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30 août 2013

Breathe ou l'overdose

Je ne sais pas ce qui m’a pris de vouloir lire ce livre.
 
Peut-être parce que les quelques New adult lus récemment ont été des succès, ou parce que je n’aime pas me faire trop vite un avis sur une nouvelle tendance (encore que je peux vous dire que pour le moment ce n’est guère concluant, je suis une créature d’habitudes finalement).
 
Tout cela pour dire, je voulais découvrir Abbi Glines dont j'avais souvent entendu parler, et j’ai passé des heures sur goodreads à éplucher les résumés, dans l’espoir d’en trouve un qui me plairait. Déjà, une majorité me promettait un triangle amoureux, éliminé d’office !
 
J’ai fini par porter mon dévolu sur Breathe qui paraissait prometteur, avec une star dans le paysage (j'aime les stars dans mon paysage).
 
Et donc... Sadie est une pauvre petite malheureuse pas orpheline mais elle pourrait aussi bien l’être vu qu’elle a son irresponsable de mère a charge. Et quand je dis irresponsable, je veux dire qu’elle ne sait pas faire la cuisine, se balade en sous-vêtements sous le nez des voisins, qu’elle est enceinte de 7 mois d’un coup d’un soir (alors que pourtant, sa fille de 17 ans faisait bien attention de se priver de gouter pour lui acheter des préservatifs, vraiment, preuve que l’on ne peut pas compter sur elle), et dès le premier jour des vacances d’été de ladite fille chérie, elle s’étale sur le canapé, la clim à fond (on s’en fiche bien de savoir qui paye, surtout que c’est Sadie qui tient les cordons de la bourse), et gémit qu’elle est E-PUI-SEE, et que fifille « si tu m’aimes vraiment » va pouvoir prendre son travail épuisant de femme de ménage dans une grande demeure du coin.
 
Parce que Sadie et sa maman si merveilleuse ont emménagé récemment en Alabama, quittant leur Tennessee natal pour un nouveau départ. Lequel a priori n’implique rien de nouveau sauf la perspective d’une bouche de plus à nourrir pour notre héroïne.
 
Sadie est fantastique de toute façon, vous le saurez très vite. Elle est fantastique parce que elle, elle est responsable, elle change même régulièrement leurs économies de place pour que sa mère ne gaspille pas tout en pédicures (avec ce gros ventre de femme enceinte elle n’arrive plus à se peindre les orteils elle-même). Elle est fantastique parce que, même si elle est subliiiiiimeeeee de beauté étincelante (comme sa maman), elle a une personnalité ennuyeuse. Oui, parfaitement. Et ça, eh bien ça rend moche en fait. Enfin c’est ce que Sadie croit puisque en fait, elle est subliiiiiiimeeeee et tout le monde s’en rend compte sauf elle. Et sa mère.
 
Elle est tellement subliiiiimeeeee qu'elle ne porte que des vêtements achetés en dépôt-vente, qui tombent toujours parfaitement et sont presque à la mode (de l'an dernier, le drame fashion, non mais vous imaginez avec quoi cette pauvre petite doit vivre ??). Et au cas où vous risqueriez de l'oublier, on vous le répètera à chaque fois que Sadie s'habille. Souvent donc. Ou que sa mère (enceinte de 7 mois) lui pique ses fringues. Tout aussi souvent. Parfaitement. L'ado bombasse-mais-qui-ne-le-sait-pas et sa mère qui a soi-disant un ventre tel qu'elle ne peut pas se pencher pour mettre ses chaussures. Je suis la seule à voir un problème dans la logique de l'auteur ?
 
Mais rassurez-vous, les complexes de Sadie nous donneront l’occasion d’assister à de merveilleuses conversations du type « non mais je ne suis pas moche, mais comme ma personnalité est nulle, ben en fait je ne suis pas jolie non plus » « Sadie, mais tu es aveugle ? Ta personnalité c’est justement ce qu’il y a de mieux chez toi » « ah bon ? Tu crois ? » « tu es merveilleuse, j’espère que tu garderas toujours cette innocence ».
 
Ben oui chéri, elle a 17 ans et toi 20, je pense que tu peux en toute objectivité taper sur le fait qu’elle est innocente et va le rester toute sa vie.
 
Mais. Quelle. Dinde.
 
Sadie n'est pas seulement une dinde (devant laquelle tout le monde s'extasie) (reine de la basse-cour), c'est un véritable paillasson. Ou une lavette. Ou une serpillère. Ou n'importe quel truc dépourvu de colonne vertébrale vraiment...  Quelle que soit la situation, elle prend tout avec philosophie, elle n'a pas une once de rébellion en elle, pas de volonté, pas de colère. Non Monsieur, Sadie est phi-lo-so-phe. Elle sait que c'est comme ça, que sa mère est un cas désespéré, et que c'est plus simple de faire ce qu'on lui dit. Mais ça, en fait, c'est un signe de maturité. C'est Sadie qui le dit. Elle est plus mature que les jeunes de son âge. Attends, dans sa tête, elle a au moins 20 ans, facile. J'aime bien l'héroïne qui se trouve nulle mais quand même se sent bien supérieure au commun des mortels parce que elle, elle est mature. J'aime la logique. (j'ai une furieuse envie d'écrire tout cet article en lettres capitales tellement je suis scandalisée) (J’espère que vous appréciez mes efforts à leur juste valeur)
 
Sur la supplication de sa mère donc (il fait trop chaud pour que je travaille mais toi tu es une bonne fille et tu peux crever de chaud), Sadie se présente donc à son travail, et là, normal, on accepte de la prendre pour remplacer la femme enceinte. L’ado de 17 ans, normal. Sans sourciller. Enfin si pardon, elle a une journée d'essai. Et évidemment, elle fait la conquête de tout le personnel en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. A part, ça, personnalité pourrie. Oui oui... Et quand je vois la quantité de travail à abattre, je suis admirative qu’une femme qui ne pense qu’à bronzer en bikini sur son balcon n’ait jamais pu en faire autant. (En passant, on aurait pu la prévenir pour les taches de grossesse ou on admet qu’il n’y a absolument aucun réalisme là-dedans ?) (On l'oblige d'ailleurs à éplucher des crevettes, beurk non mais quelle horreur, une fille du Tennessee ça n'aime pas les fruits de mer) (Et c'est important que Sadie n'oublie pas ses origines)
 
Et c’est là que les choses deviennent intéressantes… En fait, la demeure appartient à Jax Stone, la super méga star, l’idole des jeunes, le One direction du rock and roll. Oui, donc, quelqu’un d’aussi éloigné de Sadie que possible. Pas de panique, il est très jeune, il a connu un succès foudroyant à 15 ans, et en a 19 (ou 20 je ne me souviens pas). Presque convenable pour arranger un petit couple. Jax se méfie un peu au début, c'est normal, une ado dans la maison, cela doit être un fan hystérique. Mais une micro-conversation de 10 secondes plus tard, en fait non, il est convaincu que Sadie est exceptionnelle puisqu'elle n'est pas intéressée par lui. Il est aussitôt fasciné.
 
Sauf qu’il y a Marcus, qui est un brave gars du coin travaillant lui aussi dans la maison pour l'été (mais à part ça, la politique maison ce n’est pas d'ados pour éviter que Jax soit envahi de fans - on ne saura jamais ce qu'a fait Marcus pour bénéficier d'une dispense) et qui aime bien Sadie aussi. Triangle amoureux ? Mais c’est une manie chez l’auteur on dirait !!! Je serre les dents, passons.
 
Notre subliiiiiiiiimeeee héroïne ne s’était jamais rendu compte qu’elle était jolie et la voilà avec deux gars sur les bras. Bon je ne vous fais pas un dessin, vous aussi vous auriez choisi le plus riche non ? Surtout qu’il lui chante du Bon Jovi sur sa guitare, et qu’il lui tient la main, et qu’il se lève pour prendre le petit déjeuner avec elle le matin quand elle arrive au travail (à 7h30, l’horreur quand c’est l’été franchement), et qu’il offre des places pour ses concerts aux petites filles croisées dans la rue.

Ah oui et aussi, Sadie porte un uniforme de soubrette sexy noir et blanc (comment ça ce n’est pas supposé être sexy mais juste professionnel – personne n’a donc prévenu l’auteur ?), et tout le personnel de la maison appelle Jax « Master Jax ». Maitre. Enfin, ne vous y méprenez pas, Jax vient là pour se détendre et passer un été en toute intimité (et simplicité) (c'est pour cela qu'à table, il y a un service à l'assiette avec une personne pour porter chaque assiette) (et notre héroïne fait le service remarquablement bien) (la simplicité je vous dis)... 
 
Autre merveille des merveilles, depuis 4 ans que la star vient passer ses étés dans la région, personne n’a jamais rien deviné. Le secret est si bien gardé que les locaux ne savent rien de sa présence dans leur petite bourgade. Tant de loyauté de la part du petit personnel, il doit vraiment bien les payer. Ou pas. Quand il croise des petites filles qui le reconnaissent dans la rue, c'est très civilisé, elles ne hurlent pas et elles acceptent sans problème de se taire aussi. (rue où il se balade incognito par la magie d'une paire de lunettes de soleil qui permettent en fait de mieux y voir même à la nuit tombée alors comme ça personne ne trouvera suspect qu'il ne les retire jamais - je suis perplexifiée, cela existe, ces lunettes??!)
 
Après des semaines de tourments (deux semaines et trois conversations donc), Jax décide qu’il ne peut pas vivre sans Sadie, qu’elle est son « air ». Aaahhh mais je comprends mieux le titre alors ! Sans elle il ne peut pas respirer. Oh que c’est beau. Rappelez-moi, ce gars est supposé écrire les paroles de ses propres chansons et être un génie c’est bien ça ? Bon, ben on n’est pas sortis de l’auberge…
 
Mais voilà, elle hésite, elle l’aime passionnément (ca va vite à cet âge…) certes, pourtant le star-système, cela la fait un peu flipper. Surtout que les journaux disent qu’il sort avec une autre star, et que Marcus a l’air de penser que c’est vrai. Les ragots et le type qui vient de se prendre un râteau, il n'y a pas de sources plus fiables, c’est sur…
 
Et puis Jax fait privatiser une salle de cinéma rien que pour eux deux (dans la ville) (mais personne ne se doute toujours qu’il est là) (vous parlez d’un secret bien gardé, où sont les paparazzis quand on a besoin d’eux, hein ?), et elle fond. Il a aussi ramené 47 kilos de nourriture en tout genre, parce qu'il ne savait pas ce qu'elle aimait. Moi je suis surprise que la parfaite Sadie, si responsable, mature (on nous le répète toutes les trois pages) et économe, ne sourcille pas devant un tel gaspillage.  Enfin, ils s'embrassent, c'est un festival de feu d'artifices, c'est sublime et incroyable, une expérience presque surnaturelle, Jax lui dit qu'elle a un gout extraordinaire, il en perd ses mots, puis il l'embrasse de nouveau puis il arrête parce qu'elle est trop tentante, et ils finissent de regarder le film sagement.
 
C'est l'homme de sa vie, c'est certain, mais à la fin de l'été, elle sait déjà qu'elle aura le cœur brisé quand il va la quitter. Sauf qu'il l’invite à une première de film. Oh mon Dieu, il s’agit de faire son coming-out au public ? Est-ce que cela veut dire qu'il veut quelque chose de plus durable ? Et rencontrer tous ces gens qui ne sont pas du même monde ??! Mais non Sadie ne t’inquiète pas, tu n’auras besoin de parler à personne, juste à moi. Viens je t’en prie ma chérie, j’ai besoin de mon air pour survivre, tu es tellement merveilleuse et unique et je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi, en plus tu es émue par le fait que je sois gentil avec les enfants, et ça, cela ne m’était jamais arrivé.
 
Oui donc, excusez-moi, je fais une overdose de sucre, un petit malaise et je reviens. Déjà que je lisais en diagonale, mais là, les haut-le-cœur se font trop forts, j'abandonne... 
 
Lecteur chéri, je n’en suis qu’à la moitié du livre et je rends les armes. Tous les clichés possibles et imaginables sont dans ce livre. Tous. Jusqu'à l'héroïne super fière qui travaille pour le héros mais qui est prête à lâcher son job rémunérateur pour un autre tout pourri, juste par éthique (à part qu'elle n'a pas un radis, mais vivre d'amour et d'eau fraiche n'est peut-être pas un mythe en fait ?). Je ne connaitrais jamais la fin sans doute tragique (un couple aussi gnangnan cela ne peut être que tragique) de Sadie et Jax. Qui vivront heureux et auront beaucoup d’enfants. Mais pas trop vite, parce qu’on est aux Etats-Unis et qu’ils ne sont pas mariés encore, Sadie est mineure, c’est compliqué. (Ceci dit, sa mère pourrait bien la vendre pour trois séances de massages – encore mieux que trois chameaux)
 
Vous l’aurez compris, je ne recommande pas la lecture de Breathe. Pour une fois, cela devrait faire plaisir à certains… J'espère au moins vous avoir fait rire de mon malheur, les conseils, ce sera pour la semaine prochaine !
 
 
Bon vendredi, 
Chi-Chi
   

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28 août 2013

Des princesses et des créateurs, la suite

T. vous montrait mercredi les croquis, je vous propose cette semaine d'admirer le résultat, avec la campagne de publicité autour de l'évènement et les mises en scène dans les vitrines de Noël de Harrod's l'an dernier! 



Comme je vous le disais, Raiponce, ma préférée... 


Tiana que j'aimais beaucoup ne me transcende pas sur cette image...


Et à l'inverse, Pocahontas me fait bien plus d'effet que sur le croquis!

Et vous, une fois en soie et en broderie, votre choix de la semaine dernière reste votre chouchou? 

  
Bon mercredi, 
Chi-Chi

PS : vous noterez que le drame est corrigé, Ariel est redevenue rousse! 
 
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23 août 2013

Top 10 des acrobaties inoubliables

Allez, il est temps de penser à la rentrée des blogs ! (avec une photo de Fabio en maillot de bain, parce que c'est bien de circonstances, j'ai décidé)

T. a récupéré l’internet dans son nouveau château où elle fait pousser des pamplemousses, je suis revenue à la civilisation (en attendant d’en repartir bientôt), et on vous prépare quelques changements pour le mois de septembre…

Mais en attendant, il était temps de revenir sur le travail que nous avions fait ensemble lors de mon séjour fort fort lointain au printemps

A savoir, notre top 10 des scènes sexys qui ont marqué notre adolescence de jeunes princesses en fleur, fait toute une éducation et laissé des souvenirs impérissables. Potentiel sexy qui ne survit pas toujours à la relecture, mais qu’importe ! Et je parle des scènes que l’on trouve dans la romance classique, et non pas dans l’erotica en tout genre, vous pensez bien que ce serait trop facile sinon.

Là où vous allez bien rire c’est que ce sois moi, maitresse de l’étiquette et notoirement connue pour être une grande prude, qui sois obligée de relever le défi d’écrire cet article sans déroger à mes règles de bienséance. Préparez-vous, cela risque de ne pas être triste…

La première, la plus importante, la meilleure, celle qui nous vient tout de suite à l'esprit, c’est toujours la scène entre Derek et Sarah dans La loterie de l’amour. Si vous avez lu ce livre quand vous aviez 15 ans (comme T. et moi donc), vous saurez de quoi je parle. Si vous le découvrez aujourd’hui, post Fifty shades et compagnie, vous ne sourcillerez même pas… Mais à l’époque, la jeune demoiselle innocente qui découvre que si, même si elle refuse de se retourner pour donner accès à son tendre époux, il est possible de faire des choses, cela m’avait appris plein de choses sur la vie et les abeilles et les fleurs. (quand je vous disais que vous alliez rigoler)

Number 2. Un autre de mes grands souvenirs, pas forcément le plus sexy mais le plus improbable, c’est une magnifique scène sur un cheval au galop, dans Une mélodie de velours de Jude Deveraux. Une gymnastique complétement dingue, et même sans avoir testé, je ne comprends pas que ce soit techniquement possible ! Inoubliable…

Number 3, dans Mister Perfect de Linda Howard. Jayne au téléphone avec sa sœur découvre qu’il est possible d’être assez facilement distraite. Quand à la sœur de Jayne, elle serait aujourd’hui encore prête à lâcher son mari si jamais notre héros très doué de partout avait un frère du même calibre. Et moi aussi. Je dis ça, je ne dis rien.

Number 4, la nuit de noces de Jasper et Melissande dans Séduire un séducteur d’Elizabeth Hoyt. Une nuit de noce où le héros n’est pas du tout à la hauteur. Vous comprenez, la première fois ça fait mal alors il faut en finir le plus vite possible. Au grand dépit de l’héroine qui n’est pas vierge et trouve que son mari manque de finesse. Ok, elle n’a rien de sexy cette scène en fait. C’est la scène dans le presbytère dans Puritaine et Catin (de la même auteur) qui est sexy. Mais la nuit de noces m’a marqué davantage. J’étais plus vieille, c’est surement pour ça !

Number 5, je fais une confiance aveugle à T. puisque je n’ai pas lu (et ne lirai jamais) la saga des Enfants de la terre de Jean M. Auel. Mais si j’en crois les rougissements de ma comparse, les premiers rites entre Ayla et Jondalar (dans le tome 2 de la saga) sont à la hauteur pour figurer dans ce top !

Number 6, une bataille de tartes dans un Julie Garwood… Un mari féroce si ma mémoire ne me fait pas défaut. Je sais, cela n’a rien de sexy, dit comme ça. Mais une fois de plus, imaginez la fraiche petite princesse que j’étais, découvrant que l’on pouvait faire des choses sur la table du diner, après une bataille de dessert et en faisant un usage très créatif (encore que salissant) des fruits confits… Usage alimentaire créatif que l’on retrouve aussi chez Lisa Kleypas, Sous l’emprise du désir.

Number 7, dans Unclaimed de Courtney Milan. Croyez moi sur parole quand je vous dit que ce n’est pas parce que le héros est vierge qu’il ne sait pas se servir de ses atouts correctement!

Number 8, dans Son of the morning de Linda Howard, il y aurait une mythique scène dans un escalier. Moins créatif que d’autres mais très représentatif de l’état d’urgence dans lequel peut vous mettre un héros howardien…

Numer 9, dans une cabine d’essayage, pour Vane et Bride dans Jeux nocturnes de Sherrilyn Kennyon. Certes, de nuit, donc dans un magasin fermé et déserté. Ce qui n’enlève rien au potentiel sexy de la scène.

Number 10. Pour finir en beauté… Dans la série des Royal four de Celeste Bradley, il se passe un truc absolument magique. Le héros est tellement bien monté qu’il a du mal a trouver des partenaires accommodantes. Et ce n’est pas une image. Heureusement, notre héroïne pleine de ressources s’adresse à la tenancière d’un bordel pour lui demander les instruments nécessaires pour… Comment expliquer cela de manière délicate ? agrandir le passage ? Voila voila… Elle se retrouve avec une petite mallette et tout le nécessaire pour progressivement se mettre en condition. Je vous laisse imaginer mon effarement de trouver des choses pareilles dans une romance régence tout ce qu’il y a de plus comme il faut !

Voila pour cette liste non exhaustive bien évidemment, il y en avait encore bien d’autres…
Dans Liaisons inconvenantes d’Elizabeth Hoyt, dans presque tous les Eloisa James, dans certains Sarah Mayberry, notamment Her best worst mistake, dans les Jayne Ann Krentz, dans la saga Fever de Karen Marie Moning, dans Chercheuse d’or de Maggie Osborne, dans Une femme dans la tourmente de Nora Roberts, etc.

A votre tour de partager avec nous la scène la plus mémorable (en bien ou en mal), que vous ayez jamais rencontré !
 
  
Bonne journée,
Chi-Chi
 
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16 août 2013

Dublin street

(Scroll down for english)

A force de voir passer la couverture de ce livre un peu partout, j’ai fini par me dire qu’il était temps de me renseigner. Pourtant, le côté furieusement inspiré de Fifty shades de la couverture aurait plutôt du me faire fuir. Pour ne pas parler de ce sous-titre… « Hantée par le passé, délivrée par la passion ». Achevez-moi !!! Pardon pour celles qui aiment, mais quand je lis ça, je n’ai qu’une envie, fuir le plus vite possible en sens inverse. Pitié, pas encore une histoire de pauvre âme torturée qui est sauvée par l’amouuuuur ! Impression qui n’est que renforcée par la 4ème de couverture :
 
« Quand Jocelyn Butler pénètre dans le magnifique appartement de Dublin Street, elle croit vivre un rêve. Un cadre somptueux, un quartier agréable d'Édimbourg, et une future colocataire des plus adorables. Ellie Carmichael est certes un peu trop enjouée et curieuse pour le caractère secret de Jocelyn, pour qui se lier d'amitié avec autrui a toujours été une épreuve, mais elle lui est aussitôt sympathique. Son frère, en revanche... Beau comme un dieu, mais aussi arrogant que déstabilisant, Braden Carmichael fait voler en éclats son fragile équilibre. Car en plaquant tout pour venir s'installer en Écosse, la jeune femme espérait laisser derrière elle son passé tragique. Or la passion qui la lie bientôt au ténébreux Braden fait resurgir ses peurs les plus profondes, et les exorcise... »
 
Je suis fatiguée que l’on essaye de me vendre du sexe, pardon de la passion, comme de l’amour. Ce n’est pas la même chose. On peut vivre des expériences sexuelles formidables avec quelqu’un dont on n’est pas amoureux, et inversement, on peut aimer quelqu’un et que les choses se passent mal au lit ! Alors oui, dans la romance, le but est justement de réunir les deux. Mais je suis, je me répète, excédée par cette invasion systématique (qui ne date pas d’hier mais qui ne fait hélas que s’amplifier) qui voudrait que pour attirer le chaland, il faille nous promettre du sexe.
 
Seulement, Dublin Street est vendu au rayon romance érotique, avec Fifty shades, Beautiful Bastard et compagnie. Des livres qui, vous le savez, n’ont pas laissé dans ma mémoire un souvenir impérissable. 
 
Je craignais le pire, et je vous avoue que pour une fois, la première impression n’était pas la bonne. Dublin Street est bien meilleur que ces autres livres avec lesquels on veut le ranger.
 
Mais je reste encore bien loin du coup de cœur. Alors pourquoi ?
 
Parce que j’ai eu des problèmes avec le héros.
 
Comme trop souvent dans ce type de livres, Braden est un énorme dominateur, qui poursuit son héroïne avec un acharnement à la limite du harcèlement. Après une rencontre accidentelle, où Joss ne sait pas qu’il s’agit de frère de sa coloc, les présentations se font quand Braden se pointe à l’appart. Sans sonner, sans frapper. Ok, il a une clé. Mais il sait aussi qu’il y a une nouvelle coloc qu’il ne connait pas, il pourrait se dire qu’il va éviter de lui coller une crise cardiaque en mode de présentation non ? Quant à la réaction qu’il a à la situation dans laquelle se trouve Joss ? Disons que si j’avais été elle, j’aurais déménagé aussi sec.
 
A la suite de quoi Braden a décidé qu’il l’a voulait, et il va tout, mais alors tout mettre en œuvre pour l’avoir. Sans aucune limite. Je ne compte pas le nombre de fois où Joss lui demande de la laisser tranquille, lui dit qu’elle n’est pas intéressée, lui dit qu’elle ne veut rien de plus qu’être amis. Alors se pointer à son travail tous les soirs et  débarquer dans l’appartement quand il sait pertinemment qu’Ellie n’y est pas, je trouve cela juste flippant.
 
Quand Joss lui dit qu’elle ne veut pas discuter de ses raisons, il s’offusque. Depuis quand une femme doit-elle des explications à un homme dont elle repousse les avances ? Quelles que soient ses raisons (et même si nous lecteurs pouvons penser que les raisons en questions ne sont pas valables – je vous rappelle que Braden n’en sait strictement rien), elle ne devrait pas avoir à s’expliquer si elle ne le souhaite pas ! Non, c’est non !!!! Et non ne veut pas dire « j’ai envie alors si tu insistes suffisamment je vais céder ». Non signifie qu’il devrait la laisser tranquille quand elle le lui demande. De la même manière, attraper une femme, la bloquer physiquement quand elle essaye de quitter une pièce alors qu’il a décidé que la discussion n’était pas finie, sont autant de choses qui m’ont fait paniquer à la place de l’héroïne.
 
Oui, Braden a de bons moments. Il est adorable avec sa sœur, et c’est cela qui rassure Joss. Oui, il est très généreux, oui, lui aussi a un passé compliqué. Et oui, au fur et à mesure que le livre avance, il se révèle être quelqu’un sur qui on peut compter, souvent la voix de la raison dans la relation qu’il entretient avec Joss. Oui, il peut être très tendre avec elle, oui, il se couperait un bras pour Ellie (et pour Joss aussi apparemment). Et OUI, au final, le lecteur (y compris moi) est bien content qu’il ait insisté assez pour franchir les barrières dont Joss s’entoure.
 
Mais pour moi il y a un vrai problème dans la manière dont ce personnage est décrit pendant la première moitié du livre, car rien dans ce qui nous est dit de Joss ne permet de penser qu’elle l’a à aucun moment encouragé à insister, même quand elle disait non ! J’ai eu du mal à dépasser cette mauvaise première impression pour apprécier le reste de la lecture et c’est d’autant plus dommage que pour le reste, j’ai aimé ce livre.  

L’histoire est à la fois tendre et sensuelle (mais pas franchement érotique, je ne suis pas certaine de bien comprendre d'où vient l'association) (oui il y a pas mal de scènes sexy réussies, mais à part ça...), entre ces deux-là. Il n’y a pas de grands rebondissements mais en ce qui me concerne c’est un point positif. L’auteur se concentre sur la relation et sur Joss qui va littéralement être transformée au fil des mois et des pages qui s’écoulent. Transformation qui, merci mon dieu, n’arrive pas par la magie de l’amouuuuur mais grâce à un travail sérieux avec une psy ! Fait assez rare pour mériter d’être souligné et que j’approuve totalement. Non, on n’apprend pas à vivre avec un traumatisme tout seul. Le commun des mortels a besoin d’aide et c’est bien que pour une fois, la romance nous le rappelle.

Voilà pourquoi, malgré tout, je vous recommande Dublin street qui reste une romance de qualité ! 

Bonne lecture, 
Chi-Chi  

    
  
After weeks and weeks of seeing the cover for this book everywhere, I felt like I had to look into it. Even though the very Fifty shades inspired image was kind of a turn off for me. Not to mention the subtitle “Haunted by the past, freed by passion”. Come on!!! I’m sorry for everyone out there who liked it but it just makes me want to run in the opposite direction. Please god, not yet another story about a poor little soul who lived through the worst nightmares imaginable only to be saved by true love! A feeling that wad only made worst by the back cover blurb… 

"Jocelyn Butler has been hiding from her past for years. But all her secrets are about to be laid bare… Four years ago, Jocelyn left her tragic past behind in the States and started over in Scotland, burying her grief, ignoring her demons, and forging ahead without attachments. Her solitary life is working well—until she moves into a new apartment on Dublin Street where she meets a man who shakes her carefully guarded world to its core. Braden Carmichael is used to getting what he wants, and he’s determined to get Jocelyn into his bed. Knowing how skittish she is about entering a relationship, Braden proposes an arrangement that will satisfy their intense attraction without any strings attached.But after an intrigued Jocelyn accepts, she realizes that Braden won’t be satisfied with just mind-blowing passion. The stubborn Scotsman is intent on truly knowing her… down to the very soul."

I am getting so tired of publishers selling me sex (I’m sorry, passion), as love. It is not the same! You can enjoy yourself in bed with someone you are not in love with, and you can also live a very disappointing experience with someone you love deeply! So, yes, in the romance world, the point would be to have the two of them together at all times. But, it is becoming more and more difficult to find books that don’t try to sell you sex as a way to fall into love. I am not attracted to a book just because it promises steamy scenes, and more often than not, it feels like a shortcut to explaining the falling in love. 

But On Dublin Street is sold on the same shelf as Fifty shades, Crossfire and Beautiful Bastard, so I guess that makes it an erotic romance or erotica, not quite clear on that yet. 
But I had to read it in order to get an opinion, didn’t I?
 
Well, the book was way better than those I just mentioned, but I still had issues with it.
Why?
 
Because of Braden…

He is the kind of overbearing hero I am really getting tired of, pursuing Joss with a determination that borders on harassment. After an accidental (and anonymous) first meet, Joss really meets Braden the first time he comes to his sister’s apartment. Without knocking, using he own key. Even though he knows she has a new roommate, whom he hasn’t met. Was he trying to give her a heart attack? I found that kind of creepy. Not to mention the reaction he has when he meets Joss. I would have moved right away, that is not acceptable behavior!
 
After that, Braden decides he wants Joss, and he is determined to do anything to get her. I can’t count how many times she asks him to leave her alone, tells him she is not interested, that she only wants to be friends. So to me, him showing up at her workplace, coming to the apartment when Ellie is not here, insisting that she tells him where she goes, who she sees, is just creepy. 
 
When Joss refuses to discuss the reasons she doesn’t want to sleep with him, he demands an explanation. In what world does a woman owe an explanation to a man, just because she doesn’t want to sleep with him? Even if I, as a reader, could maybe think that said reasons are not enough, Braden has no way of knowing that, and yet he doesn’t respect Joss’s wish not to talk about it.  But no means no! In every language! No doesn’t mean « keep trying until I give in », it doesn’t mean « I’m playing hard to get ». It means “leave it alone just like I asked you to”. Not to mention the fact that repeatedly grabbing someone to stop her from leaving the room when she really doesn’t want to talk to you could be considered abuse.
 
If I were Joss, I would have felt harassed. 
 
Of course, Braden has his shining moments. He really is good to his sister, has a great family and good friends. He works hard, is generous, has a complicated past too, that ends up explaining a lot of his behavior. And yes, he does reveal himself, and he would give up an arm for Joss. And yes, the reader, me included, is going to be really glad in the end that he insisted enough to break through Joss’s wall.
 
But the way he is described really was problematic for me, because nothing on Joss’s side had let him know that he should have continued pursuing her even when she said no. That bad first impression was really hard to get over, and it really is a shame because the book as a whole is quite good!
 
The story between the two of them is at the same time tender and sexy. Without lots of big, dramatic events (except at the end), Samantha Young just tells us a story of two people falling in love and as far as Joss is concerned, a story of getting better, reclaiming her life.
 
And, as a side note, I’m so glad that there is a therapist involved, and that no one pretends that love is enough to cure everything! Traumas are a hard thing to deal with, and getting professional help is the best way to do it. Romance often tends to forget about that, and I’m really happy that it wasn’t the case here, it makes our heroin’s recovery much more realistic…
  
Despite my reservations, I would still recommend On Dublin Street, it was a nice read, and I think most of you will enjoy it!
 
Chi-Chi 
 
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14 août 2013

Onze questions et une chanson

Un petit tag pour occuper ce mercredi...

(où je suis certaine que personne que personne n’a le temps de lire les blogs, tout le monde est en vacances et moi aussi) 

(je ne vous parle pas de T. qui a prévu de ne jamais rentrer) 

(c’est pour cela qu’on ne répond pas vite à vos commentaires en ce moment…) 

(mais on essaye de revenir un jour, promis)

(et une photo qui n'a rien à voir si ce n'est que si vous voulez gouter au cocktail Chi Chi, c'est le moment où jamais!)

Je disais donc, nous avons été tagguées par Le chat du Cheshire… Merci pour cet honneur! ^_^
 
Les règles :
Poster les règles du tag sur sa page
Décrire onze choses à propos de soi
Répondre aux onze questions posées et en créer onze nouvelles pour les personnes taguées
Taguer onze personnes et faire un lien vers leurs blogs
Prévenir les onze personnes qu'on a taguée

Nous disions donc, onze choses à mon propos…
(en fait nous avons déjà répondu à ce tag toutes les deux alors je vous renvoie vers les articles pour cette partie, et je vais tricher en me contenant de répondre aux questions)
(oui, je suis mauvaise joueuse aussi) (et j’ai horreur de perdre)

Les questions :
Dans quel livre auriez-vous préféré vivre ?
Euuuuhhhh attendez, laissez-moi réfléchir… Dans une romance peut-être ? Vous savez, là où tout finit toujours bien, où les gentils ne meurent jamais, où les voisins veillent sur vous et où vous ne tombez en panne de voiture que quand un superbe spécimen masculin est là pour vous dépanner ?
Oui, dans une romance, cela me parait un bon plan…

Votre dernier coup de cœur ? (En livres, films, séries, musiques...)
Aloooors… En livre, un vrai coup de cœur, cela commence à dater un peu. En série/musique, j’ai adoré Smash, série américaine sur l’univers des comédies musicales de Broadway (j’écoute la BO en boucle depuis deux semaines) (notamment cette chanson) et Miss Fisher’s murder mysteries (découvert grâce à Shopgirl)


Le premier livre dont vous vous souvenez ?
Un recueil de contes d’Andersen, magnifiquement illustré. Après on se demande d’où me vient mon addiction aux histoires qui finissent bien ! Des contes de fées bien sûr !

Ton couple préféré ?
Un de mes couples préférés c’est Ian et Callie. A cause d’une toute petite phrase qu’il lui dit et qui pour moi, change tout. Callie est le genre de personne à vouloir que tout le monde l’aime tout le temps, et Ian, alors qu’ils ne sont même pas encore ensembles, lui dit qu’elle n’a pas besoin d’essayer aussi fort avec lui. Rien que d’y repenser, je me pâme et je l’aime.

Ton idéal masculin et/ou féminin dans la littérature ?
Mon idéal féminin… (je n’ai pas vraiment d’idéal masculin je vous avoue)
Pour n’en choisir qu’une, je dirais Jane Eyre. Parce qu’elle est féministe à une époque où cela ne se faisait pas, parce qu’elle est incroyablement moderne dans un temps qui ne l’était pas. Ce n’est pas l’histoire d’amour que j’aime, c’est elle.

Le livre que vous êtes en train de lire actuellement ?
Je peine sur un Highlander de Maya Banks (pâle copie de ceux de Julie Garwood), je n’exclus pas de l’abandonner en route pour la suite de la série de Brenda Novak dont je parlais vendredi.

As-tu une page Facebook ?
Of course ! Vous nous trouvez juste là, souvent pour partager des liens, et des photos d’Ariel en pagaille (enfin c’est T. qui fait ça, c’est elle qui promène Ariel…)

Que regarde-tu actuellement comme séries ?
Je suis une inconditionnelle de Doctor Who, et des séries en général. Castle, How I met your mother, NCIS, The Big bang theory, Grey’s anatomy, et j’en passe. Je vous ai aussi cité Smash (série terminée hélas), mais il y a White collar, Merlin, Elementary, Switched at birth, Drop dead diva, 2 broke girls, Warehouse 13… Je pourrais encore continuer longtemps!

Quels auteurs as-tu rencontrés ?
Eloisa James, plusieurs fois. Kat Martin également. Mais j’avoue que comme je me fiche complètement d’avoir ou non une dédicace, je ne me déplace que si je pense que je vais pouvoir réellement échanger avec l’auteur. Pas de salon du livre pour moi donc… Mon rêve ? Rencontrer Kristan Higgins et Julia Quinn. Et Lisa Kleypas. Rien que des stars en fait !

Ta dernière déception littéraire ?
Pas de grosse déception, mais le livre de Maya Banks que je lis en ce moment justement. On m’en a tellement chanté les louanges que j’ai du mal à lui pardonner de ressembler autant à d’autres… 

Les livres dont tu attends avec impatience ?
Le prochain Kristan Higgins, toujours. Julie James a aussi un livre prévu bientôt, ainsi que Penny Reid. Je ne surveille pas souvent les dates de sorties je dois dire, je me laisse surprendre (ou je suis l’auteur sur FB et j’attends que l’on me mâche le travail) !
 
Comme toujours, en bonne flemmarde, je propose que les volontaires pour reprendre les questions se désignent!

 
Bon mercredi, 
Chi-Chi
 
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9 août 2013

Whiskey creek

Encore une série pour l'été dont je parle aujourd’hui et, vous allez me détester, une série non traduite… 

Mais je plaide non coupable, c’est de la faute des promotions Amazon !
 
Le mois dernier, au détour d’une page, je suis tombée sur un résumé auquel je n’ai pas pu résister. Et de fil en aiguille, me voici à vous parler de Brenda Novak, dont j’avais souvent entendu parler mais encore jamais testé les ouvrages. 
 
Et quel résumé, pour When lightning strikes, premier tome de sa série Whiskey Creek...

Simon, la star de cinéma aux 12 000 frasques, s’est fait virer par Gail, son attachée de presse. En guise de représailles, il a emmené avec lui la quasi-totalité de sa clientèle. Gail, au bord du désespoir, décide donc de tenter le tout pour le tout et de présenter ses excuses à Simon, dans l’espoir que cela fasse revenir quelques clients. Des excuses qui lui coutent d’autant plus que Simon a largement mérité de se faire taper sur les doigts et que ce n’est pas parce qu’on est une star de cinéma que l’on a tous les droits. En tout cas, c’est comme ça que Gail voit la vie. Mais, en grande fille réaliste qui vit à Hollywood depuis 10 ans, elle sait bien que tout le monde ne partage pas cette opinion.

Coup de chance pour elle, elle réussit à cueillir Simon à un moment où il est touche vraiment le fond…  et lui fait une offre qu’il ne peut pas refuser, pour des raisons que je vais me faire un plaisir de vous laisser découvrir !
 
Résultat, voici Gail mariée à Simon, qu’elle prend sous le bras pour le trainer à Whiskey Creek, la petite ville où elle a grandi, le présenter à sa famille et donner à ce mariage (de façade) une illusion de crédibilité. Aussi pour échapper aux médias et essayer de donner à Simon le temps de retomber sur ses pieds et de remettre de l’ordre dans sa vie. 

J’aime les mariages forcés ou arrangés en tout genre, j’aime les livres avec une star de cinéma qui tombe amoureux d’une banale inconnue (même si une attachée de presse de haute volée à Hollywood n’est pas exactement une inconnue banale qui ne connaît rien au star système) et Gail et Simon n’ont pas fait mentir leur réputation. Ensemble, ils nous offrent une petite bulle de comédie romantique pure, que j’ai adoré et dévoré au point de me précipiter séance tenante sur le tome 2 la série.
 
Autour d’eux, la bande d’amis de toujours de Gail, chacun ayant fait sa vie un peu de son coté, certains restés à Whiskey Creek, d’autres partis, parfois pour mieux revenir. Schéma classique maintenant de la petite ville américaine bien sous tous rapports, où les voisins se mêlent de vos affaires les plus intimes et où vous ne pouvez pas faire trois pas sans que les pires commères du coin soient au courant. Mais aussi petite ville où vous pouvez amener votre super star de mari sans craindre que l’épicier donne votre adresse aux paparazzis, ce qui est appréciable dans le cas qui nous intéresse ici!
 
Comme toujours dans ces cas-là, l’histoire va au-delà de nos héros et se compose aussi d’une histoire de la ville et de ses habitants, s’étale sur des années, des décennies, avec des personnages secondaires qui, pour une fois, ont un vrai rôle à jouer dans l’histoire et ne sont pas là que pour servir de décor à nos héros. Avec un arc développé sur plusieurs tomes, des indices semés au fur et à mesure, l’auteur s’assure que son lecteur ait envie de revenir pour découvrir non seulement les autres membres du groupe, mais aussi en savoir plus sur ce qui n’est que suggéré pour le moment. 
 
Comme en ce qui concerne Cheyenne, (When snow falls), dont l’histoire commence quand Gail et Simon ont résolu leurs difficultés, et que chacun repart chez soi pour les fêtes de Noël. J'aime les histoires de Noël, à condition qu'elles ne soient pas dégoulinantes de bons sentiments, et ici, l'équilibre est d'autant plus réussi que Cheyenne considère n'avoir rien de particulier à fêter... 

Cheyenne qui est amoureuse depuis toujours de Joe, le frère de Gail, et qui décide de prendre son courage à deux mains pour enfin passer à l’action, histoire de se distraire des responsabilités qui pèsent sur elle, entre une mère à l'agonie après des années de maladie et une sœur complètement paumée dont l'histoire complexe qui m’a donné de sueurs froides jusqu’à la dernière page. Son histoire d’amour improbable, un peu moins facile que la précédente mais tout aussi prenante, m’a charmée et poussée vers le tome suivant…
 
Tome qui raconte l’histoire de Callie (When summer comes), et commence quelques mois plus tard, avec les symptômes de plus en plus présents d’une grave maladie qu'elle gardait jusque là secrète et dont elle pourrait bien ne pas guérir (je m’en voudrais de vous spoiler la fin, mais je crois qu’elle va s’en remettre quand même). 

Callie dont je vous avoue que je l’ai moins aimée que les deux précédentes, avec Levi, le héros dont je n’ai pas réussi à comprendre les motivations et leur entêtement à tous les deux à prétendre que non, tout va très bien dans notre vie merci beaucoup, et surtout, n’essayons pas d’avoir la moindre conversation importante avec la personne dont nous pensons être en train de tomber amoureux. Sans être une affaire de grand malentendu, leur histoire est une affaire de mauvaise communication, et pour un couple qui vit ensemble dès le jour de leur rencontre, c’est un peu problématique.
 
Ceci dit, les histoires secondaires que l’on voit se développer au fur et à mesure des tomes, et les personnages annoncés (je ne vais pas vous dire les couples car Brenda Novak a réussi à me surprendre dans certains choix) me tentent suffisamment pour que le tome 4 soit sagement dans ma PAL, et à l’heure où j’écris ces lignes, je pense qu’il ne devrait pas tarder à en sortir.
 
Quant au problème épineux de la VO… Cette auteur a une vingtaine de livres publiés en VF, ce ne sont bien évidemment pas ceux que j’ai lu (ce serait trop facile sinon), mais il me semble que cela vaut la peine de les tenter, si j’en crois la qualité de ce que j’ai lu pour cette série !
 

Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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2 août 2013

Mon mari, cet étranger et les Harlequinades vintage

Poussée et forcée par Karine (si si voyons, vous pensez bien que je n’aurais jamais lu un livre pareil sans y être encouragée, tellement pas mon genre), j’ai relu des vieux Harlequin comme ceux qui inspirent nos chroniques au 72ème degré.
 
Et quand je dis vieux, c’est 1990 ou avant. Toute ma jeunesse, toute ma découverte de la romance, toute la nostalgie de mes… 13 ans ! Et de la lecture de ces petits livres déjà vieux à l’époque car récupérés auprès d’une amie de ma mère (quand j’y pense, ma mère a de drôles de fréquentations)…
 
Doublement poussée et forcée par Karine même puisque je vous parle comme elle de Mon mari, cet étranger, dans un exercice de haute voltige qui veut que je n’ai pas relu ce livre depuis… 5 ans ? Et que je viens de retourner toute ma bibliothèque pour réaliser qu’il a fait partie de la cargaison malheureuse qui est partie ce printemps dépérir dans le grenier parental, en attendant un hypothétique déménagement dans un château pourvu de bibliothèque (laquelle devra au moins égaler celle de la Bête dans La belle et la bête).
 
Mon mari, cet étranger de Anne Mather est l’un des rares à avoir survécu au passage du temps et à mes crises de folie épuratrices (je pleure encore ma collection mythique donnée chez un bouquiniste un jour d’égarement).
 
Alors j’imagine bien que vous vous dites tous « Mon Dieu, mais quel est donc ce chef d’œuvre ? ».
 
Eh bien c’est l’histoire d’un mariage arrangé, dans la plus pure tradition romance. En bonne héroïne 70’s, Hélène se retrouve fort dépourvue quand la bise vient, avec la mort de son père et une montagne de dettes. En bonne héroïne 70’s, si elle a fait des études, ce n’est pas pour travailler, non madame, c’est pour être la parfaite petite épouse aux côtés d’un mari aussi riche et influent que feu son papa (mais de préférence plus doué en affaires, les dettes à éponger, une fois suffira, merci).
 
Et donc en bonne héroïne 70’s, Hélène accepte la proposition de Jake Howard, vautour ambitieux qui n’a de cesse de profiter du désarroi dans lequel la plonge cette épineuse question financière, et qui lui propose… le mariage ! Notez qu’il aurait pu lui proposer de devenir sa maitresse contre rémunération, mais cela aurait été un tout autre genre d’histoire, et chez Harlequin (comme chez moi), on aime les mariages arrangés, si plausibles historiquement.
 
Hélène a donc épousé Jake, mariage de raison qui fonctionne parfaitement depuis trois ans. Elle tient la maison (avec un peu de personnel, on ne peut tout de même pas lui demander de nettoyer la salle de bain quand elle passe autant de temps chez la manucure), et joue les ravissantes potiches pour un mari qui n’est jamais là, avec un talent rare. Mariage qui n’est que de façade, puisque nos deux tourtereaux ne dorment pas ensemble. Comme dans, vous avez bien compris, le mariage n’a jamais été consommé.
 
Scandale ! Surtout qu’Hélène commence un peu à s’ennuyer, qu’à l’époque il n’y avait pas Skype et que son cher époux est en voyage d’affaires depuis des semaines à l’autre bout du monde. Surtout que quand Jake revient sans avoir annoncé la date et l’heure exacte dudit retour, il n’est pas content du tout de voir que sa chère épouse n’est pas en train de broder au coin du feu à l’attendre, pire, qu’elle est *gasp* sortie diner avec un autre homme !!!
 
Enfer et damnation, cela ne se passera pas comme ça ! Que les choses soient claires, c’est fini la belle vie pour Hélène, à partir de maintenant, elle va se comporter comme une épouse digne de ce nom, décide notre cher héros, plein de l’élégance et de la classe que l’on peut attendre d’un bon héros 70’s…
 
Traduction, Jake veut que sa potiche soit encore plus disponible, et possiblement, qu’elle lui ouvre la porte de sa chambre (ce qui, pour une potiche, par définition dépourvue de bras peut s’avérer délicat) (mais Jake n’est pas difficile, il veut bien la forcer d’un coup de pied si nécessaire) (quelle âme chevaleresque, vraiment).
 
Vous l’aurez deviné, à partir de là, il y aura une magnifique scène de consommation des liens sacrés du mariage et accomplissement du devoir conjugal par une jeune épouse complètement vierge effarouchée qui n’est que modérément consentante (mais comme c’est une héroïne 70’s, ce n’est pas grave parce qu’après tout ils sont mariés alors Jake a le droit), et de l’amour.
 
Enfin…
 
Consommation du mariage, Hélène qui s’écrase comme une carpette devant son mari over-dominateur (il aurait planqué une cravache sous le lit que cela ne m’étonnerai pas mais nous resterons à jamais dans l’ignorance, Harlequin jette un voile pudique sur cet aspect de la relation), et après une nuit que l’on supposera torride, beaucoup de malentendus, de larmes pour Hélène et de cris outragés pour Jake (c’est que c’est pénible ces bonnes femmes qui pleurent tout le temps), tout fini dans un festival d’amour et de petits cœurs à paillettes sortis de nulle part.
 
Voilà un chef d’œuvre de la littérature Harlequin vintage pour un challenge (le premier auquel participe le blog d'ailleurs, mais vous conviendrez que nous ne pouvions pas laisser laisser passer un sujet pareil...), à ne pas mettre entre toutes les mains, et pourtant, pour des raisons que je ne m’explique pas, que je garde précieusement.
 
Parce que c’est si délicieusement représentatif de l’idée que la société s’est faite de la femme et de sa place dans la relation amoureuse, parce que Anne Mather maitrise plutôt bien sa plume (ou en tout cas que ce jour-là le traducteur Harlequin était inspiré) et parce que c’est avec ces avalanches de clichés misogynes et archaïques que j’ai découvert le genre le plus génial de la littérature !
 
Merci Karine de m’avoir replongée dans ces souvenirs, et pour les autres, bonne lecture (mais si c’est d’autre chose, je ne vous en voudrai pas) !

Chi-Chi
 
 
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26 juillet 2013

Once upon a tower - On nous ment encore!

Parlons publicité mensongère de nouveau ! Pour un livre qui pourtant est bon, Once upon a tower, le dernier Eloisa James. Bon, mais qui nous ment.
 
Dans la tradition de ce qu’a fait T., je vous présente le synopsis :
 
To win her love...
As an extremely wealthy laird, Gowan Stoughton, Duke of Kinross, can have any of the maidens at the ball he attends. The only problem is they are all English and Gowan is not so certain they are suitable. He is accustomed to the hard-working lasses from his Highlands, not these dainty noblewomen who spend their days drinking tea or some other such nonsense. But then he makes the acquaintance of Lady Edith Gilchrist. Utterly bewitched by the emerald-eyed beauty with lush golden locks, he knows he must have her.

He must free her from her tower...
"Edie" had the misfortune of being dreadfully ill at her debut ball and barely remembers what Gowan looks like. Even worse, she accepted his proposal the following day. Edie's only true passion is playing music—until Gowan writes a scandalous letter and stirs the most irresistible desire. Yet when they marry, Edie realizes her husband needs a lesson and locks herself in a tower. Somehow Gowan must find a way to enter the tower and convince his new bride that she belongs in his arms.

 
Pour gagner son amour…
Gowan est le très riche et écossais Duc de Kinross, et il n’a que l’embarras du choix en ce qui concerne ces demoiselles. Le seul problème est qu’elles sont toutes anglaises, et Gowan n’est pas certain que ce soit acceptable. Il est habitué aux jeunes filles sérieuses et travailleuses de ses Highlands natales, et non pas à ces nobles délicates qui passent leurs journées à boire du thé ou autre activité tout aussi inutile. Mais il rencontre Lady Edith Gilchrist. Envouté par cette beauté aux yeux d’émeraude et aux boucles d’or, elle doit lui appartenir.

Il devra la délivrer de sa tour…
« Edie » a le malheur d’être terriblement malade le soir de son bal des débutantes, et se souvient à peine de ce à quoi ressemble Gowan. Pire, elle accepte sa demande en mariage dès le lendemain. La seule vraie passion d’Edie est la musique, jusqu’à ce que Gowan lui écrive une lettre scandaleuse qui éveille en elle un désir nouveau. Mais, quand ils se marient, Edie réalise que son époux a besoin d’être éduqué, et elle s’enferme dans une tour. Gowan devra, d’une manière ou d’une autre, trouver le moyen d’accéder à cette tour et de convaincre sa jeune épouse que sa place est bien entre ses bras.
 
Voilà un résumé qui laisse penser à un mariage rapide, et une histoire qui se développe avec les personnages chacun de leur côté, apprenant à se connaitre et à s’apprivoiser sans que l’aspect physique ne vienne interférer. Cela laisse penser que Gowan, fasciné par son épouse, va prendre en charge la séduction d’Edie. Cela laisse penser qu’Edie est pleine d’assurance, qu’elle sait ce qu’elle attend de son mariage (qu’elle aurait choisi) et qu’elle utilise la tour pour imprimer sa marque sur ce nouveau mariage.
 
Je crie au scandale.
 
Rien que dans la 4ème de couverture, il y a des erreurs.
 
Edie n’accepte pas la demande en mariage, c’est son père qui l’accepte pour elle sans même la consulter avant. Gowan n’écrit pas une lettre à Edie, il répond à une lettre qu’elle lui a envoyée avant.
 
Quant au reste ? L’entente entre Gowan et Edie est immédiate (pas le soir du premier bal, où elle est malade, mais dès la seconde rencontre), à tel point qu’ils décident d’un commun accord de raccourcir leurs fiançailles pour profiter plus vite de leur vie maritale. Sauf que le mariage arrive finalement assez tard dans le livre, presque au tiers. Mariage suivi par un LONG voyage de Londres vers l’Ecosse qui prend plusieurs chapitres où ils arrivent à la moitié du livre. Puis une succession d’évènements divers qui retardent encore la progression des choses. Parce que, en lisant, je n’attendais qu’une chose : mais quand Edie va-t-elle donc s’enfermer dans sa tour ? Et pourquoi, alors que les choses semblent plutôt bien se passer entre elle et Gowan ?
 
Quand le fameux « enfermement » arrive enfin, il ne ressemble en rien à ce qui nous a été annoncé. Il reste alors à peine une centaine de pages au livre, Edie y reste quelques jours (moins d'une semaine) et tout le monde peut entrer sauf notre héros, à qui la porte restera fermée… une soirée ! Soirée bien trop longue à son gout, mais il s’agirait de remettre les choses en perspective !
 
Alors voilà. Voilà comment un excellent livre (car oui, c’est un excellent livre, qui explore des thématiques trop peu abordées en romance, comme ce qui se passe lorsque l'accomplissement du devoir conjugal se passe mal. Mais vraiment mal. Ou lorsque ce devoir n'est pas couronné d'un héritier. Ou lorsque chacun va chercher son bonheur ailleurs, dans les bras d'un autre ou au fond d'une bouteille. Vous vous en doutez, toutes ces problématiques ne touchent pas les héros mais elles sont présentes, et intéressantes), je disais donc un excellent livre peut décevoir par le simple fait d’une 4ème de couverture terriblement mal calibrée.
 
Alors je suis frustrée, car Once upon a tower est le dernier Eloisa James, adapté d'un mélange de Roméo et Juliette (que je n'aime pas) et de Raiponce (dont j'aime le dessin animé - moins le vrai conte qui est bien plus cruel), que j’aime Eloisa, que j’aime surtout sa série sur les contes de fées, que When Beauty tamed the Beast reste encore et toujours un de mes chouchous absolus, et car je n’ai pas eu la romance que l’on m’avait promise.
 
Je n’ai pas eu ce que l’on m’a vendu. J’ai eu une romance digne d’Eloisa, avec un héros émouvant, qui se donne beaucoup de mal pour reconquérir son héroïne, mais hélas un héros qui s’est également conduit comme un goujat et qui mérite que son héroïne lui ferme la porte ! J’ai eu une héroïne qui s’affirme au fur et à mesure que l’histoire avance mais qui n’est pas du tout la jeune femme audacieuse et un peu rebelle que l’on m’avait laissé sous-entendre.
 
J’ai eu un livre où aucune mention n’avait été faite des histoires secondaires, pourtant bien présentes et ayant un impact très fort sur le comportement de nos héros. La présence de la belle-mère d’Edie, de son père, de la sœur de Gowan, d’un secrétaire trop zélé, va avoir un poids considérable sur les relations qui se lient et rien ne m’y avait préparé.
 
Malgré la publicité mensongère, j’ai donc eu un livre touchant, mordant et drôle dans le plus pur style de l’auteur, que je vous conseille évidemment (et je ne doute pas que la traduction soit en route, maintenant que le mouvement a été lancé) !
 
Comme quoi, l’erreur de casting n’est pas toujours signe de mauvais livre. Juste signe d’une erreur de marketing peut-être ? 
 
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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19 juillet 2013

Une série pour l'été

Parlons un peu de Karina Bliss aujourd’hui !
 
C’est une de ces auteurs que tout le monde me recommande quand je dis que j’aime Sarah Mayberry, Susan Mallery et Kristan Higgins. C’est une de ces auteurs que je lis et que j’apprécie sans jamais réussir à l’adorer vraiment. 

Mais finalement c’est une de ces auteurs dont il fallait bien que je vous parle un jour puisque je viens de finir une de ses séries complètes, sa série sur les Special forces. Une jolie promesse d’hommes miliaires et alpha, mais version Harlequin donc plus light, j'étais curieuse de voir ce que cela pouvait donner, pour changer des romangst et des situations de danger mortel ou de course-poursuite fatale à la Linda Howard

Ici, il est davantage question de ce qui se passe après le retour à la maison, la reprise de la vie normale et l'acceptation d'une situation difficile...
 
Nous avons donc :
  • Here comes the groom (Souviens-toi de ta promesse)
  • Stand-in wife
  • Bring him home
  • A prior engagement
Série qui, pas d’inquiétude, peut parfaitement se lire dans le désordre, et comme vous le voyez, n’est pas entièrement traduite. Et je vous présente mes excuses par avance, car je ne sais pas si la suite sera traduite, et le meilleur n’est pas celui qui existe en français…
 
Dan, Ross, Nathan, Lee et Steve sont tous soldats dans la SAS (forces spéciales donc) de Nouvelle-Zélande, engagés en Afghanistan. Dan est le cousin de Steve, Nathan leur ami d’enfance. Le frère de Ross est marié à la sœur de Dan et Steve sort avec la meilleure amie de Claire, la femme de Steve. Voici donc un petit groupe bien formé dont l'univers vole en éclat lorsque, au cours d’une mission, Steve et Lee disparaissent dans une explosion…
 
Fast-forward un an, nos trois survivants sont rentrés au pays avec une bonne dose de stress post-traumatique et de culpabilité du survivant.
 
En particulier Dan, qui n’était pas de la patrouille le jour de l’attentat, et qui ne sait de la mort de ses amis que ce que les autres ont bien voulu lui rapporter. Il a donc décidé de vivre pleinement en hommage à leur mémoire, et cela commence par honorer une promesse de mariage qu’il a faite à sa meilleure amie, lors d’une soirée un peu trop arrosée.
 
Quand Jocelyne reçoit l’invitation à son propre mariage, elle croit d’abord à une blague. Sauf que non… les semaines passent et Dan est très sérieux.
 
Vous vous en doutez, les choses ne sont pas si simples. Car si tous deux se connaissent depuis toujours, ce n’est pas une histoire où l’un était secrètement amoureux de l’autre depuis toujours justement ! Et Dan n’est pas le seul à trainer quelques valises dont il n’a pas spécialement envie de parler…
 
C’est une vraie belle histoire d’amis qui tombent amoureux, de la meilleure façon qui soit…
 
Dans le tome 2, nous retrouvons Ross, et Vivian, sœur de Dan (non pas celle qui est mariée au frère de Ross, sa jumelle). Vous vous en doutez, nous allons avoir droit au coup hyper classique de l’échange d’identité entre jumelles…
 
Twist crédible entre tous, je vous rappelle que lorsque l’on lit un Harlequin on laisse le potentiel réalisme sur la table de chevet ! Mais heureusement pour nous, cet échange d’identité ne fonctionne pas très bien, et Viv (qui s’est laissé complétement déborder par la situation) n’est pas la meilleure des actrices…
 
Elle réussit néanmoins à convaincre Ross de jouer le jeu et de l’aider, ce qui leur donne l’occasion de passer du temps ensemble etc. etc. Je ne vous fais pas un dessin, voici un deuxième couple formé. Nous en apprenons aussi davantage sur l’attentat, la relation entre les cinq amis et les conséquences sur leur entourage, et nous retrouvons Jo et Dan, pour qui les choses avancent lentement mais surement.
 
Dans le tome 3, que j’ai lu en premier (hasard total), Claire décide d’aller chercher Nathan. En effet, celui-ci n’est pas revenu en Nouvelle-Zélande, il a choisi l’exil à Hollywood où il est garde du corps pour célébrité (le frère du héros de What the librarian did – traduit sous le titre Faits l’un pour l’autre – lecture charmante aussi), mais en tant qu’exécuteur testamentaire de Steve, sa présence est nécessaire pour régler des histoires de succession.
 
C’est donc contraint et forcé que Nathan revient affronter ses peurs et une culpabilité qui est bien plus lourde que celle de ses camarades. Le pourquoi sera un élément clé du récit, je ne vous en dit donc pas plus…
 
Enfin, nous arrivons au tome 4, qui concerne Juliet, la fiancée de Lee. Là aussi, je refuse en vous en dire plus, pour ne pas gâcher le twist de l’histoire (bon si vous allez lire le résumé sur internet vous saurez tout mais je préfère ne pas être responsable).
 
D’autant que c’est mon préféré de la série et que je pense que si vous devez n’en lire qu’un c’est celui-là (oui, ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres sans souci). Sauf que pour mieux comprendre la psychologie des personnages, la lecture dans l’ordre est recommandée.
 
Une série de lecture parfaite pour les vacances car, en dépit des apparences, elle n’est pas trop torturée. Il y a même des vrais moments de légèreté et d’humour (les coups pendables que Jo et Dan se jouent mutuellement en particulier) et le ton général reste toujours optimiste !
 
Vous n’avez plus que l’embarras du choix, deux titres en VF et trois autres en VO…
 

Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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17 juillet 2013

Une sirène à Vera Cruz

Ce n'est plus un secret pour personne ici, je suis une sirène. Et pas n'importe laquelle, je suis Ariel, avec ses cheveux de feu. 

Peu importe que je mette les pieds dans la mer une fois tous les 5 ans et que mon temps comme rousse n'ai duré que quelques mois (je n'ai jamais eu davantage l'impression d'être "moi" qu'à ce moment-là) (confère la photo d'à côté, oui oui c'est bien ma tête et mes cheveux que j'aimais d'amour - depuis ils sont nettement plus courts et bruns - désespoir - c'était trop d'entretien et d'investissement financier - sans parler de la botte de foin qui me tient désormais lieu de pseudo-longueur en attendant la repousse), je reste très attachée à mon identité de sirène. 

Et je fantasme sur le jour où je reviendrai à ma "vraie" couleur... (ou comment faire une dissertation sur mes cheveux et perdre 47 lecteurs en 3 minutes) et changerai mon prénom en Ariel!

Alors quand Bette Midler, actrice et humoriste américaine décide de combiner la queue de poisson avec une de mes chansons préférées de tous les temps, Islands in the stream de la mythique chanteuse de country Dolly Parton, je ne peux que vous faire partager! 

Surtout que Dolly porte du rose à paillettes (la paillette c'est la vie). Et que Bette fait la sirène avec une rare élégance...

Et que j'ai rigolé comme une baleine en voyant cette vidéo. 14 fois de suite, cela marche toujours aussi bien!

 


Pour la route, je vous met aussi la vidéo d'une demande en mariage sur le même thème, dans la série Hart of Dixie (on a déjà parlé de Jackson Avery mais si vous ne connaissez pas les yeux de killer et le sourire canaille de Wade, précipitez-vous, c'est un ordre!!!)



Bon mercredi en musique à tous, 
Chi-Chi
 
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5 juillet 2013

Tangled

Puisque Cess m’en a intimé l’ordre via blog interposé (et je vous ai déjà dit que je ne refuse jamais rien à Cess), je vais vous parler de Tangled !
 
Non pas le dessin animé avec Raiponce (qui est excellent au demeurant) mais le livre d'Emma Chase. 
 
Et, parce que pour une fois c’est important de le préciser, ce n’est pas Cess qui m’a recommandé ce livre, je l’ai découvert toute seule comme une grande ! Non mais ! Je ne voudrais pas que vous pensiez que je n’ai aucune volonté non plus.
 
Donc, quand elle m’a envoyé son mail habituel « lis ce truc c’est génial et j’adore »,  cela faisait déjà plusieurs jours que j’étais bloquée à environ 15 % de Tangled. Ce à quoi j'ai marmonné que je ne le sentais pas ce livre, et qu'elle m'a répondu que c'était encore plus génial que Wallbanger. Argument non convaincant vu ce que j'en avais déjà lu mais suffisant pour me pousser à lui redonner sa chance.
 
Et, un accident de la SNCF et 2h40 de retard plus tard, j’avais dépassé ce passage difficile et j’avançais enfin. Pour terminer dès le lendemain.
 
Tangled est donc une romance racontée entièrement du point de vue de l’homme. Et pas n’importe quel homme. Drew est un mec arrogant, macho, jeune loup ambitieux et star montant dans la boite de finance de papa. Non pas qu’il ne mérite pas son succès mais cela lui donne une certain sens du bon droit qu’il aurait à être là. Drew est le mec qui choppe une fille différente tous les soirs de la semaine, ne la vois jamais plus d’une fois, ne la ramené jamais chez elle, n’a jamais eu l’ombre du début d’une relation stable. Et Drew parle au lecteur pour lui expliquer ces petits détails en grandes largeurs, il le prend à partie et veut lui faire partager sa grande science de la psychologie humaine. Masculine en tout cas. 

Drew insiste un peu trop sur ce côté de sa personnalité pour que j’arrive à l’oublier vraiment. Drew commence à raconter son histoire par la fellation majestueuse d’une rousse dont il ne connait même pas le prénom dans les toilettes d’une boite de nuit. 10 minutes avant de rencontrer Kate, son héroïne.
 
Kate qui s’avère être la nouvelle recrue de sa boite et tout aussi brillante que Drew à ce qu’elle fait. Kate qui n’a pas de problème de confiance en elle mais aucune intention de se compromettre en couchant avec le fils du patron (réminiscence de Beautiful Bastard anyone ?) et refuse donc les avances de Drew.
 
Et quand Drew et Kate se retrouvent en compétition sur le même dossier, c’est le début de la guerre des Roses, ce qui commence avec des petites agaceries innocentes dégénère à grande vitesse et devient presque inquiétant.
 
Pour moi, les héros qui se détestent et se tirent dans les pattes, cela me gonfle, pour rester polie. Comme en plus, je n’aimais pas spécialement Drew (existe-t-il vraiment un seul homme sur terre qui soit à ce point un c*** et qui puisse se rattraper assez pour devenir un héros de romance crédible ??), j’étais à deux doigts de simplement laisser tomber quand j’ai reçu le mail de Cess.
 
Je ne vous refais pas mon explication, j’ai repris mon livre (4h30 + 2h40 de train, c’est long) et j’ai continué.
 
Bien m’en a pris, puisque les choses s’améliorent par la suite, et que, sans avoir été renversée par la bouleversante transformation de Drew (comprendre, il attrape « la grippe », il dépérit, il erre de son lit à son canapé, il ne mange plus, ne se lave plus, regarde des films débiles à la télé – en un mot il va MAL parce qu’un homme ne peut suuuuurtout pas admettre qu’il a un cœur et que son petit cœur tout mou a mal), j’ai finalement trouvé la suite de l’histoire amusante.
 
Quand il arrête un peu de jouer au beau gosse plus intelligent que tout le monde, il devient un personnage presque sympathique. Et surtout, il y a Kate. Kate qui est une héroïne comme je les aime, compétente, intelligente, brillante, drôle et en un mot, vraiment super (oui, mon vocabulaire s’améliore de plus en plus à mesure que j’en parle).
 
Donc, passé les premiers 25%, quand Drew se calme un peu, tout va mieux et j’ai encore pu apprécier ce qui rendait Cess si extatique.
 
Drew qui donc, est marrant mais pas à mourir de rire non plus, Kate qui est vraiment au top, et, comme dans toute bonne histoire qui se respecte, toute une ribambelle de personnages secondaires à la hauteur. Alexandre, aka The Bitch, la sœur de Drew, Steven son mari et MacKenzie leur fille qui veut devenir Cendrillon quand elle sera grande, jusqu’à ce que son oncle Drew la convainque que devenir Kate serait quand même bien plus cool (j’avoue, un des meilleurs moments de l’histoire), les parents, les amis, les collègues, les clients indélicats, et j’en passe…
 
Voilà, vous l’aurez compris, Tangled est un bon livre, une romance sympathique, dont l’originalité principale réside dans le fait d’être entièrement racontée du point de vue d’un homme (je précise que l’auteur n’a rien inventé, je me souviens avoir lu un Harlequin dans les années 90 qui faisait exactement la même chose – Harlequin est souvent précurseur dans ces choses-là finalement) et le point de vue d’un homme qui n’est pas particulièrement proche du héros de romance classique.
 
A lire pour passer un bon moment, en s’accrochant pour dépasser le premier quart qui est franchement pénible selon moi, car la suite en vaut la peine !
  
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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