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30 août 2013

Breathe ou l'overdose

Je ne sais pas ce qui m’a pris de vouloir lire ce livre.
 
Peut-être parce que les quelques New adult lus récemment ont été des succès, ou parce que je n’aime pas me faire trop vite un avis sur une nouvelle tendance (encore que je peux vous dire que pour le moment ce n’est guère concluant, je suis une créature d’habitudes finalement).
 
Tout cela pour dire, je voulais découvrir Abbi Glines dont j'avais souvent entendu parler, et j’ai passé des heures sur goodreads à éplucher les résumés, dans l’espoir d’en trouve un qui me plairait. Déjà, une majorité me promettait un triangle amoureux, éliminé d’office !
 
J’ai fini par porter mon dévolu sur Breathe qui paraissait prometteur, avec une star dans le paysage (j'aime les stars dans mon paysage).
 
Et donc... Sadie est une pauvre petite malheureuse pas orpheline mais elle pourrait aussi bien l’être vu qu’elle a son irresponsable de mère a charge. Et quand je dis irresponsable, je veux dire qu’elle ne sait pas faire la cuisine, se balade en sous-vêtements sous le nez des voisins, qu’elle est enceinte de 7 mois d’un coup d’un soir (alors que pourtant, sa fille de 17 ans faisait bien attention de se priver de gouter pour lui acheter des préservatifs, vraiment, preuve que l’on ne peut pas compter sur elle), et dès le premier jour des vacances d’été de ladite fille chérie, elle s’étale sur le canapé, la clim à fond (on s’en fiche bien de savoir qui paye, surtout que c’est Sadie qui tient les cordons de la bourse), et gémit qu’elle est E-PUI-SEE, et que fifille « si tu m’aimes vraiment » va pouvoir prendre son travail épuisant de femme de ménage dans une grande demeure du coin.
 
Parce que Sadie et sa maman si merveilleuse ont emménagé récemment en Alabama, quittant leur Tennessee natal pour un nouveau départ. Lequel a priori n’implique rien de nouveau sauf la perspective d’une bouche de plus à nourrir pour notre héroïne.
 
Sadie est fantastique de toute façon, vous le saurez très vite. Elle est fantastique parce que elle, elle est responsable, elle change même régulièrement leurs économies de place pour que sa mère ne gaspille pas tout en pédicures (avec ce gros ventre de femme enceinte elle n’arrive plus à se peindre les orteils elle-même). Elle est fantastique parce que, même si elle est subliiiiiimeeeee de beauté étincelante (comme sa maman), elle a une personnalité ennuyeuse. Oui, parfaitement. Et ça, eh bien ça rend moche en fait. Enfin c’est ce que Sadie croit puisque en fait, elle est subliiiiiiimeeeee et tout le monde s’en rend compte sauf elle. Et sa mère.
 
Elle est tellement subliiiiimeeeee qu'elle ne porte que des vêtements achetés en dépôt-vente, qui tombent toujours parfaitement et sont presque à la mode (de l'an dernier, le drame fashion, non mais vous imaginez avec quoi cette pauvre petite doit vivre ??). Et au cas où vous risqueriez de l'oublier, on vous le répètera à chaque fois que Sadie s'habille. Souvent donc. Ou que sa mère (enceinte de 7 mois) lui pique ses fringues. Tout aussi souvent. Parfaitement. L'ado bombasse-mais-qui-ne-le-sait-pas et sa mère qui a soi-disant un ventre tel qu'elle ne peut pas se pencher pour mettre ses chaussures. Je suis la seule à voir un problème dans la logique de l'auteur ?
 
Mais rassurez-vous, les complexes de Sadie nous donneront l’occasion d’assister à de merveilleuses conversations du type « non mais je ne suis pas moche, mais comme ma personnalité est nulle, ben en fait je ne suis pas jolie non plus » « Sadie, mais tu es aveugle ? Ta personnalité c’est justement ce qu’il y a de mieux chez toi » « ah bon ? Tu crois ? » « tu es merveilleuse, j’espère que tu garderas toujours cette innocence ».
 
Ben oui chéri, elle a 17 ans et toi 20, je pense que tu peux en toute objectivité taper sur le fait qu’elle est innocente et va le rester toute sa vie.
 
Mais. Quelle. Dinde.
 
Sadie n'est pas seulement une dinde (devant laquelle tout le monde s'extasie) (reine de la basse-cour), c'est un véritable paillasson. Ou une lavette. Ou une serpillère. Ou n'importe quel truc dépourvu de colonne vertébrale vraiment...  Quelle que soit la situation, elle prend tout avec philosophie, elle n'a pas une once de rébellion en elle, pas de volonté, pas de colère. Non Monsieur, Sadie est phi-lo-so-phe. Elle sait que c'est comme ça, que sa mère est un cas désespéré, et que c'est plus simple de faire ce qu'on lui dit. Mais ça, en fait, c'est un signe de maturité. C'est Sadie qui le dit. Elle est plus mature que les jeunes de son âge. Attends, dans sa tête, elle a au moins 20 ans, facile. J'aime bien l'héroïne qui se trouve nulle mais quand même se sent bien supérieure au commun des mortels parce que elle, elle est mature. J'aime la logique. (j'ai une furieuse envie d'écrire tout cet article en lettres capitales tellement je suis scandalisée) (J’espère que vous appréciez mes efforts à leur juste valeur)
 
Sur la supplication de sa mère donc (il fait trop chaud pour que je travaille mais toi tu es une bonne fille et tu peux crever de chaud), Sadie se présente donc à son travail, et là, normal, on accepte de la prendre pour remplacer la femme enceinte. L’ado de 17 ans, normal. Sans sourciller. Enfin si pardon, elle a une journée d'essai. Et évidemment, elle fait la conquête de tout le personnel en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. A part, ça, personnalité pourrie. Oui oui... Et quand je vois la quantité de travail à abattre, je suis admirative qu’une femme qui ne pense qu’à bronzer en bikini sur son balcon n’ait jamais pu en faire autant. (En passant, on aurait pu la prévenir pour les taches de grossesse ou on admet qu’il n’y a absolument aucun réalisme là-dedans ?) (On l'oblige d'ailleurs à éplucher des crevettes, beurk non mais quelle horreur, une fille du Tennessee ça n'aime pas les fruits de mer) (Et c'est important que Sadie n'oublie pas ses origines)
 
Et c’est là que les choses deviennent intéressantes… En fait, la demeure appartient à Jax Stone, la super méga star, l’idole des jeunes, le One direction du rock and roll. Oui, donc, quelqu’un d’aussi éloigné de Sadie que possible. Pas de panique, il est très jeune, il a connu un succès foudroyant à 15 ans, et en a 19 (ou 20 je ne me souviens pas). Presque convenable pour arranger un petit couple. Jax se méfie un peu au début, c'est normal, une ado dans la maison, cela doit être un fan hystérique. Mais une micro-conversation de 10 secondes plus tard, en fait non, il est convaincu que Sadie est exceptionnelle puisqu'elle n'est pas intéressée par lui. Il est aussitôt fasciné.
 
Sauf qu’il y a Marcus, qui est un brave gars du coin travaillant lui aussi dans la maison pour l'été (mais à part ça, la politique maison ce n’est pas d'ados pour éviter que Jax soit envahi de fans - on ne saura jamais ce qu'a fait Marcus pour bénéficier d'une dispense) et qui aime bien Sadie aussi. Triangle amoureux ? Mais c’est une manie chez l’auteur on dirait !!! Je serre les dents, passons.
 
Notre subliiiiiiiiimeeee héroïne ne s’était jamais rendu compte qu’elle était jolie et la voilà avec deux gars sur les bras. Bon je ne vous fais pas un dessin, vous aussi vous auriez choisi le plus riche non ? Surtout qu’il lui chante du Bon Jovi sur sa guitare, et qu’il lui tient la main, et qu’il se lève pour prendre le petit déjeuner avec elle le matin quand elle arrive au travail (à 7h30, l’horreur quand c’est l’été franchement), et qu’il offre des places pour ses concerts aux petites filles croisées dans la rue.

Ah oui et aussi, Sadie porte un uniforme de soubrette sexy noir et blanc (comment ça ce n’est pas supposé être sexy mais juste professionnel – personne n’a donc prévenu l’auteur ?), et tout le personnel de la maison appelle Jax « Master Jax ». Maitre. Enfin, ne vous y méprenez pas, Jax vient là pour se détendre et passer un été en toute intimité (et simplicité) (c'est pour cela qu'à table, il y a un service à l'assiette avec une personne pour porter chaque assiette) (et notre héroïne fait le service remarquablement bien) (la simplicité je vous dis)... 
 
Autre merveille des merveilles, depuis 4 ans que la star vient passer ses étés dans la région, personne n’a jamais rien deviné. Le secret est si bien gardé que les locaux ne savent rien de sa présence dans leur petite bourgade. Tant de loyauté de la part du petit personnel, il doit vraiment bien les payer. Ou pas. Quand il croise des petites filles qui le reconnaissent dans la rue, c'est très civilisé, elles ne hurlent pas et elles acceptent sans problème de se taire aussi. (rue où il se balade incognito par la magie d'une paire de lunettes de soleil qui permettent en fait de mieux y voir même à la nuit tombée alors comme ça personne ne trouvera suspect qu'il ne les retire jamais - je suis perplexifiée, cela existe, ces lunettes??!)
 
Après des semaines de tourments (deux semaines et trois conversations donc), Jax décide qu’il ne peut pas vivre sans Sadie, qu’elle est son « air ». Aaahhh mais je comprends mieux le titre alors ! Sans elle il ne peut pas respirer. Oh que c’est beau. Rappelez-moi, ce gars est supposé écrire les paroles de ses propres chansons et être un génie c’est bien ça ? Bon, ben on n’est pas sortis de l’auberge…
 
Mais voilà, elle hésite, elle l’aime passionnément (ca va vite à cet âge…) certes, pourtant le star-système, cela la fait un peu flipper. Surtout que les journaux disent qu’il sort avec une autre star, et que Marcus a l’air de penser que c’est vrai. Les ragots et le type qui vient de se prendre un râteau, il n'y a pas de sources plus fiables, c’est sur…
 
Et puis Jax fait privatiser une salle de cinéma rien que pour eux deux (dans la ville) (mais personne ne se doute toujours qu’il est là) (vous parlez d’un secret bien gardé, où sont les paparazzis quand on a besoin d’eux, hein ?), et elle fond. Il a aussi ramené 47 kilos de nourriture en tout genre, parce qu'il ne savait pas ce qu'elle aimait. Moi je suis surprise que la parfaite Sadie, si responsable, mature (on nous le répète toutes les trois pages) et économe, ne sourcille pas devant un tel gaspillage.  Enfin, ils s'embrassent, c'est un festival de feu d'artifices, c'est sublime et incroyable, une expérience presque surnaturelle, Jax lui dit qu'elle a un gout extraordinaire, il en perd ses mots, puis il l'embrasse de nouveau puis il arrête parce qu'elle est trop tentante, et ils finissent de regarder le film sagement.
 
C'est l'homme de sa vie, c'est certain, mais à la fin de l'été, elle sait déjà qu'elle aura le cœur brisé quand il va la quitter. Sauf qu'il l’invite à une première de film. Oh mon Dieu, il s’agit de faire son coming-out au public ? Est-ce que cela veut dire qu'il veut quelque chose de plus durable ? Et rencontrer tous ces gens qui ne sont pas du même monde ??! Mais non Sadie ne t’inquiète pas, tu n’auras besoin de parler à personne, juste à moi. Viens je t’en prie ma chérie, j’ai besoin de mon air pour survivre, tu es tellement merveilleuse et unique et je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi, en plus tu es émue par le fait que je sois gentil avec les enfants, et ça, cela ne m’était jamais arrivé.
 
Oui donc, excusez-moi, je fais une overdose de sucre, un petit malaise et je reviens. Déjà que je lisais en diagonale, mais là, les haut-le-cœur se font trop forts, j'abandonne... 
 
Lecteur chéri, je n’en suis qu’à la moitié du livre et je rends les armes. Tous les clichés possibles et imaginables sont dans ce livre. Tous. Jusqu'à l'héroïne super fière qui travaille pour le héros mais qui est prête à lâcher son job rémunérateur pour un autre tout pourri, juste par éthique (à part qu'elle n'a pas un radis, mais vivre d'amour et d'eau fraiche n'est peut-être pas un mythe en fait ?). Je ne connaitrais jamais la fin sans doute tragique (un couple aussi gnangnan cela ne peut être que tragique) de Sadie et Jax. Qui vivront heureux et auront beaucoup d’enfants. Mais pas trop vite, parce qu’on est aux Etats-Unis et qu’ils ne sont pas mariés encore, Sadie est mineure, c’est compliqué. (Ceci dit, sa mère pourrait bien la vendre pour trois séances de massages – encore mieux que trois chameaux)
 
Vous l’aurez compris, je ne recommande pas la lecture de Breathe. Pour une fois, cela devrait faire plaisir à certains… J'espère au moins vous avoir fait rire de mon malheur, les conseils, ce sera pour la semaine prochaine !
 
 
Bon vendredi, 
Chi-Chi
   

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16 août 2013

Dublin street

(Scroll down for english)

A force de voir passer la couverture de ce livre un peu partout, j’ai fini par me dire qu’il était temps de me renseigner. Pourtant, le côté furieusement inspiré de Fifty shades de la couverture aurait plutôt du me faire fuir. Pour ne pas parler de ce sous-titre… « Hantée par le passé, délivrée par la passion ». Achevez-moi !!! Pardon pour celles qui aiment, mais quand je lis ça, je n’ai qu’une envie, fuir le plus vite possible en sens inverse. Pitié, pas encore une histoire de pauvre âme torturée qui est sauvée par l’amouuuuur ! Impression qui n’est que renforcée par la 4ème de couverture :
 
« Quand Jocelyn Butler pénètre dans le magnifique appartement de Dublin Street, elle croit vivre un rêve. Un cadre somptueux, un quartier agréable d'Édimbourg, et une future colocataire des plus adorables. Ellie Carmichael est certes un peu trop enjouée et curieuse pour le caractère secret de Jocelyn, pour qui se lier d'amitié avec autrui a toujours été une épreuve, mais elle lui est aussitôt sympathique. Son frère, en revanche... Beau comme un dieu, mais aussi arrogant que déstabilisant, Braden Carmichael fait voler en éclats son fragile équilibre. Car en plaquant tout pour venir s'installer en Écosse, la jeune femme espérait laisser derrière elle son passé tragique. Or la passion qui la lie bientôt au ténébreux Braden fait resurgir ses peurs les plus profondes, et les exorcise... »
 
Je suis fatiguée que l’on essaye de me vendre du sexe, pardon de la passion, comme de l’amour. Ce n’est pas la même chose. On peut vivre des expériences sexuelles formidables avec quelqu’un dont on n’est pas amoureux, et inversement, on peut aimer quelqu’un et que les choses se passent mal au lit ! Alors oui, dans la romance, le but est justement de réunir les deux. Mais je suis, je me répète, excédée par cette invasion systématique (qui ne date pas d’hier mais qui ne fait hélas que s’amplifier) qui voudrait que pour attirer le chaland, il faille nous promettre du sexe.
 
Seulement, Dublin Street est vendu au rayon romance érotique, avec Fifty shades, Beautiful Bastard et compagnie. Des livres qui, vous le savez, n’ont pas laissé dans ma mémoire un souvenir impérissable. 
 
Je craignais le pire, et je vous avoue que pour une fois, la première impression n’était pas la bonne. Dublin Street est bien meilleur que ces autres livres avec lesquels on veut le ranger.
 
Mais je reste encore bien loin du coup de cœur. Alors pourquoi ?
 
Parce que j’ai eu des problèmes avec le héros.
 
Comme trop souvent dans ce type de livres, Braden est un énorme dominateur, qui poursuit son héroïne avec un acharnement à la limite du harcèlement. Après une rencontre accidentelle, où Joss ne sait pas qu’il s’agit de frère de sa coloc, les présentations se font quand Braden se pointe à l’appart. Sans sonner, sans frapper. Ok, il a une clé. Mais il sait aussi qu’il y a une nouvelle coloc qu’il ne connait pas, il pourrait se dire qu’il va éviter de lui coller une crise cardiaque en mode de présentation non ? Quant à la réaction qu’il a à la situation dans laquelle se trouve Joss ? Disons que si j’avais été elle, j’aurais déménagé aussi sec.
 
A la suite de quoi Braden a décidé qu’il l’a voulait, et il va tout, mais alors tout mettre en œuvre pour l’avoir. Sans aucune limite. Je ne compte pas le nombre de fois où Joss lui demande de la laisser tranquille, lui dit qu’elle n’est pas intéressée, lui dit qu’elle ne veut rien de plus qu’être amis. Alors se pointer à son travail tous les soirs et  débarquer dans l’appartement quand il sait pertinemment qu’Ellie n’y est pas, je trouve cela juste flippant.
 
Quand Joss lui dit qu’elle ne veut pas discuter de ses raisons, il s’offusque. Depuis quand une femme doit-elle des explications à un homme dont elle repousse les avances ? Quelles que soient ses raisons (et même si nous lecteurs pouvons penser que les raisons en questions ne sont pas valables – je vous rappelle que Braden n’en sait strictement rien), elle ne devrait pas avoir à s’expliquer si elle ne le souhaite pas ! Non, c’est non !!!! Et non ne veut pas dire « j’ai envie alors si tu insistes suffisamment je vais céder ». Non signifie qu’il devrait la laisser tranquille quand elle le lui demande. De la même manière, attraper une femme, la bloquer physiquement quand elle essaye de quitter une pièce alors qu’il a décidé que la discussion n’était pas finie, sont autant de choses qui m’ont fait paniquer à la place de l’héroïne.
 
Oui, Braden a de bons moments. Il est adorable avec sa sœur, et c’est cela qui rassure Joss. Oui, il est très généreux, oui, lui aussi a un passé compliqué. Et oui, au fur et à mesure que le livre avance, il se révèle être quelqu’un sur qui on peut compter, souvent la voix de la raison dans la relation qu’il entretient avec Joss. Oui, il peut être très tendre avec elle, oui, il se couperait un bras pour Ellie (et pour Joss aussi apparemment). Et OUI, au final, le lecteur (y compris moi) est bien content qu’il ait insisté assez pour franchir les barrières dont Joss s’entoure.
 
Mais pour moi il y a un vrai problème dans la manière dont ce personnage est décrit pendant la première moitié du livre, car rien dans ce qui nous est dit de Joss ne permet de penser qu’elle l’a à aucun moment encouragé à insister, même quand elle disait non ! J’ai eu du mal à dépasser cette mauvaise première impression pour apprécier le reste de la lecture et c’est d’autant plus dommage que pour le reste, j’ai aimé ce livre.  

L’histoire est à la fois tendre et sensuelle (mais pas franchement érotique, je ne suis pas certaine de bien comprendre d'où vient l'association) (oui il y a pas mal de scènes sexy réussies, mais à part ça...), entre ces deux-là. Il n’y a pas de grands rebondissements mais en ce qui me concerne c’est un point positif. L’auteur se concentre sur la relation et sur Joss qui va littéralement être transformée au fil des mois et des pages qui s’écoulent. Transformation qui, merci mon dieu, n’arrive pas par la magie de l’amouuuuur mais grâce à un travail sérieux avec une psy ! Fait assez rare pour mériter d’être souligné et que j’approuve totalement. Non, on n’apprend pas à vivre avec un traumatisme tout seul. Le commun des mortels a besoin d’aide et c’est bien que pour une fois, la romance nous le rappelle.

Voilà pourquoi, malgré tout, je vous recommande Dublin street qui reste une romance de qualité ! 

Bonne lecture, 
Chi-Chi  

    
  
After weeks and weeks of seeing the cover for this book everywhere, I felt like I had to look into it. Even though the very Fifty shades inspired image was kind of a turn off for me. Not to mention the subtitle “Haunted by the past, freed by passion”. Come on!!! I’m sorry for everyone out there who liked it but it just makes me want to run in the opposite direction. Please god, not yet another story about a poor little soul who lived through the worst nightmares imaginable only to be saved by true love! A feeling that wad only made worst by the back cover blurb… 

"Jocelyn Butler has been hiding from her past for years. But all her secrets are about to be laid bare… Four years ago, Jocelyn left her tragic past behind in the States and started over in Scotland, burying her grief, ignoring her demons, and forging ahead without attachments. Her solitary life is working well—until she moves into a new apartment on Dublin Street where she meets a man who shakes her carefully guarded world to its core. Braden Carmichael is used to getting what he wants, and he’s determined to get Jocelyn into his bed. Knowing how skittish she is about entering a relationship, Braden proposes an arrangement that will satisfy their intense attraction without any strings attached.But after an intrigued Jocelyn accepts, she realizes that Braden won’t be satisfied with just mind-blowing passion. The stubborn Scotsman is intent on truly knowing her… down to the very soul."

I am getting so tired of publishers selling me sex (I’m sorry, passion), as love. It is not the same! You can enjoy yourself in bed with someone you are not in love with, and you can also live a very disappointing experience with someone you love deeply! So, yes, in the romance world, the point would be to have the two of them together at all times. But, it is becoming more and more difficult to find books that don’t try to sell you sex as a way to fall into love. I am not attracted to a book just because it promises steamy scenes, and more often than not, it feels like a shortcut to explaining the falling in love. 

But On Dublin Street is sold on the same shelf as Fifty shades, Crossfire and Beautiful Bastard, so I guess that makes it an erotic romance or erotica, not quite clear on that yet. 
But I had to read it in order to get an opinion, didn’t I?
 
Well, the book was way better than those I just mentioned, but I still had issues with it.
Why?
 
Because of Braden…

He is the kind of overbearing hero I am really getting tired of, pursuing Joss with a determination that borders on harassment. After an accidental (and anonymous) first meet, Joss really meets Braden the first time he comes to his sister’s apartment. Without knocking, using he own key. Even though he knows she has a new roommate, whom he hasn’t met. Was he trying to give her a heart attack? I found that kind of creepy. Not to mention the reaction he has when he meets Joss. I would have moved right away, that is not acceptable behavior!
 
After that, Braden decides he wants Joss, and he is determined to do anything to get her. I can’t count how many times she asks him to leave her alone, tells him she is not interested, that she only wants to be friends. So to me, him showing up at her workplace, coming to the apartment when Ellie is not here, insisting that she tells him where she goes, who she sees, is just creepy. 
 
When Joss refuses to discuss the reasons she doesn’t want to sleep with him, he demands an explanation. In what world does a woman owe an explanation to a man, just because she doesn’t want to sleep with him? Even if I, as a reader, could maybe think that said reasons are not enough, Braden has no way of knowing that, and yet he doesn’t respect Joss’s wish not to talk about it.  But no means no! In every language! No doesn’t mean « keep trying until I give in », it doesn’t mean « I’m playing hard to get ». It means “leave it alone just like I asked you to”. Not to mention the fact that repeatedly grabbing someone to stop her from leaving the room when she really doesn’t want to talk to you could be considered abuse.
 
If I were Joss, I would have felt harassed. 
 
Of course, Braden has his shining moments. He really is good to his sister, has a great family and good friends. He works hard, is generous, has a complicated past too, that ends up explaining a lot of his behavior. And yes, he does reveal himself, and he would give up an arm for Joss. And yes, the reader, me included, is going to be really glad in the end that he insisted enough to break through Joss’s wall.
 
But the way he is described really was problematic for me, because nothing on Joss’s side had let him know that he should have continued pursuing her even when she said no. That bad first impression was really hard to get over, and it really is a shame because the book as a whole is quite good!
 
The story between the two of them is at the same time tender and sexy. Without lots of big, dramatic events (except at the end), Samantha Young just tells us a story of two people falling in love and as far as Joss is concerned, a story of getting better, reclaiming her life.
 
And, as a side note, I’m so glad that there is a therapist involved, and that no one pretends that love is enough to cure everything! Traumas are a hard thing to deal with, and getting professional help is the best way to do it. Romance often tends to forget about that, and I’m really happy that it wasn’t the case here, it makes our heroin’s recovery much more realistic…
  
Despite my reservations, I would still recommend On Dublin Street, it was a nice read, and I think most of you will enjoy it!
 
Chi-Chi 
 
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9 août 2013

Whiskey creek

Encore une série pour l'été dont je parle aujourd’hui et, vous allez me détester, une série non traduite… 

Mais je plaide non coupable, c’est de la faute des promotions Amazon !
 
Le mois dernier, au détour d’une page, je suis tombée sur un résumé auquel je n’ai pas pu résister. Et de fil en aiguille, me voici à vous parler de Brenda Novak, dont j’avais souvent entendu parler mais encore jamais testé les ouvrages. 
 
Et quel résumé, pour When lightning strikes, premier tome de sa série Whiskey Creek...

Simon, la star de cinéma aux 12 000 frasques, s’est fait virer par Gail, son attachée de presse. En guise de représailles, il a emmené avec lui la quasi-totalité de sa clientèle. Gail, au bord du désespoir, décide donc de tenter le tout pour le tout et de présenter ses excuses à Simon, dans l’espoir que cela fasse revenir quelques clients. Des excuses qui lui coutent d’autant plus que Simon a largement mérité de se faire taper sur les doigts et que ce n’est pas parce qu’on est une star de cinéma que l’on a tous les droits. En tout cas, c’est comme ça que Gail voit la vie. Mais, en grande fille réaliste qui vit à Hollywood depuis 10 ans, elle sait bien que tout le monde ne partage pas cette opinion.

Coup de chance pour elle, elle réussit à cueillir Simon à un moment où il est touche vraiment le fond…  et lui fait une offre qu’il ne peut pas refuser, pour des raisons que je vais me faire un plaisir de vous laisser découvrir !
 
Résultat, voici Gail mariée à Simon, qu’elle prend sous le bras pour le trainer à Whiskey Creek, la petite ville où elle a grandi, le présenter à sa famille et donner à ce mariage (de façade) une illusion de crédibilité. Aussi pour échapper aux médias et essayer de donner à Simon le temps de retomber sur ses pieds et de remettre de l’ordre dans sa vie. 

J’aime les mariages forcés ou arrangés en tout genre, j’aime les livres avec une star de cinéma qui tombe amoureux d’une banale inconnue (même si une attachée de presse de haute volée à Hollywood n’est pas exactement une inconnue banale qui ne connaît rien au star système) et Gail et Simon n’ont pas fait mentir leur réputation. Ensemble, ils nous offrent une petite bulle de comédie romantique pure, que j’ai adoré et dévoré au point de me précipiter séance tenante sur le tome 2 la série.
 
Autour d’eux, la bande d’amis de toujours de Gail, chacun ayant fait sa vie un peu de son coté, certains restés à Whiskey Creek, d’autres partis, parfois pour mieux revenir. Schéma classique maintenant de la petite ville américaine bien sous tous rapports, où les voisins se mêlent de vos affaires les plus intimes et où vous ne pouvez pas faire trois pas sans que les pires commères du coin soient au courant. Mais aussi petite ville où vous pouvez amener votre super star de mari sans craindre que l’épicier donne votre adresse aux paparazzis, ce qui est appréciable dans le cas qui nous intéresse ici!
 
Comme toujours dans ces cas-là, l’histoire va au-delà de nos héros et se compose aussi d’une histoire de la ville et de ses habitants, s’étale sur des années, des décennies, avec des personnages secondaires qui, pour une fois, ont un vrai rôle à jouer dans l’histoire et ne sont pas là que pour servir de décor à nos héros. Avec un arc développé sur plusieurs tomes, des indices semés au fur et à mesure, l’auteur s’assure que son lecteur ait envie de revenir pour découvrir non seulement les autres membres du groupe, mais aussi en savoir plus sur ce qui n’est que suggéré pour le moment. 
 
Comme en ce qui concerne Cheyenne, (When snow falls), dont l’histoire commence quand Gail et Simon ont résolu leurs difficultés, et que chacun repart chez soi pour les fêtes de Noël. J'aime les histoires de Noël, à condition qu'elles ne soient pas dégoulinantes de bons sentiments, et ici, l'équilibre est d'autant plus réussi que Cheyenne considère n'avoir rien de particulier à fêter... 

Cheyenne qui est amoureuse depuis toujours de Joe, le frère de Gail, et qui décide de prendre son courage à deux mains pour enfin passer à l’action, histoire de se distraire des responsabilités qui pèsent sur elle, entre une mère à l'agonie après des années de maladie et une sœur complètement paumée dont l'histoire complexe qui m’a donné de sueurs froides jusqu’à la dernière page. Son histoire d’amour improbable, un peu moins facile que la précédente mais tout aussi prenante, m’a charmée et poussée vers le tome suivant…
 
Tome qui raconte l’histoire de Callie (When summer comes), et commence quelques mois plus tard, avec les symptômes de plus en plus présents d’une grave maladie qu'elle gardait jusque là secrète et dont elle pourrait bien ne pas guérir (je m’en voudrais de vous spoiler la fin, mais je crois qu’elle va s’en remettre quand même). 

Callie dont je vous avoue que je l’ai moins aimée que les deux précédentes, avec Levi, le héros dont je n’ai pas réussi à comprendre les motivations et leur entêtement à tous les deux à prétendre que non, tout va très bien dans notre vie merci beaucoup, et surtout, n’essayons pas d’avoir la moindre conversation importante avec la personne dont nous pensons être en train de tomber amoureux. Sans être une affaire de grand malentendu, leur histoire est une affaire de mauvaise communication, et pour un couple qui vit ensemble dès le jour de leur rencontre, c’est un peu problématique.
 
Ceci dit, les histoires secondaires que l’on voit se développer au fur et à mesure des tomes, et les personnages annoncés (je ne vais pas vous dire les couples car Brenda Novak a réussi à me surprendre dans certains choix) me tentent suffisamment pour que le tome 4 soit sagement dans ma PAL, et à l’heure où j’écris ces lignes, je pense qu’il ne devrait pas tarder à en sortir.
 
Quant au problème épineux de la VO… Cette auteur a une vingtaine de livres publiés en VF, ce ne sont bien évidemment pas ceux que j’ai lu (ce serait trop facile sinon), mais il me semble que cela vaut la peine de les tenter, si j’en crois la qualité de ce que j’ai lu pour cette série !
 

Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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29 juillet 2013

La route de l'arc-en-ciel

Une auteur qui s’est fait connaître à travers ses historiques aux héros parfaitement yummy et qui s’est depuis un peu tournée vers le contemporain. Une auteur qui a défaut d’être perpétuellement géniale dans ce qu’elle écrit, propose une bibliographie peuplée de pléthore de livres délectables aux histoires sensuelles et émouvantes.

Une auteur passé/présent qui a déçu Chi-Chi dans ses contemporains (surtout celui-là), mais qui a fait swooner Little B. avec ses historiques.


Une auteur dont je n’avais pas lu de livre depuis un bon moment… parce que la déconvenue de Chi-Chi avait réussi à me refroidir de manière substantielle.

Mais début juillet, alors que j’avais des envies contradictoires, je me suis surprise a vouloir laisser sa chance à la série Friday Harbor de Lisa Kleypas. J’ai pris soin de sauter le premier, Nuit de Noël à Friday Harbor, et j’ai jeté mon dévolu sur ‘’La route de l’arc-en-ciel’’.

Ce tome s’ouvre sur Lucy Marin. Après un rapide chapitre sur l’enfance de la demoiselle, on assiste impuissantes à la conversation du siècle :
Son petit copain, Kevin, lui annonce qu’en fait, il n’est plus vraiment convaincu de l’affection qu’il lui porte, qu’elle l’étouffe un peu et que, parce qu’elle a trop d’exigences, pas assez de confiance en elle (et en les autres), et est totalement inaccessible, il s’est vu contraint, à l’insu de son plein gré, à se tourner vers quelqu’un d’autre pour parler de son moi profond.
Et que une chose en entrainant une autre, bah ils sont tombés amoureux, mais que bon, c’est quand même pas sa faute hein à ce pauvre Kevin, parce qu’on a pas idée d’être telle qu’elle est. Et puis, à sa décharge Alice a su tellement bien l’écouter. Sans doute parce qu’elle connaît si bien sa sœur Lucy…

Et voilà, Kevin l’ordure vient donc de larguer Lucy pour sa sœur. Et puis parce qu’Alice vient s’installer avec lui, ce serait quand même bien que Lucy décampe dans la semaine.

Voilà comment en une conversation, notre héroïne se retrouve sans copain et sans maison…

Fort heureusement, Lucy a des amies adorables qui tiennent un B&B, ce qui résout son problème de toit. Pour ce qui est du cœur, faisons confiance à l’égocentrisme du nouveau duo Kevin-Alice…

A peine quelques semaines après la rupture d’une relation de deux ans, nos deux tourte… ordures annoncent leurs fiançailles. Sauf que pour une fois, les parents des deux sœurs n’approuvent pas de leur benjamine et refusent de payer quoique ce soit tant que leur ainée ne se sera pas remise de la trahison.

Je pourrais vous raconter ce qui se passe après, mais ce serait spoiler. Et je ne suis pas d’humeur et ne souhaite pas ruiner votre plaisir. Mais disons que cela implique :

  • un retour de faveur
  • un accident de vélo vintage
  • une équipe de bikers type hell’s angels
  • une nièce orpheline
  • la lumière de l’aube qui révèle la magie d’un vitrail
  • des antécédents familiaux compliqués
  • un vignoble et son propriétaire sexy
  • un chien ridiculement pataud
  • un mariage
  • une relation entre sœurs
  • un phobique de l’engagement
Autant dire, la recette d’une livre à la fois sweet et juste dans le traitement des émotions. Nos héros sont tous les deux blessés et l’auteur saura leur laisser du temps pour apprendre à se connaître et progressivement reconnaître l’évidence.

J’ai swooné, j’ai dévoré les pages et ce que j’ai pu aimé Sam et son coté geek (qui pourrait renoncer à un homme qui fait des références à Doctor Who ?), qui se mélange à la solidité de l’homme fier de son travail et étrangement tire sa force des craintes et faiblesses de son enfance.

Laissez vous séduire par les Nolan, du moins celui-là, et alors que le soleil brille (enfin j’espère), plongez-vous sans attendre dans La route de l’arc-en-ciel !
 

  
Bonne lecture,
Tam-Tam

 
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15 juillet 2013

I've got your number

Tout a commencé par une bague et un téléphone…

Enfin, dans la vraie vie, tout a commencé par une conversation téléphonique entre Chi-Chi et moi. Une de ces conversations où je chouine lamentablement parce que je n’ai "rien à lire", et où Chi-Chi endure patiemment ma diatribe (dear, I am trying to best myself, I promise).

Immanquablement, Chi-Chi finit par me donner des idées, des titres, des auteurs… (que ferais-je donc sans elle hein ?) Et je finis par faire mon choix. Parfois mon choix se porte sur quelque chose de totalement différent (esprit de contradiction, moi?), mais c’est ce qui est formidable avec les échanges sur la lecture, ils apportent toujours quelque chose et rendent le tableau complet beaucoup plus lisible. 

Un peu comme ce blog.

Même si l’article d’aujourd’hui ne vous donne pas envie, votre esprit va faire des associations qui vont vous aider à faire un choix…

 Mais je m’égare, revenons à notre bague et notre téléphone. Enfin, celui de Poppy, héroïne de I’ve got your number, dernier livre de Sophie Kinsella.

Il se trouve que la demoiselle a perdu sa bague et que son téléphone a été volé. Et afin que vous réalisiez à quel point la journée de Poppy est pourrie, je me dois d’ajouter que cette bague est sa bague de fiançailles et qu‘elle voue à son téléphone un culte aussi grand que celui que je voue à la couleur rouge ou que Chi-Chi voue aux paillettes. Car au-delà du fait que sa vie se trouve dans son téléphone, il est aussi pour elle le seul moyen d’entrer en contact avec le personnel de l’hôtel (dernier endroit où sa bague a été repérée en vie) qui a promis de tout mettre en œuvre pour la retrouver. 


Et puisqu’on parle de bague, autre détail qu’il vous faut connaître. Cette bague est dans la famille de Magnus (son fiancé) depuis des générations, elle est chargée d'histoire et de sens et dire que sa perte porterait un coup fatal à la relation que Poppy entretient avec sa future belle-famille est un doux euphémisme. Ainsi le poids de la culpabilité va la pousser à faire quelque chose de……… pas très honnête.

Imaginez-la, désespérée dans le hall de l’hôtel où elle a passé la soirée avec ses amies, (avant de réaliser qu’elle a égaré sa bague dans la confusion d’une alerte incendie) et quelques secondes seulement après avoir vu son téléphone arraché de ses mains.

Quand tout à coup, elle aperçoit, jeté négligemment sur une poubelle non loin d’elle, un téléphone.

 Alors la décence, l’honnêteté, la politesse et bien d’autres choses voudraient que Poppy restitue le téléphone, d’autant que sur l’appareil, un autocollant fournit le nom de l’entreprise propriétaire.

Mais Poppy est désespérée, au point que lorsque Sam Roxton, propriétaire dudit téléphone réalise ce qu'elle a fait, et exige la restitution de l’appareil, notre héroïne enfile le masque de la mauvaise foi combinée à la jeune fille en détresse et argumente comme jamais.

Poppy réussi donc à le persuader de lui laisser le portable (qui était celui de son assistante) le temps que l’histoire avec sa bague de fiançailles soit résolue. En échange de quoi, elle s’engage à transférer tous les mails et textos qui arrivent sur la ligne directe de Sam.

Nous avons donc Poppy, Magnus, et Sam. La recette d’un triangle. Et je vois certains d’entre vous tiquer. Et vous auriez eu raison si Sophie Kinsella n’avait pas eu autant de talent.

Car non seulement l’histoire est délicieuse et pleine d’humour, mais les personnages sont diablement bien construits. 

On aime Poppy pour sa manière de se sortir des situations de la manière la plus cocasse, on aime Sam qui semble trop stricte et aurait besoin d'être décoiffé, on apprécie Magnus et sa famille de têtes qui dissertent de métaphysique quantique quand je discute des derniers rebondissements de Doctor Who. 

J’aime quand un personnage semble presque réel à la lecture. Car on oublie facilement la probabilité pour qu’un haut dirigeant d’une entreprise vous laisse par gentillesse le portable de son assistante, et on boit les paroles de l’auteur qui nous raconte la relation entre Poppy et Magnus, sa famille, la préparation de leur mariage et les nouvelles interactions digitales (et très personnelles) qu’elle entretient à présent avec le sexy et énigmatique Sam Roxton.

Le risque d’une telle histoire serait de nous faire croire qu’à l’aube de son mariage avec l’homme qu’elle aime, l’héroïne tomberait soudainement sous le charme d’un homme différent.

Mais l’auteur n’a en rien réduit son histoire à cela. La fin est bien plus complexe (mais néanmoins heureuse, nous sommes au royaume du happy-end après tout) que je ne l’aurais cru d’emblée, et j’ai presque regrettée que le livre ne dure pas plus longtemps.

Jetez vous dessus, il sera le parfait compagnon de juillet, que vous soyez en vacances ou pas!

 
Bonne lecture,
Tam-Tam
 
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12 juillet 2013

Jet, enfin!!!

Comme quoi, il suffisait de demander! Voyez-vous, La Petite Lady devait nous écrire un article, c'est chose faite, et elle est en forme!

(Juste, pardon les gars mais c'est QUOI cette couverture trop moche d'un type qui fait peur là? C'est supposé me faire rêver?? Raté... pas vous?) Enfin bon, passons, on sait déjà que la couverture de romance est un art mystérieux que personne ne maitrise et que ce n'est certainement pas ça qui va me faire acheter un livre! (surtout vu le regard halluciné du jeune homme qui me fixe, vaguement vitreux. Je ne veux pas savoir ce qu'il a pris pour ressembler à ça!)

Enfin bon, c'est les vacances (c'est l'été en tout cas), installez-vous confortablement, prenez un verre bien frais, et venez lire son (long) article à pleurer de rire avec de la science de la romance dedans... 

Chi-Chi

Bonjour, je prendrais bien un Jet (27).

Si jamais je n’avais pas peur du courroux de Chi-Chi, je pense que je m’arrêterai là parce qu’en soit ça résume bien mon sentiment général post-lecture.

Hihihi #paillettes #groupie #lovetatooboys
(non je ne suis pas sur Tweeter mais je gazouille quand même si je veux !)

Mais j’ai bien trop de respect pour Chi-Chi pour lui infliger cet affront, d’autant qu’elle attend relativement patiemment (le fait que je sois en Outre-Mer aide peut-être) cet article depuis une semaine (note de Chi-Chi: UNE SEMAINE??!!! Dis plutôt un mois!). A ma décharge, je dirais que j’ai voulu faire les choses bien: j’ai relu le livre plusieurs fois afin d’en faire la critique la plus juste et la plus fidèle (et récolter quelques citations sympathiques pour agrémenter le tout).

Tout d’abord, braves gens, damoiselles et damoiseaux (rayez la mention inutile), laissez-moi vous faire une confession: je suis une novice totale en matière de romance, mes lectures de prédilections étant plutôt dans le thème polar/héroiquo-fantastique avec histoire d’amour en arrière-plan. J’ai bien lu quelques romances dites classiques (Marc Darcy si tu m’entends), mais avec Rule, je lisais ma première romance directement approuvée/conseillée/validée par les princesses. Fraichement armée d’un Kindle (avec lequel je vous annonce mes fiançailles sous peu, on passe notre vie ensemble faut dire), j’ai décidé de me laisser tenter par Rule (petit prix mais maxi plaisir). Ayant beaucoup aimé Rule, j’ai décidé de continuer sur ma lancée avec Jet.

FAUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUX, pour éviter de mettre Kholer en colère (comment ça elle n’est pas inédite cette blague !?)

Je dois vous avouer: Rule n’était pas ma première romance. Chi-Chi m’avait prêté il y a quelques années le premier tome de la Confrérie de la Dague Noir un jour que je lui vantais en long en large et en travers les mérites de Damon et autres vampires de série (je précise que c'est une des rares fois où j'ai prêté quelque chose que je n'avais pas aimé, mais je n'avais rien d'autre sous la main - C.). J’ai donc lu L’amant Ténébreux et en français s’il vous plait... Je trhemble enchore devant le thalck pour bhébhé, c’est vous dire.
NB: désolée pour les fans de J.R. Ward et pour celles qui ne comprennent pas la blague, mais la confrérie et moi on a clairement pas accroché.

Bref, tout ça pour dire que j’ai lu Jet. (Format ebook / anglais facile) et que je le conseillerai à toutes celles qui ont aimé Rule. Nul besoin d’avoir lu Rule pour lire et comprendre Jet, mais c’est tout bonus pour mieux y apprécier l’histoire sachant que ça se passe après.

Basiquement, c’est un peu le même schéma que Rule et Shaw (le bad-boy et la perfect girl): vous prenez un beau tatoué aux pantalons hyper-slim qui fait de la musique, une belle fille intelligente avec bottes de cow-boys au passé un peu mystérieux qui veut toujours être maitresse de son destin, vous rajoutez des parents totalement honteux qui vous font perdre foi en l’Amour, un frère beau en faire damner un saint voire des seins (jeu de mot honteux mais totalement adapté selon le contexte). Vous saupoudrez le tout d’une attraction physique tellement palpable que nos deux protagonistes sont bien les derniers à se rendre compte qu’ils veulent être
“naked together” (ce n’est pas moi qui le dit, c’est Ruuuule). Vous rajoutez des bagues et un drame avec un grand D et hop ça fait une Love Story.

Globalement Ayden m’a un peu saoulé mais heureusement Jet était là pour relever le niveau  Donc je plussoie l’alternance des points de vue!

Ce que j’avais envie de dire à Ayden pour la secouer et la sortir de sa torpeur:
  • Quand Ayden dit “There were too many boys for too many bad reasons” a.k.a “J’ai honte de mon passé parce que j’ai fait pleins de galipettes pour de mauvaises raisons, mais surtout pour aider mon frère en fait”, et qu’elle pense que ça justifie le fait qu’elle doive s’éloigner de Jet. Alloooooo, tu parles de JET, le mec qui a enchainé les conquêtes d’un soir pendant des années ...Qui est-t-il pour te juger là-dessus non mais sérieusement !!! T’es un peu crétine de croire que ça va changer quoi que ce soit, ça va peut-être lui éviter de croire que tu es une petite fleur innocente (cf. la suite), ce qui t’énerve.
  • Quand Ayden a ses pseudo-crises de culpabilités à base de "bouhou si mes amis savaient qui j’étais avant, ils me mépriseraient, bouhou il faut donc que je continue à leur mentir". Allooooo mais apprends ce que ça veut dire le mot AMI. Et puis tu ne parles pas de Mr et Mme Parfaitsoustouteslescoutures, tu parles quand même d’un groupe de hard rock, de tatoueurs professionnels avec un passé... Alors si eux te tournent le dos quand ce ne sont clairement pas des enfants de cœur, ça sera PAS pour ton passé.
  • Et je m’arrêterai là pour éviter les spoilers... mais je peux vous dire que j’ai eu de nombreuses fois un monologue avec Ayden pour qu’elle arrête de se prendre pour ce qu’elle n’est pas. Non Ayden, tu n ‘est pas indigne de l’amour des gens et ce n’est pas parce que tu n’as pas été un ange dans ton adolescence que toute ta vie les gens vont te tourner le dos!
Jet, Jet, je n’ai pas grand-chose à te dire... Tu es un personnage attachant, assez cohérent de bout en bout et cela malgré des parents complétement indignes !

Puisque ce sont bientôt les résultats du bac de Français (enfin ça l'était quand l'article a été écrit la semaine dernière - C.), je me propose de vous démontrer par a+b pourquoi lire des romances est bénéfique pour la culture stylistique et des champs sémantiques. Cela peut toujours servir si vous arrivez à bout d’argument sur les bienfaits de la lecture de romance... Mais je doute que vous y arrivez un jour.


DE L’ART DES FIGURES DE STYLE AVEC JAY CROWNOVER:

"He tasted like whiskey and the sweetest kind of temptation there was."
Il avait le goût du whiskey et de la plus douce des tentations qu’il puisse exister.
"She tasted like wine and invitation."
Elle sentait le vin et le parfum enivrant d’une invitation. (Et c’est comme ça que les drames traductionnels commencent)

Ceci sont de magnifiques zeugmas : le zeugma est une figure de style qui consiste à lier syntaxiquement deux termes à un verbe (ou adjectif). Ces deux termes sont quant à eux incompatibles et entretiennent un rapport différent avec le dit terme-lien.

Application : poésie réussie avec Jay Crownover.
Grand manitou du genre : feu Pierre Desproges !

"I couldn’t forget that he thought I was just some innocent little flower who shouldn’t be touched by dirty hands."
Je ne pouvais oublier qu’il pensait que je n’étais qu’une innocente petite fleur qui ne devait pas être touchée par des mains moins innocentes.
Ceci est un parfait exemple de la très célèbre figure de style qu’est la métaphore, une figure de style qui associe quelque chose (ici Ayden) à un autre champ sémantique (ici la fleur) afin de traduire/d’illustrer une idée/un sentiment (ici quelque chose de beau, pure et naturel qui ne demande qu’à être protégé).

Quoi que je me questionne encore sur le choix du terme fleur avec l’adjectif innocente, serait-ce un oxymore ironique dissimulé pour véhiculer une toute autre idée, bien moins pure ?

Notons l'euphémisme dans ma traduction.

"This was a kiss that was filled with promise, filled with all the things that had been hot and heavy between us for so long."
C’était un baiser qui était rempli de promesses, remplies avec toutes les choses qui avaient été brulantes et étouffantes entre nous pendant si longtemps.
Ceci est une métaphore filée. La même chose qu’une métaphore mais avec encore plus de mots des champs sémantiques imagés.

On remplit rarement un baiser avec quelque chose de concret. Certes, une fois j’ai rempli ma bouche avec des pâtes, beaucoup de pâtes, vraiment beaucoup de pâtes (Lady D. peut en témoigner) mais m’est avis que personne n’aurait voulu remplir avec moi un baiser. (On ferait beaucoup de choses pour gagner un concours, même ressembler à un hamster).

"You really think I’m about to let you guys roam around this city unsupervised? The female population of Denver would never survive it."
Tu pensais vraiment que j’allais vous laisser parcourir la ville sans surveillance? La population féminine de Denver n’y survivrait jamais.
Nous avons là une hyperbole, figure de style qui met en relief une idée au moyen d’une expression exagérée. Les filles de Denver y survivraient mais leurs nuits seraient surement très occupées.

"Look, I don’t know about love but I am infatuated with him. He makes me smile just being in the same room... [18 lignes] I might be in love with him, but I can’t be."
Écoute, je ne sais pas ce qu’est l’Amour mais je suis sous le charme. Il me fait sourire juste en étant dans la même pièce [AydenesttropamoureusedeJet] Il se pourrait peut-être que je sois amoureuse de lui mais je n’ai pas le droit.
Nous avons là un bon gros mensonge de Ayden. (cf. ce que j’ai dit plus haut) et accessoirement une petite litote (bien qu’elle veuille nous faire croire le contraire) car on sait tous que dans le fond elle veut juste dire: Je suis complétement raide dingue folle amoureuse de lui et je ne peux imaginer ma vie sans lui, mais non elle se contente de dire “Il se pourrait que je sois amoureuse”.

La litote est effet une figure de style qui en dit quelque chose sous une forme atténuée pour finalement en dire plus.

Ayden nous a juste fait la version moderne du célèbre “Va, je ne te hais point”.

NB: Si on poussait plus loin l’analyse, on pourrait presque dire qu’Ayden utilise une sorte de prétérition, figure de style qui consiste à dire que l’on passe sous silence quelque chose alors que finalement on ne fait qu’en parler. Ayden veut nous faire croire qu’elle ignore tout de l’amour... Alors pourquoi nous en donne-t-elle une définition de 18 lignes ? Mais bon, je pousserai Mémé dans les orties en disant ça.

Et c’est loin d’être fini, il y a tout plein de jolies figures de styles utilisées dans la romance. (On me dit dans l’oreillette qu’il y a aussi des moins poétiques, notamment chez J.R. Ward mais ce sont les aléas du style, Hit or Miss), mais c’est tout pour le moment (Lady D. c’est pour toi  aussi).

Je dois avouer que j’aime beaucoup le zeugma et la prétérition. J’aime jouer sur les mots avec le zeugma et ne pas parler des choses tout en parlant avec la prétérition.

Et vous quelle est votre figure de style préférée avec exemple à l’appui tiré d’une romance ?

Dernier point qui m’a un peu chiffonnée... Les descriptions de Jay Crownover sont parfois un peu trop facile à base de :
  • N’importe quel garçon avec des cheveux roses comme les siens aurait l’air ridicule, mais non Rule était magnifique.
  • N’importe quel garçon portant des pantalons si slim aurait l'air ridicule, mais non Jet était SO sexy.
C’est un peu facile, moi aussi je peux le faire :
  • N’importe quelle table avec une telle nappe aurait eu l’air de mauvais goût, mais non, le jaune caca d’oie donnait à cette table un côté irrésistible!
Pour finir, je dirais que nos deux tourtereaux ont souffert non pas des situations complexes dans lesquelles ils ont été amenés à vivre (cambriolage, hospitalisation, tribunal, rupture familiale etc.), mais plutôt d’un manque de quelque chose entre eux... un truc qui commence par un grand C majuscule.

Je parle évidement de Communication !!!

J’ai vraiment l’impression qu’ils se seraient évité pas mal d’ennuis et de rebondissements si Ayden avait été plus honnête ... (ouais franchement je trouve que c’est “tout de sa faute”, mais ne vous méprenez pas hein, je l’aime bien dans le fond Ayden, elle a ce côté dure-à-cuire je-veux-régler-mes-problèmes-toute-seule  que je comprends même si souvent ça ne lui réussit pas)

Donc les ami(e)s, bien que Ursula (la vilaine pieuvre qui torture Ariel, aka moi donc - .C) nous ait dit de pas sous-estimer l’importance du langage du coooorps (ce que nos deux tourtereaux n’ont pas sous-estimé croyez-moi), il faut encore moins sous-estimer importance du langage tout court dans les romances mais dans la vie aussi... C’est la MORALE de notre histoire.

Comme quoi tout est bon à prendre dans cette romance!

A VENIR L’HISTOIRE ENTRE LA DELICIEUSE CORA ET LE NON MOINS DELICIEUX ROME (schéma inversé cette fois, youpi, la bad girl et l’ex-soldat)
#tattoenformedecoeur
  
  
La Petite Lady
 
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8 juillet 2013

Running wild - Men from battle ridge 1

Il arrive un moment dans la vie d'une femme où l'on fait une découverte qui change notre vie:
- on découvre la coupe de pantalon qui nous va et nous transforme en bombe atomique
- on découvre le dessert qui nous fait pousser un grognement de plaisir fort peu digne mais jubilatoire
- on découvre que la romance c'est le bien
- on découvre Linda Howard

Bon, bon, bon... tout cela sonne très grandiloquent (et incomplet me dit on en coulisse), mais vous visualisez.

Linda Howard est l'auteur qui a défini le canon de l'homme Alpha. Et s'il y a bien un héros qui défraye la chronique (en bien ou en mal) c'est l'homme alpha. Certaines le trouve trop irréel, d'autre fondent littéralement et en redemandent.

Vous me connaissez, je fais partie de la deuxième catégorie, mais avec classe et distinction bien entendu. Et après avoir re-goûté aux "vieux" Linda Howard, j'ai décidé de me faire plaisir une fois encore et me suis procuré le dernier.

Running Wild est le premier tome d'une série intitulée "Men from Battle Ridge" que Linda Howard a coécrit avec Linda Jones qui se déroule.... à Battle Ridge (quelle surprise!!!).

Notre premier opus raconte l'histoire entre Carlin Reed, jeune fille poursuivie par un ancien amoureux aux tendances borderline sociopathe, et Zeke Decker un rancher bien sexy comme je les aime (oui, je suis faible).

Notre amie Carlin a beau attirer les barrés, est dotée d'une intelligence suffisante pour réaliser que puisque son ex est policier et que la police ne la croit pas, elle a mieux à faire que de rester à attendre que quelque chose lui arrive. Elle plie donc bagage et s'installe dans une autre ville. Malheureusement pour elle, le barré la suit et tue sa collègue par erreur (cette dernière portait l'imperméable rouge de Carlin, oups!)

Et là, elle ne se contente pas de quitter la ville, elle fuit et fait en sorte de s'évanouir dans la nature. Et à notre époque, s'évanouir dans la nature est tout de même assez complexe. Car cela sous-entend de n'utiliser que du cash, de ne se faire embaucher qu'au black et de ne voyager que par des moyens ou votre nom ne sera pas référencé.

Blague à part, cela a toujours l'air très simple dans les films, mais si ce livre est une indication pertinente, c'est bien plus complexe qu'on le souhaite lorsqu'on est une femme en fuite.

Au hasard de sa fuite, notre héroïne atterri à Battle Ridge (yeahhhh, les affaires reprennent) où la propriétaire du café (et déesse des tartes), Kat, l'embauche.

Mais voilà que l'hiver arrive et avec lui l'activité décroit.

Fort heureusement, Kat a un cousin, un cousin sexy qui s'appelle Zeke, et qui a besoin d'une gouvernante sur son ranch qui saura gérer les repas de lui et ses hommes ainsi que la tenue du commun et de la maison principale.

En effet, depuis le départ de sa précédente gouvernante/nourrice/seconde mère, partie prêter main forte à sa fille, le ranch est au bord du désastre, si bien que Zeke n'est plus vraiment en position de négocier et Carlin impose ses règles (paye en cash, pas de question, des serrures, la paix).

Tout ceci dans le but d'assurer sa sécurité. Mais c'était sans compter sur 1) la ténacité du grand malade mental qui croit qu'elle est sienne et 2) l'attraction entre elle et Zeke.

D'ordinaire, avec Linda Howard, l'ombre du danger est omniprésente et contraint les héros à un rapprochement dans la tension (souvent sexuelle). Ici, la tension monte doucement et avec panache. Les Linda donnent le temps à leurs héros de se connaitre. Chaque personnage prend de la profondeur avant que l'ex ne refasse surface et le fait que l'intrigue suspense passe en arrière-plan est une délicieuse découverte.

Les sentiments ont le temps d'apparaitre, nos héros ont le temps de se montrer butés et bornés avant de se laisser aller à la sensualité howardienne du moment. Et je n'ai qu'une hâte, retourner à Battle Ridge retrouver les cow-boys avec le tome suivant!
 
  
Bonne lecture,
Tam-Tam
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5 juillet 2013

Tangled

Puisque Cess m’en a intimé l’ordre via blog interposé (et je vous ai déjà dit que je ne refuse jamais rien à Cess), je vais vous parler de Tangled !
 
Non pas le dessin animé avec Raiponce (qui est excellent au demeurant) mais le livre d'Emma Chase. 
 
Et, parce que pour une fois c’est important de le préciser, ce n’est pas Cess qui m’a recommandé ce livre, je l’ai découvert toute seule comme une grande ! Non mais ! Je ne voudrais pas que vous pensiez que je n’ai aucune volonté non plus.
 
Donc, quand elle m’a envoyé son mail habituel « lis ce truc c’est génial et j’adore »,  cela faisait déjà plusieurs jours que j’étais bloquée à environ 15 % de Tangled. Ce à quoi j'ai marmonné que je ne le sentais pas ce livre, et qu'elle m'a répondu que c'était encore plus génial que Wallbanger. Argument non convaincant vu ce que j'en avais déjà lu mais suffisant pour me pousser à lui redonner sa chance.
 
Et, un accident de la SNCF et 2h40 de retard plus tard, j’avais dépassé ce passage difficile et j’avançais enfin. Pour terminer dès le lendemain.
 
Tangled est donc une romance racontée entièrement du point de vue de l’homme. Et pas n’importe quel homme. Drew est un mec arrogant, macho, jeune loup ambitieux et star montant dans la boite de finance de papa. Non pas qu’il ne mérite pas son succès mais cela lui donne une certain sens du bon droit qu’il aurait à être là. Drew est le mec qui choppe une fille différente tous les soirs de la semaine, ne la vois jamais plus d’une fois, ne la ramené jamais chez elle, n’a jamais eu l’ombre du début d’une relation stable. Et Drew parle au lecteur pour lui expliquer ces petits détails en grandes largeurs, il le prend à partie et veut lui faire partager sa grande science de la psychologie humaine. Masculine en tout cas. 

Drew insiste un peu trop sur ce côté de sa personnalité pour que j’arrive à l’oublier vraiment. Drew commence à raconter son histoire par la fellation majestueuse d’une rousse dont il ne connait même pas le prénom dans les toilettes d’une boite de nuit. 10 minutes avant de rencontrer Kate, son héroïne.
 
Kate qui s’avère être la nouvelle recrue de sa boite et tout aussi brillante que Drew à ce qu’elle fait. Kate qui n’a pas de problème de confiance en elle mais aucune intention de se compromettre en couchant avec le fils du patron (réminiscence de Beautiful Bastard anyone ?) et refuse donc les avances de Drew.
 
Et quand Drew et Kate se retrouvent en compétition sur le même dossier, c’est le début de la guerre des Roses, ce qui commence avec des petites agaceries innocentes dégénère à grande vitesse et devient presque inquiétant.
 
Pour moi, les héros qui se détestent et se tirent dans les pattes, cela me gonfle, pour rester polie. Comme en plus, je n’aimais pas spécialement Drew (existe-t-il vraiment un seul homme sur terre qui soit à ce point un c*** et qui puisse se rattraper assez pour devenir un héros de romance crédible ??), j’étais à deux doigts de simplement laisser tomber quand j’ai reçu le mail de Cess.
 
Je ne vous refais pas mon explication, j’ai repris mon livre (4h30 + 2h40 de train, c’est long) et j’ai continué.
 
Bien m’en a pris, puisque les choses s’améliorent par la suite, et que, sans avoir été renversée par la bouleversante transformation de Drew (comprendre, il attrape « la grippe », il dépérit, il erre de son lit à son canapé, il ne mange plus, ne se lave plus, regarde des films débiles à la télé – en un mot il va MAL parce qu’un homme ne peut suuuuurtout pas admettre qu’il a un cœur et que son petit cœur tout mou a mal), j’ai finalement trouvé la suite de l’histoire amusante.
 
Quand il arrête un peu de jouer au beau gosse plus intelligent que tout le monde, il devient un personnage presque sympathique. Et surtout, il y a Kate. Kate qui est une héroïne comme je les aime, compétente, intelligente, brillante, drôle et en un mot, vraiment super (oui, mon vocabulaire s’améliore de plus en plus à mesure que j’en parle).
 
Donc, passé les premiers 25%, quand Drew se calme un peu, tout va mieux et j’ai encore pu apprécier ce qui rendait Cess si extatique.
 
Drew qui donc, est marrant mais pas à mourir de rire non plus, Kate qui est vraiment au top, et, comme dans toute bonne histoire qui se respecte, toute une ribambelle de personnages secondaires à la hauteur. Alexandre, aka The Bitch, la sœur de Drew, Steven son mari et MacKenzie leur fille qui veut devenir Cendrillon quand elle sera grande, jusqu’à ce que son oncle Drew la convainque que devenir Kate serait quand même bien plus cool (j’avoue, un des meilleurs moments de l’histoire), les parents, les amis, les collègues, les clients indélicats, et j’en passe…
 
Voilà, vous l’aurez compris, Tangled est un bon livre, une romance sympathique, dont l’originalité principale réside dans le fait d’être entièrement racontée du point de vue d’un homme (je précise que l’auteur n’a rien inventé, je me souviens avoir lu un Harlequin dans les années 90 qui faisait exactement la même chose – Harlequin est souvent précurseur dans ces choses-là finalement) et le point de vue d’un homme qui n’est pas particulièrement proche du héros de romance classique.
 
A lire pour passer un bon moment, en s’accrochant pour dépasser le premier quart qui est franchement pénible selon moi, car la suite en vaut la peine !
  
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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24 juin 2013

Episode 2 : L'habit ne fait pas l'homme

De retour pour mon épisode 2...

Que mes mésaventures puissent servir la planète romance me fait plaisir en un sens. Je vous évite des déconvenues, et je me décharge de ce trop plein de frustration accumulé après une série noire.

Pour les retardataires, petit rappel des faits :
Acte 1, Scène 1, intérieur librairie. Vous n'avez plus rien à lire - comprendre les 35 livres qui vous attendent sur votre table de nuit ne sont pas à votre goût en ce samedi après-midi ensoleillé (oui, je rêve que la météo soit en adéquation avec la date), alors vous avez attrapé votre sac à main, mis vos lunettes de soleil sur le bout de votre nez (toujours dans cet espoir de faire sortir le soleil) et vous êtes à présent entre deux rayonnages, à chercher LA perle qui saura éclairer votre soirée... 

Lors de la sélection d'un livre, votre œil averti commencera théoriquement par la couverture - même pour ces dames dont l'habitude d'achat a changé avec l'arrivé de la liseuse puisque  sur le site de votre revendeur préféré, une couverture vous sera présentée.

La sagesse vous fera souvent oublier certains éléments de la couverture (sous peine parfois de devenir aveugle), et votre regard s'attardera sur la 4ème. Sur le résumé de ce livre qui déteint peut-être la clé d'une soirée réussie.

Mais l'art du synopsis est maitrisé par les éditeurs, et à l'instar de la publicité, les 4ème nous vendent parfois des livres à 2000 lieues de l'histoire qu'ils contiennent. La semaine dernière, je vous montrais un premier exemple tiré de "Billionaire prince, pregnant mistress", et cette semaine, je vous en remets une couche avec "Nerd in shining armor"  (L'habit ne fait pas l'homme) de Vicki Lewis Thomson (littéralement "Le nerd en armure étincelante", en référence aux princes des contes de fées)

Une fois n'est pas coutume ce n'est pas le titre qui a motivé mon choix. C'est Chi-Chi (et là, vous poussez un cri d'effroi) Comment? Chi-Chi m'aurait recommandé un livre qui n'aurait su trouver grâce à mes yeux? Neige-t-il sur le Sahara?

Dans un soucis de transparence, il me faut vous raconter les circonstances de ce conseil :

Je prévois d'écrire ma désormais traditionnelle "Saga de l'été" sur les pirates. Après le passé/présent et les espions, je me suis dis que c'était un thème porteur, glamour et qui était suffisamment traditionnel en romance pour mériter une série d'articles sur le sujet. 

Et parce que je suis un tantinet obsessionnelle sur les bords, à chaque saga que je vous concocte, je me plonge à corps perdue dans TOUTES les romances qui traitent de près ou de loin du sujet. Avant de m’arrêter sur une sélection pertinente. 

Comme je ne suis pas très "douée en noms" (comprendre, le prénom du prince, j'ai eu du mal à le retenir), j'ai heureusement une coéquipière bien plus douée que moi. Et c'est elle qui retrouve les titres et les auteurs. 

Elle a bien du mérite, parce que trouver un titre relève du talent pur quand on sait que mes descriptions ressemblent à ça : c'est une histoire d'espion historique, le héros a une mèche blanche, il cherche sa sœur. Avouez que c'est impressionnant!

Et donc dans le cadre de mon projet "Pirates", j'avais des idées pour des pirates historiques, mais je faisais chou-blanc sur les pirates contemporains (oui, parce que les pirates sénégalais, ça ne vend pas du rêve). J'ai donc envoyé un SOS à Chi-Chi, nous avons brainstormé avec assiduité, pour finir par s'accorder que c'était hard-core comme thème à appliquer sur du contemporain; que oui, Roarke (héros futuriste de Nora Roberts) pourrait éventuellement passer pour un pirate informatique (même si le canon le placerait plus dans les voleurs) et que j'étais pas sortie de l'auberge.

Et puis elle a eu un souvenir d'une lecture faite il y a longtemps (dans les années 90) (la préhistoire, donc) où il était question d'un nerd. D'un nerd au pirate informatique, il n'y a qu'un pas. J'ai donc embrassé virtuellement Chi-Chi (distance oblige) et me suis plongée dans le bien nommé "Nerd in shining armor" dont voici le synopsis :

Pour Genevieve Terrence, cela avait tout du rêve devenu réalité, un week-end seule sur Maui avec son boss sexy, Nick Brogan. Mais ce qu'elle ne savait pas c'est que Nick avait des rêves bien à lui : un infâme plan qui entraina notre héroine à échapper de peu à la mort lors d'un vol au dessus du Pacifique. Heureusement pour elle, Jack Farley, brillant programmeur informatique, était lui aussi à bord et son esprit vif les sauve de justesse de la catastrophe.
Désormais, Jack est son seul compagnon sur une île déserte avec rien d'autre pour compagnie que des arbres à goyave et des requins. 
 
Qui aurait cru que ce génie timide et aux antipodes du mâle alpha tel qu'elle le connait, pourrait devenir l'étalon sans inhibition de ses rêves les plus fous? En sauvant la vie de Genevieve, Jack est devenu un héros aux yeux de la femme qu'il convoite depuis des mois. Maintenant qu'ils sont réunis dans un paradis tropical, ils peuvent laisser libre cours à leur sensualité.
 
Mais lorsqu'ils sont menacé à nouveau par une sombre affaire, Gen apprendra qu'il n'y a rien de plus dangereux qu'un ex-nerd parfaitement éveillé qui remuera ciel et terre pour protéger la femme qu'il aime.

J'aime bien quand on me vend du mâle bêta bien cute, un héros qui bien souvent dans le livre se révèle est encore plus extraordinaire que tous les alphas que l'on a pu rencontré sur son passage et qui, petit bonus, font beaucoup plus réels.

Oui, parce que rencontrer un ex-commando marine expert en prise d'otages c'est bien, c'est sexy à souhait et ça fait marché la machine à fantasmes à plein tubes, mais les gros traumatismes qui se cachent derrière ce physique de rêve en font de ces héros dont on raffole dans les livres, tout en sachant qu'à la maison, on préfère (et de loin) notre comptable à la normalité désarmante, mais qui nous accueille à l'occasion avec la vaisselle faite et un sourire canaille.


Sauf que dans ce livre, il y a un truc bancal dès le début. Pour mettre au clair mes idées, j'ai décidé de faire une liste des choses qui m'avaient fait froncer les sourcils (n'arrangeant pas au passage mon capital rides) :

  • un méchant vulgaire. Vraiment, à se demander comment une héroïne bien sous tout rapport à pu ne serait-ce qu'envisager de passer plus de trois minutes en sa compagnie.
  • une héroïne qui a mis "l'apparence", comprendre le profil que sa vie renvoie, à un tel niveau d'importance, mais qui change d'épaule en 30 secondes. Je trouve difficile qu'on puisse tourner la page sur un conditionnement d'une dizaine d'années. Je m'explique, c'est un peu comme si du jour au lendemain, je déclarai que la romance c'est du fumier (tu as vu Chi-Chi comme j'évite de tomber dans le vulgaire, tu es fière hein?). Vous auriez beaucoup de mal à y croire et vous remettriez en doute ma parole (et vous auriez raison, la romance, c'est le bien!). Et bien notre douce, après avoir passé les dix dernière années à s'appliquer à ressembler à une adulte responsable et sophistiqué, en 30 secondes, elle redevient Eve, trouve que l'épilation c'est vraiment une perte de temps et que rouler dans le sable pour faire des galipettes (et croyez moi, dans le livre pas de métaphores, on "s'envoie en l***" allègrement) c'est le summum du chic.
  • un nerd timide et sans saveur qui soudainement deviendrait une bête de sexe. C'est bien simple, il suffit de lire certaines scènes où il est question d'une énorme micro (c'est de la citation, je décline toute responsabilité quant aux exclamations d'effroi) qui se trouverai sur le chemin d'une... enfin bref, vous visualisez. A la lecture de cette scène, j'avais des impressions de vieux films X, pas de romance sexy sur un nerd. Vous parlez d'un décalage pas cohérent!

Tout cela pour dire, moi qui cherchait un pirate des temps modernes, je repasserai! Point de romance ou l'héroine découvre l'atrai d'un homme sensible et gentil. Non, c'est gogo-gadget-au-P***** et tout va bien dans le meilleur des mondes. 
 
Sauf pour Tam-Tam, qui cherche toujours un pirate informatique... Et qui finit par croire qu'elle a sans doute plus de chance de tomber sur une histoire entre un pirate somalien et une touriste en vacances...


Bon lundi,
Tam-Tam 
  
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21 juin 2013

Un été au lac des Saules - Summer at Willow lake

(pensez à moi aujourd'hui, je parle en public et je stress...)

A part, ça, en voyant que la série Willow Lake de Susan Wiggs avait été rééditée l'an dernier (vous avez remarqué comme on se tient mal au courant des sorties avec T., c’est qu’il y a tellement de personnes qui sont mieux renseignées, finalement… autant leur faire confiance, quitte à tomber des nues avec des mois de retard comme ici…), j’ai voulu la relire.
 
Parce que j’aime beaucoup Susan comme auteur, elle a écrit de très jolies romances, fines et précieuses. Et parce que si j’avais déjà lu certains livres de la série, j’en avais aussi raté d'autres. L’occasion donc de me mettre à jour !
 
J’ai donc ressorti du fin fond de mes archives Summer at Willow Lake (Un été au lac des Saules), le tome 1 sur 9 (si on ne compte pas les nouvelles qui sont venues avant).
 
Malheureusement, sur ce coup-là, Susan n’a pas été à la hauteur de mes attentes.
 
Olivia (Lolly) avait pourtant un argument de choc pour me plaire : son métier est de mettre en scène les appartements pour qu’ils se vendent mieux. Certains diront comme Stéphane Plaza, moi je dis comme Anna (aka Amy Adams) dans Leap year (Donne-moi ta main) (et si vous n’avez pas vu cette jolie comédie romantique, allez vite corriger cette lacune, rien que pour le sourire magique de Matthew Goode et la valise qui s’appelle Louis)…
 
Mais Olivia est aussi une petite fille riche, plus si petite puisqu’à l’âge canonique de 27 ans, elle en est à sa 3ème rupture de fiançailles. Bon, les choses commençaient mal entre elle et moi, car franchement, il n’y a que dans une romance qu’une malheureuse fille peut avoir à ce point la poisse en amour ! Entre le dragueur en série, celui qui lui vole sa carte bleue et celui qui n’en a juste rien à faire en dehors du fait qu’elle fait bien la potiche à son bras, Olivia sait choisir ses cavaliers ! Et bien sûr, il faut qu’elle se fiance avec tous les hommes qui lui manifestent un tant soit peu d’intérêt. Parce qu’Olivia a un sérieux problème d’estime de soi, vestige d’une adolescente un peu obese. Encore qu’on ne saura pas vraiment ce qu’il en est, certains disent qu’elle était boulotte, ce qui n’est pas tout à fait pareil… alors regard déformé ou vrai problème ? Peu importe en fait parce que, en bonne héroïne de romance qui se respecte, Olivia a perdu ses kilos en mangeant bien et en faisant du sport, magique comme la raison qui la poussait à manger ne faisait soudain plus le poids (sans mauvais jeu de mots). Ben voyons. Les problèmes de poids des héroïnes de romance sont juste merveilleux finalement…
 
Enfin, admettons…
 
A la demande de sa grand-mère, Olivia revient au lac des Saules, là où la famille possède un camp de vacances, fermé depuis des années mais où les grands-parents veulent renouveler leurs vœux, à l’occasion de leurs 50 ans de mariage à la fin de l’été.
 
Malgré tous les mauvais souvenirs qu’elle en a, Olivia accepte donc de retourner au camp pour le remettre en état et préparer la grande réunion de famille…
 
Seul petit souci, revenir au lac des Saules la remet aussi en contact avec Connor, son premier amour, le garçon qui lui a brisé le cœur l’été de ses 17 ans. Enfin brisé… Il a été horriblement cruel, elle ne s’en est jamais remise, ce fut la pire nuit de sa vie et j’en passe. Là encore, Olivia m’a tapé sur le système. A l’entendre, elle est la première fille sur terre à souffrir d’un cœur brisé (surtout quand on apprends ce que Connor a fait pour susciter 10 ans de rancœur pareille !). Que l’adolescente ait ce genre de grandes envolées mélodramatiques, cela se comprends. Mais 10 ans plus tard ? L’envie de lui dire de tourner la page s’est fait sentir à plus d’une reprise. Et je suis polie.
 
Ne croyez pas que j’ai trouvé le livre mauvais pour autant. Non, certains passages sont mignons, Connor est plutôt charmant, et même Lolly finit par grandir un peu. En revanche, j’aurais du mal à vous le recommander.
 
Parce que personnellement, je me suis ennuyée. Le couple principal n’est finalement pas si principal que ça, ils passent incroyablement peu de temps ensemble. Le livre est haché d’épisodes du passé. Mais pas seulement le passé de nos héros, celui de leurs parents également ! On remonte aux souvenirs de camps du père d’Olivia, à la 1ère rencontre entre elle et Connor quand ils ont 12 ans, aux règlement du camp, aux souvenirs de mariage des grands-parents, en prenant quelques détours pour nous parler des problèmes de couple de l’oncle, de la propriétaire de la pâtisserie de la ville, de l’avenir du demi-frère de Connor, de l’amourette naissante d’une cousine et des problèmes de cigarette d’une nièce, de la dyslexie d'un cousin, des parties de pêche familiale ratées et j’en passe…
 
Cette configuration m’a davantage fait penser à un roman féminin qu’à une romance finalement, plus tournée vers la vie d’une famille et d’un lieu que sur un couple en particulier, bien que l’auteur ait tenté de les placer au centre. Car au milieu de tout cela, Connor et Lolly sont complètement noyés, et entre eux, il ne se passe… rien !
 
Je ne veux pas en dire plus pour ne pas spoiler ceux qui souhaiteraient se faire leur propre avis, mais j’ai trouvé que l’histoire manquait cruellement d’histoire justement, que le développement de leur relation était bien trop rapide et plein de non-dits qui n’avaient pas de sens.
 
J’ai été frustrée et j’ai terminé le livre en diagonale, dans l’espoir de voir arriver quelque chose qui n’est jamais venu.
 
A mon grand regret, je ne vous recommanderai donc pas le tome 1 de la série du lac des Saules, mais je sais pour avoir lu d’autres histoires que la qualité est assez inégale, et qu’il faut redonner sa chance à Susan Wiggs, avec d’autres livres.
  
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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