma bibliothécaire me glisse en aparté qu’elle a lu un livre magique pendant le weekend qui lui a fait oublier que son chat a des problèmes de goutte (là encore, je vous ai déjà parlé d’Alice).
Je m’enquiers du titre de la merveille… et là, stupeur, il s’agit de Naked In Death de J. D. Robb. Alice, ma chère Chi-Chi, c’était un peu toi, mais en version fleurie à l’anglaise, avec de petites lunettes et un cardigan grenat couvert de poils de chat qu’elle portait systématiquement sur ces frêles épaules par temps pluvieux (i.e. en permanence). Et tout comme je suis les conseils de Chi-Chi les yeux fermés, j’ai fait fi de mes réserves, j’ai emprunté le livre, et je suis rentrée chez moi… sous la pluie…

Par pur esprit de contradiction, je n’ai pas sauté sur le livre pour le lire… loin de là. Je m’y suis résolue le dimanche, n’ayant plus que cela à ma disposition…
Et ce fut la révélation !

J’ai découvert une ambiance bien particulière. J’avais fait la grimace à l’idée de lire une histoire se situant dans le futur, ce détail a finalement participé à me faire entrer dans l’histoire.
Nous découvrons avec délices dans ce premier tome Eve, lieutenant de la police de New York sur une enquête de meurtres en série de prostituées. Au détour de ses investigations, elle tombe sur le millionnaire Roarke. D’interrogatoires en alibis, des liens se tissent (à son esprit défendant, Ltd. Dallas n’est pas du genre à donner dans le sentiment !).
Par-delà l’enquête, qui au demeurant est bien menée, c’est la découverte de l’héroïne de la série et du couple mythique qu’elle va former avec Roarke qui m’a intriguée.

Eve est un personnage "mille feuilles", quand on a enlevé une couche, on en découvre une nouvelle. Elle est complexe, même pour les narrateurs omniscients que nous sommes. Et le premier livre de cette série nous titille juste ce qu’il faut de curiosité pour nous donner l’envie de la découvrir un peu plus dans chaque livre. On y découvre une femme qui se veut forte, qui pour se sentir maître de sa vie, tient les gens à distance. On y découvre une femme qui, en dépit de la prudence dont elle fait preuve, se retrouve "envoutée" par le charismatique Roarke.

Roarke… Comment ne pas tomber sous le charme ? Il est comme Cher ou Madonna, il est Roarke et rien d’autre. D’origine irlandaise, il s’est construit une fortune et un nom. Et croyez-moi, sur l’échelle Hugh Jackman, il se place définitivement en bonne position (même si la traduction le rétrograde quelque peu en l’appelant Connor, irk…) :
Il est beau, il est grand, il est musclé… coté corps de rêve, nous sommes parées.
Pour le côté mystérieux, la rumeur dit qu’il aurait acquis sa fortune de manière pas tout à fait légale. Mais qu’importe, chez Nora Roberts, les voleurs sont toujours des gentlemen, c’est bien connu.

Nous aurons bien des tomes en leur compagnie pour découvrir les différentes facettes des ces deux personnages et de leur comparses. Car c’est sans doute là tout le talent de l’auteur, de très bons personnages secondaires. Le capitaine Feeney (la figure paternelle de la série), le docteur Mira (la figure maternelle), la sympathique et musicale Mavis (on a toujours besoin d’une meilleure amie), et sans oublier le très coincé/antipathique/efficace Summerset, envers lequel j’ai une affection particulière - ce qui doit être un truc de maître d’hôtel, car déjà à l’époque de Batman, je fondais littéralement pour les "Master Bruce" d’Alfred…

Si le suspense version 2050 vous tente, Eve Dallas saura vous séduire !

Bonne Lecture
Tam-Tam
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25 juillet 2010

Nuit Blanche

Le choix du livre d’aujourd’hui est un concours de circonstances. Je voulais vous présenter de la romance contemporaine, un seul problème, je viens de déménager et mes livres n’ont pas encore trouvé une place dans mon nouveau palais.
Et je n’ai lu ces dernières semaines que des romances historiques… Heureusement que la somme des livres lus ces dernières années est grande.

Je vous présenterai donc aujourd’hui ma première nuit blanche : Linda Howard et son Son of the Morning. (À l’époque où je l’ai lu, il était intitulé « La femme et le Chevalier », aujourd’hui vous le trouverez sous le titre d’ « Obscure Prémonition »)

La rencontre avec ce livre s’est faite sur un coup de chance. J’avais 18 ans, et une dure semaine de prépa princesse derrière moi. C’est sur un « va t’en choisir un ou deux pour décompresser ! » que je me suis retrouvé devant le stand de J’ai Lu. J’avais une liste de choses à lire longue comme mon bras, et dedans ne figurait pas d’histoires avec « happy end ». Mais j’ai obéi. J’en prends un au hasard. J’inspecte la 4ème de couverture et découvre les étoiles que J'ai lu y plaçait à une époque, indiquant le degré de comédie, suspense et sensualité du livre. Ce n’est pas une comédie. Il y a du suspense. Banco. Je n’ai même pas lu le titre, Je connais encore moins l’auteur, et ma mère me fait signe de la rejoindre…

Ce n’est que bien plus tard dans la soirée, que j’ai découvert le résumé. Une infusion et mon livre à la main, je me suis installée confortablement dans le fauteuil du salon. J’ai ouvert le livre, découvert le nom de l’auteur et ai commencé ma lecture. Lorsque j’ai refermé le livre, le petit matin pointait.

Cette histoire est en fait un « time travel », une sous-section de la romance qui ne fait pas toujours l’unanimité. Linda nous conte ici l’histoire de Niall, ancien chevalier de l’Ordre des Templiers, viril et puissant écossais en charge de la protection du trésor. En face de lui, nous avons Grace, une académicienne, experte en langues anciennes et chargée de traduire des documents anciens.

À la suite de l’assassinat de son mari et de son frère, Grace prend la fuite avec des documents que Parish Sawyer (le vilain du livre) veut à tout prix récupérer. Grace entreprend alors de les traduire pour comprendre la raison de la mort de sa famille et se venger.

Pendant les 2 premiers tiers du livre, les protagonistes évoluent dans leurs époques respectives. Grace apprend à connaître Niall à travers les écrits qu’elle traduit et les nuits de Niall sont peuplées de rêves de la jeune femme.

Il a souvent été reproché à ce livre que la rencontre soit si tardive…et si improbable.

Personnellement, lorsque j’ai lu « time travel », j’ai arrêté de m’attendre à du plausible, et j’ai juste apprécié les ressors « howardiens » utilisés ici avec art.

Le héros Howardien est fort, musclé, souvent torturé, macho, viril, possessif, bestial, courageux, mâle…. bon, je peux continuer comme ca longtemps (j’aime les héros howardiens !)…mais vous avez compris l’idée.

Niall est toutes ces choses ET c’est un chevalier (nous avons déjà établi à quel point j’aime les chevaliers).

Le méchant howardien est vil, intelligent, cruel, sans pitié, souvent d’une beauté machiavélique, …

Parish est tout cela ET il n’a même pas l’excuse d’être fou. Il est conscient du mal qu’il fait pour parvenir à ses fins.

L’héroïne howardienne est jolie, mais pas bombe fatale, Intelligente et décidée, courageuse, passionnée, souvent doté d’un caractère bien trempé, et sait faire face à l’adversité - vous apprendrez que c’est une qualité essentielle pour survivre à une intrigue howardienne (Grace a quand même vu son mari et son frère se faire assassiner devant ses yeux !).

Grace est tout ça ET elle traduit des livres dans des langues super compliquées. J’admets, il n’y a sans doute que moi que cela fait rêver, mais être polyglotte est un de mes grands rêves !

Tous les ingrédients sont donc réunis. Et comme à chaque fois dans les Howard, beaucoup de sensualité entre les héros, ce qui ne gâche rien.

Ma première nuit blanche. Mon premier Howard.

Depuis j’en ai lu d’autres, dont Mr Perfect, son plus connu. Mais je garde une affection particulière pour mon héros en kilt et sa douce académicienne des temps modernes.

Et vous quelle est votre première « nuit blanche » ?


Tam-Tam

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