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1 février 2013

The Perks of Being a Wallflower


Quand j’ai vu qu’il s’agissait d’une histoire d’adolescent, je me suis dit « Merci, mais non merci ». Je veux dire, ces choses ne m’intéressent guère plus. C’est derrière moi tout ça. Je suis une adulte. I’m an adult. Bon certes, mes colocataires sont mes parents. Mais je veux des histoires de femmes matures (et belles, comme moi). Mais (son altesse royale) Lady V. m’a dit « Non, tu verras, il est vraiment très bien », et du coup je me suis laissée tenter.

Deux jours plus tard, a plus le bouquin. Oui, c’est ce qu’on appelle dévorer un livre. Le manger tout cru. 

Une fois n’est pas coutûme, le narrateur de ce roman est un garçon. Charlie rentre au lycée après un été difficile. Charlie a besoin de se confier et de parler de lui, de ce qui lui arrive, de ses envies, de ses peurs. Donc Charlie se lance dans un échange épistolaire unilatéral (comment ça c’est contradictoire ?). En fait, Charlie écrit des lettres à une personne anonyme.  Charlie a envie d’être heureux, de faire des efforts pour l’être mais ce n’est pas toujours facile. Car Charlie est différent. Il est spécial. Cependant Charlie se fait des amis. Et il tombe amoureux. Et Charlie nous raconte tout. Il nous parle également de sa famille. De son frère qu’il admire, de ses parents qu’il aime, de sa sœur, de sa tante. 

Charlie a une façon d’écrire extrêmement touchante. Et si je pensais être haut dessus de tout cela, le lycée, le journal d’un Princesse, One Tree Hill, j’avais tourné la page, et bien j’ai pu aller me rhabiller. Et chaudement pour l’hiver. Parce que, même si je n’ai pas eu une expérience similaire, et que je ne peux pas tellement m’identifier au personnage, cette histoire m’a réellement troublée. 

Toutefois,  j’ai conscience de vous délivrer ici une chronique très personnelle et je conçois que certains n’en penseront pas tant d’un si petit livre.

Mais enfin, si vous êtes comme moi, et que vous tombez sous le charme de Charlie, je vous recommande chaudement de regarder le film ensuite. Le réalisateur en est aussi l’auteur. Stephen Chbosky, est donc resté très fidèle à ce qu’il avait imaginé dans son livre. Et si le casting, m’avait laissée sceptique de prime abord, j’ai révisé mon jugement. Je peux vous l’avouer, je ne suis pas la première fan d’Emma Watson (inutile de vous préciser le rôle qu’elle tient, vous comprendrez bien assez vite). Je la trouve très jolie certes, mais autant vous dire que j’ai de sérieux doutes quant à ses talents d’actrice. Mais elle ne m’a pas déçue et j’irai même jusqu’à dire qu’elle m’a très agréablement surprise. Et en ce qui concerne le reste de la distribution, c’est un sans-faute. 

Somme toute, au risque de me répéter, ce livre est d’après moi une petite perle, il se lit vite mais vous marque longtemps !

Agréable lecture,

Lady D. pour servir.

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30 novembre 2012

Pour un tweet avec toi, take two!

Hello friends!

Un tout petit minuscule passage éclair aujourd'hui...

Je vous ai manqué (oui, venez flatter mon ego, please...)?
Vous en tout cas, vous me manquez... J'ai l'impression de faire l'école buissonnière et un petit coin de ma tête se demande pourquoi je ne suis pas en train d'écrire plus souvent!

Du coup, pour le sujet du jour, je reprends la plume et je viens vous faire un petit coucou.

Mais revenons à notre sujet... T. vous disait mercredi que Pour un tweet avec toi, aussi connu sous le nom de Goodnight Tweetheart, était sorti en VF. Et en ce qui me concerne, la semaine dernière, par un hasard mystérieux, ce livre exactement m'est tombé entre les mains. Officiellement, c'était pour faire un cadeau. (qui est parti chez une sale ingrate qui ne l'a même pas encore lu mais bon, il parait que Medeiros ne provoque pas cette compulsion de lecture chez tout le monde alors je serai magnanime...)

Je disais donc, j'ai acheté la version VF et papier de Goodnight Tweetheart.

Et j'en profite pour venir vous révéler deux informations de la plus haute importance :

La traduction est réussie, Abby et Mark ont gardé tout leur charme et en relisant mes passages favoris (oui oui, dans le livre que je voulais offrir, et donc en étant très prudente à ne pas l’abîmer, ce qui veut dire en tenant le livre avec tout le respect et la révérence qu'un chouchou pareil mérite), je disais donc, en relisant mes passages favoris, j'ai retrouvé toute la magie qui m'avait fait regretté de ne pas passer plus de temps avec nos héros...

Et j'en viens donc à la seconde information :

Dans une nouvelle édition, Teresa, sous la pression de ses fans, a publié un épilogue (oh mais un tout petit, à peine une dizaine de pages), un épilogue où on retrouve Abby et Mark, un épilogue qui n'est pas en tweets mais qui nous montre nos amoureux ensembles. Plus tard... Heureux et amoureux comme il se doit à la fin de toute bonne romance qui se respecte (et dieu sait si j'ai besoin de romances qui se respectent en ce moment...). Et comme c'était bon, de les retrouver comme de vieux amis, et de les retrouver inchangés! Pour moi, cet épilogue vient répondre aux dernières questions que je me posais, et il me permet de dire, aujourd'hui, que ce livre est encore meilleur que la première fois que je vous l'ai conseillé!

Sur ces bonnes paroles, je retourne travailler et lire plein de choses super sérieuses et pas marrantes, et je vous conseille plus que jamais de lire ce livre (comment ça, je radote?)

 
Bonne lecture, bon vendredi, bon week-end et à bientôt,
 
With much love
Chi-Chi (qui devient sentimentale avec l'âge...)
 
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12 novembre 2012

Quand souffle le vent du nord

... je sors ma bouillotte, perso. 

Mais bon, ça c'est moi hein, parce que même si je ne suis pas frileuse pour deux sous, quand le vent souffle, je frissonne (et là je réalise que ce genre de fin de phrase pourrait presque sonner sensuel)(par ailleurs si j'en suis à parler de chair de poule, c'est qu'il doit faire bien frais chez moi).

Mais le vent du nord ne souffle pas, la météo, quoique froide, nous a accordé quelques jours de soleil et j'en ai profité pour m'enchainer à mon bureau et travailler (et là je réalise que vous n’êtes pas ici pour parler météo) (ni vraiment de mon travail, puisqu'on est sur le sujet des choses à ne pas évoquer).

Le vent du nord, en revanche, a soufflé sur ma lecture.

Tout a commencé un après-midi par une excursion dans une librairie en Tam-Tamland. Je m'étais levée le matin avec Maccon et Alexia (pardon pour l'aspect quasi obsessionnel que prend cette série, mais promis, c'est la dernière fois) et je n'avais absolument aucune intention d'acheter un livre.

Mais j'étais accompagnée (d'ailleurs, je blâme entièrement Stéphanie pour m'avoir attirée dans cet antre tentateur), et j'ai été faible. J'ai craqué sous la verve qu'a déployée Stéphanie pour me présenter "Quand souffle le vent du nord" de Daniel Glattauer:

"c'est l'histoire d'un homme et d'une femme qui s'échangent des mails"
"au début ils ne se connaissent pas du tout, ce n'est que par hasard que leur correspondance débute"
"au fur et a mesure, ils se prennent au jeu"
"la fin est parfaite"

Vous admettrez qu'il m'était très difficile de ne pas fondre devant une telle présentation.

D'abord, parce que le principe des lettres envoyées à un ou une inconnu(e) n'est pas sans me rappeler "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" Mary Ann Shaffer et Annie Barrows où Juliet est le pivot d'une correspondance épistolaire avec les habitants de l'île de Guernesey. Par ailleurs le concept de l'échange de "mails" spécifiquement ne pouvait que me rappeler le terriblement savoureux "Pour un Tweet avec toi" de Teresa Medeiros.

Bref, au moment où Stéphanie prononçait ces paroles, elle me condamnait à plusieurs heures de lecture. Vous me direz, ce n'est pas très grave d'être condamnée à lire, je vous répondrais que tout dépend des circonstances...

Je m'explique.
Ce roman s'établit comme un dialogue entre Leo Leike et Emmi Rothner.  
Emmi envoie un mail de résiliation, se trompe d'adresse, tombe sur Leo. Des mois plus tard, encore par erreur, Leo recoit un mail commun de bonne année. Mal luné ce jour là, il répond, surprise par le ton cassant de l'homme, Emmi répond à son tour...
 
Si les premiers mails sont fortuits, une relation très intime nait au fil des mails. Avec elle se dessine au fil des pages Leo et Emmi, chaque mail révélant un ou deux détails, chaque phrase déshabillant peu à peu les personnages: Emmi et ses humeurs, ses envies son mariage; Leo et sa maladresse, son intelligence, sa rupture...

Chaque lecteur aura son interprétation propre des personnages, mais l'auteur, dans son infini génie, saura faire monter la tension, toujours un peu plus loin dans la mystère; il saura vous faire vous interroger avec hargne (sans jamais vraiment poser la question) et saura vous séduire de ses mots. 

Il a titillé ma curiosité jusqu'à me faire mourir d'envie d'aller commettre l'irréparable (tricher et lire la fin). Stéphanie m'a enjoint d'être forte. Ce fut dur mais j'ai tenu bon et j'ai vu. J'ai vu qu'il fallait résister et que le jeu de l'auteur valait bien quelques heures de sommeil en moins. Attention, point de fin en explosion de poneys à paillettes mais une fin "parfaite".

En plus bonne nouvelle, il parait que le tome 2 est sorti en poche....

Bonne lecture, 

Tam-Tam 

PS à l'intention de ma chère Chi-Chi: je profite honteusement de ton absence pour chroniquer une fausse romance, c'est mal je sais, mais tu as vu la belle photo? Ce collier va tellement bien t'aller!
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20 juillet 2012

Attachments - Attachement


Attachements est le premier livre de Rainbow Rowell. C’est l’histoire de Lincoln, Beth et Jennifer. Et c’est le livre dont je vous parle cette semaine, quelle surprise ! 

La première fois que j’ai rencontré Fashion, elle m’en a chanté les louanges. La première fois que j’ai rencontré Karine, elle a confirmé. Définitivement un livre sous le thème des premières rencontres... Quoi de mieux pour une histoire d'amour vous me direz ! Encore qu'ici, les premières rencontres soient pour le moins... étranges...  

Mais vous me connaissez, je n’écoute personne quand il s’agit de romance (tu parles, je suis over influencable, parlez moi de héros qui ressemblent à Hugh Jackman - ici plutôt Harrison Ford période Indiana Jones 1 - et je suis fichue)… Mais quand les avis commencent à se faire unanimes, je suis bien obligée de me rendre à l’évidence, il y a quelque chose à découvrir, ne serait-ce que pour ne pas mourir idiote ! 

Et puisqu’en prime, j’apprends que cette romance supposément trop bien va être éditée en français (sous le titre super original d’Attachement, sortie prévue pour le 24 aout 2012 chez Milady), il était temps de m’y mettre. 

Je disais donc… Lincoln a 28 ans, un job de nuit dans un journal et une vie plus ou moins en standby depuis que sa copine l’a quitté… il y a 9 ans ! 

Son job de nuit, qui répond au titre ronflant de « responsable de la sécurité informatique », veut surtout dire passer énormément de temps à jouer au solitaire, un peu de temps à surveiller du coin de l’œil l’équipe de geeks supposés programmer les ordinateurs pour éviter le bug de l’an 2000 (oui, car nous sommes en septembre 1999) et un tout petit peu de temps à lire les mails des employés, pour vérifier qu’ils ne font pas un usage abusif du matériel de la société. 

C’est comme cela que Lincoln commence à lire les mails que s’échangent Beth et Jennifer. Parce qu’elles utilisent des mots interdits, parce qu’elles envoient des mails comme une conversation, et parce que, s'il faisait son travail correctement, Lincoln devrait leur envoyer un avertissement leur intimant de cesser au plus vite ces agissements outrageants. 

Mais Lincoln s’ennuie profondément, et Beth et Jennifer le font rire. Alors il ne dit rien et continue à lire leurs mails… 

Le décor est planté. 

D’un coté, Lincoln, sa vie, son œuvre, et de l’autre, Beth et Jennifer et leurs nombreux échanges par mails. Et la vie qui passe, et les mois qui défilent, et l’influence que ces mails vont avoir sur la vie de Lincoln, et chacun qui grandit, petit à petit, à son rythme.

Pour moi, l’intérêt principal de ce roman réside en un seul mot. Lincoln. J’aime Lincoln. Pour une fois, c’est vraiment lui le personnage principal, et les deux filles sont des personnages secondaire ! J’ai tout compris de ses questions existentielles sur le début de la vie adulte, la difficulté de savoir où l’on veut aller, l’ennui profond du job alimentaire, la geekitude qui parait vous couper du monde et, petit à petit, cette sortie de sa chrysalide pour enfin s’épanouir. Lincoln est tout à fait le genre de gars auquel je peux m’identifier dans la vraie vie. 

Alors oui, il n’a rien de romantique. 

Il vit chez sa mère qui lui prépare son diner tous les jours, il a un job pourri, il ne sait pas ce qu’il veut, il joue à Donjons et Dragons le samedi soir. Il n’est pas du tout comme nos héros de romance habituels. Mais ce n’est pas grave, c’est un héros quand même. Un héros quotidien. Un de ceux qui sont presque transparents au début du livre, a tel point que je me suis demandé d’où venait l’emballement autour de ce livre. Mais aussi un de ceux qui se révèlent petit à petit et qui font que je tourne la dernière page à 2h du matin au lieu de dormir sagement dans les bras de Morphée… 

Le reste autour, ne m’a semblé être là que pour entourer Lincoln et lui permettre d’évoluer. Et pourtant, je dois bien reconnaitre que la magie prend et que c’est une lecture charmante, tendre et émouvante sans tomber dans la guimauve. En un mot, attachante. 

Un reproche, un seul. Comme avec Goodnight Tweetheart, j’ai regretté qu’il y ait aussi peu de moments où nos héros sont ensembles. Car oui, bien sur, il y aura de l’amour, des bons sentiments, des cœurs et des papillons. Mais pas seulement. Il y aura aussi des larmes, des ruptures et des déceptions… J’ai regretté de ne pas pouvoir voir évoluer le couple davantage et ne pas pouvoir m’attacher à eux ensembles et non pas seulement à chacun individuellement. 

Mais voila, dans ma grande magnanimité, j’ai décidé de pardonner cette minuscule toute petite lacune, et d’avouer, j’ai aimé. 


Bonne lecture, 
Chi-Chi 

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5 mai 2011

Lettres d'amour

Parlons film… 

Comment ça, un film??! Tam-Tam doit déjà être en train de froncer les sourcils, la main sur le téléphone pour me faire part de son désaccord…

Oui car, vous apprendrez mes chers lecteurs, qu'en ouvrant ce blog avec Tam-Tam, nous avons établi des règles. Et l’une de ces règles, c’est qu’ici, nous parlons de livres, et seulement de livres ! Seule exception, le film adapté d’un livre…

Ouf, le film d’aujourd’hui est aussi un livre. Alors pourquoi dire que je vais parler de film ? Eh bien parce que c’est grâce au film que le livre a été connu. Pas par moi, pensez bien, je suis au-dessus de telles trivialités, c’est évident que je connaissais le livre bien avant le film, mais tout le monde ne peut pas être aussi extraordinaire que moi, et c’est donc le film qui a rendu le livre célèbre.

Enfin, assez de bla-bla, je sais que le suspense est insoutenable pour vous (ce n’est pas comme si j’avais mis une photo avec le titre du livre en tête de page, n’est-ce pas), je veux donc parler de PS, I love you.

Pourquoi celui-là ? Parce qu’hier, assise dans un parc avec une amie, nous faisions la liste de nos films romantiques fétiches, et la comparaison de nos dvdthèques respectives,  et que PS, I love you est venu en tête du peloton pour toutes les deux. 

Lou, ce post est pour toi ! (oui, parfaitement, je romps la règle sacrée de l’anonymat et en plus je fais une dédicace spéciale !) (ne fuyez pas, c’est un peu pour vous aussi quand même, qui que vous soyez, ô lecteurs anonymes)

(Tiens, c’est marrant, je me rends compte que les posts livre/film ont tendance à me faire faire beaucoup de parenthèses… je vais essayer de me contrôler ! )

Donc, PS, I love you, premier roman de l’irlandaise Cecelia Ahern…

Notre héroïne, Holly, est mariée avec l’homme de sa vie, Gerry. Ils sont scandaleusement heureux. Pas un peu, pas beaucoup, à la folie HEU-REUX ! Genre le couple d’amis que vous détestez tant ils sont beaux ensembles, drôles, talentueux, et en plus ils osent être sympathiques, bref, le cliché de carte postale pour vous vanter les mérites du mariage.

Mais voilà, Gerry tombe malade, et, en quelques mois, est emporté par la maladie.

Comment ça, un livre où le héros meurt, mais qu’est-ce que c’est que cette arnaque ??! Eh bien en fait, PS, I love you est certes une romance, mais une romance sans héros véritablement déterminé, une romance centrée autour de Holly et de l’amour en général. Ce que l'on appelle communément un roman féminin.

Holly est désespérée, personne autour d’elle ne parvient plus vraiment à l’atteindre, car son meilleur ami, le seul qui aurait pu la sortir de là, est mort. Pourtant, c’est bien Gerry qui va aider Holly à s’en sortir, la ramener à la vie. Et pour cela, elle va recevoir, dans les mois qui suivent l’enterrement, 10 lettres, écrites par Gerry, pour la soutenir, la guider et l’aider à se reconstruire. Ces lettres sont pleines de messages, de défis que Gerry lui lance, de choses qu’il lui demande de faire, et qui l'envoient à l’aventure. Pas des aventures très exotiques certes, mais suffisantes pour obliger Holly à sortir de sa carapace et littéralement la ramener à la vie. 

Gerry, sans réellement quitter sa femme, l'amène à comprendre que, s'il n'a pas voulu l'abandonner, la vie continue pourtant, et au fil des lettres, toutes signées d'un PS, I love you, ce sont de véritables leçons de vie qu'il lui transmet. 

En une phrase, PS, I love you, c'est l'histoire de Holly et de comment l'amour de Gerry la ramène à la vie après sa mort. Voilà donc pour le livre…

Quant au film, me direz-vous ? Eh bien le film est légèrement différent du livre : quelques détails techniques, Holly est américaine et vit à New York avec Gerry (qui lui est bien irlandais), au lieu d’être irlandaise et de vivre en Irlande… Dans le livre, elle vient d’une famille nombreuse, dans le film elle n’a qu’une sœur. Le voyage dans le livre ne se déroule également pas au même endroit... Des détails donc, qui changent légèrement l'ambiance du roman mais restent assez fidèles à la trame de l'histoire.

A un détail (beaucoup moins anodin) près, William... C'est un bel irlandais que Holly rencontre dans le film, et c'est, selon moi un élément romantique qui ne fait pas du tout de tort à l'histoire ! Le film devient ainsi une véritable romance dans toute sa splendeur, et je n'en dirais pas plus... 

En résumé, je vous recommande de lire PS, I love you, pour son histoire emprunte de délicatesse et de sensibilité, pour le personnage de Holly, forte et pleine de caractère, toute en nuances. Et je vous recommande également de voir le film, qui raconte une histoire d’amour charmante, avec une musique charmante, des paysages irlandais charmants et un héros non moins charmant ! (ce qui fait beaucoup de charmant, avouez que cela vous fait envie!)

C’est tout pour aujourd’hui (je suis très fière, presque pas de parenthèses),


Bonne lecture/bon film,
Chi-Chi
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6 janvier 2011

Goodnight Tweetheart - Pour un tweet avec toi

Après mon expérience ratée avec Lisa Kleypas, j'avais des angoisses à l'idée de retenter l'expérience de l'une de mes auteurs fétiches passant au contemporain.
Et puis, tout de même, le livre était déjà commandé, c'était juste après Noël et, coincée à la campagne chez mes parents, j'avais le choix entre ça et une biographie de Charles de Gaulle (certes passionnante mais pas tout à fait assez légère pour une sieste post-repas de fête).

J'ai donc saisi mon petit livre, et me suis mise à lire... Une bonne surprise!

L'histoire d'Abigail Donovan, auteur de son état, qui, 4 ans auparavant, a presque gagné le prix Pulitzer pour son premier roman, un succès qui a même été couronné par Oprah Winfrey... Mais depuis, rien. La page blanche. Impossible de dépasser le chapitre 5 de son second livre... Pour ne rien arranger, elle vire légèrement agoraphobe, et ne quitte plus  son vieux survêtement maculé de taches de café. C'est le syndrome de l'imposteur : et si son succès avait été un accident, et si elle n'avait plus rien à écrire, et si tout était fini pour elle? Ce sentiment ne fait que se renforcer lorsque son éditeur la remercie, fatigué d'attendre le chapitre 6. Voila une histoire qui débute fort mal pour notre héroïne!

C'est alors que son agent à l'idée de lui ouvrir un compte Twitter, pour qu'elle communique avec ses lecteurs et qu'ils ne l'oublient pas. Abby n'est pas une fan de technologie, pensez, elle n'a même pas d'iPhone ou de Blackberry, à peine un vieil ordinateur portable! La voilà donc un peu perdue, et l'un de ses « followers », Mark Baynard, la prend sous son aile pour lui apprendre les ficelles du réseau. Mark, professeur de littérature qui a pris un congé sabbatique pour parcourir le monde, Mark qui la surnomme Tweetheart, en référence à un vieux feuilleton « Goodnight Sweetheart », Mark qui donne à Abby l'envie de sortir de nouveau de chez elle et surtout, d'écrire. De tweet en tweet va se nouer entre ces deux-là une relation pleine d'humour, de plus en plus complice, à mesure que tombent les masques et que les secrets de chacun sont révélés...

Véritable version moderne du roman épistolaire, Goodnight Tweetheart pourra déconcerter certains. Comment croire que deux personnes puissent tomber amoureuses via Twitter? Mais selon moi, en quoi est-ce plus inconcevable que par lettres (comme dans le classique Cyrano de Bergerac et Papa Longues-Jambes, ou, en romance, dans To Sir Phillips, with love de Julia Quinn et Love in the afternoon de Lisa Kleypas) ou, dans un genre plus moderne, par e-mail?  Le roman, contrairement à ce qui a pu être dit, n'est pas constitué exclusivement de « tweets », il y a des passages écrits du point de vue d'Abby, nous éclairant à la fois sur sa personnalité, et sur la façon dont ses sentiments évoluent vis-à-vis de Mark. 

On y trouve également de très nombreuses références à la culture nord-américaine, particulièrement aux séries télévisées (d'où le titre!), mais même sans en connaitre une bonne partie, je n'ai pas été gênée dans ma lecture. Et bien que l'histoire soit un peu courte et la fin un peu trop rapide (j'aurais aimé plus d'Abby et de Mark, avoir la chance de les accompagner un peu plus longtemps...), j'ai apprécié la forme, ces tweets qui permettent d'assister à un échange constant entre nos héros, et leur donne à mes yeux une réalité bien plus forte que n'importe quelle description que l'auteur aurait pu m'en faire.

Voici donc une histoire d'amour charmante et cute dans les règles de l'art!


Bonne lecture,
Chi-Chi
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18 novembre 2010

Une histoire de patates

Une fois n'est pas coutume, je vais parler d'un succès populaire récent : Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates (The Guernesey litterary and potatoe peel pie society) de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Voilà un livre qui a énormément fait parler de lui quand il est sorti, et que j'ai lu très vite. Il m'aura seulement fallu du temps pour savoir comment vous en parler le mieux possible.

Tout commence en 1946, quand Juliet, écrivaine en panne d'inspiration, reçoit une lettre de Guernesey. Sur cette petite île anglo-normande se trouve un club de lecture, que ses membres ont baptisé « le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ». Durant l'Occupation, quelques habitants de l'île avaient prévu un soir de braver le couvre-feu pour partager un cochon grillé du marché noir et une tourte aux épluchures de patates. Sur le point d'être découverts par une patrouille allemande, ils prétendent alors s'être réunis pour discuter d'un livre. Et une fois le mensonge énoncé, il faut bien continuer à donner le change. C'est ainsi que, semaines après semaines, ces habitants qui n'avaient pas forcément grand chose en commun se sont réunis pour discuter littérature. Et c'est cette anecdote que l'un d'entre eux raconte, dans une première lettre envoyée à Juliet qui, intriguée, s'empresse de répondre, et d'établir une correspondance avec ces gens. De lettre en lettre, chacun des membres du club lui dévoilera un pan de l'histoire.

Cette histoire, c'est la leur, bien sur, leur vie quotidienne, les duretés de l'occupation dans une île coupée de tout, délaissée par l'Angleterre. Mais c'est aussi l'histoire d'Élisabeth, personnage fédérateur, disparue pendant la guerre. Cela devient enfin l'histoire de Juliet, qui, ayant trouvé le sujet de son prochain livre, quitte Londres pour Guernesey.

Ce qui m'a le plus marquée dans ce livre, c'est l'opportunité d'avoir une fenêtre ouverte sur une facette méconnue de la Seconde guerre mondiale. J'aime les histoires, j'aime aussi l'Histoire. Mais il est rare que je rencontre des livres qui réussissent à me parler des deux sans que ce soit au détriment de l'un.

Ici, il s'agit de notre historie récente. Nous connaissons tous des gens qui l'ont vécue. Certains en parlent, d'autres pas. Le plus souvent, on n'en parle pas. Ce que l'on sait de la guerre, c'est ce que l'on en a appris à l'école, ce que les médias nous communiquent. Une suite de batailles et de conflits politiques, une énumération de dates et de faits marquants. La Shoah. Ne vous méprenez pas, ce sont des choses importantes à connaître. Mais trop souvent, on ne sait rien de tout le reste : le quotidien vécu par des millions de gens, ceux qui sont restés, les femmes, les enfants, les plus âgés.

C'est toute la subtilité de ce livre : m'en apprendre plus sur l'Histoire sans me donner l'impression de lire une leçon. Me parler d'une facette méconnue de cette période. Les protagonistes de ce livre ne sont pas des soldats, des résistants, des collabos. Ce sont des fermiers, des voisins, qui font chacun du mieux qu'ils peuvent.

Écrit avec une plume grave mais légère, drôle et tendre, ce roman épistolaire est pour moi une lecture incontournable, mêlant histoires d'amitié, histoire d'amour et Histoire, dans un style un peu suranné mais tellement charmant...

Si vous avez le choix, n'hésitez par à le lire en anglais, car malgré la qualité de la traduction, un peu de sa saveur se perd en passant au français. Inutile de vous rappeler tout le bien que Tam-Tam et moi-même pensons de la VO en toutes circonstances!

 
Bonne lecture,
Chi-Chi 
 
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28 octobre 2010

Mon plus bel héritage


La première chose que je regarde, lorsque je vais chez quelqu'un pour la première fois, c'est la présence de livres. Peu importe le genre de littérature, mais une maison ou un appartement sans livres me semble vide. Froid. Sans vie. Lorsque je regarde une émission de déco à la télé, la question qui me préoccupe toujours le plus est la suivante : mais où mettent-ils leurs livres??! Et pour ceux qui en ont, pourquoi le décorateur s'obstine-t-il à les dissimuler? Il paraît que ce n'est pas harmonieux visuellement, une bibliothèque!

Je suis choquée par cette idée, mais du coup, je me suis demandée... Pourquoi, alors que certaines personnes n'imaginent pas vivre sans des bibliothèques surchargées, d'autres n'ouvrent jamais un livre? De qui tenons-nous notre goût pour la lecture? Qu'est-ce qui a rendu certains plus sensibles que d'autres au pouvoir des mots, de l'imagination? Est-ce prédestiné, génétique? Héréditaire? J'ai tendance à croire que c'est une bonne dose de prédisposition assortie d'un héritage favorable.

C'est ma mère qui m'a appris à lire, avant que je n'aille à l'école. Sans être une grande lectrice elle-même (trop d'enfants, pas le temps), elle avait un sain respect pour les livres. Et bien sur, elle m'a lu des histoires dès mon plus jeune âge.

Mon père, c'est autre chose, c'est un malade de lecture. Mais des choses très sérieuses, qu'il ne partageait pas avec nous. Pensez, il n'y avait même pas d'images dans ses livres, ou alors parfois quelques photos ennuyeuses, du genre un chameau au milieu du désert, ou un portrait de vieux monsieur en noir et blanc... Mais même comme cela, il m'a transmis un rapport bizarre au livre : lors des nombreux déménagements de mon enfance, et malgré le poids et les difficultés que cela pouvait entraîner, nous avions des dizaines de cartons de livres à emmener avec nous à chaque fois. Les livres étaient à la fois le boulet du déménagement, et l'élément familier qui symbolisait notre maison, où que nous soyons. D'aussi loin que je me souvienne, dans tous les lieux où nous avons vécu, il y avait toujours des livres dans toutes les pièces : chambres, bureau, bibliothèque, couloirs, entrée, sous-sol...

Pour l'entourage moins proche, même problème : chez les grands-parents, d'un coté, de l'autre, chez les oncles et tantes où nous allions en vacances... En ce qui me concerne, je crois que c'est un peu tout cela réuni qui m'a contaminée et a fait de moi une lectrice avide. Ce serait donc l'environnement? Oui, mais pas seulement. Les résultats n'ont pas été les mêmes par exemple entre mes frères et moi. Mon grand frère est comme mon père, il lit beaucoup, des choses très sérieuses, l'un de mes petits frères n'aime pas vraiment la lecture.

Et moi, eh bien je lis de la romance, il paraît que cela ne compte pas. Mais je « consomme » tout de même entre 4 et 8 livres par mois!

Plus que n'importe qui, je crois que c'est ma mère qui m'a transmis ce virus, c'est elle la responsable du temps que je passe encore aujourd'hui le nez plongé dans un livre, et elle m'a donné en héritage des livres qu'elle avait elle-même aimé. Je vous ai déjà parlé d'Anne, il est temps de s'intéresser à Judy, l'héroïne de Daddy Long-legs (Papa Longues Jambes) de Jean Webster.

Jerusha Abbott, aka Judy, a grandi dans un lugubre orphelinat américain, circa 1900. Trouvée bébé, son nom a été choisi par Mrs Lippett, la directrice : Jerusha vient d'une tombe, et selon Mrs Lippett, c'est un prénom « solide », quand à Abbott, c'était le 1er nom dans l'annuaire! Ses 18 ans approchant, Judy devrait bientôt quitter l'orphelinat pour un métier fort enviable, genre domestique, domestique ou domestique. Et en attendant, elle s'occupe des petits de l'orphelinat... Un jour, Judy, que l'on n'appelle pas encore Judy mais plus sagement Jerusha, est convoquée chez la directrice.

Sa vie va changer ce jour-là : l'un des « bienfaiteurs » de l'orphelinat a décidé de s'intéresser à elle, et parce qu'il trouve qu'elle écrit bien, qu'elle a de l'esprit, et du coup, le potentiel pour devenir écrivain, il a décidé de lui payer des études à l'université! Judy se disant que c'est une perspective d'avenir nettement plus enviable que domestique (et elle a bien raison), accepte aussitôt! Seule condition à cette bourse d'études providentielle, notre héroïne doit envoyer à son bienfaiteur une lettre mensuelle sur ses activités diverses et variées.

Parce qu'il souhaite rester anonyme (les lettres sont à adresser à M. John Smith – qui ne répondra jamais), Judy décide de le surnommer « Papa Longues Jambes », en référence à sa grande silhouette dégingandée, à peine entre-aperçue.

La suite de l'histoire nous est alors racontée à travers les lettres que Jerusha (qui devient enfin Judy) envoie, racontant son installation à l'université, ses cours, ses exploits sportifs, ses voyages, ses premières tentatives d'écrivain, sa rencontre avec un charmant jeune homme... Le style pétillant et malicieux qu'elle utilise dans ses lettres émaillées de petits dessins (de la main même de l'auteur), nous entraîne au fil de ses années universitaire, vers ses projets d'avenir, son émancipation de femme... Et bien évidemment, à la découverte de l'identité de ce mystérieux Papa Longues Jambes!

Ce roman est un classique de la littérature nord-américaine, maintes fois adapté en film et en dessin animé. Pour prolonger le plaisir, il existe également une suite, Dear Enemy, ou Mon ennemi chéri, qui est bien moins connue, et nous raconte l'histoire de Sally, la meilleure amie de Judy à l'université.

Et sur le sujet, je vous fait partager l'avis d'une autre guest-star, Pirouette : « Côté réflexions sur l'éducation et idées philosophiques, il y a plein de commentaires sur l'influence de l'hérédité, de l'environnement, les méthodes d'éducation plutôt douces (par rapport à celle de Mrs Lippett) et les bienfaits d'une bonne hygiène de vie : aérer les salles, envoyer camper les garçons dehors, varier la nourriture, faire travailler les enfants soit aux champs, soit à la cuisine, à la couture, etc. C'est vraiment très intéressant. Et on peut l'écouter sur librivox.org (NdA : pour les fans des audio-books, donc pas moi!). L'auteur fait référence à Montessori et à d'autres théories de l'éducation. C'est assez avant-gardiste pour l'époque. Elle insiste encore une fois aussi sur le suffrage des femmes, ou plutôt le fait qu'elles n'aient toujours pas le droit de vote. L'horreur!! L'auteur a l'air de croire que l'éducation peut tout changer et sauver tout le monde ».

Si ces livres ont survécu à l'épreuve du temps, c'est bien parce qu'au-delà de la romance, on y trouve différents niveaux de lecture!

Et j'espère bien que si j'ai un jour une fille, elle aussi les aimera, et les conservera précieusement, dans sa maison envahie par les livres (oui, je souhaite avoir des enfants qui hériteront de la maladie familiale)... En attendant, si vous n'avez pas encore lu Papa Longues Jambes, et sa suite, précipitez-vous chez votre libraire!


Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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27 août 2010

Love in the afternoon


Lorsque j'ai reçu mon exemplaire, il y a quelques semaines, j'ai eu un instant d'émotion. Voilà, après, c'en était fini de ma vie avec les Hathaway... J'ai tenu le livre entre mes mains, hésitant à le commencer tout de suite, me demandant si je n'allais pas le garder pour un moment de déprime, un de ces jours où j'aurais besoin d'une lecture de confiance. On a tous comme cela des auteurs qui ne nous déçoivent jamais, et vers lesquels on revient en période difficile... Et puis j'ai ri de moi-même. Franchement, comme si j'avais assez de volonté pour résister à un livre d'une de mes auteurs préférées, dans une série que j'avais jusqu'alors adoré! Étrange non comme, quelque soit la taille indécente de ma pile à lire, je continue à acheter des livres, et à donner la priorité à mes auteurs préférés en toute circonstance...


Ceci dit, bien m'en a pris, je crois que ce tome 5 a été mon favori.


Parlons donc de Béatrix, la dernière des sœurs Hathaway. Quand nous l'avons rencontrée la première fois, c'était encore une enfant. Elle a bien grandi, mais est restée, de loin, la plus originale de la fratrie. Le grand amour de Béatrix, ce sont les animaux. Elle a avec eux un lien particulier, comprend leur psychologie, soigne tous ceux qu'elle rencontre, entretient une véritable ménagerie (son animal de compagnie, après Dodger le furet, c'est Médusa le hérisson!) et d'une manière générale, préfère leur compagnie à celle des humains, qu'elle trouve bien trop hypocrites. Elle a évidemment le cœur tendre, et plein de compassion (un grand classique, j'ai remarqué que dans les romances, les gens qui aiment les animaux sont toujours plus compatissants que les autres... étrangement je ne trouve pas que cela se vérifie dans la vraie vie, mais admettons...).


Nous sommes en 1855, c'est la guerre de Crimée, de nombreux soldats anglais sont sur le front, et comme souvent en période de guerre, ils écrivent à la dame de leur cœur.


Béatrix n'a pas de soupirant, mais son amie Prudence, si. Plusieurs même. Et l'un d'entre eux, le Capitaine Pheelan, est justement l'un de ces soldats. Seulement voilà, Prudence n'a pas de temps à perdre, elle s'amuse bien trop de bals en parties de chasse, de thés en promenades. Elle demande donc à Béatrix d'écrire pour elle, et celle-ci ne peut refuser. Ainsi s'engage une correspondance entre Christopher Pheelan et Béatrix. Mais sous un faux nom. Très Cyrano de Bergerac tout ça...


Au fil des lettres, naissent les sentiments. Pour moi lectrice, ces lettres sont une vraie porte ouverte sur leur intimité. J'ai souvent constaté qu'on se révèle beaucoup plus facilement par écrit que en face à face. Et c'est bien ce qui arrive à nos héros. Jusqu'au jour où Béatrix ne veut plus vivre dans ce mensonge, et, toujours sans révéler son identité, envoie une lettre de rupture. Sauf qu'elle se trompe, et envoie son premier brouillon (parlez d'un acte manqué), celui où elle annonce à Christopher qu'elle n'est pas celle qu'il croit et le supplie de revenir et de la trouver!


Évidemment, Christopher ne comprend pas qu'il y a eu erreur sur la personne, et quand il rentre du front en héros national quelques mois plus tard, il est se met en quête de celle qu'il aime. Dieu merci, l'auteur en a fait un être intelligent, et il ne lui faut pas des mois pour se rendre compte que Prudence ne peut pas être celle qui lui a envoyé ces lettres (d'abord elle est trop cruche, ensuite elle est vaine et superficielle, et enfin, elle est trop cruche!). Et il n'apprécie pas du tout, mais alors pas du tout d'avoir été mené en bateau... déjà qu'il n'est pas trop en forme, après avoir passé des mois sur le front, mais quand on sait que Prudence, c'était un peu le soleil qui l'a motivé pour rentrer vivant... Et du coup, qui lui a envoyé ces lettres??!


Enfin, je ne raconte pas la suite, mais sachez que les sentiments entre les deux sont incroyablement touchants... La façon d'aborder le problème du soldat qui rentre de la guerre résonne de manière assez moderne, quand on pense que l'auteur est américaine, et qu'elle doit avoir à l'esprit tout ce qui se dit aujourd'hui sur le syndrome post-traumatique des soldats, mais elle arrive à éviter le cliché avec une grande finesse, et nous présente un héros qui affronte ses faiblesses et qui n'est pas guéri d'un coup de baguette magique par l'amour de l'héroïne (selon moi, l'un des clichés les plus irritants de la romance)...


En refermant le livre, j'ai eu ce petit pincement au cœur. Au revoir, les Hathaway...


Bonne lecture,
Chi-Chi
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