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29 juillet 2013

La route de l'arc-en-ciel

Une auteur qui s’est fait connaître à travers ses historiques aux héros parfaitement yummy et qui s’est depuis un peu tournée vers le contemporain. Une auteur qui a défaut d’être perpétuellement géniale dans ce qu’elle écrit, propose une bibliographie peuplée de pléthore de livres délectables aux histoires sensuelles et émouvantes.

Une auteur passé/présent qui a déçu Chi-Chi dans ses contemporains (surtout celui-là), mais qui a fait swooner Little B. avec ses historiques.


Une auteur dont je n’avais pas lu de livre depuis un bon moment… parce que la déconvenue de Chi-Chi avait réussi à me refroidir de manière substantielle.

Mais début juillet, alors que j’avais des envies contradictoires, je me suis surprise a vouloir laisser sa chance à la série Friday Harbor de Lisa Kleypas. J’ai pris soin de sauter le premier, Nuit de Noël à Friday Harbor, et j’ai jeté mon dévolu sur ‘’La route de l’arc-en-ciel’’.

Ce tome s’ouvre sur Lucy Marin. Après un rapide chapitre sur l’enfance de la demoiselle, on assiste impuissantes à la conversation du siècle :
Son petit copain, Kevin, lui annonce qu’en fait, il n’est plus vraiment convaincu de l’affection qu’il lui porte, qu’elle l’étouffe un peu et que, parce qu’elle a trop d’exigences, pas assez de confiance en elle (et en les autres), et est totalement inaccessible, il s’est vu contraint, à l’insu de son plein gré, à se tourner vers quelqu’un d’autre pour parler de son moi profond.
Et que une chose en entrainant une autre, bah ils sont tombés amoureux, mais que bon, c’est quand même pas sa faute hein à ce pauvre Kevin, parce qu’on a pas idée d’être telle qu’elle est. Et puis, à sa décharge Alice a su tellement bien l’écouter. Sans doute parce qu’elle connaît si bien sa sœur Lucy…

Et voilà, Kevin l’ordure vient donc de larguer Lucy pour sa sœur. Et puis parce qu’Alice vient s’installer avec lui, ce serait quand même bien que Lucy décampe dans la semaine.

Voilà comment en une conversation, notre héroïne se retrouve sans copain et sans maison…

Fort heureusement, Lucy a des amies adorables qui tiennent un B&B, ce qui résout son problème de toit. Pour ce qui est du cœur, faisons confiance à l’égocentrisme du nouveau duo Kevin-Alice…

A peine quelques semaines après la rupture d’une relation de deux ans, nos deux tourte… ordures annoncent leurs fiançailles. Sauf que pour une fois, les parents des deux sœurs n’approuvent pas de leur benjamine et refusent de payer quoique ce soit tant que leur ainée ne se sera pas remise de la trahison.

Je pourrais vous raconter ce qui se passe après, mais ce serait spoiler. Et je ne suis pas d’humeur et ne souhaite pas ruiner votre plaisir. Mais disons que cela implique :

  • un retour de faveur
  • un accident de vélo vintage
  • une équipe de bikers type hell’s angels
  • une nièce orpheline
  • la lumière de l’aube qui révèle la magie d’un vitrail
  • des antécédents familiaux compliqués
  • un vignoble et son propriétaire sexy
  • un chien ridiculement pataud
  • un mariage
  • une relation entre sœurs
  • un phobique de l’engagement
Autant dire, la recette d’une livre à la fois sweet et juste dans le traitement des émotions. Nos héros sont tous les deux blessés et l’auteur saura leur laisser du temps pour apprendre à se connaître et progressivement reconnaître l’évidence.

J’ai swooné, j’ai dévoré les pages et ce que j’ai pu aimé Sam et son coté geek (qui pourrait renoncer à un homme qui fait des références à Doctor Who ?), qui se mélange à la solidité de l’homme fier de son travail et étrangement tire sa force des craintes et faiblesses de son enfance.

Laissez vous séduire par les Nolan, du moins celui-là, et alors que le soleil brille (enfin j’espère), plongez-vous sans attendre dans La route de l’arc-en-ciel !
 

  
Bonne lecture,
Tam-Tam

 
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12 juin 2013

Désigner une gagnante, prendre la parole en public, choisir son nom d'auteur, etc


Chers amis, quelques lignes rapides aujourd'hui, presque des brèves (et une photo qui n'a rien à voir... ce n'est pas évident mais par la magie de T. et de Photoshop, ce charmant spécimen est en train de lire un Nora Roberts...) : 
  • C'est notre amie Melwasul qui a remporté le concours d'il y a deux semaines, et par la même occasion un exemplaire dédicacé de Neanderthal seeks human - A smart romance de Penny Reid. Félicitations! ^_^ (oui, je mets un smiley pour l’occasion mais n'allez pas croire que ça va devenir une habitude, j'ai un standing à respecter...) Reste plus qu'à nous envoyer un petit mail avec ton adresse pour que Penny en personne t'envoie ton cadeau! (c'est le Petit prince qui a choisi, selon des critères très objectifs et nébuleux, s'adresser à lui pour toutes réclamations...)
  • Je (moi, Chi-Chi) vais parler à une conférence sur la romance, le 21 juin 2013 à 17h à la médiathèque de Villeneuve-Loubet... Tous ceux qui sont dans la région, n'hésitez pas à me faire signe/à venir m'écouter parler! Plus d'infos ICI... (ou à venir me soutenir psychologiquement parce que je suis très très nerveuse à l'idée de parler en public)
  • Rien à voir, j'ai trouvé ça... Je ne sais pas ce que ça vaut (et vu le titre je ne crois pas que je vais aller voir) mais je suis tombée sur une auteur qui s'appelle Sara Craven. Et aussitôt, mon esprit complexe s'est dit que si cette personne s'y connait un tout petit peu en romance, elle l'avait fait exprès! Sara Craven c'est le nom de l'héroïne dans La loterie de l'amour, livre culte (en tout cas pour T. et moi). Si si, Sara Fielding qui épouse Derek Craven ça fait Sara Craven! La classe, non? Je vote pour que ce ne soit pas un hasard.
  • Mise au point des traductions récentes, enfin disponibles (ou bientôt disponibles) en VF pour ceux qui ne nous suivraient pas sur Facebook :
  1. From Notting Hill with love... actually qui parait en juillet
  2. Too good to be true qui est dejà paru sous le titre de Trop beau pour être vrai
  3. Winning the right brother d'Abigail Strom, paru sous le titre de Rebelle attirance (avouez qu'il fallait y penser! J'ai tout lu de cette auteur, c'est de la romance très classique, très facile, mais efficace... Si jamais vous tombez en panne d'inspiration!)

Et sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une bonne journée et surtout bonne lecture! 
Chi-Chi
 
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15 mai 2013

Clin d'œil à Vera Cruz

Je relis Romancing Mister Bridgerton (Colin chéri) de Julia Quinn, en ce moment. Oui, je sais que je ne relis jamais rien d'habitude, affaire de principe (et de mémoire un peu trop longue). Mais là il y a prescription, cela devait faire bien 5 ans! Assez pour avoir oublié à quel point je l'aimais (enfin oublié, vaguement...). 

Surtout assez pour ne pas m'être souvenue de ces petits clins d’œil que JQ a glissé, à l'attention de ses auteurs préférés! Saurez-vous les retrouver? 



Et dans un autre genre, vous en avez à me recommander, des petites private jokes du même style? 

 
Bon mercredi, 
Chi-Chi
 
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22 avril 2013

L'amant de Lady Sophia

Chères lectrices et chers lecteurs, 

Je me présente, je suis Little B. !! La fameuse petite sœur de Tam-Tam, et je viens vous faire un petit article sur un livre que j'ai dévoré.
 
Mais revenons en arrière un moment pour ceux qui ne suivrait pas: tout a commencé l'année dernière pendant les grandes vacances. J'étais à la mer avec Tam-Tam quand elle m'a fait découvrir le côté rose de la force avec "Course poursuite fatale" de Linda Howard (ce livre est soit dit en passant une petite tuerie mais revenons à nos moutons) après ce livre je me suis retrouvée sans romance à me mettre sous la dent. 

Mais heureusement pour moi Tam-Tam connaissait un bouquiniste où nous sommes allées me dégoter 5 merveilleuses romances. De retour à la maison je me suis mise tous de suite à lire l'"Amant de lady Sophia" de Lisa Kleypas, c'est le livre dont je vais vous parler aujourd'hui ! 

Ce livre est le deuxième tome de la série "Les Bow Street Runners", et il est tout simplement un délice (comme tous les Lisa Kleypas que j'ai lu). Elle a cette façon d'écrire en vous tenant toujours en haleine. C'est une bouffée d'air frais qui permet de respirer.

C'est l'histoire d'une jeune et jolie jeune femme (c'est le concept dans toutes les romances mais bon) qui pour venger son frère arrive à Londres pour retrouver le juge qui pour elle est responsable de la mort de son frère.

Bien sûr elle s'attendait à voir un juge proéminent et dans la force de l'âge, ce qui n'est pas la cas du juge Ross Cannon qui est tout simplement à croquer. Elle était pourtant là pour lui ruiner sa réputation que l'on disait irréprochable, en faire la risée de Londres, le ridiculiser à jamais. 


Pour cela elle avait réussi à se faire engager comme gouvernante chez lui. Sauf que tout ne c'est pas passé comme elle l'avait prévu car elle est tombée sous le charme indéniable du juge. Comme dans tous les Kleypas que j'ai lu le héros est musclé, agile, doué de ses mains, tout pour faire craquer une femme, même la plus réfractaire - ce qui est le cas de Sophia qui bien qu'ayant son frère en tête mais, va vite laisser tomber cet obstacle entre eux. Car ce juge aux mille et une facettes, au désir enfoui, au caractère mystérieux, fait craqué la belle Sophia. 

Ross est veuf depuis plusieurs années et n'a jamais eu d'autre relation depuis, on l'appelle même le moine de Bow street! Ce qui n'est pas du tout le premier qualificatif que j'aurais trouvé pour lui qui est plutôt pour moi "l'homme-radiateur" car tout de suite en voyant Lady Sophia, des pulsions "animales" ce sont réveillées en lui. 

Ce livre ne raconte pas qu'une attirance magnétique entre les deux héros (le genre où l'on attend juste le moment où ils vont se tomber dans les bras comme par magie), NON !!! Il y a une vrai histoire et une intrigue sur le mystérieux frère de Sophia. Il y a aussi un troisième personnage qui perturbe le rapprochement des deux héros, ce personnage est l'ennemi de Ross et il s'appelle Nick Gentry.


Son chemin croise régulièrement celui de Ross et Sophia et peu à peu il s’immisce dans leur relation. Sophia reçoit des cadeaux somptueux de la part de cet homme. Mais qui est cet homme ? Pourquoi fait-il ça ? Quel est son rapport avec la belle Sophia ?

Je suppose que vous aimeriez savoir la suite ? Mais je vais vous laisser méditer sur tout ça (comme ça vous serez obligé de lire ce livre). Comme vous avez pu le comprendre, j'ai beaucoup apprécié cette romance et je vous conseille vivement de la lire (et vite).
 

  
Bonne lecture,
Little B.

  
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18 juin 2012

Prince of dreams - Prince de l’éternité

La semaine dernière, j’ouvrais ma chronique avec un aigle. Un aigle voyeur en possession d'une seule et unique tête (et non un aigle bicéphale, ce qui aurait été über plus logique pour une histoire russe, mais passons) qui faisait d'une pierre trois cailloux. (oui, je suis d’une dextérité émérite lorsqu’il s’agit de lancer des cailloux) (autant vous dire qu’il ne faut pas parier avec moi à ricochet, mais je m’égare).

Je vous présentais une couverture des plus… singulières, j’annonçais la nouvelle chronique du mercredi (RDV à Vera-Cruz) et j’ouvrais sur le tome 1 de la vieille série de Lisa Kleypas "les Stokehurst" (pour ceux qui suivent, Stokehurst, c’est le nom du monsieur à qui il manque des doigts dans le tome précédent).

Si bien que je me suis aménagé une autoroute introductive pour ce lundi. Mes aïeux, quelle appétence littéraire n’ai-je pas démontrée là ! (en plus j’utilise des mots de la mort qui tue) (et je le fais même exprès)

Pour déterminer avec acuité si le "Prince de l’éternité" est au niveau de son prédécesseur en matière de kitch et de vintage (oui, parce que du vieux LK, c'est pas du LK des Wallflowers ou des Hathaways hein), je me dois de commencer avec la couverture :

Point d’aigle ici. Mais retenez votre déception, car dans le lointain, on aperçoit un palais russe avec ses toits en crème chantilly maison (wikipédia dort encore, je n’ai pas envie de le réveiller pour partir à la recherche du mot architectural qui définit ces toitures).

Vous ne voyez pas ? Mais si, derrière cette gerbe de fleurs, juste à côté de ce soleil couchant qui fait une auréole de sainteté au héros, tandis qu'il nous dévoile son torse viril. (ouf, j’ai presque cru que l’on n’était pas en romance)

Passons aux héros : on retrouve la fille de Stokehurst (cohérence avec le nom de la série : check) et Nicolas Angelovski, qui avait lui aussi son rôle dans l’opus précédent (spoilers).

Bien des années ont passé. Enfin suffisamment pour qu'Emma soit en âge d’être mariée. Et comme elle est naïve et un tantinet bornée, elle s’amourache d’un coureur de dot (la gourdasse). Heureusement, Nicolas la veut pour lui tout seul depuis des années (on ferme les yeux sur ce que cela implique, s’il vous plait, et on s’ouvre aux possibilités du cosmos) et va sauver la jeune rouquine du scandale et du bannissement social.

Car malgré un exil qui a porté atteinte à son influence omnipotente (il faut bien expliquer l'auréole), il reste un prince de sang russe (traduire par : il entend bien faire tout ce qu’il veut). Si bien qu’il prend sur lui de faciliter la dissolution du couple de tourtereaux, et profite de l’ouverture que lui procure le cœur brisé de la demoiselle pour se lier à elle de la manière la plus définitive qui soit, le mariage.

Un contractuel comme on n'en fait plus : l’héroïne a le cœur brisé par le mauvais homme, se marie au premier venu (un prince, on est en romance). Et comble de la chance, ce dernier est obsédé par elle, tout en ayant bien entendu juré mordicus qu’il ne tomberait jamais amoureux. Ajoutez à cela une dose de dévouement pour les animaux chez l’héroïne, une histoire de réincarnation, la restauration d’un tableau et un débat métaphorique sur la chambre conjugale et ses implications, vous obtiendrez une histoire qui me plait moins que l’autre. Mais alors vachement moins...

Le premier me faisait sourire avec tous ces beaux clichés si bien amenés et si délicieusement kitchs. Cette histoire me fait grincer des dents dans le mauvais sens du terme (voilà qui ne plaira pas à Aquafresh).

Quelques anecdotes d'explication s'imposent:
  • Les doigts en moins de Lord Stokehurst se sont transformés en crochet (tic, tac, tic, tac) : je n’aime pas les erreurs de traduction. Je ne sais pas quelle est la version originale, mais le trauma de devoir s’adapter à la coquille, pas glop !
  • Emma est une rousse végétarienne : Mais. Bien. Sur. Manger de la viande c’est trop mainstream… Elle était hipster avant que ce soit cool notre héroïne.
  • Nicolas a des cicatrices (swoooooonnn… désolée, ça marche à tous les coups) : sauf que j'ai comme l'impression qu'on me fait le coup deux fois coup sur coup, du coup (à grand renforts de lapalissades, je marque mon coup).
  • Emma est butée bornée comme une vieille carne du Larzac un jour de marché : parfois elle vire cruchaude quand même. C’est beau la naïveté, mais il faudrait ouvrir ses grand yeux de Bambi parfois.
  • Nicolas est traumatisé par son passé : sans blague, ça change un homme les geôles russes. (j’ai comme une impression de déjà vu là, non ?) (je vous ai parlé de mon impression de déjà vu?)
Emma et Nicolas, ils me faisaient plus rêver dans le tome 1 en fait. Une fois sur papier ça fonctionne moins bien. Bizarre….

Et vous ?
Bonne lecture… ou pas ?


Tam-Tam
 
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11 juin 2012

Midnight angel - L’ange de minuit

Prise d’une soudaine nostalgie pour les Lisa Kleypas de mes débuts de princesse, j’ai ressorti de sa malle mon édition vintage de L’ange de minuit (Midnight angel). Et laissez moi vous dire que "vintage" est le plus bel euphémisme que l’on puisse attribuer à cette couverture.

Admirez cette robe bordée d’or qui tombe langoureusement sous les baisers d’un homme au torse viril. On sent le relâchement plein de sensualité, l’abandon au plaisir, et puis l’aigle… L’aigle ? Mais oui, en bas à gauche, cet aigle qui mate de façon éhontée le décolleté de la demoiselle. C’est assez flippant finalement, cet animal qui assiste aux ébats ? A-t-il un rôle dans l’histoire ?

Oui, parce que l’on pourrait croire qu’il existe une loi qui stipule que les couvertures de la collection Aventures et Passions vont systématiquement dans une direction diamétralement opposée à l’histoire dudit livre, mais ce serait mentir. Parfois, lorsque l’alignement des planètes est parfait, que la marée est montante et que les schtroumpfs chantent l’arrivée du printemps, la couverture est en accord avec le livre.

Du coup, il était de mon devoir de relire ce livre pour savoir pourquoi cet aigle avait choisi de prendre place aux cotés de Tasia et de Luke Stokehurst.

Notre histoire commence par une nuit noire, où un homme en noir, animé de noirs desseins, pénètre dans la geôle de la princesse Tasia. On apprend qu’elle est accusée d’un crime, et même pire, de sorcellerie ! La pauvre petite chose sans défense qu’elle est a été abandonnée de tous…

Et puis, par un procédé magique et purement littéraire, nous voilà propulsés à Londres, où Tasia est finalement encore en vie (mince alors) et employée comme gouvernante pour le compte de Lord Stokehurst, qui a perdu sa femme il y a bien des années dans un incendie. L’homme en est sorti meurtri mais aguerri : traduction, il lui manque des doigts, mais il est fort comme la montagne (à la louche).

Tasia est mystérieuse, elle ne se laisse pas intimider par le froncement de sourcil menaçant de son patron (ça vous change une femme, les cellules des prisons russes). Tant d’arrogance, ce port royal, cela intrigue Luke qui n’a plus vraiment l’habitude qu’on lui tienne tête et qu'on lui réponde. Du coup, il la cherche, la titille, la pousse dans ses retranchements, pour finir par enfin entrer en collision directe avec elle (pour notre plus grand bonheur, soyons honnête).

Mais voilà que la menace slave envahit à nouveau la vie de la jeune femme. Un enlèvement, la torture, la prison, et enfin l’homme aux doigts en moins… Tant de péripéties pour mon petit cœur!

Et à présent que le livre se termine, mon interrogation… Pourquoi diable cet aigle ?

Wikipédia à la rescousse, et j’apprends que les armoiries russes ont un aigle bicéphale pour emblème. Je louche sur la couverture… Non, cet aigle n’a qu’une tête. Une licence poétique sans doute ! Ou alors le graphiste avait poney ce soir-là. La question reste entière. Quant à savoir pourquoi j’ai de l’affection pour cet ouvrage ? (oui, votre vue perçante aura repéré les pages qui se décolle, la couverture qui se décompose et les marques du temps qui se font de plus en plus compliquées à ralentir)

Sans doute parce qu’il contient ces éléments qui, bien que parfois très contestables, fonctionnent quand je suis d’humeur :

  • La différence d’âge : Tasia a tout juste 18 ans, Luke en a la trentaine bien tapée (et une fille adolescente en prime). Si cela hérisse le poil de nos esprits féministes, mon cœur de midinette qui veut que l’amour triomphe toujours soupire à qui mieux mieux. Mon esprit cartésien ajoute, le ton ironique, que de toute façon, cette différence n’était pas si choquante à l’époque. Ni le fait qu’on attende de l’homme d’avoir de l’expérience et de la femme la pureté de l’oie blanche.
  • La mutilation : Je swooonnnne! La main de Lord Stonehurst abimée pour sauver sa femme et sa fille, c’est über cliché, mais c’est über efficace. C’est le syndrome Albator, les cicatrices et autres marques de souffrance masculine renforcent stupidement l’idée de virilité. Cela doit être quelque chose d'inscrit dans mon patrimoine génétique. Ou alors martelé dans mon esprit à coup de poupées Barbie décapitées et de Petits Malins en pleine rébellion. Bilan des courses, que ce soit la main de Luke, le dos de Jamie ou la canne de Piers, je signe tout de suite.
  • L’âme slave : L’exotisme par excellence. Sachez-le, le héros slave est l’épicentre de la coolitude en terme d’exotisme. Il y a l’accent (et tant d’occasion de faire des fautes horribles dans les surnoms affectifs), les légendes anciennes (nos contes européens, c’est tellement mainstream), les superstitions (être médium, c’est pas un truc saxon), et les couleurs d’yeux improbables (un bleu slave, c’est plus cool que bleu ciel quand même)... Autant de raisons de vouloir s'enfuir dans les steppes enneigées et de boire de la vodka pour se réchauffer.
  • La rédemption : Bon, je ne vais pas trop vous donner des détails (spoilers !) mais il est question de rédemption dans ce livre. Et comme le dit si bien un chanteur aux lunettes démentes, "sorry seams to be the hardest word", autrement dit, pardonner, aux autres et surtout à soi-même, c’est le ticket pour le happy-end !
  • Et enfin, la sensualité de Lisa Kleypas : Et imaginez que je vous parle d’une VF en plus. Mais LK en VF (tant de lettres), ce sont un peu les livres qui ont ouvert mes yeux de petits lapins pris dans les phares d’une voiture. C’était sensualité et chaleur, c’était volupté et plaisir des sens…. c’était oouuuhhhh…. ohhhhh… ah !

Une vieille couverture pour un vieux livre qui a bien roulé sa bosse. Après relecture des 300 pages, je pouffe un peu, je rougis encore et je passe au tome deux ! Comme quoi, l’aigle fait parfois toute la différence !


Bonne Lecture,
Tam-Tam


NOTE : Pendant ce temps-là, à Vera Cruz, on vous prépare un truc improbable, un truc époustouflant, un truc génial...... Comment, qu'entends-je? Vous voulez savoir? Mmmmhhh...

Je suis d'humeur clémente, mais réclame un tonnerre d'applaudissements, parce que mercredi, on lance un nouveau rendez-vous hebdomadaire!!!!

Il y sera question de romance (parce que nous sommes les grandes prêtresses), il y sera question de paillettes (parce que nous somme des princesses), il y sera question de couvertures (parce que l'on a froid l'hiver), il y sera question de chapeaux (parce que le protocole stipule de toujours sortir couvert), il y sera question de salles obscures (c'est là que l'on s'amuse le plus non?).

Rendez-vous Mercredi, à Vera Cruz!
 
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5 septembre 2011

Le destin de Lisa

Cette série d’articles m’aura permis de me plonger dans mes archives. C’est avec plaisir que j’aurais redécouvert certains historiques de Teresa Medeiros, je me serais absolument, positivement régalée avec Jayne Ann Krentz la semaine dernière et, pour l’article de ce jour, j’ai déniché au fond de ma bibliothèque mes très... anciens, très… kitch…  Lisa Kleypas édités chez J’ai lu à l’époque où le mulet était de rigueur !

Depuis mon initiation à la romance, ma bibliothèque a eu le temps de voir défiler des romans de l’auteur. De ces séries qui ont récemment fait palpiter mon petit cœur de midinette, des romans en VF lu à l’abri des couvertures à la fin du 20ème siècle, en passant par ses récentes séries texanes, entre Lisa Kleypas et moi, c’est une histoire sérieuse.

Si bien que si le choix du contemporain s’est fait très rapidement, choisir l’historique qui allait servir à mon argumentation n’a pas été sans mal.

Me fallait-il me tourner vers les Hathaway et leurs excentricités ? Me fallait-il envisager le quatuors des Wallflowers, ses rakes, ses bals et ses parties de "rounders" dans la prairie ?

J’aurais pu. Et en toute honnêteté, ce choix m’aurait sans doute économisé une nuit blanche. Mais c’était sans compter sur l’hypnotique attraction des couvertures "rouge passion" de ma bibliothèque. Il vous faudra remercier J’ai Lu, chers lecteurs, car c’est grâce à eux qu’aujourd’hui l’histoire de Sara et Derek servira à mon argumentaire.

La loterie de l’amour…. *soupir*…..*re-soupir*………….

Il fait parti de ces romans qui marquent le début d’une ère. Avant Derek, ma vie me semble en rétrospective morne, triste, transparente…

Ce héros a ajouté une nouvelle nuance à ma palette de mesure. En l’an 1 AD (Avant Dereck, pendant temporel de l'échelle de Hugh Jackman), j’avais ouvert ce livre avec l’innocence de l’agneau qui vient de naitre, encore ignorante de l’explosion de sensualité et de sentiments qui allaient me chambouler à l’intérieur de moi à peine le livre entamé.

Plantons le décors : Londres, extérieur nuit. 
Notre héros sort d’un tripot alors qu’il se fait sauvagement agresser par deux individus patibulaires armés d’une lame. Alors que le sang coule déjà, une déflagration retentit. Sara, écrivain de son état, vient de quitter sa position d’observatrice pour porter secours à notre héros, qui loin de lui en être reconnaissant, jure comme un poissonnier.

Cela mes petits amis, c’est l’ouverture du premier chapitre. Je vous passe les détails, mais sachez qu’un chapitre m’a suffit à entrevoir la sexytude de Derek (un mec qui vient de se prendre un coup de couteau et qui reste irradiant de sensualité comme il le fait vaut forcément le détour). Un chapitre seulement m’a été nécessaire pour tomber amoureuse de Sara (en tout bien tout honneur, hein !). Une héroïne qui sauve le héros à coup d’arme à feu, ça force le respect. Et cela change enfin de ces damoiselles qui se pâment devant un papillon mais hurlent d’horreur devant une chenille. 

Sara est de celles qui savent ce qu’elles veulent et n’hésitent pas à retrousser leur manches pour atteindre leur objectif.

L’objectif de Sara, écrire. Pour cela, elle a besoin de Derek et de son club, car elle entend capturer l’atmosphère des tripots londoniens pour son prochain livre. Et passer par le lit du monsieur n’est pas prévu au programme. De son côté, le viril Derek n’a que faire des petites souris à lunettes et bonnet et n’a qu’une hâte, que Sara reparte vers sa campagne et qu’elle le laisse tranquille !

Présenté comme cela, on pourrait croire que ce n’est qu’une énième histoire de rake réformé. Il y aurait de cela si Derek n’était pas issu du ruisseau. Pas de noblesse chez le monsieur. Il est cru, il est grossier, il est ambitieux, il n’a aucun scrupule. Il est calculateur, manipulateur, conspirateur… en un mot parfait.

Sara va devoir puiser dans son infinie patience, avoir recours à son intelligence et à son sens de la repartie à de nombreuse reprises pour faire tomber une par une les défenses d’un homme qui a passé sa vie entière à se battre contre une destinée qui ne lui a rien donné. Tout ce qu’il a, Derek a dû le dérober, le subtiliser, se battre pour l’avoir. Et moi, petit cœur d’artichaut que je suis, je n’ai qu’une envie, prendre dans mes bras et consoler cette grande coquille musclée qui cache un intérieur plus fondant que de la guimauve.

Vous l’avez compris, "La loterie de l’amour" est un de mes must-have. Non seulement le héros est un être sombre et compliqué avec une sensualité en diable mais l’héroïne est une guerrière ! Un duo de choc, pour un historique mémorable.

Lisa Kleypas place la barre haut. D’emblée.

Mais heureusement pour elle, pour son excursion littéraire dans le monde du contemporain, l’auteur a choisi une série au Texas. Contré du cliché viril par excellence, cet état nous aura donné les Ewing, les Bodeen et les Travis !

L’histoire de ces derniers nous est contée sur 3 tomes :
Sugar Daddy - Mon nom est Liberty
Blue-eyed Devil - Bad Boy
Smooth Talking Stranger – La peur d’aimer

Dans un soucis de justice, j’ai choisi pour mon argumentation d’étudier le cas de d’Hardy Cates et de Haven Travis... Qui est donc sensé être un bad boy, on l'aura toutes compris!

Pour comprendre le feu qui brule en Hardy, il faut se pencher sur ses origines. Il a grandi dans un mobile-home, il travaille depuis qu’il a l’âge de tenir sur ses jambes, il se bat pour survivre depuis que son père a décidé que punching-ball était un parfait rôle pour lui et sa mère…

Depuis cette époque maudite, Hardy en a accompli du chemin. Mais il en veut toujours plus, à n’importe quel prix, même si cela implique d’utiliser Haven Travis, fille de l’ingénieux patriarche Travis, lui-même à la tête d’un patrimoine colossal.

Si Travis à tous les ingrédients pour faire un bad boy parfait (passé torturé, rage de réussir, corps à damner un saint…), il n’est (malheureusement) pas à la hauteur de Derek. Certes Derek n’a jamais fait dans la dentelle, mais à la lecture du livre, j’avais déjà une dent "contre" Travis. En effet, ce dernier apparaît déjà dans le premier tome. Je ne voudrais pas spoiler plus, mais disons qu'il n'y endosse pas le plus beau des rôles.

Je suis rancunière que voulez-vous… Ou bien est-ce mon esprit qui a du mal à imaginer un "reformed rake" contemporain, quoiqu’il en soit, Travis fait perdre des points au contemporain de Lisa.

L’héroïne aurait pu compenser cette perte, mais cette dernière n’arrive pas à la cheville de Sara. Elle a une histoire complexe certes ! Elle est tout en nuances certes ! Et elle est combative certes ! Mais Sara, c’est un peu une amazone à lunettes.
Cela a un charme fou. C’est Super-bibliothécaire et Wonder-vieille fille réunie !

Ou alors est-ce tout simplement dû à l’absence de coup de feu.

Mon affection pour la famille Travis est grande. Si grande que je vous recommande la lecture de cette série. Mais plus qu'un must-have, cette trilogie me laisse présager de belles choses dans la carrière "contemporaine" de Lisa. 

Un bon Kleypas, c'est comme le bon rouge, il faut le laisser murir. De leur côté, les historiques ont déjà eu le temps de devenir des grands crus !


Bonne lecture,
Tam-Tam
  
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6 décembre 2010

Heureux qui comme Ulysse…

…a fait un long voyage.

Voilà bien longtemps que je voyage. Mais en ce 6 décembre, c’est vers ma chère Lorraine que mon esprit s’égare. Car en Lorraine, le 6 décembre, nous célébrons, en compagnie que tout le reste de la communauté germanophile et germanophone, la Saint Nicolas.

J’ai caressé l’idée, un court instant de vous raconter dans ce post du lundi l’histoire du bon Saint Nicolas, du boucher et des trois petits enfants. Car Saint Nicolas est l’infâme instigateur de mon addiction au chocolat Ferrero - nous avons déjà établi à quel point entre moi et Ferrero, c’est une véritable histoire d’amour qui s’est créé.
Chaque année, grâce à lui, l’action du chocolatier doit gagner quelques points…

Il était donc de mon devoir de rendre hommage à celui qui a vu naitre mon amour des gouters de pain d’épices les jours de neige, celui qui nous voyait, chaque année sans faute, enfiler nos pulls les plus chauds (et piquants) pour aller voir sa parade dans les rues de notre ville. Du haut de son char, il agitait la main, saluant les familles avec une dextérité digne d’un concours de Miss (des années de pratique mes bons amis, et un coaching intense orchestré par Miss Mirabelle).

Mais j’ai eu pitié de vous, et du devenir de votre petit déjeuner. Aussi ai-je décidé de me concentrer sur Nicolas, à défaut de vous faire un rapport sur le Saint. Et pour rendre cet hommage encore plus légitime, j’accueille ici aujourd’hui Madame la Marquise. Cette Lady d’Alsace connaît tout comme moi le plaisir simple de déguster le pain d’épices de la Saint Nicolas, la joie de voir les décorations de Noël dans les rues, l’excitation à l’ouverture du Marché de Noël qui donne aux rues un air de fête…

Et des Nicolas, que ce soit moi ou notre guest-star du jour, nous en avons rencontré !

Il y a les tourmentés :
Alors que je faisais les étagères de ma bibliothèque pour retrouver mes Nicolas, Madame la Marquise, elle, pensait à Nicolas Angelovski, et me racontait comment elle l’avait rencontré pour la première fois dans "L’ange de minuit" de Lisa Kleypas, alors qu’il n’était qu’un méchant. Imaginez, il voulait pendre l’innocente Tasia pour le meurtre de son frère (qui selon moi était un pervers de la pire espèce qui le méritait bien, mais Madame la Marquise est une dame bien comme il faut, aussi ne l’a t-elle pas mentionné).
Lorsqu’on le retrouve dans "Prince de l’éternité", il n’est plus cet homme ténébreux qui pouvait faire ce qu’il voulait en toute impunité. Il a changé. Notre Marquise a son panthéon personnel de héros incontournables, et ce Nicolas en est une figure très sombre (entrer dans un panthéon n’est pas chose aisée après 30 ans de lecture). Il a un passé. Il a changé. Mais il sait ce qu’il veut… ou plutôt qui il veut, quitte à manigancer la rupture des fiançailles de la jeune fille convoitée pour pouvoir la consoler en l'épousant lui-même. Mais le grand Nicolas qui croyait tout savoir va comprendre qu’on ne peut tout prévoir, et surtout pas les sentiments.
Tout comme notre marquise, j’aime ce Nicolas, ses imperfections et ses tourments. Et pour mon plus grand bonheur, Lisa Kleypas semble affectionner les Nicolas au passé sombre.

Il y a les musiciens :
Comme chez Nora Roberts et le charismatique Nicholas Le Beck, pianiste et compositeur de talent dans la saga des Stanislaski. Il ne vous chantera pas « Deck the halls with boughs of holly »… non, loin de là. Ce fringuant jeune homme donne plus dans le Broadway que dans le chant de Noël. Et c’est la charmante Frederica qui saura lui faire battre le cœur. Pour les besoins de cet article, je me suis replongée dans leur histoire… Elle fleure bon les années 80 (Monsieur est fumeur) mais le charme de Nick a su rester intact. Il est l’idée que je me fais d’un musicien. De longs doigts fins, agiles, un corps tout en nervosité et muscles longs, un passé (check !), et le salut dans la musique. Laissez-vous charmer par la musique de Waiting for Nick (Un amour d’enfance), vous refermerez ce livre avec une envie de Broadway, et de nourriture ukrainienne.

Il y a les Lords au grand cœur :
Nicholas St. John, dans Ten ways to be adored when landing a Lord de Sarah MacLean : je vous avait parlé de mon miracle Amazon de cet été, ce livre est l’histoire du charmant jumeau, Nicholas. Et si jumeau il est, identique il n’est pas…
Nicholas n’est pas un "rake", c’est un intellectuel. Du moins en apparence. Sous couvert de son statut d’expert en antiquités, ce dernier a œuvré pour l’intelligence britannique pendant les guerres napoléoniennes. Il est à présent de retour au pays, et après avoir été élu meilleur parti de Grande-Bretagne, sa vie semble encore plus périlleuse. Lorsqu’un vieil ami lui demande son aide, il saute sur l’occasion de fuir Londres… et tombe sur Isabel.

Il y a les petits :
Ou plutôt Le petit… Nicolas, de René Goscinny. Fidèle à ma tendance à tout lire dans le désordre (je vous raconterai un jour comment j’ai lu les Chroniques de Narnia en commençant par le Prince Caspian…), j’ai découvert le petit Nicolas avec « Joachim a des ennuis ». Je devais avoir 7 ans, et j’ai été impressionnée d’apprendre que c’était un adulte qui avait su retranscrire avec autant de justesse mon esprit d’enfant. Vous remarquerez aussi que le petit Nicolas est assez intemporel. Il est évident qu’on n’y parle ni de Nintendo, ni d’internet, mais les questionnements, problèmes, chamailleries, et autres considérations enfantines restent vraies. Je ne saurais dire si j’ai lu un « Petit Nicolas » un 6 décembre, mais l’esprit est le bon. Prenez donc une clémentine, une barre de chocolat Milka (pour changer) et plongez-vous dans les aventures de ce petit bonhomme.

Des Nicolas, il y en a bien d’autres…
En ce 6 décembre, je suis plongée dans The Perfect Stranger - Sauvetage amoureux - de Anne Gracie où il est question de Nicholas Blacklock et de Faith, j’ai ouvert la case 6 de mon calendrier de l’avent, il fait froid dehors et la lessive attendra…


Bonne lecture,
Tam-Tam


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25 novembre 2010

De l'art de gérer la déception

Vous vous souvenez, il n'y a pas si longtemps, je parlais de l'importance de prendre des risques pour découvrir de nouveaux auteurs? Eh bien, après une série épouvantable de mauvais livres, romances ou autres, j'avais fini par décider de me tourner vers une valeur sure. Lisa Kleypas. Après l'avoir découverte (merci La loterie de l'amour – Derek restera toujours un de mes petits chéris), elle était devenue une incontournable à mes yeux. Et ce n'étaient pas ses séries récentes, les Wallflowers, les Hathaway, qui allaient me faire changer d'avis!

Seulement voilà, depuis quelques temps, Lisa a changé. Elle s'est essayée au contemporain. La série des Travis, vraiment, je n'étais pas tentée. Écrite à la première personne, un contexte dont je ne suis jamais vraiment fan, quelques critiques mitigées sur les forums... Et puis je me suis lancée, j'ai pris le risque. Sugar Daddy n'était à mes yeux pas une réussite, mais pas une catastrophe non plus. Je n'ai pas insisté, et je n'ai pas lu la suite de la série. Pas pour l'instant en tout cas, ma pile de livre à lire est déjà assez importante!

Et puis, la semaine dernière, j'ai voulu prendre un autre risque, je me suis dit que je devais continuer d'avoir confiance en Lisa. Le facteur m'a donc gentiment apporté Christmas eve at Friday Harbour, premier tome de sa nouvelle série.

Cadeau empoisonné, que je vais spoiler allègrement, soyez prévenus!

Ce tout petit livre de 211 pages est plus proche de la nouvelle que du roman. Et Lisa n'est pas une bonne nouvelliste, si j'en crois ce que je viens de lire! Tout était réuni pour annoncer un ratage...

Mark, le héros est si impressionnant que, une semaine après la lecture, j'ai du reprendre mon exemplaire pour vérifier si il s'appelait Mark, ou Matt, ou Mike. Oui, j'ai vraiment été marquée par ce personnage. En dehors de ça, je serais bien incapable de vous dire s'il est sympathique, s'il a des hobbies dans la vie, s'il est drôle, ou sportif, s'il collectionne les canards empaillés ou s'il sait tricoter. Rien, le vide total. Aucune substance, une coquille vide. A mon avis, un robot à la solde de l'auteur, pour donner la réplique à notre héroïne.

Tiens justement, parlons-en de cette héroïne! Maggie... Il faut savoir qu'au début du livre, Mark se retrouve en charge de sa nièce orpheline de 6 ans, Holly. Et depuis la mort de sa maman (la demi-sœur de Mark donc), Holly ne parle plus. Les psys n'ont rien pu y faire, MAIS, Maggie a un pouvoir magique. Ça, ou elle est la réincarnation de la maman défunte, parce que 12 secondes après avoir rencontré Maggie, Holly se remet à parler, comme si de rien n'était! Les psys ont dit de faire comme si tout était normal, alors Mark prétend que rien d'exceptionnel ne s'est passé, parce que c'est un type bien et qu'il ne veut que le bonheur de sa nièce. C'est tout à son honneur.

Ah mais au fait, Holly voudrait une maman à Noël, comment faire? C'est simple, Mark se dit qu'il n'a qu'a épouser sa petite copine, dont il n'est pas vraiment amoureux, mais si c'est pour le bien de Holly, tous les sacrifices sont bons, non? Seulement voilà, Mark veut tout savoir sur Maggie, il est fasciné par elle (après 7 minutes de conversation). Son plan soigneusement élaboré va donc légèrement dérailler, d'autant que Maggie, qui est veuve, n'a aucune intention de s'investir dans une relation, et ne veut surtout s'attacher à personne, parce qu'elle ne veut pas risquer d'avoir le cœur brisé de nouveau. Ce qui ne l'empêche pas de débarquer quand Holly est malade (à ce stade, elle l'a rencontrée 2 fois, 10 minutes à chaque fois), ou de plaquer sa famille à la dernière minute le jour de Thanksgiving pour dîner avec eux! Logique à tout épreuve si vous voulez mon avis...

Et donc, en moins de 200 pages, et moins de 3 mois, Mark va réussir à convaincre Maggie de l'épouser, juste à temps pour réaliser le vœu de Holly le matin de Noël! J'ai beau savoir que le happy-end est une obligation en romance, et apprécier cette certitude, ici, j'ai eu la sensation que l'auteur essayait de me faire avaler des couleuvres toutes plus grosses les unes que les autres, pour m'amener à une conclusion dont je n'avais absolument rien à faire, tant les personnages qu'elle me présentait étaient fades et inconsistants!

Ajoutez à cela que Mark est pourvu de deux frères qui ne semblent pas avoir d'autre rôle que celui de potiches décoratives, en attendant que Lisa puisse écrire leur histoire dans les tomes suivants, et des descriptions à n'en plus finir du paysage, de la boutique de Maggie, de la maison de Mark, de son métier... Par contre, pas la moindre conversations entre nos protagonistes (mais on nous dit fréquemment à quel point ces conversations sont passionnantes, j'aurais bien aimé en profiter moi aussi, cela aurait animé un peu toutes ces descriptions). J'ai du me contenter de 50 lignes sur les reflets du coucher de soleil sur la baie, 70 sur les divers travaux de maçonnerie à envisager pour ravaler la façade de la demeure familiale de Mark, 35 sur l'arôme du café que Mark apporte à Maggie, et j'en passe... Proprement palpitant tout cela, moi je vous le dit!

Tout au long du livre, je n'ai pu me débarrasser de la sensation désagréable que j'avais déjà lu cette histoire ailleurs, en mieux. Et j'ai trouvé : la série des frères Quinn de Nora Roberts! Que je vous recommande vivement, soit-dit en passant, je ne voudrais pas que vous repartiez les mains vides, sans idées à ajouter à la liste de vos livres à lire!

C'est en discutant avec Tam-Tam que la lumière s'est faite en moi. Lisa Kleypas a écrit un mauvais Nora Roberts! Et Nora Roberts peut parfois écrire de très mauvais livres, ce n'est pas un auteur vers lequel on peut se diriger aveuglément...

Les fans inconditionnels me pardonneront ma chronique un peu acide, la déception de ce livre aura été proportionnelle à l'affection que je porte à Lisa en temps normal. Hélas, ce n'est pas encore cette semaine que je vais rompre la malédiction des livres nuls qui me poursuit en ce moment!


Chi-Chi
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13 septembre 2010

Un livre pour les oreilles


Il est des jours où mes yeux, ces traitres, refusent de lire les petites caractères imprimés sur les pages de mes romans. Ils piquent, pleurent, floutent le monde autour de moi.

Il est des jours où j’ai des milliers de choses à faire avec mes deux mains, des choses passionnantes comme passer l’aspirateur, conduire, faire des courses, finir de tricoter le châle de tatie Suzanne, rattraper mon retard dans les épisodes de Glee…


Bien souvent ces jours-là, prendre un livre, m’asseoir et me plonger avec délice dans l’histoire des personnages est un luxe qui m’échappe…

Ces jours là, lorsque l’envie de lire est trop forte, j’empoche mon ipod rouge et j’appuie sur play. Les deux mains, les deux jambes et les deux yeux libres, j’écoute mon livre tandis que je vaque à mes occupations manuelles…

Ahhhh qu’il est bon d’être une princesse qui multitache (néologisme du jour, multitâcher! ou faire plusieurs chose à la fois…)


Le livre audio – ou audiobook - est assez controversé dans son utilisation. Nombreux sont ceux qui ne supportent pas d’entendre la voix du narrateur donner une intonation particulière à un dialogue, surtout lorsque le narrateur est un homme et qu’il prend la voix d’une femme. Il est aussi argué par les détracteurs du livre audio (oui, Chi-Chi c’est bien à toi que je pense ^_^) que la narration orale peut être dérangeante lors de la description de certaines scènes particulières - les scènes sexy pour ne citer qu’elles.

Pour ma part, j’aime à entendre les voix graves et sensuelles des narrateurs masculins décrire avec précision la manière qu’à le héros de dévorer l’héroïne du regard… Cela ne date pas d’hier, déjà enfant, je réclamais à ma chère maman l’histoire de Winnie l’Ourson racontée par Jean Rochefort - je pense qu’à l’époque ma mère n’a pas réalisé les implications de ma requête …

Et lorsqu’il arrive que la voix n’ait pas ce timbre suave qui me fait vibrer, j’arrive très facilement à en faire abstraction et je me concentre sur l’histoire pendant que mes doigts agiles écossent les petits pois…


Mon emploi du temps de princesse active m’a ces dernier temps éloigné de ma bibliothèque, et c’est donc avec plaisir que j’ai réécouté pour vous "Libre à tout prix" de Lisa Kleypas.
C’est le dernier opus de la série des « Bow Street Runners », cette police de Londres ayant œuvré à la sureté de la capitale britannique avant la mise en place de la police métropolitaine ou même de Scotland Yard...


Dans les deux premiers tomes, nous découvrions l’histoire de Grant Morgan et de Sir Ross…Dans le dernier, nous est révélé la chute de Nick Gentry, alias Lord Sydney.


Autrefois maître incontesté des bas-fonds de Londres, à la tête d’une solide équipe de malfrats et autres voleurs, il a troqué son costume de Baron du crime pour celui de « Runner » à la solde de Sir Ross… et ce costume lui va encore mieux !

Imaginez, tout le potentiel de testostérone du bad boy dans un homme qui œuvre pour le bien des populations… mon petit cœur d’artichaut est en émoi à la lecture de la description du héros au passé troublé.


NDLR – Je vous ai déjà dit que j’aimais les héros aux passés troublés ? Ils sont sexy, intenses, torturés… je vous ai dit sexy ? Bref, ce sont des hommes que la vie à rendu plus fort mais plus méfiant… et ces handicapés du cœur semblent toujours bien décidé à ne jamais se marier/faire confiance à un être humain/s’attacher à tout être avec un pouls… ce qui rend leur chute bien plus délicieuse.

Et donc je parle ici de chute, parce que pour des hommes si déterminés à ne pas tomber dans le piège de l’amour, ces derniers font souvent preuve d’un aveuglement inversement proportionnel à la circonférence de leurs biceps…


Et dans le rôle de l’instigatrice de la chute de Nick, je vous présente Charlotte Howard.

Cette jeune fille est depuis l’enfance promise à Lord Radnor. Or ce dernier, non content d’être aussi attirant qu’un troll en pleine crise acnéique, est un psychopathe avéré qui a décidé de faire de Charlotte sa "chose". Charlotte a plus de caractère qu’elle n’en laisse paraitre, et pour échapper à son destin de "chose", elle fuit…

Mais Lord Radnor est un psychopathe persévérant. Il achète les services de Nick Gentry pour retrouver sa promise.

Et Nick la retrouve… précipitant sa propre chute… haha !


C’est étrange d’ailleurs à quel point une partie de moi SAIT que le bad boy inaccessible le reste bien souvent dans la vraie vie.

Comment je le sais ? Je ne suis toujours pas mariée à Batman et je n’ai pas passée une nuit avec Hugh Jackman… alors que je suis une princesse Morbleu !

Si le cliché m’ennuie ? Non, bien au contraire, je le balaye bien souvent d’un geste négligeant de la main (oui, j’arrive à faire le geste négligeant avec beaucoup de classe… noblesse oblige!) , surtout lorsqu’il s’agit d’un historique et que l’auteur a beaucoup de talent, comme ici Lisa Kleypas.


Charlotte réussit à passer les barrières, que dis-je la forteresse de protection de Nick. Bon, encore une fois, monsieur a tout de même besoin d’échapper à la mort pour réaliser qu’il s’est fait avoir comme tous les autres "rakes" au passé sombre et est tombé la tête la première dans les filets de la douce et aimante Charlotte…


En parlant de Charlotte, notez que ce n’est pas mon héroïne préférée, loin de là !

Elle est trop…. douce, sucrée et délicate… Et ces qualités que j’apprécie très facilement dans une autre héroïne, ici… non.

J’imaginais Nick avec un autre genre de femme.

C’est sans doute le problème des séries… on s’attache aux personnages et on apprend à les connaitre avant d’en rencontrer leur moitié. Notre imagination travaille bien avant de découvrir la perle qui saura faire flancher ces personnages qui ont résisté sur plusieurs romans. Et l’imagination est une chose bizarre, elle va dans des directions étranges parfois. En l’occurrence, j’imaginais Nick avec une femme plus énergique, moins conventionnelle… c’est étrange, mais dans ce genre de cas, je me sens comme trahie…


Mais que cela ne vous empêche pas de profiter du tome de clôture de cette série, elle en vaut le détour – comme bien des séries de l’auteur d’ailleurs !


Bonne écoute !


Tam-Tam
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27 août 2010

Love in the afternoon


Lorsque j'ai reçu mon exemplaire, il y a quelques semaines, j'ai eu un instant d'émotion. Voilà, après, c'en était fini de ma vie avec les Hathaway... J'ai tenu le livre entre mes mains, hésitant à le commencer tout de suite, me demandant si je n'allais pas le garder pour un moment de déprime, un de ces jours où j'aurais besoin d'une lecture de confiance. On a tous comme cela des auteurs qui ne nous déçoivent jamais, et vers lesquels on revient en période difficile... Et puis j'ai ri de moi-même. Franchement, comme si j'avais assez de volonté pour résister à un livre d'une de mes auteurs préférées, dans une série que j'avais jusqu'alors adoré! Étrange non comme, quelque soit la taille indécente de ma pile à lire, je continue à acheter des livres, et à donner la priorité à mes auteurs préférés en toute circonstance...


Ceci dit, bien m'en a pris, je crois que ce tome 5 a été mon favori.


Parlons donc de Béatrix, la dernière des sœurs Hathaway. Quand nous l'avons rencontrée la première fois, c'était encore une enfant. Elle a bien grandi, mais est restée, de loin, la plus originale de la fratrie. Le grand amour de Béatrix, ce sont les animaux. Elle a avec eux un lien particulier, comprend leur psychologie, soigne tous ceux qu'elle rencontre, entretient une véritable ménagerie (son animal de compagnie, après Dodger le furet, c'est Médusa le hérisson!) et d'une manière générale, préfère leur compagnie à celle des humains, qu'elle trouve bien trop hypocrites. Elle a évidemment le cœur tendre, et plein de compassion (un grand classique, j'ai remarqué que dans les romances, les gens qui aiment les animaux sont toujours plus compatissants que les autres... étrangement je ne trouve pas que cela se vérifie dans la vraie vie, mais admettons...).


Nous sommes en 1855, c'est la guerre de Crimée, de nombreux soldats anglais sont sur le front, et comme souvent en période de guerre, ils écrivent à la dame de leur cœur.


Béatrix n'a pas de soupirant, mais son amie Prudence, si. Plusieurs même. Et l'un d'entre eux, le Capitaine Pheelan, est justement l'un de ces soldats. Seulement voilà, Prudence n'a pas de temps à perdre, elle s'amuse bien trop de bals en parties de chasse, de thés en promenades. Elle demande donc à Béatrix d'écrire pour elle, et celle-ci ne peut refuser. Ainsi s'engage une correspondance entre Christopher Pheelan et Béatrix. Mais sous un faux nom. Très Cyrano de Bergerac tout ça...


Au fil des lettres, naissent les sentiments. Pour moi lectrice, ces lettres sont une vraie porte ouverte sur leur intimité. J'ai souvent constaté qu'on se révèle beaucoup plus facilement par écrit que en face à face. Et c'est bien ce qui arrive à nos héros. Jusqu'au jour où Béatrix ne veut plus vivre dans ce mensonge, et, toujours sans révéler son identité, envoie une lettre de rupture. Sauf qu'elle se trompe, et envoie son premier brouillon (parlez d'un acte manqué), celui où elle annonce à Christopher qu'elle n'est pas celle qu'il croit et le supplie de revenir et de la trouver!


Évidemment, Christopher ne comprend pas qu'il y a eu erreur sur la personne, et quand il rentre du front en héros national quelques mois plus tard, il est se met en quête de celle qu'il aime. Dieu merci, l'auteur en a fait un être intelligent, et il ne lui faut pas des mois pour se rendre compte que Prudence ne peut pas être celle qui lui a envoyé ces lettres (d'abord elle est trop cruche, ensuite elle est vaine et superficielle, et enfin, elle est trop cruche!). Et il n'apprécie pas du tout, mais alors pas du tout d'avoir été mené en bateau... déjà qu'il n'est pas trop en forme, après avoir passé des mois sur le front, mais quand on sait que Prudence, c'était un peu le soleil qui l'a motivé pour rentrer vivant... Et du coup, qui lui a envoyé ces lettres??!


Enfin, je ne raconte pas la suite, mais sachez que les sentiments entre les deux sont incroyablement touchants... La façon d'aborder le problème du soldat qui rentre de la guerre résonne de manière assez moderne, quand on pense que l'auteur est américaine, et qu'elle doit avoir à l'esprit tout ce qui se dit aujourd'hui sur le syndrome post-traumatique des soldats, mais elle arrive à éviter le cliché avec une grande finesse, et nous présente un héros qui affronte ses faiblesses et qui n'est pas guéri d'un coup de baguette magique par l'amour de l'héroïne (selon moi, l'un des clichés les plus irritants de la romance)...


En refermant le livre, j'ai eu ce petit pincement au cœur. Au revoir, les Hathaway...


Bonne lecture,
Chi-Chi
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18 août 2010

Married by morning

Poppy a peine installée dans sa nouvelle vie avec Harry, nous retrouvons déjà les Hathaway, mais cette fois-ci loin de Londres, dans leur propriété du Hampshire.

Léo, le grand frère, que l'on a appris a connaître durant les 3 tomes précédents, sera le héros. Comme j'avais hâte de savoir ce qui lui était réservé! Plusieurs indices m'avaient mis la puce à l'oreille et j'étais ravie de voir que oui, son héroïne, ce serait bien Catherine Marks, la dame de compagnie des deux plus jeunes sœurs, Poppy et Béatrix...

Léo, c'est un caractère particulier. Il n'a pas été éduqué pour le rôle d'un noble, il a fait des études pour devenir architecte, il a aimé et été fiancé, a perdu sa fiancé, s'est lui-même perdu en cours de route, dans le genre auto-destructeur, il a bien rempli son contrat. Et puis au fil des livres, on l'a vu évoluer, grandir, se reprendre en main, et devenir un homme charmant, avec un humour dévastateur, pas vraiment un « rake » mais pas encore quelqu'un de vraiment respectable non plus, après tout c'est un Hathaway! Bref, un héros qui n'a pas attendu une héroïne pour le sauver. Ce qui ne l'empêche pas évidemment d'être persuadé qu'il ne pourra plus jamais tomber amoureux, et d'ailleurs il ne le souhaite pas, trop peur de retomber dans cette « folie » qui a suivi la perte de son amour...

Quand à Catherine, quand le livre commence, elle travaille déjà pour la famille depuis 2 ans, et, de l'avis de tous, elle a fait des miracles pour tout le monde, leur apprenant comment naviguer dans la bonne société, et leur permettant d'éviter bien des impairs. D'ailleurs, avec l'enthousiasme général qui les caractérisent, tous la considèrent comme un membre de la famille. Et pour Catherine, tout serait merveilleux si Léo ne lui gâchait pas la vie! Depuis le 1er jour, ces deux là passent leur temps à se chamailler, à s'envoyer des piques.

En bonne lectrice de romance, c'est pour moi une indication certaine qu'il y a là une attirance non assumée! Et apparemment, les Hathaway (sœurs et maris) pensent comme moi... Et d'ailleurs, ce qui devait arriver arriva, un jour Léo embrasse Catherine. Et à partir de là... tout déraille!

En prime, mauvaise nouvelle, retournement de situation tout à fait crédible (oui, il fallait bien un ressort dramatique), on découvre une sombre clause dans l'héritage obtenu, Léo doit produire un héritier dans l'année qui suit, sous peine de perdre la maison familiale (pas le titre et les terres quand même, n'exagérons rien, on ne va pas renvoyer cette pauvre famille sur la paille!).

Léo doit donc se marier, et vite. Léo est attiré par Catherine. Catherine ne veut pas se marier (non pas que Léo l'ait proposé). Léo découvre que Catherine cache un secret. Catherine ne veut pas révéler son secret. Le secret de Catherine est découvert. Etc, etc, etc...

Et au milieu de tout cela, nos deux héros sont absolument charmants, attendrissants dans leur étonnement face aux sentiments qui naissent entre eux. Léo sera bien plus rapide à admettre les-dits sentiments d'ailleurs, et c'est tout à son honneur. Mon petit cœur de midinette aime l'idée qu'un homme reconnaisse qu'il est amoureux, et qu'il agisse en conséquence.

Léo et Catherine ensembles, c'est, pour nous, lecteurs, une évidence depuis leur première conversation, les étincelles jaillissaient hors des pages de mon livre! Et n'oublions pas non plus le rôle capital que jouera Dodger le furet dans cette histoire encore...

Bonne lecture,
Chi-Chi

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16 août 2010

Aujourd'hui, en guest-star...

(Scroll down for english)

... Lady V. qui nous fait l'honneur de sa présence, elle a pris le temps de rédiger, de sa plus belle plume, depuis le bord de sa piscine, quelques petits conseils à l'intention de nos chers lecteurs...

Mes amis, roulements de tambour et applaudissements pour Lady V. !

Cinq règles à l'attention des novices en romance

1) Savoir surmonter ses préjugés

Pour être parfaitement honnête, j'étais pleine d'idées reçues sur la romance. Pour moi, ce genre n'était composé que de ces livres à couverture bleue que l'on trouve au Monoprix et autres grandes surfaces, et que l'on a tous feuilleté en attendant que Maman ait fini de choisir entre des Mielpops et des Chocapics. Oui, oui, ces livres avec des titres et des couvertures si kitchs qu'il fallait se mettre à genoux pour les lire sans que les autres les voient. Heureusement, Chi-Chi, qui a vu dans ceci une sorte de blasphème, a décidé de me faire lire certains de ses ouvrages pour me prouver que la romance ne se limitait pas à des textes mal traduits et remplis de clichés et pour cela, je lui suis très reconnaissante.

2) Eviter les navets

Alors oui, certains (quelques, je ne suis encore que très loin derrière Chi-Chi et Tam-Tam) des livres sont vraiment très mauvais, certaines des intrigues franchement minables. J'ai lu notamment trois livres aux intrigues très similaires, dont The Girl most likely to de Susan Donovan, racontant comment une très jeune femme s'est enfuie de sa ville natale juste après avoir été plaquée par son amoureux - lequel a toujours une excellente excuse par ailleurs, et finit par apparaitre comme une grosse victime de la vie - et revient vingt ans plus ans plus tard avec, ô surprise, un enfant caché, lequel, évidemment formidablement intelligent, ne sait rien de son géniteur. Alors quand l'ex finit par découvrir sa paternité, généralement après avoir renoué avec la mère, il se ligue automatiquement avec sa progéniture contre la mère, qui, bien qu'elle se soit débrouillée seule pour élever son enfant, abandonnée de tous, est évidemment traitée comme la pire des catins. Mais heureusement, le héros finit par lui pardonner et en prime ils finissent par refaire un bébé. Heu, excusez-moi, mais ce n'était pas lui qui l'avait plaquée comme une moins que rien par le passé? Et, grand seigneur, il accepte de LUI pardonner??!! En bref, s'en référer à la règle suivante.

3) Avoir un Maitre, un Yoda, un mentor

Comme je l'ai dit plus tôt, c'est Chi-Chi qui m'a fait découvrir la romance, elle a su me faire partager sa passion, m'a ouvert sa bibliothèque, et surtout m'a sélectionné des livres. Un Maitre, dans sa grande sagesse et culture, saura quoi te faire lire. Il sera ton Pygmalion, ton Obi-wan Kenobi (oui c'est ma deuxième référence à Star Wars mais j'ai des excuses, mon père et mes frères sont des geeks irrécupérables, cela finit par déteindre), le Batman de ton Robin... "Non, non, ça vraiment tu veux pas le lire,c'est le cinquième tome d'une série, il faut juste que tu lises le troisième, le sixième puis le premier ils sont dans mon top 15 parce qu'on ressent vraiment les influences post années 80 du nouveau mouvement contemporain de la romance". Euh d'accord si tu le dis...

4) Trouver LE livre qui vous fera aimer le genre

Ou dans mon cas, la série "The Wallflowers" de Lisa Kleypas, en quatre tomes. En Angleterre, pendant la régence (donc début du 19ème siècle), quatre jeunes filles se rencontrent lors d'un bal et deviennent amies car elles sont des "wallflowers", c'est à dire plus ou moins des potiches, jamais invitées à danser et donc sans grand espoir de trouver à se marier. En effet, malgré le fait qu'elles soient belles, plus ou moins éduquées et gentilles, elles ont toutes quelque chose qui repoussent les prétendants : Lillian et Daisy, deux sœurs, sont américaines ce qui, malgré leur fortune, est terriblement shocking pour la haute société anglaise ; Annabelle, bien que noble, a perdu toute fortune familiale ; enfin, la pauvre Evie, en plus de bégayer, a le mauvais gout d'être la fille d'un propriétaire de casino. Mais, sachant qu'il s'agit pour Annabelle de sa dernière saison, sa dernière chance de trouver à se fiancer, les quatre jeunes femmes décident de s'allier pour, chacune à leur tour, se dégoter un mari. Chacun des livres raconte donc l'histoire d'une de ces quatre héroïnes extrêmement différentes et, chose que j'aime particulièrement, ne s'arrete pas forcément sur le "You may kiss the bride", mais montre également le début de leur vie maritale. Et on continue à voir les personnages évoluer à travers d'autres livres que ceux qui leur est consacré. Une série très bien écrite, qui se lit facilement et que je recommande à tous.

5) L'important, c'est de lire pour soi

Malgré tout le respect que l'on doit à son Maitre, on n'est pas forcé d'aimer les mêmes choses, les mêmes livres. J'aime particulièrement les romans historiques, les contemporains ne me tentent pas plus que ça et les romans avec des vampires, encore moins. Certaines de mes cousines, dont la Wallflower préférée est Evie, ne comprennent pas du tout mon affection pour Lillian, la peste du groupe. And so what? Le plus important, c'est de trouver ce qui vous plait, et puis si vraiment ce n'est pas votre truc, reposez le livre, retournez à Millénium et économisez de la salive.

Et il est peut-être temps que j'arrête, parce que je commence à parler comme dans un mauvais épisode des Frères Scott, la musique pop en moins.


Lady V.


 Today's guest appearance...

... Lady V. who is honouring us with her presence. She has taken the time, from the side of her private pool, to write a few pieces of advice straight from the heart for our dear readers...

Five rules for newcomers to romance

1) Learn to overcome your prejudices.

To be perfectly honest, I had lots of preconceived ideas about romance. I thought that the genre was full of those books with blue covers which you find in superstores, which we have all had a glance at while waiting for mum to choose between Cheerios and Fruit Loops. Ah yes, the books with the soppy titles and with such corny covers that you had to kneel down to read them, just so that none could see what you were reading. Fortunately, Chi-Chi, who thought this was practically blasphemy, decided to make me read some of her books, to show me that romance was not just a bunch of bad translations, full of clichés. I am most grateful to her for that.

2) Avoid duds

So yes, some of the books we read are awful, (or in my case, a few, because I am a long way behind Chi-Chi and Tam-Tam) and some have really useless plots. For example, I read three books with very similar plot-lines, including Susan Donovan's "The Girl Most Likely", where a very young woman runs away from her home town, just after being dumped by her boyfriend - who always has an excellent excuse, by the way, and turns out to be a poor victim - and comes back twenty years later with a secret child in tow, what a surprise! Of course, despite the offspring being a child genius each time, he or she still knows nothing about his or her biological father. Then, when the ex finds out he is a father, usually after getting back together with the mother, the kid takes his dad's side against his mother. Yes, the same mum who has struggled to bring up her child for years, all by herself, is suddenly treated like some kind of harlot. Fortunately, the hero ends up by forgiving her and they have another baby into the bargain. Um, excuse me, but wasn't it he who abandoned her like a nobody in the distant past? And now he deigns to forgive HER??!! Anyway, to avoid this, see the next point.

3) Have a mentor, a Yoda, a guru

As I said earlier, it was Chi-Chi who introduced me to romance. She talked to me about her passion, let me share her bookshelf and above all, she picked out books for me. A guru, in all his or her wisdom and culture, will know what to give you to read. He or she will be your Pygmalion, your Obi-Wan Kenobi (yes, I know, another Star Wars reference, but I have an excuse: My father and brothers are hopeless geeks, and it rubs off on you), Batman to your Robin... "No, no, you really can't read that! It's the fifth volume of the series, you just have to read the third, the sixth then the first. They are in my Top 15 because you can clearly detect signs of the post-80s influence of the new contemporary romance movement". Well, um, okay, if you say so...

4) Find THE book which will make you love the genre

Or, in my case, the series. It was "The Wallflowers", a series in four volumes by Lisa Kleypas. In England, during the regency period, at the start of the 19th century, four young girls meet at a ball and become friends because they are all "wallflowers", who are rarely invited to dance and so have little chance of finding a husband. In fact, despite being beautiful, fairly well-educated and kind, they each have something which scares off potential suitors. Lillian and Daisy, two sisters, have a great fortune, but they are American, which is terribly shocking for the English fashionable society; Annabelle, although noble, has lost her family fortune, and finally there is poor Evie, who not only stammers, but has the poor taste to be the daughter of a casino-owner. Despite these obstacles, since it is Annabelle's final season, her last chance to get engaged, the four young ladies decide to join forces and find husbands, one after the other. Each book tells the story of one of these unusual heroines and does not stop at "You may kiss the bride", but shows us the start of their married life, too, which I particularly appreciated. Plus we continue following the characters through the other volumes, not just their particular story. The series is well-written, easy to read and I highly recommend it.

5) The most important thing is to read for yourself

Despite all the esteem in which you must hold your guru, you are not obliged to like the same things or the same books. I am particularly fond of historical romances; contemporaries do not do much for me and vampire stories even less. Some of my cousins, who like Evie best of all the Wallflowers, can not understand my affection for Lillian, the pest, but so what? The point is to find what YOU like, and if the book you are reading is really not your style, put it down, go back to Millenium and do not waste your breath explaining.

And now it is probably time for me to stop, because I am starting to talk like a bad episode of On Tree Hill, but without the pop music.
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