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12 juin 2013

Désigner une gagnante, prendre la parole en public, choisir son nom d'auteur, etc


Chers amis, quelques lignes rapides aujourd'hui, presque des brèves (et une photo qui n'a rien à voir... ce n'est pas évident mais par la magie de T. et de Photoshop, ce charmant spécimen est en train de lire un Nora Roberts...) : 
  • C'est notre amie Melwasul qui a remporté le concours d'il y a deux semaines, et par la même occasion un exemplaire dédicacé de Neanderthal seeks human - A smart romance de Penny Reid. Félicitations! ^_^ (oui, je mets un smiley pour l’occasion mais n'allez pas croire que ça va devenir une habitude, j'ai un standing à respecter...) Reste plus qu'à nous envoyer un petit mail avec ton adresse pour que Penny en personne t'envoie ton cadeau! (c'est le Petit prince qui a choisi, selon des critères très objectifs et nébuleux, s'adresser à lui pour toutes réclamations...)
  • Je (moi, Chi-Chi) vais parler à une conférence sur la romance, le 21 juin 2013 à 17h à la médiathèque de Villeneuve-Loubet... Tous ceux qui sont dans la région, n'hésitez pas à me faire signe/à venir m'écouter parler! Plus d'infos ICI... (ou à venir me soutenir psychologiquement parce que je suis très très nerveuse à l'idée de parler en public)
  • Rien à voir, j'ai trouvé ça... Je ne sais pas ce que ça vaut (et vu le titre je ne crois pas que je vais aller voir) mais je suis tombée sur une auteur qui s'appelle Sara Craven. Et aussitôt, mon esprit complexe s'est dit que si cette personne s'y connait un tout petit peu en romance, elle l'avait fait exprès! Sara Craven c'est le nom de l'héroïne dans La loterie de l'amour, livre culte (en tout cas pour T. et moi). Si si, Sara Fielding qui épouse Derek Craven ça fait Sara Craven! La classe, non? Je vote pour que ce ne soit pas un hasard.
  • Mise au point des traductions récentes, enfin disponibles (ou bientôt disponibles) en VF pour ceux qui ne nous suivraient pas sur Facebook :
  1. From Notting Hill with love... actually qui parait en juillet
  2. Too good to be true qui est dejà paru sous le titre de Trop beau pour être vrai
  3. Winning the right brother d'Abigail Strom, paru sous le titre de Rebelle attirance (avouez qu'il fallait y penser! J'ai tout lu de cette auteur, c'est de la romance très classique, très facile, mais efficace... Si jamais vous tombez en panne d'inspiration!)

Et sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une bonne journée et surtout bonne lecture! 
Chi-Chi
 
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8 mars 2013

The best man

Le nouveau Kristan Higgins est sorti. C’est un peu comme le Beaujolais nouveau, une étape obligée pour moi…

J’ai donc commandé, (en papier, mon premier exemplaire depuis plus de six mois je crois incroyable, non ?) reçu et dévoré The best man.

J’ai beaucoup beaucoup beaucoup aimé. Et comme je suis sympa, je ne vais pas vous faire le coup du suspense et je m'empresse de vous en dire plus...

Faith s’est fait larguer devant l’autel par son fiancé parfait, high-school sweetheart, qui lui avoue être gay. Plutôt une mauvaise surprise avec huit ans de relation. Et avec toute la ville comme témoin. Attrapant au passage sa valise de lune de miel, Faith s‘envole dans un nuage de tulle virginal pour San Francisco, histoire de tourner la page et d’aller voir ailleurs comment ça se passe. 

Petit bond en avant de trois ans, laissez-moi vous dire que si, professionnellement, cela se passe très bien, côté cœur, pas facile de se remettre. Surtout quand on a, comme Faith, un radar à gay complètement incompétent (à ce stade d’incompétence, je crois qu’il n’y a même plus de mots pour l’exprimer), que l’on craque systématiquement sur des gays ou de travestis (ou des hommes mariés mais c'est une autre affaire). Pour finir par arranger des rendez-vous entre ses exs. Qui se marient ensuite. Dramatique. Faith a une poisse phénoménale, mais elle ne perd pas son sens de l’humour. Elle va même au mariage de ses exs, c'est vraiment une fille sympa. Qui en a un peu marre, mais sympa (ne vous méprenez pas, cela ne veut pas dire que c'est un paillasson, attendez et vous verrez...).

Seulement voilà. San Francisco (avant ou après l’orage), ne devait être qu’une parenthèse, et Faith commence à avoir envie de rentrer chez elle, à Blue Heron, haut lieu viticole de l’état de New York, où vit et travaille toute sa famille. Et accessoirement son ex-fiancé. Le refrain qui accompagne son retour semble devoir être "Ma pauvre Faith, comme cela doit être difficile pour toi" ou quelque variante du genre. Refrain certes plein de bonnes intentions mais nous savons tous de quoi est fait l'enfer. Heureusement que Faith est sympa, et que, aussi agacant que cela puisse être, elle préfère s'échapper par la fenêtre des toilettes plutôt que de devoir se montrer impolie (un grand moment) (mythique).

A Blue Heron, Faith ne peut pas échapper à son passé, et cela implique en plus de l'ex-fiancé, l'ex-témoin du fiancé. Levi, le meilleur ami-qui-ne-l'a-jamais-vraiment-aimé, la plaie qui a osé intervenir au moment du « Si vous connaissez une raison pour laquelle cet homme et cette femme ne devraient pas s’unir, parlez maintenant ou gardez à jamais le silence »… Autant vous dire que sa simple vue la met d'humeur charmante. Mais, je vous l'ai dit, Faith est sympa, et polie.

Comme je commence à me répéter, il est temps de vous expliquer... Car, comme toute héroïne de romance qui se respecte, si Faith est si sympa, c'est parce qu'elle dissimule un terrible secret (enfin aussi terrible que puisse l'être un secret dans un roman de Kristan Higgins, qui sont les livres doudous les plus cutes que vous puissiez trouver sur le marché en ce moment). Son surnom au lycée, c'était d'ailleurs Princesse Super-Cute. Comment ne pas l'aimer ?! Notre héroine est donc la petite princesse de sa famille, la vraie bonne copine que l’on aimerait tous avoir, pleine d'humour avec juste une pointe d'ironie pour ne pas être ennuyeuse et ce qu'il faut de tendresse pour... Eh bien vous verrez pour quoi !

Quand à Levi… Il est ma foi fort charmant, si ce n’est un tout petit peu handicapé de la communication (dans un style qui me rend un peu moins chose que Ian en son temps hélas, mais une princesse n'oublie jamais sa première fois, c'est pour ça...). Je n'ai pas envie de vous en dire plus pour vous laisser découvrir, là encore. Mais il peut venir me faire des cookies maison quand il veut...

Deux choses pour terminer. D’abord, je trouve que
Kristan s'améliore de plus en plus dans ses fils narratifs. Avec un narrateur omniscient, alternant les passages du point de vue de chacun de nos héros, et de nombreux retours en arrière, elle raconte une histoire qui se déroule autant dans le passé que dans le présent. C'est tout un univers qu'elle met en place, expliquant l’histoire commune que partagent tous les personnages (et j’inclus là-dedans un certain nombre de personnages secondaires plutôt intrigants – ce qui tombe bien car il semblerait que ce livre soit destiné à faire partie d’une série – tout en restant assez subtil pour que je sois bien incapable de deviner quels personnages auront droit à leur histoire !). Et d’autre part, vous vous souvenez tous que Kristan se distingue en écrivant des livres où il n’y a pas de scènes sexys ? Eh bien, sans aller jusque-là, cet aspect de la relation entre nos héros est bien plus présente (et donc décrite) que dans aucun de ses livres précédents, et notre auteur s’en sort avec talent.

Un super livre donc, dévoré en une journée, et maintenant, comme d’habitude, j’en veux plus…

Quel est la date de sortie du prochain déjà ? Pas encore annoncée ?
 
Je souffre déjà des effets d’un manque avancé…
 
 
Bonne lecture,
Chi-Chi

PS : J’ai récolté deux indices sur le prochain livre qui expliquent aussi mon état… Ce sera un mariage arrangé et le héros s’appelle Colin (comment ça, dans mes rêves? oui bon, ok, seulement un mariage arrangé, mais Kristan a demandé des noms de héros sur FB et j'ai milité pour Colin alors il a ses chances...)!!! 
 
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3 octobre 2012

Les brèves de Vera Cruz

Little B. a recu son paquet. Au moment où je vous parle, la marchandise plait à la demoiselle, qui n'en délaisse pas pour autant son travail (elle est parfaite).

Ses premières impressions sont "génial, trop bien, encore" (dans le désordre, en mode répétition). Je ne m'inquiète pas pour l'avenir de la romance dans ma famille. Une de convertie, le reste de la population à venir...

Et pour convertir les masses, rien de mieux que Kristan Higgins . "Toi et moi" est déjà sorti, et "L'amour et tout ce qui va avec" arrive bientôt chez Harlequin. 

Faites-vous un rappel agenda, pré-commandez-le, mettez-vous des post-it sur votre écran d'ordinateur, n'importe quoi, mais n'oubliez pas! Parce que celui-là, vous VOULEZ le lire! (foi de princesse)

Et puisque l'on parle d'annonce de traduction, Teresa Medeiros et son "Pour un tweet avec toi" sort fin novembre. On applaudit, et on se réjouit, parce qu'il faisait partie de LA liste (dont nous vous avons rabattu les oreilles), véritable kit de conversion VF que nous vous avions concocté à l'occasion de notre 200ème article. Dans cette liste, il y avait trois bonus VO, dont ce livre faisait partie)...

Et si l'on est trop impatiente, on se rabat sur le très bon "Duc de fer" qui sort aujourd'hui chez J'ai Lu.

Il est bientôt l'heure pour moi de rendre l'antenne...
 
Je vous laisse avec une vidéo qui me met la choucroute patate et me donne envie de me lancer dans un lib-dub des bloggeuses de romance!


 
Bon mercredi,
Tam-Tam (qui chante, oui, rien que ça...)
  
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27 juin 2012

Une minute de gloire à Vera Cruz



Parfois, on discute avec nos auteurs chéris sur FB... Et parfois, ces auteurs nous répondent...

Et parfois (souvent), Tam-Tam a des éclairs de génie... 




Et parfois donc, Kristan Higgins aime Hugh Jackman et voudrait bien utiliser l'échelle inventée par Tam-Tam dans un de ses livres... 

Moi, je suis drôlement fière de ma comparse, avouez qu'elle a du talent et le sens de la formule qui tue! 
;-) (oui, je mets des smileys, ce blog part à vau l'eau)

Voila, c'est tout pour aujourd'hui, bonne journée!


Chi-Chi
 
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7 juin 2012

Somebody to love

J’ai du retard dans mes lectures, si vous saviez... Mais du retard, vous n’imaginez pas !!! La preuve, cela fait un mois que le nouveau Kristan Higgins est sorti et je ne vous en ai pas encore parlé ! Non pas parce que mon article est écrit depuis un siècle et je suis une folle qui a 57 articles d’avance (encore que bon, sur un malentendu, cela aurait pu arriver), mais tout simplement parce que je ne l’avais pas lu !

Je l'ai commencé le jour de son arrivée en fait, mais l'humeur n'y était pas, je n'accrochais pas. J'ai sagement reposé mon exemplaire, pour mieux le reprendre un peu plus tard. Alors voila, pas de panique, c’est chose faite, je suis prête à vous parler du nouveau livre de mon auteur chouchoute !

Somebody to love, donc. Une histoire pleine de retours en arrière pour Kristan qui en profite pour prendre comme héroïne la meilleure amie de l’une de ses autres héroïnes, et pour l’envoyer en visite sur les lieux d’une autre histoire.

Parker Harrington Welles est à la fois la meilleure amie de Lucy, héroïne de The next best thing, et la mère du très charmant Nicholas Giacomo Mirabelli, dit Nicky, lequel a pour père Ethan, le héros de ce même Next best thing. Nicky est le fruit d'un flirt de quelques semaines, et tout ce petit monde vit en parfaite harmonie et sans que le moindre sentiment de jalousie ne vienne entacher la perfection de leurs relations... Bon. Commençons par le commencement. Si vous n’avez pas lu The next best thing, ce n’est absolument pas grave, Lucy et Ethan sont assez peu présents (voyage de noces oblige) et l’histoire ne se déroule même pas au même endroit, donc pas de risque de tomber sur des personnages que l’on aurait du connaitre. Après, bien sûr, je ne voudrais pas vous priver du plaisir d'un Kristan Higgins, mais il peut attendre. Revenons à ceux qui nous intéressent aujourd'hui... 

Parker est une petite fille riche. Enfin plus si petite, elle a déjà 35 ans. Mais riche, ça, c’est certain. Riche du genre qui vit de ses rentes, qui n’a jamais eu besoin de travailler et qui vit dans la demeure familiale, un manoir de 35 pièces. Seule avec son fils, ce qui est un peu solitaire parfois mais passons…

A ses heures perdues, Parker est aussi auteur de livres pour enfants. Mais attention, pas n'importe quels livres, une série épouvantablement gnan-gnan qui a connu un succès fulgurant. Les Holy Rollers (les divins patineurs) content les aventures de six petits lapins anges montés sur rollers qui aident les enfants dans leurs moments difficiles afin de pouvoir gagner leurs ailes et le droit de monter au paradis… Un chef d’œuvre dont Parker assume avec peine le ton moralisateur dégoulinant de bons sentiments et de nuages arc-en-ciel, mais comme c'est pour la bonne cause et qu'elle peut se le permettre, notre héroïne reverse tous les bénéfices à une organisation caritative.

Vous l’aurez compris, malgré son argent, Parker est une fille bien, qui se consacre entièrement à son rôle de mère. Un équilibre quelque peu mis à mal quand son père lui annonce qu’il a fait main basse sur tout son argent et sur celui de Nicky, pour investir dans un placement risqué qui a mal tourné. Car d’un seul coup, le manoir doit être vendu, la justice suspicieuse s’empare de tous leurs biens, le pater familias est expédié en prison et il ne reste à Parker que… eh bien qu’une maison qu’elle n’a jamais vu, perdue au fin fond du Maine, héritage d’une grand-tante qu’elle n’a pas vraiment connu. Ce qui est mieux que rien mais quand même assez peu quand on n’a pas d’emploi, plus de domicile et un enfant à nourrir…

Nicky parti en voyage de noce avec son père et Lucy pendant un mois, voila Parker en route pour Gideon’s Cove, Maine, bien décidée à revendre cette maison au plus vite, pour en tirer un petit capital qui lui permettrait de repartir sur de bonnes bases. 

Pour les lecteurs assidus, ce nom doit vous dire quelque chose car Gideon’s Cove, c’est la petite ville de pécheurs où vivent Maggie et Malone, le très charmant couple formé dans Catch of the day !

Autant vous dire que l’accueil réservé à Parker sera à la hauteur de la réputation de la ville : chaleureux et pittoresque…

Là encore, pas de souci pour ceux que ne seraient pas à jour, aucune obligation d’avoir lu avant… Même si dans ce cas précis, je vous le recommande car vous n’en apprécierez que mieux les personnages secondaires, sachant déjà qui ils sont ! Et puis, pour le seul bonheur de retrouver Maggie et Malone (ah… Malone… *soupir*), et de voir évoluer leur histoire sous nos yeux ébahis, Kristan a eu plus que raison de nous ramener à Gideon’s Cove !

Voila pour les retours en arrière, pour le reste… Eh bien comme toujours avec cette auteur, une histoire d’amour très sweet, qui se développe tout en douceur et en nuances, une histoire qui prend son temps, un héros charmant, très très charmant, et une héroïne un peu larguée au milieu de tous ces changements que je ne m'attendais pas à apprécier, et pourtant !

Comment ça, je ne vous ai pas assez parlé du héros ? Bon, ok… Le héros, James, aka Thing One, est l’avocat du père de Parker. Cela vous plante le décor en quelques secondes, non ? Et bien non en fait… Car James a décidé d'aider Parker à remettre la maison en état pour la vendre. Car il est aussi originaire du Maine, qu’il connait bien Gideon’s Cove pour y avoir passé ses vacances enfant, (comme c’est pratique), qu’il a été charpentier dans une autre vie (moi je veux bien qu’il vienne refaire mon toit, A-NY-TIME !!!) et qu’il a un méga gros crush sur Parker depuis environ… pfiouh, le jour de leur rencontre ? Qu’il a des yeux magnifiques, un sourire à tomber par terre, et un bronzage délicieusement travaillé... Qu’il a une ceinture à outils et un pistolet à clous (il parait que cela s’appelle une cloueuse en langage technique, mais moi je suis une faible femme qui a besoin d’un James pour lui expliquer le langage technique… Je dis ça, je ne dis rien…). Bref, James est over comestible, comme dirait une certaine personne de ma connaissance (voila, je parle n'importe comment, voyez dans quel état j'erre... pfff... lamentable...), et je ne peux que vous inviter à aller le découvrir de ce pas !


Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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10 novembre 2011

Celui que j'attendais

J'ai décidé de lancer une annonce officielle à l'intention de Kristan Higgins : serait-il possible de publier un livre par mois, plutôt que un par an ? Non parce que là, franchement, cela ne va pas être tenable !

Cette auteur, découverte il y a a peine plus d'un an, avait fait d'office son entrée dans mon panthéon des auteurs préférés. Et comme j'ai beaucoup de chance, il s’avère qu'elle avait déjà écrit 5 autres livres avant que je ne la découvre. J'ai donc pu m'occuper et patienter en attendant la sortie de My one and only, en mars dernier. Mais depuis, je trépignais, l’œil rivé sur mon calendrier. (Certains me diront qu'il serait bon d'avoir une vie pour être moins obsédée par la prochaine sortie d'un livre, mais chut, soyez indulgents et faites comme si vous n'aviez rien remarqué.) Bref, j'attendais le nouveau Kristan Higgins, qui est arrivé vendredi dernier.

Et maintenant qu'il est fini (nous sommes samedi 19h à l'heure où j'écris), la vie me semble morne, et je me demande comment survivre jusqu'au prochain. (je ne suis pas du tout du genre excessive, merci)

Sinon, tout va bien, pas de problème, nous sommes un samedi soir de novembre et je viens de finir un livre merveilleux, Until there was you de... Kristan Higgins!

Si l'on en croit la 4ème de couverture, Liam a brisé le cœur de Posey (Cordelia de son vrai nom – rebaptisée par son frère, je cherche encore comment passer de l'un à l'autre et le livre ne m'éclaire pas sur le sujet, frustration !), à l'époque du lycée – cela fait tout juste 15 ans. Vous qui me connaissez bien, vous savez que je n'aime pas les retrouvailles. Un peu comme les cow-boys, cela a tendance à me faire reposer le livre aussi sec. Mais comme il s'agissait de Kristan, et comme elle m'avait prouvé avec My one and only que les principes sont fait pour être oubliés, je me suis précipité sur le livre.

Dès les premières pages, il s’avère que Liam et Posey ne sont jamais sortis ensembles. Ce qui a brisé le cœur de notre adolescente, c'est un gros gros crush et pas mal de maladresse de la part d'un adolescent maladroit (la maladresse d'un maladroit... mon éloquence m'émerveille moi-même...). Ouf, l'honneur est sauf, il ne s'agit pas de réparer une histoire en mille morceaux... Même si je ne doutais pas du talent de mon auteur chérie, je préfère les choses comme cela !

Liam, après 15 ans d'absence, est de retour dans la petite ville où il était au lycée et où Posey a grandi, et notre héroïne a un peu de mal à s'en remettre. Ce  qui est l'euphémisme du siècle, étant donné que Liam est doté d'un physique d’Apollon et qu'elle a des vapeurs et les genoux en coton, juste en le regardant... Sans parler des souvenirs à la douzaine qui remontent à la surface !

Bien sûr, je ne vais pas vous en dire un mot de plus sur l'histoire, qui est top. Vous me connaissez maintenant et j’espère que cette recommandation suffira (oui, je m'illusionne beaucoup sur mon pouvoir de persuasion ces temps-ci...)

Ce que je vais vous dire, c'est que Kristan est meilleure à chacun de ses livres. Que ce livre n'est pas écrit à la première personne et que certains passages sont écrits du point de vue de Liam, première tentative réussie pour l'auteur. Que notre héros, tout sublime qu'il soit, est loin d'être parfait et que c'est tant mieux, il n'en est que plus humain. Que Posey est tout en contrastes, pas du tout une héroïne habituelle, qu'elle ne ressemble ni à Callie ni à Grace, ni à Harper... et un peu à toutes en même temps. Que j'ai adoré les histoires parallèles, la galerie de personnages secondaires qui sont de plus en plus subtils (je sais que certains reprochent à Kristan de donner trop facilement dans la caricature, mais c'est de moins en moins vrai, et je ne saurais que conseiller de lire ses livres dans l'ordre chronologique pour mieux apprécier cette évolution). Que j'ai aimé en savoir plus sur l'évolution de ces intrigues grâce a un épilogue. Oui, je spoile un peu mais j'ai aimé les retrouver après quelque temps, le temps d'un bref chapitre...

Assez discuté, lâchez votre ordinateur et allez tout de suite lire le nouveau Kristan Higgins !

 
Bonne lecture,
Chi-Chi
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21 avril 2011

L'exception qui confirme la règle

Chers lecteurs,

Je dois avouer que je rencontre un problème étrangement similaire à celui de Tam-Tam ces temps-ci… Peu de temps pour lire, et moins encore pour vous écrire tous les magnifiques articles en attente dans un coin de ma tête, sur des sujets aussi passionnants que… eh bien que mystère et boule de gomme, car je vais ménager mon suspens !

Mais chez moi, le responsable de cette baisse de régime n’est pas trop de soleil mais trop de travail, et laissez-moi vous dire que cela ne va pas aller en s’arrangeant dans les semaines à venir… D’avance, je vous prie de m’en excuser. De toute façon, vous aussi, vous êtes très occupés ailleurs, si j’en crois mes informations !

Enfin, entre deux séances de travail intensives, j’ai tout de même trouvé le temps de lire pour vous le dernier Kristan Higgins. J’espère que vous apprécierez à sa juste valeur mon dévouement à la cause, ce fut pour moi un grand sacrifice de prendre un peu de mon temps si précieux pour lire ce livre… 

Pour ceux qui n’auraient pas suivi assidument mes chroniques (c’est MAL !), Kristan Higgins est sans conteste mon plus grand coup de cœur depuis Julia Quinn, il y a déjà  8 ans (c’est fou comme le temps passe vite quand on s’amuse !).

Je dois vous avouer cependant que j’avais quelques angoisses à la réception de Toi et Moi (My One and Only en VO). Car il s’agit d’une histoire de retrouvailles, et Tam-Tam vous a déjà expliqué à quel point j’aime les retrouvailles (ironie, mon amie) !

Il aura donc fallu tout le talent et la confiance que j’ai placée en l’auteur pour me tenter et finalement me convaincre d’acheter quand même ce livre.

Evidemment, comme vous ne vous en doutez pas du tout puisque je prends la peine de vous en parler ici, j’ai adoré ce livre et je l’ai dévoré en 3 jours !

Toi et Moi raconte donc l’histoire de Harper et de Nick, divorcés depuis 12 ans. Harper est aujourd’hui une avocate spécialisée dans les divorces justement, légèrement cynique (ou réaliste, question de point de vue), et elle n’a pas revu, ou entendu parlé, ou même prononcé le nom de son ex-mari depuis leur divorce. Ses amis, son petit copain, ne savent même pas qu’elle a été mariée, c’est vous dire comme elle a bien tourné la page sur cet épisode de sa vie!

Mais le jour où sa petite sœur, Willa, lui annonce son mariage avec le frère de Nick (surprise, surprise), Harper se retrouve confrontée à son passé. Le mariage étant prévu pour la semaine suivante, pas vraiment de possibilité de se défiler, Harper sait qu’elle va revoir Nick. Enfin, se dit-elle, le temps d’un mariage, et après, hop, il retournera sagement dans le petit cagibi dans un coin de son cerveau, soigneusement fermé à clé pour ne pas être tentée d’y regarder de trop près.

Manque de chance, par un concours de circonstances malheureux, notre héroïne va se retrouver contrainte de faire route commune avec Nick, et tous deux vont avoir l’occasion de se retourner sur les raisons qui les ont séparé.

J’ai été touchée par Harper, et son caractère de porc-épic (c’est elle qui le dit) qui change des héroïnes résolument optimistes de Kristan Higgins. Harper qui est forte, mais encore traumatisée par l’abandon de sa mère le jour de ses 13 ans, et qui éprouve toutes les peines du monde à faire confiance aux gens autour d’elle. Mais surtout, surtout, je suis tombée amoureuse de Nick (décidément, les Nicolas ont quelque chose de spécial), qui m’a émue comme peu de héros ont su le faire. Nick avec ses yeux sombres, son sourire malicieux, et … et je ne peux pas vous en dire plus sans révéler des éléments clés de l’histoire, mais soyez certains que si jamais Harper changeait d’avis, je veux bien me porter volontaire pour la remplacer dans la seconde !

L’histoire de Nick et Harper est jonchée d’obstacles et très vite, je n’avais qu’une envie, les voir enfin réunis et heureux ensembles. J’aurais aimé que les choses soient plus faciles pour eux, mais arrivée à la dernière page, j’ai compris que ces détours étaient nécessaires pour que chacun d’eux se libère de ses incertitudes et qu’ils puissent enfin se rejoindre et (re)commencer leur vie ensemble.

Cerise sur le gâteau, ici, pas d’enfant caché, pas d’ex complètement stupide se raccrochant à une rancœur vieille de plusieurs années comme une moule à son rocher, pas de machination diabolique digne d'un enfant de 5 ans pour humilier son ex et obtenir vengeance de griefs ridicules. Dans l'histoire de leur séparation, aucun de nos deux héros n'est innocent, et ils abordent leurs retrouvailles avec le minimum de civilité que l'on attend en général de deux adultes responsables ! De plus, les raisons de leur séparation sont étudiées avec beaucoup de finesse et l’évolution de leurs sentiments est parfaitement compréhensible selon moi. Rien, donc, de tous ces clichés qui selon moi rendent les histoires de retrouvailles si souvent médiocres...

Et, ce qui ne gâche rien, j’ai toujours aimé les road-trips ! Il y a quelque chose d'intime à voyager avec quelqu'un, surtout dans l'espace confiné d'une voiture, quelque chose de propice à la romance peut-être?

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander de vous précipiter pour lire ce livre qui a su me prouver que, quand elles sont écrites avec talent, les histoires de retrouvailles peuvent, elles aussi, être magnifiques !


Bonne lecture,
Chi-Chi
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1 novembre 2010

Un moment Nutella

L’hiver arrive. Le froid a commencé à s’installer et les feuilles mortes donnent aux paysages urbains une chaleur assez paradoxale. J’aime ce froid. Ce froid qui laisse sur vos joues de jolies couleurs et marque vos respirations d’un éphémère nuage de buée. C’est ce froid qui nous fait nous pelotonner près de la cheminée avec un bol de chocolat chaud et une clémentine. C’est ce froid qui nous fait enfiler nos gants avant une balade au soleil. C’est ce froid qui me donne le sourire lorsque je me réveille le matin en voyant sur mes fenêtres le givre formant des volutes glacées.
Ce froid mes amis, est le créateur du dernier moment Nutella dont j’ai été témoin.
Imaginez la scène :

Pour les besoins de l’histoire, j’appellerai mes personnages Louise et Paul

Louise et Paul donc, respectivement 5 et 3 ans, arrivent dans le parc où je m’étais installée avec un bon livre. Leur grand-père les accompagne, un voilier à la main. L’excitation a fait monter de jolies couleurs sur les joues de Louise dont les cheveux blonds brillent au soleil. Paul court. Après les pigeons. Il hurle à perdre haleine "à l’attaque !!!" en agitant les pans ouverts de son manteau (Paul a été Batman dans une autre vie). Son grand père, occupé à placer le fragile esquif sur les flots calmes du bassin, se tourne vers son petit fils et l’enjoins à laisser tranquille ce que je considère personnellement comme des rats volants (dont l’existence sur terre reste un mystère, tout comme celle du moustique, mais passons).

"Viens plutôt m’aider à installer la voile. Tu te souviens de la différence entre bâbord et tribord ?".

Mais le petit garçon est tout à sa bataille avec les volatiles. Je l’imagine brandissant un minuscule sabre en bois, partant à l’abordage et pourfendant des méchants imaginaires pour découvrir un trésor… Louise regarde avec la tendresse d’une grande sœur celui qui sans nul doute lui a tiré les nattes plus d’une fois. Un sourire en coin aux lèvres, elle réajuste un pli de son manteau, se tourne vers son grand-père et lui glisse à l’oreille "ce n’est qu’un garçon, je vais t’aider…".

Les mots échouent sans doute à retranscrire la beauté du moment. Le sourire du grand-père, son geste affectueux envers la petite fille quelques instants plus tard, l’éclat de rire de Paul lorsque deux pigeons se percutent de plein fouet alors qu’ils tentaient de prendre leur envol, le soleil, le cadre (Jardin du Luxembourg, no less)… Ces scènes qui rayonnent de "cute ", de joie, de beauté me font fondre. Je souris bêtement, un frisson me parcours tandis que je m’attendris et mon réservoir à bonheur est reboosté… Un vrai moment Nutella…

Mais je vous entends, là, dans le fond. Où veut-elle en venir avec sa propagande Ferrero ? N’ayez crainte votre honneur, j’y viens !

Chi-Chi vous parlait la semaine dernière de sa booklist pour les vacances de la Toussaint. Je me souviens m’être plainte de n’avoir lu que deux livres sur les cinq proposés. Qu’à cela ne tienne, je te prête les trois autres !

Le hasard (ou le génie) à voulu que je commence par Kristan Higgins, Too good to be true. Les nombreux frissons et multiples sourires de plaisir lui font gagner le droit à une chronique entière - ayant en effet estimé qu’il méritait bien plus que les quelques lignes qui lui sont accordées dans l’article !

Lire un Kristan Higgins, c’est plonger dans une histoire pleine de sensibilité, de justesse et d’humour. C’est se souvenir que l’amour ce n’est pas juste un tremblement de terre émotionnel où tout est évident, écrit dans le marbre de la destinée – Moïse, à côté de certains auteurs, c’est de la gnognote !

L’amour c’est aussi la pression familiale, les complexes, les erreurs de parcours et les incertitudes… Il est bien facile d’oublier à quel point il est angoissant de ne pas le trouver ce grand amour et à quel point ce que l’on croyait être un grand amour peut parfois s’avérer n’être qu’un rustre de plus dans le paysage sentimental.

Dès les premiers chapitres de Too Good to be true, le tableau est esquissé : Grace, professeur d’histoire la semaine, animatrice de cours de danse les mardis soirs et soldat confédéré le weekend, est célibataire. En soit, rien de bien alarmant, mais il se trouve qu’elle est invitée au mariage d’une de ces cousines, et non seulement son ex-fiancé sera présent, mais ce dernier sort avec sa petite sœur Nathalie...

Les mariages, et autres grandes réunions de famille sont souvent des moments maudits par les personnes que la majorité bien pensante et conventionnelle considère comme étranges/pas épanouis/seuls/excentriques… Qui n’a pas eu droit à un moment ou un autre à la fatidique question "et toi les amours ?" lors de la célébration enrubannée de l’amour des autres ? Qui n’a pas eu envie de répondre à tatie Suzanne et son Yorkshire acariâtre "très bien, et tes varices ?".

Comme moi, Grace est polie même lorsque Mémé, sa grand-mère lui envoie des remarques acides dans les gencives. Et lorsque la bravoure n’est plus suffisante, il reste toujours le petit ami fictif non ? Celui qui est parfait, a une bonne situation, est tendre, amoureux…

Je n’ai jamais franchi le cap de m’inventer un homme parfait. Heureusement, Grace l’a fait pour moi. Docteur Wyatt est beau, dévoué, sait changer une roue…

Mais Too good to be true n’est pas juste l’histoire d’un mensonge, loin de là. Il n’est que le point de départ. Le roman est une tranche de vie. On y découvre la famille de Grace. Nathalie, sœur parfaitement adorable et joyau de la famille, Margaret, grande sœur à l’humour décapant en pleine crise existentielle. Tous les personnages ont ce détail qui les rend attachant et leur donne de la profondeur.

Oubliés ces seconds rôles fantoches qui ne sont là que pour être des faire-valoir pour les deux protagonistes du roman. Ici, chacun à sa place, comme bien souvent les gens qui peuplent nos vies ont la leur.

Bien ancrée dans ses habitudes et sa vie professionnelle, nous découvrons le quotidien de Grace, le tout sans tomber dans la description anatomique de ses moindres gestes.

Non, vous n’aurez pas droit au chapitre entier décrivant le petit déjeuner de l’héroïne "elle se juchât sur la chaise en pin lazurée bleu outremer et finie au vernis hypoallergénique pour attraper le pot de gelée de groseilles épépinées à la plume d’oies par les Ursulines du pays de Bar-leDuc, dévoilant ainsi le galbe d’un mollet dont le muscle délicatement ciselé (seulement 15% de masse graisseuse !) est un témoignage des nombreuses heures passées dans ce studio de danse aux miroirs importés du Nevada…". J’arrête ici votre calvaire, mais remarquez à quel point il est aisé de remplir du vide avec de jolis mots. Je n’ai absolument rien raconté dans cette phrase et elle contient déjà plus de soixante mots !

Vous découvrirez aussi le voisin… Callahan O’Shea……………………

Vous vous demandez sans doute pourquoi autant de point de suspensions ? C’est ce qui se rapproche le plus de ma réaction à la description du-dît personnage. Est ensuite venu la jalousie bien sûr. Pourquoi n’ai-je pas le droit à un voisin pareil ? Je n’ai jamais pu espionner et me rincer l’œil en tout impunité sur un voisin sexy, je suis coincée avec un clone de la "wicked witch of the west" et tatie Danielle version 2010. Tous les voisins sexy doivent habiter dans le même quartier, ce quartier où toutes les filles se baladent en sous-vêtements sous leur fenêtres sans doute. Même. Pas. Juste.

Heureusement (bis) Grace a des yeux pour voir et nous fait partager.

Ces deux là gagnent la palme Nutella du mois d’octobre avec dans le désordre :
- un stick de hockey
- un westie sans discipline
- un film culte
- une lecture de My Lord’s Wanton Desire
- un raton laveur au timing parfait
- une fraude (qui aurait cru que cela pourrait être sexy d’ailleurs !)
- la bataille de Gettysburg
- une crise de larme masculine

La liste pourrait s’allonger encore, mais je préfère vous laisser découvrir pourquoi, lorsque l'hiver arrive, j'aime les moments Nutella...

Bonne lecture
Tam-Tam
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21 octobre 2010

Playlist/Booklist, même combat

En ce jour historique de (presque) départ en vacances pour beaucoup d'entre vous (et je précise bien "vous", puisque je reste enchaînée à mon travail pendant ce temps...), j'ai décidé dans ma très grande générosité de vous faire part d'une petite liste de lecture à mettre dans vos bagages. C'est bien connu, aucunes vacances ne sauraient être réussies sans une pile de livres adéquate. J'aime toujours recevoir des recommandations de lectures, et l'approche des vacances est particulièrement faste en la matière, car je sais que j'aurais le temps de lire encore plus, et je veux être parée!

De même que certains ont une playlist de leurs vacances, la lectrice compulsive a une booklist, construite avec le plus grand soin. Il faut un nombre de livre qui ne soit pas trop important (lourd dans la valise) mais pas trop réduit non plus (rien de pire que de se retrouver à sec). Il faut des genres différents, des auteurs variés, pour ne pas tomber dans la lassitude ou, catastrophe, se retrouver avec une série entière de déceptions qui, plus sûrement que n'importe quel caprice météorologique, peut saboter un voyage (ne me dites pas que je suis la seule à pense cela?)... Bref, la booklist de vacances se travaille, se peaufine, et n'est pourtant jamais optimale!

 

Vous me pardonnerez cette introduction désastreusement peu inspirée, j'en rejette l'entière responsabilité sur le dos du ménage qui a refusé de se faire tout seul (pourtant, je le lui avais demandé très gentiment, et ce depuis plus d'une semaine - on ne peut vraiment plus compter sur personne de nos jours...)!
Sans plus de cérémonies, voici en vrac quelques titres que je vous recommande :
  • Married for a month (Tous mariés) de Susan Mallery : à l'époque de ma lointaine jeunesse, quand je n'étais pas encore allergique aux histoires de retrouvailles, je m'étais laissée tenter par cette histoire de deux psys qui, pour prouver leurs théories opposées sur le mariage, se lançaient dans un concours très médiatisé à base de « qui réussira à former le plus de couples durables dans un délai imparti ». Et parce que c'est un Susan Mallery, je n'ai pas regretté mon choix, c'est un livre à lire et à garder!
  • Too good to be true de Kristan Higgins : voilà une autre œuvre de mon coup de cœur de cet été, qui reste dans la même veine. Le fiancé de Grace a annulé leur mariage 3 semaines avant le jour J car il était tombé amoureux de sa sœur (celle de Grace, pas celle du fiancé, n'est-ce pas...). Et pour empêcher sa famille de lui demander si elle a remplacé le-dit fiancé, elle s'invente un nouvel amoureux. Pas très mature certes, mais plutôt efficace! Profitant de ce répit, Grace s'intéresse d'un peu plus près à son charmant voisin, qui, certes, n'est pas du tout son type en théorie, mais est néanmoins fort appétissant à regarder! Kristan Higgins nous dépeint encore une fois des personnages tout en nuances, et elle a un talent rare pour écrire des scènes qui font palpiter d'émotion mon petit cœur de midinette...
  • Twenties girl (Chère Sadie) de Sophie Kinsella : le jour de l'enterrement de sa grand-tante Sadie, qu'elle a à peine connue, Lara rencontre une jeune fille vêtue à la mode des années 20 : le fantôme de Sadie! Évidemment, elle est quelque peu surprise (qui ne le serait pas), d'autant que Sadie n'a qu'une idée en tête : retrouver son collier libellule, un magnifique bijou art nouveau disparu entre la maison de retraite et le cimetière... A mesure que Lara accepte la présence de Sadie et se décide à l'aider, elle est amenée à dépasser ses limites, et, se retrouvant dans des situations tout à fait incongrues, s'en retrouve elle-même transformée, dans le meilleur sens possible.
  • Open Season (La chasse est ouverte) de Linda Howard : cet auteur est une valeur sure de la romance policière, ses intrigues sont toujours bien ficelées, et ses personnages absolument mémorables (surtout ses héros)! Ici, l'héroïne est une libraire plutôt coincée qui, à 34 ans, en à marre de sa petite vie calme (et de sa virginité). Un relooking plus tard, elle se met à fréquenter les bars/clubs du coin, et se retrouve témoin de quelque chose de pas très légal. Jack, notre héros (et accessoirement shérif local) se fera un plaisir de la protéger, de démasquer les méchants et au passage de séduire notre demoiselle en détresse...
  • Le mec de la tombe d'à coté de Katarina Mazetti : ce livre n'est pas officiellement une romance, mais il s'agit indubitablement d'une histoire d'amour! Désirée et Benny se rencontrent dans un cimetière. Elle vient rendre visite à son mari, il met des fleurs sur la tombe de sa mère. Tout les opposent, elle est citadine, calme, sophistiquée, cultivée. Il est fermier, bourru, caustique. Et pourtant, quelque chose irrésistible les attirent l'un vers l'autre. C'est un roman tendre et drôle, à lire absolument!
Bonnes lectures et bonnes vacances pour les chanceuse qui en auront!

Chi-Chi

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31 août 2010

All I ever wanted - L'amour et tout ce qui va avec

Il s'est passé quelque chose d'exceptionnel dans ma vie récemment... Une nuit blanche. Une vraie de vraie. Où l'on voit le jour se glisser timidement entre les rideaux sur les coups de 6h du matin parce que le livre est trop prenant. Cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé! Et avec « All I ever wanted » de Kristan Higgins (traduit chez Harlequin par L'amour et tout ce qui va avec), j'ai une fois de plus la preuve que pour faire une belle histoire d'amour, il n'est pas toujours besoin de vampires sexys, d'espions occupés à sauver le monde, de voyages dans des contrées exotiques, de situations invraisemblables dignes des pires scénarios hollywoodiens (ne vous méprenez pas, j'aime beaucoup les navets hollywoodiens et les scénarios tirés par des ficelles trop grosses pour que la décence m'autorise à les qualifier ici). Mais parfois, une histoire qui ne tourne que autour d'un homme et d'une femme, posés dans un décor crédible, se découvrant mutuellement, c'est appréciable. Et plus encore, je trouve qu'on y voit clairement la qualité de l'auteur, qui ne peut pas se cacher derrière des explosions, des conflits d'espèces, un changement de décor, j'en passe et des meilleures...


Avant toute chose, je dois prévenir que ce livre est écrit à la première personne. C'est quelque chose qui me dérange plutôt d'habitude, mais ici, après 5 pages, je n'y ai plus du tout fait attention... Ne vous laissez pas rebuter par ce détail, ce livre est l'un des plus "cute" que j'ai lu depuis un moment! Et parce que je n'ai pas su choisir ce que j'avais le plus aimé dans ce livre, j'en ai fait une vraie liste. Votre attention s'il-vous-plaît :
  • Parce que Callie, bien que très spontanée et optimiste, n'est pas naïve, ni sotte, c'est un personnage avec une vraie profondeur, une substance qui se construit doucement au long du livre, et non pas expédié en quelques pages, comme si l'auteur essayait de nous faire une biographie de son héroïne. Et parce que grâce à cela, elle est cohérente. Quel soulagement, une femme saine d'esprit et dont je comprend TOUTES les réactions! Et en guise de Jiminy Cricket, Callie est dotée de Michelle Obama et de Betty Boop... Qui n'aimerait avoir des voix pareilles en guise de conscience?
  • Parce que Ian ne ressemble pas aux héros habituels de romance. Il ne dégouline pas de testostérone. Il n'est pas charmeur. Même pas un peu, sur un malentendu ou rien du tout. Mais ce n'est pas non plus un ours mal léché, ni un rêveur toujours dans la lune, ni un maladroit qui dépareille ses chaussettes, ni un renfermé blessé par un passé tragique dont il ne se remet pas. Mais c'est un peu tout cela en même temps. C'est ce qui le rend si réel à mes yeux.
  • Parce que la famille de Callie... Les mots me manquent! Atypique, jamais bêtement ridicule, à la limite de la crédibilité (et du mauvais coté de la ligne franchement), drôle, drôle, drôle. J'ai mentionné drôle?
  • Parce que tout n'est pas rose et chatoyant dans la vie de Callie. Déjà, Mark!!! Mark, le boss, ex-petit copain, amour sans espoir... Muriel, et Fleur, les collègues de rêve. Ou de cauchemar, selon le point de vue... Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais ma vie étant totalement rose et chatoyante, j'aime bien lire des histoires où il arrive aux personnages plein de malheurs, pour rétablir l'équilibre entre ma vie parfaite et la réalité! Non? Non. N'empêche, j'apprécie l'auteur qui se donne la peine d'explorer les nuances de gris dans le monde, la marge d'erreur de ses personnages, les petits malheurs de la vie quotidienne, tout ce qui fait que ces gens-là, ce pourraient être nous, nos voisins, nos collègues, n'importe qui finalement!
  • Parce que tout cela se passe dans une petite ville, mais que l'auteur n'en profite pas pour nous faire une campagne de pub effrénée sur les mérites divers et variés de la vie dans une petite ville américaine, en opposition avec la grande méchante ville sournoise et anonyme.
  • Parce qu'il est question d'animaux, sans jamais dégouliner de bons sentiments du genre « il aime les chiens, c'est forcément un type bien » ou « bouhhh le vilain, mon chien ne l'aime pas, c'est un sale type ». Caricature? Qui a dit caricature? Je ne vois pas de quoi vous parlez...
  • Parce que le dindon. Je ne dirais que ça. J'ai un faible pour les dindons. D'ailleurs si vous pouvez me recommander des bons livres avec des dindons dedans...
  • Parce que Callie a un rocking-chair (chaise à bascule pour les gens normaux, mais avouez que c'est moins glamour comme appellation). Et moi j'aime les rocking-chair, ça me donnerait presque envie de déménager à la campagne pour bercer des bébés sur un porche, en regardant le soleil se coucher sur la forêt à perte de vue. Presque.
  • Et enfin, parce que ce livre est vraiment, vraiment bien écrit, sans grandiloquence, sans effets de style hasardeux tirés à la loterie, avec la pointe de douceur et de poésie qui touche, et qui fait que l'histoire, tout en étant crédible et réaliste, nous fait rêver. Et grâce à cela, pendant 409 pages, j'aurais voulu être Callie.

J'ai refermé ce livre vers 6h37 du matin. A 6h40, j'avais commandé 2 autres livres de Kristan Higgins. A la minute où j'écris ces lignes, je guette le facteur...

Chi-Chi
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