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12 juillet 2013

Jet, enfin!!!

Comme quoi, il suffisait de demander! Voyez-vous, La Petite Lady devait nous écrire un article, c'est chose faite, et elle est en forme!

(Juste, pardon les gars mais c'est QUOI cette couverture trop moche d'un type qui fait peur là? C'est supposé me faire rêver?? Raté... pas vous?) Enfin bon, passons, on sait déjà que la couverture de romance est un art mystérieux que personne ne maitrise et que ce n'est certainement pas ça qui va me faire acheter un livre! (surtout vu le regard halluciné du jeune homme qui me fixe, vaguement vitreux. Je ne veux pas savoir ce qu'il a pris pour ressembler à ça!)

Enfin bon, c'est les vacances (c'est l'été en tout cas), installez-vous confortablement, prenez un verre bien frais, et venez lire son (long) article à pleurer de rire avec de la science de la romance dedans... 

Chi-Chi

Bonjour, je prendrais bien un Jet (27).

Si jamais je n’avais pas peur du courroux de Chi-Chi, je pense que je m’arrêterai là parce qu’en soit ça résume bien mon sentiment général post-lecture.

Hihihi #paillettes #groupie #lovetatooboys
(non je ne suis pas sur Tweeter mais je gazouille quand même si je veux !)

Mais j’ai bien trop de respect pour Chi-Chi pour lui infliger cet affront, d’autant qu’elle attend relativement patiemment (le fait que je sois en Outre-Mer aide peut-être) cet article depuis une semaine (note de Chi-Chi: UNE SEMAINE??!!! Dis plutôt un mois!). A ma décharge, je dirais que j’ai voulu faire les choses bien: j’ai relu le livre plusieurs fois afin d’en faire la critique la plus juste et la plus fidèle (et récolter quelques citations sympathiques pour agrémenter le tout).

Tout d’abord, braves gens, damoiselles et damoiseaux (rayez la mention inutile), laissez-moi vous faire une confession: je suis une novice totale en matière de romance, mes lectures de prédilections étant plutôt dans le thème polar/héroiquo-fantastique avec histoire d’amour en arrière-plan. J’ai bien lu quelques romances dites classiques (Marc Darcy si tu m’entends), mais avec Rule, je lisais ma première romance directement approuvée/conseillée/validée par les princesses. Fraichement armée d’un Kindle (avec lequel je vous annonce mes fiançailles sous peu, on passe notre vie ensemble faut dire), j’ai décidé de me laisser tenter par Rule (petit prix mais maxi plaisir). Ayant beaucoup aimé Rule, j’ai décidé de continuer sur ma lancée avec Jet.

FAUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUX, pour éviter de mettre Kholer en colère (comment ça elle n’est pas inédite cette blague !?)

Je dois vous avouer: Rule n’était pas ma première romance. Chi-Chi m’avait prêté il y a quelques années le premier tome de la Confrérie de la Dague Noir un jour que je lui vantais en long en large et en travers les mérites de Damon et autres vampires de série (je précise que c'est une des rares fois où j'ai prêté quelque chose que je n'avais pas aimé, mais je n'avais rien d'autre sous la main - C.). J’ai donc lu L’amant Ténébreux et en français s’il vous plait... Je trhemble enchore devant le thalck pour bhébhé, c’est vous dire.
NB: désolée pour les fans de J.R. Ward et pour celles qui ne comprennent pas la blague, mais la confrérie et moi on a clairement pas accroché.

Bref, tout ça pour dire que j’ai lu Jet. (Format ebook / anglais facile) et que je le conseillerai à toutes celles qui ont aimé Rule. Nul besoin d’avoir lu Rule pour lire et comprendre Jet, mais c’est tout bonus pour mieux y apprécier l’histoire sachant que ça se passe après.

Basiquement, c’est un peu le même schéma que Rule et Shaw (le bad-boy et la perfect girl): vous prenez un beau tatoué aux pantalons hyper-slim qui fait de la musique, une belle fille intelligente avec bottes de cow-boys au passé un peu mystérieux qui veut toujours être maitresse de son destin, vous rajoutez des parents totalement honteux qui vous font perdre foi en l’Amour, un frère beau en faire damner un saint voire des seins (jeu de mot honteux mais totalement adapté selon le contexte). Vous saupoudrez le tout d’une attraction physique tellement palpable que nos deux protagonistes sont bien les derniers à se rendre compte qu’ils veulent être
naked together” (ce n’est pas moi qui le dit, c’est Ruuuule). Vous rajoutez des bagues et un drame avec un grand D et hop ça fait une Love Story.

Globalement Ayden m’a un peu saoulé mais heureusement Jet était là pour relever le niveau  Donc je plussoie l’alternance des points de vue!

Ce que j’avais envie de dire à Ayden pour la secouer et la sortir de sa torpeur:
  • Quand Ayden dit “There were too many boys for too many bad reasons” a.k.a “J’ai honte de mon passé parce que j’ai fait pleins de galipettes pour de mauvaises raisons, mais surtout pour aider mon frère en fait”, et qu’elle pense que ça justifie le fait qu’elle doive s’éloigner de Jet. Alloooooo, tu parles de JET, le mec qui a enchainé les conquêtes d’un soir pendant des années ...Qui est-t-il pour te juger là-dessus non mais sérieusement !!! T’es un peu crétine de croire que ça va changer quoi que ce soit, ça va peut-être lui éviter de croire que tu es une petite fleur innocente (cf. la suite), ce qui t’énerve.
  • Quand Ayden a ses pseudo-crises de culpabilités à base de "bouhou si mes amis savaient qui j’étais avant, ils me mépriseraient, bouhou il faut donc que je continue à leur mentir". Allooooo mais apprends ce que ça veut dire le mot AMI. Et puis tu ne parles pas de Mr et Mme Parfaitsoustouteslescoutures, tu parles quand même d’un groupe de hard rock, de tatoueurs professionnels avec un passé... Alors si eux te tournent le dos quand ce ne sont clairement pas des enfants de cœur, ça sera PAS pour ton passé.
  • Et je m’arrêterai là pour éviter les spoilers... mais je peux vous dire que j’ai eu de nombreuses fois un monologue avec Ayden pour qu’elle arrête de se prendre pour ce qu’elle n’est pas. Non Ayden, tu n ‘est pas indigne de l’amour des gens et ce n’est pas parce que tu n’as pas été un ange dans ton adolescence que toute ta vie les gens vont te tourner le dos!
Jet, Jet, je n’ai pas grand-chose à te dire... Tu es un personnage attachant, assez cohérent de bout en bout et cela malgré des parents complétement indignes !

Puisque ce sont bientôt les résultats du bac de Français (enfin ça l'était quand l'article a été écrit la semaine dernière - C.), je me propose de vous démontrer par a+b pourquoi lire des romances est bénéfique pour la culture stylistique et des champs sémantiques. Cela peut toujours servir si vous arrivez à bout d’argument sur les bienfaits de la lecture de romance... Mais je doute que vous y arrivez un jour.


DE L’ART DES FIGURES DE STYLE AVEC JAY CROWNOVER:

"He tasted like whiskey and the sweetest kind of temptation there was."
Il avait le goût du whiskey et de la plus douce des tentations qu’il puisse exister.
"She tasted like wine and invitation."
Elle sentait le vin et le parfum enivrant d’une invitation. (Et c’est comme ça que les drames traductionnels commencent)

Ceci sont de magnifiques zeugmas : le zeugma est une figure de style qui consiste à lier syntaxiquement deux termes à un verbe (ou adjectif). Ces deux termes sont quant à eux incompatibles et entretiennent un rapport différent avec le dit terme-lien.

Application : poésie réussie avec Jay Crownover.
Grand manitou du genre : feu Pierre Desproges !

"I couldn’t forget that he thought I was just some innocent little flower who shouldn’t be touched by dirty hands."
Je ne pouvais oublier qu’il pensait que je n’étais qu’une innocente petite fleur qui ne devait pas être touchée par des mains moins innocentes.
Ceci est un parfait exemple de la très célèbre figure de style qu’est la métaphore, une figure de style qui associe quelque chose (ici Ayden) à un autre champ sémantique (ici la fleur) afin de traduire/d’illustrer une idée/un sentiment (ici quelque chose de beau, pure et naturel qui ne demande qu’à être protégé).

Quoi que je me questionne encore sur le choix du terme fleur avec l’adjectif innocente, serait-ce un oxymore ironique dissimulé pour véhiculer une toute autre idée, bien moins pure ?

Notons l'euphémisme dans ma traduction.

"This was a kiss that was filled with promise, filled with all the things that had been hot and heavy between us for so long."
C’était un baiser qui était rempli de promesses, remplies avec toutes les choses qui avaient été brulantes et étouffantes entre nous pendant si longtemps.
Ceci est une métaphore filée. La même chose qu’une métaphore mais avec encore plus de mots des champs sémantiques imagés.

On remplit rarement un baiser avec quelque chose de concret. Certes, une fois j’ai rempli ma bouche avec des pâtes, beaucoup de pâtes, vraiment beaucoup de pâtes (Lady D. peut en témoigner) mais m’est avis que personne n’aurait voulu remplir avec moi un baiser. (On ferait beaucoup de choses pour gagner un concours, même ressembler à un hamster).

"You really think I’m about to let you guys roam around this city unsupervised? The female population of Denver would never survive it."
Tu pensais vraiment que j’allais vous laisser parcourir la ville sans surveillance? La population féminine de Denver n’y survivrait jamais.
Nous avons là une hyperbole, figure de style qui met en relief une idée au moyen d’une expression exagérée. Les filles de Denver y survivraient mais leurs nuits seraient surement très occupées.

"Look, I don’t know about love but I am infatuated with him. He makes me smile just being in the same room... [18 lignes] I might be in love with him, but I can’t be."
Écoute, je ne sais pas ce qu’est l’Amour mais je suis sous le charme. Il me fait sourire juste en étant dans la même pièce [AydenesttropamoureusedeJet] Il se pourrait peut-être que je sois amoureuse de lui mais je n’ai pas le droit.
Nous avons là un bon gros mensonge de Ayden. (cf. ce que j’ai dit plus haut) et accessoirement une petite litote (bien qu’elle veuille nous faire croire le contraire) car on sait tous que dans le fond elle veut juste dire: Je suis complétement raide dingue folle amoureuse de lui et je ne peux imaginer ma vie sans lui, mais non elle se contente de dire “Il se pourrait que je sois amoureuse”.

La litote est effet une figure de style qui en dit quelque chose sous une forme atténuée pour finalement en dire plus.

Ayden nous a juste fait la version moderne du célèbre “Va, je ne te hais point”.

NB: Si on poussait plus loin l’analyse, on pourrait presque dire qu’Ayden utilise une sorte de prétérition, figure de style qui consiste à dire que l’on passe sous silence quelque chose alors que finalement on ne fait qu’en parler. Ayden veut nous faire croire qu’elle ignore tout de l’amour... Alors pourquoi nous en donne-t-elle une définition de 18 lignes ? Mais bon, je pousserai Mémé dans les orties en disant ça.

Et c’est loin d’être fini, il y a tout plein de jolies figures de styles utilisées dans la romance. (On me dit dans l’oreillette qu’il y a aussi des moins poétiques, notamment chez J.R. Ward mais ce sont les aléas du style, Hit or Miss), mais c’est tout pour le moment (Lady D. c’est pour toi  aussi).

Je dois avouer que j’aime beaucoup le zeugma et la prétérition. J’aime jouer sur les mots avec le zeugma et ne pas parler des choses tout en parlant avec la prétérition.

Et vous quelle est votre figure de style préférée avec exemple à l’appui tiré d’une romance ?

Dernier point qui m’a un peu chiffonnée... Les descriptions de Jay Crownover sont parfois un peu trop facile à base de :
  • N’importe quel garçon avec des cheveux roses comme les siens aurait l’air ridicule, mais non Rule était magnifique.
  • N’importe quel garçon portant des pantalons si slim aurait l'air ridicule, mais non Jet était SO sexy.
C’est un peu facile, moi aussi je peux le faire :
  • N’importe quelle table avec une telle nappe aurait eu l’air de mauvais goût, mais non, le jaune caca d’oie donnait à cette table un côté irrésistible!
Pour finir, je dirais que nos deux tourtereaux ont souffert non pas des situations complexes dans lesquelles ils ont été amenés à vivre (cambriolage, hospitalisation, tribunal, rupture familiale etc.), mais plutôt d’un manque de quelque chose entre eux... un truc qui commence par un grand C majuscule.

Je parle évidement de Communication !!!

J’ai vraiment l’impression qu’ils se seraient évité pas mal d’ennuis et de rebondissements si Ayden avait été plus honnête ... (ouais franchement je trouve que c’est “tout de sa faute”, mais ne vous méprenez pas hein, je l’aime bien dans le fond Ayden, elle a ce côté dure-à-cuire je-veux-régler-mes-problèmes-toute-seule  que je comprends même si souvent ça ne lui réussit pas)

Donc les ami(e)s, bien que Ursula (la vilaine pieuvre qui torture Ariel, aka moi donc - .C) nous ait dit de pas sous-estimer l’importance du langage du coooorps (ce que nos deux tourtereaux n’ont pas sous-estimé croyez-moi), il faut encore moins sous-estimer importance du langage tout court dans les romances mais dans la vie aussi... C’est la MORALE de notre histoire.

Comme quoi tout est bon à prendre dans cette romance!

A VENIR L’HISTOIRE ENTRE LA DELICIEUSE CORA ET LE NON MOINS DELICIEUX ROME (schéma inversé cette fois, youpi, la bad girl et l’ex-soldat)
#tattoenformedecoeur
  
  
La Petite Lady
 
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10 juillet 2013

Vera Cruz au pays des Poneys


Je vous emmène en balade ce mercredi.
Point de destination exotique, mais un pays reculé et isolé au pied de l'arc en ciel: le pays des poneys.

Ceux que j'ai eu la chance de voir ce week-end n'étaient pas à paillettes, mais ils répondaient à des noms très dignes: Diamant, Naturel et Galaxie.

Et au milieu des poneys, des mini-princesses qui avaient donné rendez vous à Ariel...
 

Et puis comme il faisait si chaud, nous avons tous "fait plouf" (il faut s'adapter aux idiomatismes locaux).
Ariel n'a pas gagné le concours de grimaces, mais elle a agité ses nageoires avec délectation.
J'ai même pu assister à l'apparition furtive d'une super héroine... Heureusement pour son identité secrète, une goutte d'eau est venu se loger sur l'objectif...
Fatiguée par une séance de bombes et autres sauts impressionnants, Ariel est alors sortie de l'eau, et s'est détendue à l'ombre en sirotant son pulco.
Pendant que son altesse le dauphin faisait "plouf" à son tour dans sa pataugeoire personnelle... 

Et au milieu de cette langueur estivale, un évènement a eu lieu dans le monde de la romance, ou tout du moins, le monde des princesses.

Little B., initiée au côté rose de la force il y a un an presque tout juste, a succombé au pouvoir de la VO. Et c'est avec une joie sans précédent que je lui ai prêté Romancing Mister Bridgerton de Julia Quinn.

Je laisse maintenant à Colin le soin de parfaire son addiction! Et on ne saurait rêver d'un meilleur mentor non?

 
Bon mercredi, 
Tam-Tam 
  
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10 juin 2013

Le meilleur pour la fin, take 3 (et clap de fin)

Le tout dernier épisode, la fin de la fin, l'apothéose, la conclusion de la nouvelle de Lysa Chaipas et des nouvelles de nos guests tout court. Il sera bientôt temps de vous trouver de nouvelles formes de divertissement... Mais en attendant, la concrétisation de tous mes rêves! ^_^

Le vol Pékin-New-York est interminable et Cécile n’a qu’une hâte, de se poser à l’aéroport JFK et enfin vivre le rêve New-Yorkais ! 

Ébaubie par les lumières de la ville, elle passe ses journées à descendre et remonter les interminables avenues new-Yorkaise, envoûtée par tant d’activité, tant de lumière, tant de rêve en fin de compte ! Elle se fait peu à peu un petit groupe d’amis, tous très sympathiques, avec lesquels elle anime la nightlife new-yorkaise jusqu’au lever du soleil ! New-York est SA ville et elle s’y sent bien. 

Un jour, son amie Pamela, une californienne blonde aux gros seins qu’elle a  rencontré en se faisant faire une manucure à Chinatown lui annonce qu’elle a réussi à décrocher le jackpot, que dis-je le Saint Graal, mieux encore, la LUNE : deux places pour l’avant-première New-Yorkaise de Real Steel, le dernier film de Hugh Jackman. Cécile est en pamoison, son cœur bat la chamade, enfin elle va pouvoir vérifier de visu la véracité de cette fameuse ‘échelle Hugh Jackman’ à la renommée internationale dans le monde de la romance !

Le grand soir est enfin arrivée, Cécile est éblouissante de beauté. Pour l’occasion elle a investi dans une robe de Chanel, une de ces robes classiques et à la fois élégantes qui subliment la femme jusqu’à l’extrême. Cécile est rayonnante, ravissante, exquise, délicieuse et elle le sait. Arrivée devant le cinéma, au croisement de Fifth Avenue et de Times Square, les paparazzis sont éblouis par cette déesse, les flashes crépitent, la foule délire ! 

Et là, comme dans le pire livre de romance, du type ‘Un orage à San Francisco’, le regard d’Hugh Jackman, le vrai et non plus sa version chinoise ou italienne, croise celui de Cécile : l’électricité est palpable, la  tension sexual est à son comble : Cécile le sait le sent elle vient de rencontrer l’homme de sa vie et clairement le sentiment est réciproque. Cécile monte les marches et rentre dans la salle de projection, le film commence et Cécile se sent toute chose : elle sent la présence de Hugh dans la salle et n’arrive pas à se concentrer sur ce chef d’œuvre du 7ème art, il est si proche. 

Et c’est  là, dans cette salle de projection new-yorkaise, à 5851km de Paris ;  que survint l’improbable : un nain chauve et velu vient lui apporter un papier où sont écrits seulement ces mots : 
‘Meet me in my cagibi.
Hugh.’

Aussitôt Cécile se lève, et guidée par l’attraction qui la lie à Hugh elle trouve immédiatement son cagibi, et devant, Hugh Jackman dans toute sa splendeur. Il n’y a de mots pour décrire l’atmosphère qui règne : ils ne peuvent détacher leur regard de l’autre et pourtant les mots ne viennent pas. Enfin, Hugh engage la conversation ‘I’ve been waiting for you my whole life’ et Cécile de répondre : ‘So have I’.

Quelques mois plus tard, Cécile et Hugh sont mariés et ils ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Cécile est chargée de la rédaction de la nouvelle constitution américaine dans laquelle le port des armes est aboli, et la peine de mort pour les nains chauves et velus est plus que conseillée. Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants (pas nains) !

Et voila, chers amis, le mot de la fin... J’espère que vous avez aimé ces petites nouvelles autant que moi quand je les ai lues la première fois! 
Bonne journée et à très vite pour de nouvelles aventures, 
Love,
Chi-Chi

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7 juin 2013

Le meilleur pour la fin, take 2

Avec un petit décalage, suite de l'oeuvre de Lysa Chaipas...

Dans l’avion pour Pékin, Cécile a un petit pincement au cœur en pensant à Hugo mais elle repart la tête pleine de jolis souvenirs, le cœur remplit d’émotion et de bonheur. Elle se sent apaisée et heureuse, elle le sait Hugo n’était pas le bon et l’amour, le vrai, le grand arrivera en temps et en heure. Rome n’était pas sa ville pour rencontrer l’amour.  Au contraire, Pékin, ses chinois, ses pousse-pousses, ses noodles, sont un ravissement pour notre héroïne ! 

Elle connait déjà la Chine pour l’avoir parcourue pendant les deux premières années de sa vie (et en avoir gardé tant de souvenirs) et y être retournée un été pour voir son père, sinophile devant l’éternel (et non pas cynophile). 

A l’aéroport, Cécile attrape un panda-taxi (vous savez ces pandas qui tire des petites carrioles à travers tout Pékin) et met donc 4 heures pour faire 5 kilomètres mais quel bonheur de se faire tirer par un panda (sans aucun sous-entendu, ceci n’est pas une histoire de zoophile, merci !). Cécile engage la conversation avec son chauffeur de panda-taxi, un chinois a l’air assez avenant au demeurant et Cécile n’est pas du genre à avoir de préjugés : chauffeur de panda-taxi ou secrétaire général de l’ONU : peu importe, Cécile engage la conversation avec tout un chacun et toujours avec le sourire. Le panda-taximan (pour faire court), Yu Yak-Man de son noble nom vient en faire d’une contrée reculée de la Chine, le Sichuan, une province du pays où seuls les plus fous arrivent à survivre dans un tel environnement hostile. 

Yu Yak-Man habite à Pékin depuis plusieurs années et il connait tous les bons coins, ‘the places to be in Beijing’. Il propose donc à Cécile, rebaptisée Céci-Ling dans un restaurant gastronomique de la capitale pour un dîner typique. Céci-Ling a quelques emplettes à faire mais le rendez-vous est fixé pour 8 heures le soir même. 

Le restaurant, the Shangai Empress ressemble plus à une cafétéria du Crous qu’à un restaurant gastronomique mais soit, Céci-Ling décide de laisser sa chance à Yu Yak-Man. Seulement, il s’avère que la spécialité du restaurant est le serpent : pané, en sauce, cru, fumé … il y en a pour tous les goûts. 

C’en est trop pour Cécile qui repart en courant du restaurant en laissant derrière elle un Yu Yak-Man complètement dépité qui ne comprend pas ce qu’il vient de se passer. Pour se remettre de ses émotions, Céci-Ling décide de partir quelques jours à Hong Kong, elle y a un peu de famille et même si elle n’apprécie pas forcément son cousin Nico l’infâme, lui au moins ne l’emmènera pas manger du serpent. 

Céci-Ling passe les trois mois qui suivent à parcourir la Chine en train, en bus, en panda-taxi … Elle en profite pour aller se balader au Népal, escalader l’Everest (Cécile est une grande adepte de la montagne) pour après le redescendre en tonneau (Cécile est aussi une grande adepte de sensations fortes). 

Après cette cure de nature, de verdure et de beauté, l’épisode Yu Yak-Man est oublié et Cécile se sent prête pour enfin se rendre à New-York : the Big Apple !

 
Suite et fin au prochain épisode, dès lundi! 
Chi-Chi
     
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5 juin 2013

Care Package bis...

On me gâte!
J'aime ça quand on me gâte. Et quand en plus c'est une surprise, je saute comme une gamine, et je pousse des petits cris de bébé loutre qui vient de naître.

Il y a quelques semaines, Emmanuelle m'a envoyé un beau paquet. Il arrivait de France, mais son contenu avait fait beaucoup plus de route...


Voyez donc, au programme des dernières semaines, en dégustation nous avions en Tam-Tamland:
- des Lifesavers aux fruits! Je connais ceux à la menthe, qui me font toujours un peu penser aux pastilles Vichy mais ceux aux fruits sont vraiment différents. 
- des Tootsies, l'équivalent de nos Carambar (sans la blagounette traditionnelle). Le goût est différent, mais délicieux. Le prince les a dévoré!
- des Peanut Butter CookieDough Bites, absolument dé-li-cieuses! De la pâte de cookies (au beurre de cacahuètes) le tout entouré de chocolat. Une tuerie! Je dois me retenir de ne pas les dévorer en une seule fois!
- des Pop Tarts au chocolat. Pour ceux qui lisent en VO, vous lavez sans doute lu au détour d'un contemporain la mention de ses snacks sucrés tout a fait typique. Les pop tarts se dégustent chaudes, après un passage rapide dans le grille-pain
- une superbe carte des présidents des USA. Histoire de réviser pour devenir incollable au Trivial Poursuit.
- et enfin, un livre, parce que Emmanelle est adorable. Almost Paradise de Susan Isaacs, acheté dans une librairie renommé de Washington. D'ailleurs, Darling, je pense qu'on te l'a vendu comme une romance suspense, et de ce que j'en ai lu... On t'aura menti! Mais je te rassure, le livre est bien, une superbe fresque de vie, un roman féminin comme il est très dur d'en trouver en fait! Mais chut, je n'en dit pas plus... Je vous en parlerai plus en détail dans un autre article.

Bon mercredi,
Tam-Tam


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27 mai 2013

Le meilleur pour la fin, take 1

Avec CECILE PARCOURT LE MONDE par LYSA CHAIPAS, nous abordons la dernière des nouvelles de nos guests, publiée cette fois en plusieurs épisodes!

Lysa connait bien l’amour, ses mystères et ses douleurs aussi bien que ses bonheurs : en effet elle vit actuellement à Long Island avec son sixième époux, âgé de 90 ans. Auparavant Lysa a écrit deux épisodes des Feux de l’amour et, alors  en plein apprentissage de la langue arabe a également rédigé un article pour « Féminin Santé » sur le Kama Sutra. « Cécile parcourt le monde » est son premier roman.

Il était une fois la douce et délicieuse Cécile, à la voix de miel et aux yeux de caramel, au caractère aimant et attentionné.  Cécile n’était ni princesse, ni reine, ni bergère mais tout simplement étudiante. Elle aimait à peindre, lire des histoires d’amour, faire la fête mais ce que Cécile aimait par-dessus tout, c’étaient les films de Hugh Jackman. Malheureusement, ces études de droit, aussi passionnantes qu’elles soient, la menaient plus à rencontrer des Dominique Rousseau, Emmanuel Chain et autres poncifs du genre qu’un bel étalon viril et couvert de poil aux griffes d’acier. Alors,  une fois son master en poche, mémoire terminé (avec comme note finale, 15 ! Cécile n’était pas peu fière!), elle décida d’aller parcourir le monde le temps d’une année afin de profiter de la fin de ses études.

Elle choisit de partager les douze mois que dureraient son périple en trois destination: l’Italie, pour la beauté de ses paysages et sa gastronomie, la Chine pour ses chinois (qu’il y a fort nombreux parait-il) et enfin, l’apogée de ce voyage sans fin, New-York, pour ses pommes.

Le jour de ses 28 ans, Cécile plia bagage emportant seulement une valise (une chouette valise à roulette, conduite latérale et frontale, Cécile avait le dos quelque peu fragile !) contenant 4 culottes et une brosse à dent : Cécile avait prévu de ne vivre que d’amour et d’eau fraîche. Après que sa sœur douce et aimante l’ait déposée à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle (la sœur de Cécile était une crème, prête à lui rendre toutes sortes de services, quoi qu’il ait pu être raconté dans des histoires différentes), Cécile s’envola pour Rome! 

Dans l’avion, Cécile ressent une petite impression, elle ne verra pas la France pendant un an, sa petite sœur qu’elle aime tant, son appart dans lequel elle se sent si bien … et en même temps un petit frisson la traverse et elle se dit qu’elle ne pourrait pas être plus heureuse ! Ce voyage s’annonce fabuleux et Cécile a une envie folle de découvrir des villes, des paysages, des gens, … Hugh Jackman, euh non, juste des gens! 

Lorsqu’elle  atterrit à Rome, la ville hume bon la pizza et la sauce tomate. Cécile passe déposer son sac à son hôtel et décide d’aller se promener dans les rues … Des musées, des fontaines, des glaciers, un bout de shopping, Rome est une ville interminable et Cécile est inépuisable. 

Un jour, que Cécile est assise à un café, buvant un expresso, écrivant ses mémoires de voyage, un homme s’approche d’elle ‘Ah ma qué bella bellisima ragazza perqué si si sara ti amo’. Cécile, un peu interpellée par cet homme à la figure d’ange lui répond ‘perqué no ! me chiamo Cécile, no me chiamo sara’. ‘Cecilia, ma qué bella prenomo ! me chiamo Hugo Giacquemano’ ! Persuadée que le destin vient de lui tendre une fleur, à la terrasse de café romain, sous un soleil qui lui réchauffe le cœur et le dos, Cécile propose à Hugo Giacquemano de s’asseoir pour un café. 

Hugo maitrisant la langue anglaise aussi bien que Cécile, la conversation s’emballe et Hugo et Cécilia restent assis dans ce café pendant des heures, tant et si bien que lorsque le soleil se couche, ils sont encore là en train de refaire le monde. C’est à contrecœur qu’ils se quittent, mais après avoir échangé leur numéro de téléphone et promis de se revoir le lendemain pour un diner aux chandelles.

Le lendemain soir, Cécile s’est vêtue de sa plus belle robe noire (qu’elle a retrouvé dans sa valise, enfouie sous ses quatre culottes et sa brosse à dents), assortie de ses talons noirs avec des petits clous dorés, ceux qui lui font des jambes de déesse vivante. Quand elle retrouve Hugo, celui-ci a les yeux qui pétillent de joie, un peu comme le cœur de Cécile qui bat la tarentelle ! Le dîner se déroule à merveille, les sujets de conversation sont inépuisables, interminables, Cécilia (comme Hugo la surnomme) est conquise. 

Une fois le dessert fini, Hugo a encore du tiramisu aux commissures des lèvres que Cécilia a délicieusement envie de goûter. Rome est une ville d’amoureux, Hugo et Cécilia sont sous le charme, ils errent dans la ville étourdis par le charme de la soirée. Soudain, arrivés devant le Colisée, Hugo se tourne vers Cécile et là, avec tout son charme, sa vigueur d’étalon italien, l’embrasse fougueusement. Ce baiser enflammé a un doux gout de café, de crème et de chocolat. Soudain, Hugo recule: ‘Do you want to come to my house?’ Cécilia n’hésite pas une seconde ‘Si! Si!’.

Hugo prend donc la main de Cécilia et ils partent en direction de sa demeure. Une première porte, quelques marches et enfin, voilà son appartement ! Cécilia a le cœur qui vibre, la porte s’ouvre et là … ‘Hugo hugo mi fligio, con una ragazza tan bella’ Surprise !!! La mère d’Hugo s’avère être aussi sa colocataire !! Cécile est sous le choc, elle connaissait ce travers italien, mais Hugo lui paraissait si parfait, si mature, si indépendant ! La mère d’Hugo, Donatella-Limoncello (Giacquemano), leur propose un café, Hugo accepte, Cécile accepte aussi mais fulmine intérieurement. 

Puis après avoir fait bonne figure pendant une heure, Hugo lui propose d’aller dans sa chambre. Outrée par cette proposition, au vu et su de sa mère, Cécile se sent atteinte dans sa pudeur, elle décide de suivre Hugo pour lui toucher deux mots (et seulement deux mots, rien d’autre). ‘Hugo, I’m sorry but I want to date an adult, not some pretense of a man who needs his mummy for coffee and a kiss goodnight. Our story stops right here right now’. Hugo,  l’air dépité, ne comprend pas la reaction de Cécile et ils se séparèrent sur son ultime discours ‘Oh Cecilia, you’re breaking my heart, you’re shaking my confidence daily, Oh Cecilia, You’re breaking my heart, I’m begging you please do come home’. Cécile dit non.

A suivre... 

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20 mai 2013

Une ballade c'est une nouvelle?

Episode 4 de notre série de nouvelles, un poème. Logique non? 

Pire, un poème en anglais... Une ballade c'est un poème non? Je ne suis jamais sure... Et là, je vous présente mes plus plates excuses mais je ne traduirais pas. Je suis une horrible flemmarde et il faut se plaindre à l'auteur pour toute réclamation. (de toute façon je peux bien dire ce que je veux, elle est partie vivre à l'autre bout du monde pour éviter que je ne lui demande une suite) (vous parlez d'une mesure extrême...) (je ne me savais pas si effrayante, mais il faut croire que je cache bien mon jeu) (pardon pour l'anglais donc, j’espère que la majorité d'entre vous y comprendront quand même quelque chose...) (selon les propres dires de l'auteur, "mon prof m’ayant rappelé que j’avais « trouvé mon style » en anglais, je me devais de faire preuve de mes talents d’auteur. C’est pour ça que, bien qu’en décalage avec les quatre autres histoires, cette ballade a toute sa place dans l’ouvrage que nous te présentons (en vrai moi je kiffe les histoires un poco dramatiques donc je me voyais pas faire un truc tout rose bonbon – je cultive ma différence.)". Tout s'explique!)

Il s'agit donc d'une ballade country sur l'air de Lily, Rosemary and the Jack of Hearts  de Bob Dylan. 

Ballade nommée Cecelia and the shadow in the corner of her eyes, par Michaela Quinn, femme cowboy, vit dans un ranch au Texas entouré de ses poules et de ses vaches qui la comprennent mieux que personne. Elle a une  licence en « creative writing » à la University of Kentucky Fried Chicken. Elle écrit de nombreuses paroles de chansons pour des grands chanteurs country, comme Bob Dylan, Hannah Montana et Taylor Swift (plus d’un mètre 80). « Cecilia and the shadows in the corner of her eyes » est un premier galop d’essai parfaitement réussi.

She flipped the sign to “CLOSED”, dimmed the lights and beckoned the men to leave,
Macias the cow-boy was here again, that sturdy man no one could deceive
He stood beneath the doorway, with his all-to-weary smile
And no one could devise what brought him to tread those miles
Except maybe Cecelia, and that shadow in the corner of her eyes.

Macias pictured it so clear: Pilar coming home from his daily spree,
From dusk ’til dawn dead drunk, and always as violent as can be
Pilar was no one’s fool, a country-man who only guns could tame,
Who played a dangerous part in the county’s narcotic game -
And his wife Cecelia, bearing it all with that shadow in her eyes.

Rumour had it ‘round town that Macias here was one to take a stand
He could rise against the infamy of Pilar’s iron hand
The first was esteemed throughout the county, the latter only feared,
Despite Macias’ heroic count’nance, nothing to him appeared
More worthy, than gazing into the dark corners of the barmaid’s eyes.

She set off one Sunday with her rattling car and a heart loaded with grief.
To Mexico she drove, her cousin’d died – Cecelia was bereaved.
The burial had passed, but still no sign of her return.
The people of her town were all eager but to learn,
Why three days had gone by with still no sign of those dark saddened eyes.

Macias the hardy cow-boy was riding on his valiant horse that day
He ran upon Cecelia: drugged and dozing in her rattling car she lay.
The Narcos were behind this: hoards of mary-jane in the trunk he found…
And despite her tightly shut lids and dreary, absent mind
He still felt her staring back, from the shadows in the corner of her eyes.

No one knew the circumstances, no one even dared enquire:
The drug snuggling was all too common, the cost of being curious much too dire.
But our dear cow-boy, that one boy who could never be deceived
He knew this was by Pilar and his pernicious gang achieved;
And he saw that the shadows had now spread within Cecelia’s op’ning eyes.

He brought her back on horse to his wild and remote Arizonian ranch,
Once her senses came to life, with shame and awe and fright she came to blench.
“Your husband is a vile, vulgar, vicious fool, he said to her,
A princess the like of you should never such a life endure”.
In silence she sat, the shadows clouding the corners of her eyes.

He spilled his heavy-hearted soul; it had been too much for him to bear:
“We once were friends Pilar and I, one of those inseparable pairs
In his foul deeds and dirty acts I wrongfully took part, said he
And all the while, my carelessness was forbidding me to see
The shadows that were there all along in my poor wife’s drowning eyes.”

For Macias had been married to a county girl in those rash reckless times
Of this world she is no longer - victim of the Narcos’ hateful crimes.
He spoke no word ever since, and a righteous cow-boy he became.
But a promise to himself he made, that never again would he be to blame
For failing to see those shadowed eyes, women’s shadows of despair.”

« My love for you is real, and should not be inconsid’rately dismissed.
Were your fine hands ever tightly held, those soft lips ever kissed?”
Our cow-boy here was begging, he wished for Cecelia to stay
He wished to make her smile, yes he wished to make her gay
Most of all, he wished to see the colours hidden by the shadows in her eyes.

Cecelia was in awe: once a hardy gangster, now so tender.
One of the Narcos in his prime, now a cow-boy with such splendour.
But she could not give her heart to him, though she knew it to be right:
“You’re only shunning off your grief, she said, there’s no such bliss in sight”
But deep down, both had felt her shadowed eyes flicker at the thought of love.

Cecilia left the ranch, she waved goodbye on board her rattling car
Back to her town she drove; the state police was waiting at the bar:
Pilar’d been arrested for six charges of gravity supreme.
Our town girl was now free to mend the pieces of her broken dreams
Free to love, free to dispel those shadows in the corners of her eyes.

She runned back to Macias, our lonely cowboy of the High Plains
“You and me, we’re meant to be” she uttered in the pouring rain.
His stout shoulders, wavy hair and dimples on his smiling face
Seemed perfect to Cecilia as their bodies locked in an embrace.
There was no shadow in the corner of her eyes, no - only light.

Macias the cow-boy lui apprend à monter à cheval
ça s’est passé dans les halles
elle est tombé, ça lui a fait super mal
Mais finalement elle a remis pieds dans l’étrier
Et la vie elle a kiffé.


Comme quoi, dans la vie, même quand tout est dramatique, ça finit bien. La romance, c'est le bien, CQFD. Est-il encore besoin d'en dire plus? 

Bon lundi, 
Chi-Chi
 
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13 mai 2013

Et ça continue, encore et encore

Continuons notre série de nouvelles (oui, on avait fait une petite pause, mais ne croyez pas que nous vous avions oublié!).

Avec aujourd'hui, Surrender of the moon and stars de Nora Little Roberts qui est, dans son temps libre, directrice de la Julliard School à New York et chante dans un groupe de Hard Rock Metal Punk pour les enfants, appelé « Snow White and the white powder ». Ancienne chanteuse lyrique, elle a décidé de se consacrer à l’écriture afin d’être plus proche de ses deux jumeaux Nora Junior et Norbert Junior qui ont « entre deux et quatre ans ». Avant « Surrender of the Moon and the stars », elle avait déjà publié “Surrender of the heart and the tears” ainsi que “Surrender of the gentleman and the lady” et a donc changé de registre avec ce nouveau roman.

L’heure était venue pour Cecily de La Grange d’affronter la vérité et de révéler la vérité à l’homme qu’elle aimait. L’homme en question se tenait en face d’elle, sa haute taille majestueuse et ses yeux noirs et brillants étaient fixés sur elle. Ranulf Jackman, comte de Sussex, avait une réputation de séducteur et ne semblait vivre que pour son domaine familial qu‘il entretenait avec passion, la séduction et Carotte, son poney et meilleur ami qu’il avait reçu pour ses dix ans et à qui il aimait se confier; jusqu’à présent, ses confidences se portaient surtout sur ses conquêtes féminines, ses angoisses concernant le domaine et la politique du pays.

Mais depuis quelques jours, Carotte n’entendait plus parler que d’une seule chose: une magnifique femme brune aux yeux noirs, nommée Cecily. Il ne l’avait rencontrée il y a seulement 5 jours, mais il savait déjà qu’il la devait la connaître. Il ne savait ni sa date de naissance, ni même qui était son père, mais sa beauté était telle qu’il n’avait pas eu besoin de réfléchir plus longtemps avant de décider qu’il l’aimait. Depuis ce jour, Ranulf apparaissait dans chaque endroit que Cecily fréquentait, il avait repoussé chaque homme essayant de se rapprocher d’elle ou seulement de lui adresser la parole, et, bien qu’il n’osait l’avouer à Carotte qu’à demi-mot, il ne pouvait s’empêcher de l’observer à la dérobée à l’autre bout d’une salle de bal, d’un jardin ou même d’une table. Mais elle semblait déterminée à ne jamais croiser son regard, ou à se trouver à proximité de lui. Quand il l’avait vu quitter la salle de bal et se diriger vers le large balcon, il avait décidé de la confronter. Pourquoi l’évitait-elle? Ne comprenait-elle pas l’affection, chaque jour grandissante, qu’il lui portait?

Cecily sortit sur le balcon prendre l’air, tant l’atmosphère de la salle de bal lui devenait irrespirable. Elle s’appuya sur la balustrade de pierre et poussa un long soupir: elle qui aimait tant danser, aurait dû être aux anges lors de ce bal. Après tout, elle portait une nouvelle robe de satin bleue qui soulignait ses belles formes, ses magnifiques yeux de braise et sa chevelure de jais. Elle était toujours très sollicitée lors de ce genre de soirées, et son carnet de bal inlassablement rempli.
 
Sa mère, Lady B., la couvait d’un œil attendri pendant qu’elle virevoltait avec l’un de ses nombreux prétendants et ses frères, William, Francis, Christopher et compagnie, lorsqu’ils ne faisaient pas la cour à quelque jeune fille, vantaient ses mérites auprès de leurs amis, fiers qu’ils étaient d’avoir une sœur aussi belle et attentionnée, et qui plus est avec de la personnalité. Quand à sa petite sœur, dont elle était si proche, elle était admirative et, dès qu’elles ne dansaient pas, elle la rejoignait pour lui raconter quelque histoire croustillante sur l’une des débutantes ayant été surprise trop proche d’un gentilhomme, ou tel couple sur le point d’annoncer des fiançailles, parfois beaucoup trop rapides et précipitées pour être un simple coup de foudre…

Oui, cette soirée aurait dû être ordinaire, parfaite, presque répétitive. Mais voilà, Cecily ne comprenait pas: tout d’abord elle avait été moins sollicitée que d’habitude, ensuite elle s’était sentie observée, épiée même, toute la nuit. Et enfin, il était là. Malgré les nombreuses personnes, les jeunes filles, les chaperons, les bons partis, les nombreux membres de sa famille, y compris cinq de ses très bruyantes et peu discrètes cousines De Saint-Machin et Des Marais de Quelque-chose, oui malgré même la présence de ses amies à quelques mètres d’elle, elle ne voyait que lui. Discrètement bien sûr, elle lui jetait, quand elle était certaine de ne pas être vue, des regards furtifs qu’elle voulait les plus discrets possible. 

Cependant il semblait aussi distant, inaccessible et sublime que d’habitude. Elle qui était toujours  maîtresse d’elle-même, elle ne comprenait pas ce qui se passait. Elle avait donc ressenti le besoin de s’isoler et de prendre un peu d’air frais, en dehors de cette salle de bal où la fumée des cigarettes, les couples en train de danser, la musique si forte et les rires aiguës des jeunes filles lui donnaient l’impression de suffoquer. Elle essayait encore de se calmer  un peu, tout en maudissant intérieurement ces satanés corsets qui empêchaient de respirer, quand elle sentit une présence derrière elle. Elle s’immobilisa. Le bruit des pas, qui s’efforçaient visiblement d’être discrets, se rapprochait d’elle.

Ranulf s’approcha silencieusement d’elle et se plaça à côté d’elle, sans la regarder.
« Quel belle lune nous avons ce soir », dit-il.
Cecily sursauta. Elle ne  l’avait pas entendu arriver.
« Heu, oui, je suppose. Le ciel est fort dégagé, on peut donc bien la voir. » 
Elle fit une pause et demanda « Je ne savais pas, comte, que vous aimiez l’astronomie. moi-même, je serais bien incapable de distinguer une constellation d’une autre. »
Ranulf répondit avec bien plus d’assurance qu’il n’en avait en vérité, car il était autant expert en planètes et astres qu’en jonglage et en funambulisme : « Voyez- vous ces cinq étoiles rapprochées les unes des autres sur votre droite? Il s’agit de la petite ourse. Et plus loin, vous pouvez apercevoir la Grande Ourse. »
« Je ne vois pas, désolée ». Il s’approcha encore plus d’elle, prit sa main dans la sienne et la pointa en direction de la constellation.

Elle frissonna quand il toucha sa main, bien qu’elle essaya de le cacher. Elle ne pouvait lui montrer l’émotion qu’elle éprouvait à se tenir si près de lui, comme dans ses rêves qu’elle ne voulait même pas confier à sa sœur ou à une de ses amies. Cecily se concentra sur le ciel et soudain, juste au dessus de son doigt pointé, de leurs mains presque enlacées, elle l’aperçut. Ses yeux s’agrandirent de joie et elle dit, tout en souriant d’excitation : « ça y est je la voie! Oh comme c’est beau! Si seulement j’avais mes pinceaux et mes couleurs, cela ferait une si belle peinture… ». Elle tourna son regard vers le sien.

Et tout se dit sans qu’ils ne parlent. Nul besoin, car les yeux disaient tout pour eux. L’amour, le désir, la passion, l’appréhension, et même un peu de peur se mêlaient à l’impatience dans leurs regards, et sans même qu’ils ne s’en rendent compte, les lèvres de Ranulf se rapprochaient des siennes.

Scène explicite...

Puis, lentement, leurs lèvres se séparèrent, mais ils continuèrent à s’enlacer. Quelle folie! Cecily ne comprenait pas ce qui lui arrivait; n’importe qui aurait pu les voir. Sa réputation, celle de sa famille, ruinée par un moment de faiblesse pendant un bal, un bal fréquenté par la plus haute société londonienne, de surcroit! Son nom serait pour toujours entaché comme étant été séduite par Ranulf Trescott, comte de Sussex, un des plus grands séducteurs de Londres. Et aussi accessoirement l’objet de son cœur. 

Car elle le savait maintenant : par ce baiser, elle avait ouvert les yeux et s’était rendue à l’évidence: elle l’aimait. Comme elle n’avait jamais aimé personne. Mais cet amour n’était pas possible: qu’était elle pour lui? Une simple conquête parmi les autres. Chacun savait que depuis qu’il était revenu blessé de la guerre, depuis qu’il avait combattu ces brutes de français, avides de sang et de pouvoir, et leur cruel Empereur Napoléon, que son brave père Lord Emmanuel avait aussi affronté au péril de sa vie, oui depuis cette tragique aventure, Ranulf ne s’était pas engagé ni n’avait montré d’attachement particulier envers une femme.

Ranulf allait parler quand soudain il entendit comme un horrible bruit et avant qu’il ne puisse faire un geste, le balcon de pierre sur lequel ils se tenaient se cassa, et la rambarde tomba dans le vide, et eux avec. Instinctivement, il la serra encore plus fort contre lui, la protégeant de son corps autant que possible. Il tomba sur le sol avec force et ressenti une forte douleur à la jambe mais cela ne l’importait guère: il voulait à tout prix savoir si elle allait bien.
« Milady, allez vous? Ressentez vous une douleur quelque part? Je… », demanda-t-il, tout en grimaçant de douleur.
« Non, tout va bien. C’est vous avez pris le choc à ma place. Vous avez sauvé ma vie. », répondit-elle, encore sous le choc. Elle entendait le bruit des gens qui se dépêchaient de sortir pour voir ce qui s’était passé. « Mais vous êtes blessé! Seigneur! Je suis désolée! », cria-t-elle en voyant le rictus de douleur de Ranulf.
« Ce n’est rien, Lady Cecily. Pour vous, pour que vous soyez saine et sauve, je le referais mille fois. », avoua-t-il.
« Oh Comte, ainsi vous m’aimez donc un peu? », demanda-t-elle sous le choc.
« Je vous aime plus que ma propre vie. Vous êtes dans  toutes mes pensées, dans tous mes rêves. Épousez moi, et ils deviendront réalité. Épousez moi, je passerai ma vie à accomplir chacun de vos désirs, chacun de vos rêves. »
Alors Cecily, sans même prendre le temps d’y réfléchir à deux fois, répondit : « OUIIIIIII!!!!!! Oui, je vous épouserais! »

Et ils s’embrassèrent de nouveau, tout en pensant au futur si plaisant qui les attendait. « Mais rassurez moi, Comte, vous n’aimez pas le football? », demanda quand même Cecily, en interrompant le baiser pour une seconde...

  
J'espère que cette petite incursion sous la plume de nos guests vous a plu! 
Bonne semaine, 
Chi-Chi
 
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22 avril 2013

L'amant de Lady Sophia

Chères lectrices et chers lecteurs, 

Je me présente, je suis Little B. !! La fameuse petite sœur de Tam-Tam, et je viens vous faire un petit article sur un livre que j'ai dévoré.
 
Mais revenons en arrière un moment pour ceux qui ne suivrait pas: tout a commencé l'année dernière pendant les grandes vacances. J'étais à la mer avec Tam-Tam quand elle m'a fait découvrir le côté rose de la force avec "Course poursuite fatale" de Linda Howard (ce livre est soit dit en passant une petite tuerie mais revenons à nos moutons) après ce livre je me suis retrouvée sans romance à me mettre sous la dent. 

Mais heureusement pour moi Tam-Tam connaissait un bouquiniste où nous sommes allées me dégoter 5 merveilleuses romances. De retour à la maison je me suis mise tous de suite à lire l'"Amant de lady Sophia" de Lisa Kleypas, c'est le livre dont je vais vous parler aujourd'hui ! 

Ce livre est le deuxième tome de la série "Les Bow Street Runners", et il est tout simplement un délice (comme tous les Lisa Kleypas que j'ai lu). Elle a cette façon d'écrire en vous tenant toujours en haleine. C'est une bouffée d'air frais qui permet de respirer.

C'est l'histoire d'une jeune et jolie jeune femme (c'est le concept dans toutes les romances mais bon) qui pour venger son frère arrive à Londres pour retrouver le juge qui pour elle est responsable de la mort de son frère.

Bien sûr elle s'attendait à voir un juge proéminent et dans la force de l'âge, ce qui n'est pas la cas du juge Ross Cannon qui est tout simplement à croquer. Elle était pourtant là pour lui ruiner sa réputation que l'on disait irréprochable, en faire la risée de Londres, le ridiculiser à jamais. 


Pour cela elle avait réussi à se faire engager comme gouvernante chez lui. Sauf que tout ne c'est pas passé comme elle l'avait prévu car elle est tombée sous le charme indéniable du juge. Comme dans tous les Kleypas que j'ai lu le héros est musclé, agile, doué de ses mains, tout pour faire craquer une femme, même la plus réfractaire - ce qui est le cas de Sophia qui bien qu'ayant son frère en tête mais, va vite laisser tomber cet obstacle entre eux. Car ce juge aux mille et une facettes, au désir enfoui, au caractère mystérieux, fait craqué la belle Sophia. 

Ross est veuf depuis plusieurs années et n'a jamais eu d'autre relation depuis, on l'appelle même le moine de Bow street! Ce qui n'est pas du tout le premier qualificatif que j'aurais trouvé pour lui qui est plutôt pour moi "l'homme-radiateur" car tout de suite en voyant Lady Sophia, des pulsions "animales" ce sont réveillées en lui. 

Ce livre ne raconte pas qu'une attirance magnétique entre les deux héros (le genre où l'on attend juste le moment où ils vont se tomber dans les bras comme par magie), NON !!! Il y a une vrai histoire et une intrigue sur le mystérieux frère de Sophia. Il y a aussi un troisième personnage qui perturbe le rapprochement des deux héros, ce personnage est l'ennemi de Ross et il s'appelle Nick Gentry.


Son chemin croise régulièrement celui de Ross et Sophia et peu à peu il s’immisce dans leur relation. Sophia reçoit des cadeaux somptueux de la part de cet homme. Mais qui est cet homme ? Pourquoi fait-il ça ? Quel est son rapport avec la belle Sophia ?

Je suppose que vous aimeriez savoir la suite ? Mais je vais vous laisser méditer sur tout ça (comme ça vous serez obligé de lire ce livre). Comme vous avez pu le comprendre, j'ai beaucoup apprécié cette romance et je vous conseille vivement de la lire (et vite).
 

  
Bonne lecture,
Little B.

  
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29 mars 2013

Destiny de Carly Phillips...

Pendant les vacances d’hiver, j’ai été fouler la terre de Phoebe, Dan, Molly &co (voir la Série des Chicago Stars), comme Tam-Tam l’été dernier ! Et oui, ce fut un véritable pèlerinage pour moi et c’est la valise pleine de romances, aux titres prometteurs (ou du moins aguicheurs) et aux résumés sulfureux, que je suis rentrée au bercail !  Malheureusement, j’essuie ma première déception. Aujourd’hui, pour la première fois en ce qui me concerne, je vais vous faire la chronique d’un livre que je n’ai pas apprécié et pour être entièrement honnête, que je n’ai même pas terminé.

Il s’agit de Destiny de Carly Phillips. Ce livre n’est pas mal écrit. Non. Le problème n’est pas là. Cependant il y a un quelque chose qui demeure gênant. J’ai essayé de mettre le doigt sur ce quelque chose et ce n’était pas évident !

Je l’ai dit, répété, re-répété, je suis très friande de héros beaux, ténébreux, mystérieux, au passé lourd. On rêve toutes d’arriver ainsi dans la vie d’un homme, telle une sauveuse, et le sortir de sa spirale infernale, de lui faire croire en l’amour (oui, on en rêve toutes n’est-ce pas ? (ou suis-je en train de vous faire douter de ma santé spirituelle?))...

En fait, le cliché est d’une certaine façon incontournable dans la romance. Cependant, ce qui fait la différence c’est lorsqu’il est bien ou mal utilisé. Ici, il sonne creux, faux. Comment des auteures arrivent-elles à rendre le cliché, sinon réaliste, un tant soit peu crédible ? Dans ce cas, l’auteur se contente d’écrire ce que nous avons envie de lire. Rien n’est amené de manière subtile afin que nous, lectrices fières et critiques, nous ne nous rendions même pas compte que l’histoire rentre en collision faciale avec les clichés suprêmes de la romance.

Afin de mieux expliquer ce qui m’a tant déplu, je vais procéder à un rapide résumé de la trame :
Il s’agit d’une série se déroulant à Serendipity.
Parenthèse : C’est agaçant comme dans les romances il n’est jamais indiqué si le livre est tiré ou non d’une série. Ce n’est qu’en rentrant chez soi et en entamant le bouquin qu’on réalise qu’il doit probablement manquer un morceau ! Cela n’a pas manqué ici, j’ai donc en ma possession le tome 2, le premier relatant de l’histoire du frère aîné de Nash, Ethan. Fin de la parenthèse.
Nash Barron, avocat de profession, est le deuxième d’une fratrie de trois. Au mariage de son frère aîné il fait la connaissance de Kelly Moss. Kelly Moss est la demi-sœur de Tess qui est également sa demi-sœur à lui. Aucun lien de parenté, je vous rassure. Il a le même père que Tess, et Kelly la même mère. Une incontrôlable attirance plus tard, il s’entiche de cette Kelly au risque de mettre en péril la fragile relation qu’il a avec sa demi-sœur qui traverse quant à elle la dure période de l’adolescence et qui a de multiples raisons de détester la vie (comme une mère absente, au hasard). Bref, vous visualisez le schéma. A cela s’ajoute bien entendu, des histoires de familles très compliquées, un passé qu’on croyait enterré qui resurgit, des ex qui ne se font pas oublier, blablabla.

Le pitch m’avait intrigué, mais c’en est resté là. En vrac, voici quelques éléments qui m’ont passablement irritée et qui m’ont poussée à abandonner la lecture :

-Une entrée en matière beaucoup trop rapide.
1er page : il ne peut détacher son regard d’elle pendant la cérémonie (nous sommes au mariage du frère aîné).
2ème page : ne tenant plus (rapport très conflictuel avec le dit frère), il décide de quitter la cérémonie.
3ème page : elle l’en dissuade (premier échange de paroles donc).
4ème page : elle l’entraine dans un coin pour danser et ils s’embrassent !
Youpi ! Le baiser a beau «éveiller» notre héro, l’enrober de « chaleur » et de « désir » (ce qui n’était pas arrivé depuis son divorce, attention !), je dis non, non et non. Trop facile !

-Madame est bien sûr aux antipodes de Madame Ex et Monsieur n’avait JAMAIS été attiré par une femme pareille auparavant. Vu, revu, et re-revu ! Si au moins l’auteure ne se contentait pas de le dire mais nous expliquait un peu pourquoi….

-Avez-vous aussi remarqué comment dans les romances, les protagonistes arrivaient drôlement bien à décrypter les regards/ comportements/ attitudes, à saisir le mal être des autres rien qu’en les observant ? Ils sont étonnamment perceptifs et ont une maîtrise de la psychologie humaine comme cela se voit rarement ! Pour illustrer mon propos, permettez que je cite un extrait.
« In his eyes, she saw a pain that touched her deeply ». Kelly put voir dans ses yeux une douleur qui la toucha profondément… WHAT ? Il s’agit donc de leur deuxième entrevue : rencontre parent-prof, en l’occurrence frère/sœur-prof. C’est que Kelly n’a pas les yeux dans sa poche, elle est tout yeux tout oreille et après tout, ça saute aux yeux.

-J’en ai aussi plus qu’assez de ces « je ne sais quoi qui fait que » revisités à toutes les sauces. Il ne sait pourquoi mais elle l’attire. Il ne sait pourquoi mais il veut se confier en elle. Il ne sait pourquoi mais elle le comprend mieux que son ex-femme en 10 ans de vie commune. Pourquoi chercher à creuser un peu les personnages quand un léger flou artistique et une pincée de sentiments obscurs font parfaitement l’affaire. Un « pressentiment» d’un côté, une «intuition» de l’autre, et le tour est joué ! Grrr ! [Frustration]

-Surtout, ce qui m’agace par-dessus tout c’est le coup du « jamais cela n’avait été aussi bien » après la première nuit passée ensemble. J’en peux plus de cette déclaration là. Les deux héros qui se rendent compte que jusqu’à maintenant ils étaient passés à côté de beaucoup de choses dans la vie, presque tout en fait, et qui la redécouvre ensemble, la vie, la vraie, j’en ai ma claque !

Finalement, j’espère ne pas avoir choqué la sensibilité de nos lecteurs/lectrices en étant un peu virulente. Je pense d’ailleurs que Destiny n’arrive pas à la cheville de SFALO en matière d’irritation et d’exaspération! Néanmoins, il comporte selon moi les nombreux défauts que les non-connaisseurs de la vraie et bonne romance reprochent souvent à genre là. Il remplit son quota de facteurs pas crédibles du tout, et le dépasse largement même, me fatiguant avant la fin.

La prochaine fois sera meilleure !
Romantiquement vôtre,

Lady D.
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22 mars 2013

Où l'on continue à vous raconter des histoires...

Parlons aujourd'hui de La princesse aux pinceaux magiques de la Comtesse de Bonaugur. Née en 1918, elle vit dans une maison de retraite en Alaska, entourée de ses 5 chats Berlioz, Toulouse-Lautrec, Marie-Madeleine, Duchesse et O‘Mazette. Très attachée aux valeurs du passé, elle a déjà publié « La règle en fer, le fouet et le bonnet d’âne : comment donner une bonne éducation à vos enfants », « Le retour aux jupes en dessous du genou » et « Du droit de porter des strings » et s’essaie avec brio à la fiction avec « La princesse aux pinceaux magiques ».
  
Il était une fois au pays des princesses la princesse Cissile. Tout le monde l’aimait parce qu’elle était bonne et cultivée, même si elle était mauvaise perdante. Elle avait quatre frères, tous plus forts et intelligents les uns  que les autres et une sœur ingrate. Mais ils étaient tous loin à présent, mariés/pacsés avec des rois et des reines de contrés éloignées. Elle avait reçu une véritable éducation de princesse : elle dansait avec plaisir, lisait volontiers, savait dire « Enchantée de faire votre connaissance » en vingt-quatre langues (dont en morse) et écrivait couramment en latin, en grec et en hiéroglyphes. C’était une princesse libérée. Elle aimait raconter qu’elle savait changer une roue. 

Cependant, la princesse Cissile avait un secret qu’elle gardait bien précieusement : ce qu’elle aimait par-dessus tout c’était la peinture ! Elle était heureuse avec des pinceaux, une toile (en lin parce que le coton ça boulotte) et un chevalet. Elle passait des heures et des heures dans son donjon gardé par un dragon à peindre des toiles, des triptyques, etc . Personne ne l’y dérangeait, puisque son dragon, Mushu de son petit nom, dissuadait les plus téméraires.

Parfaite sous tous les rapports, il manquait tout de même quelque chose dans la vie de la princesse pour être totalement heureuse : un  prince !
Elle avait bien eu quelques « affairs » (comme on disait dans les bouquins de sa bibliothèque) mais aucun d’eux n’avait été l’amour de ses rêves, celui avec qui elle chanterait « aimer c’est ce qu’il y a de plus beau, aimer c’est monter si haut, c’est toucher les ailes des oiseaux » et autres envolées lyriques sur le thème de l’amour. Cissile rêvait du prince charmant, le vrai, le seul, celui avec un grand P comme prince ou P comme parfaitement parfait.  Alors, Cissile était triste parfois parce qu’elle se lamentait de ne voir arriver son fidèle et preux chevalier avec qui elle allait avoir beaucoup d’enfants (qu’ils adopteraient et avec qui ils vivraient heureux jusqu’à la fin de leurs vies). 

Comme toutes les princesses, Cissile avait une Fée comme Marraine.  Elle s’appelait la Fée Moirévée et veillait sur elle attentivement. A chaque anniversaire, elle se creusait la tête pour trouver un sort original et dans l’air du temps ( il faut avouer que Cissile attendait beaucoup des cadeaux reçus le jour de son anniversaire, certes moins que sa sœur mais tout de même. La Fée Moirévée avait donc la pression) . Un jour qu’elle vit Cissile triste pour ses histoires de cœur, à se lamenter de ne voir arriver l’homme parfait, elle se dit : « Trop c’est trop je vais donner un petit coup de pouce au destin ».

Certes, il y avait des règles, elle ne pouvait pas transformer quelqu’un en l’homme parfait, ne pouvait forcer quelqu’un à tomber amoureux etc… Moirévée se creusa les méninges et trouva THE idea.  Elle avait hâte de lui offrir.
Cissile organisait souvent des diners avec ses amis proches : Hugh le jardiner du château, la comtesse Guillemette, la princesse Tam-Tam  avec qui elle partageait son amour des livres, Edward le gardien de Mushu (pratique d’être amie avec le gardien de celui qui te garde) (liste non exhaustive). Elle faisait souvent  des quiches pour les régaler (quiches au saumon avec plein de crème, et même qu’elles étaient parfaitement cuites !).  Elle s’entendait très bien avec tous. Elle ne les trouvait pas parfaits pour autant ! Edward et Hugh  étaient très beaux, mais l’un  un peu trop « geek » et l’autre trop orienté « foot », ce qui avaient le don de la mettre hors d’elle. Et Cissile recherchait la perfection.
Le jour de son anniversaire arrivait à grand pas…Et voilà, une bougie de plus au gâteau d’anniversaire de la princesse (je n’ai pas dit combien il y avait de bougies, on ne demande jamais l’âge d’une jeune femme, non mais, quel toupet).
Sa mère, la reine B. avait préparée un énorme festin pour l’occasion. Tartelettes aux myrtilles, crêpes au nutella, cookies aux pralines (d’ordinaire, elles n’aimait pas les cookies, mais quand il y avait des pralines… ah les cookies aux pralines), des cakes au chèvre frais et aux olives, des tapenades en tous genres etc … Puis vint le fatidique moment de l’ouverture des présents. Le roi de Birmanie lui offrit un chameau, le prince de Monaco un casino, la princesse de Clèves une bibliothèque, l’empereur de Papouasie une des huit merveilles du monde (pourquoi crois-tu qu’il n’y en a plus que sept maintenant ?), ses parents un château en Espagne, Hugh un parfum,  Edward des mains d’argents pour ranger ses bracelets… C’est alors que la fée Moirévée arriva dans un éclair de chocolat… roulement de tambour et chants de troubadours. 

Moirevée annonça fièrement le souhait qu’elle lui accordait. 
A chaque équinoxe de printemps tu pourras rendre réel un de tes dessins. Pour cela, il faudra que tu clignes des yeux trois fois devant le tableau en question et que tu récites ces mots magiques :
« Waddiwasi que ce tableau prenne vie»
Toute la cour resta ébahi devant ce présent si original et si plaisant.
Quelques mois passèrent. Cissile savait d’ores et déjà le tableau auquel elle allait influer un souffle de vie. Ce tableau elle le peaufinait depuis des mois. LE Prince Charmant. Il avait (entre autres, la liste est longue et non-exhaustive) des yeux bleus rieurs, un air doux, un sourire charmeur, des pommettes intelligentes, des boutons de manchettes efficaces, un pantalon avec beaucoup d’humour, des mains sincères, des souliers protecteurs et une ceinture costaude. Le jour où le règne de l’astre lunaire dura aussi longtemps que son confrère céleste,  Cissile cligna trois fois des yeux et prononça la formule magique… Et paf, ça a fait des chocapics (du latin chocapicum : qui veut dire étincelles, ne se méprenons pas). Le prince était là, beau comme un dieu, sentait bon le sable chaud, fort comme Hercule, un pro, l'Apollo du show, un monstre sacré qui met tous les monstres KO.
Cissile était ra-vie. Il correspondait à sa vision du Prince dans les rêves les plus fous.
« Bonjour Cissile, Je m’appelle le Prince Parfait. Vous êtes la princesse des mes rêves. Je ne peux déjà plus vivre sans vous. Vous êtes la pièce manquante du puzzle de mon cœur. »
Cissile était charmée. Même si techniquement, c’était vrai, sans elle et son sortilège, il ne pouvait pas vivre…
«  Ma mère est la fée Dulojie et m’as transmis son savoir. Pour te prouver mon attachement à toi, je souhaiterais te concocter un banquet pour ce soir ! »
Cissile était enchantée. Elle prit un bon bouquin (« Ain’t She sweet » ) et se prélassa jusqu’à l’heure où le Prince Parfait la fit prévenir que le repas était servi. Cissile vint, Cissile vit, Cissile fut vaincue. Chandelles, pétales de roses, feu d’artifice, musique d’ambiance, cygnes sur le lac, bougies, paillettes dans l’air, doux parfum d’encens, arc-en-ciel (ça aide d’être pote avec le Soleil et la Pluie), rien n’avait été laissé au hasard.
« Mon amour, avant de commencer notre souper, je voudrais  t’offrir ce petit présent en témoignage de mon affection.» dit Parfait en lui tendant un paquet. Cissile défit les rubans roses et le papier argenté pour découvrir, ô comble de satisfaction, le dernier sac Nat & Nin.
Cissile était bouche-bée. Parfait était parfait. Ses cadeaux, ses attentions, tout était toujours… parfait comme lui. Le repas commença (avec un feu d’artifice dans son palais). Le charme avait pris. Au moment du dessert, le prince Parfait récite (matez le présent de narration pour rendre l’intrigue plus vivante) un poème en alexandrin qu’il avait composé pour sa dulcinée. (Petits curieux, vous vous demandez ce qu’il a bien pu lui dire. La discrétion voudrait que je ne vous répète rien mais je vais vous faire l’immense faveur de vous dévoiler quelques vers histoire de vous mettre l’eau à la bouche «  Je t’aime pour toutes les femmes que je n’ai pas connues. Je t’aime pour tous les temps où je n’ai pas vécu […] »)
Cissile était aux anges, rayonnante, heureuse, épanouie, sous le charme, et cetera et cetera. Elle était amoureuse du parfait Prince Parfait, un prince pas en toc et sans tics. Ils parlaient mariage et appart.
Un vrai conte de fée en vérité.
OUI mais. Au bout de une semaine :
Cissile était un peu contrariée. Parfait était vraiment trop parfait : elle n’avait plus besoin de faire quoi que soit. Il faisait tout, tout, tout, du ménage au repassage en passant par les massages. Il prévoyait les moindres envies de Cissile. Il était irréprochable, toujours là pour elle et toujours prêt à lui faire plaisir. Certes, elle pouvait peindre autant qu’elle voulait, mais elle n’était pas une princesse oisive. Elle finit par se raisonner en concluant qu’après avoir chercher tant d’années l’homme parfait, elle n’allait pas râler, une fois trouvé, qu’il soit trop parfait !
OUI mais. Au bout de deux semaines :
Cissile était très contrariée. Parfait était toujours trop parfait et elle se sentait parfois en sucre à trop vivre à ses côtés. Or, comme nous avons déjà pu voir au début de cette histoire, Cissile était une princesse libérée. Parfait était infaillible, or parfois elle aurait voulu qu’il ait besoin d’elle autant qu’elle pouvait avoir besoin de lui. Elle lui fit part de son désarroi et Parfait se montra si compréhensif et si prompt à réagir qu’elle lui pardonna sur le champ.
OUI mais. Au bout de trois semaines :
Cissile était agacée. Parfait était toujours lui-même c'est-à-dire trop parfait, et elle en avait marre de se sentir imparfaite. Elle alla en parler à Hugh pour lui demander conseils, qui lui expliqua que l’amour parfois demandait des concessions. Peut-être Parfait n’avait pas encore compris que Cissile voulait qu’il la protège moins. Il lui conseilla patience, tolérance et mise au point. Ce qu’elle alla faire. Il y eut du mieux.
OUI mais. Au bout de quatre semaines :
Cissile était vénère-sa-grand-mère. Elle appela sa marraine la fée et lui confia ce qu’elle avait sur le cœur, c'est-à-dire qu’elle lui expliqua pourquoi elle en avait gros sur la patate. Parfait était peut-être un prince idéal, exemplaire et qui ne laissait rien à désirer mais Cissile ne pouvait l’aimer. Elle pouvait avoir du respect, elle pouvait être admirative, elle pouvait le remercier de toutes ses attentions mais elle ne pouvait pas l’aimer. Elle avait besoin qu’il lui ouvre son cœur et lui montre ses faiblesses, elle avait besoin qu’il se confie à elle en retour de ses confidences. Hugh se confiait bien à elle, comme elle savait qu’elle pouvait se confier à lui. Parfait était parfait mais finalement ce n’est pas ce qu’elle voulait. Elle s’était trompée sur ce qu’elle attendait de son prince charmant. Elle aurait même accepté qu’il aime le foot s’il avait su lui montrer qu’elle lui était indispensable. 

Elle ne voulait plus d’un prince parfait, elle ne voulait même plus d’un prince du tout. « Je veux  un homme et que j’aime, et qui m’aime et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, et m’aime et me comprends. » Pas une, pas deux secondes ne se déroulèrent avant qu’un flash, qu’un éclair de compréhension ne vint écarquiller les yeux de Cissile. L’homme qui lui fallait, l’homme qui aimait certes le foot, mais avait toujours été là pour l’épauler quand elle avait besoin, tout comme elle avait toujours été une oreille à qui il pouvait se confier, cet homme qu’elle attendait, elle l’avait devant les yeux depuis longtemps. 

Cet homme c’était Hugh.

Elle courut jusque chez lui, les yeux plein de larmes (de joie évidemment). La voyant en pleurs, Hugh grinça des dents, serra les poings pour contenir sa rage et s’exclama que le prince Parfait-tement crétin avait encore fait des siennes et qu’il allait lui toucher deux mots car il ne pouvait continuer à rendre Cissile malheureuse.
Cissile lui coupa la parole pour lui annoncer :
« Deux mots tu dis, moi j’en ai trois à te dire : je t’aime »

Parfait, comme il était Parfait, comprit qu’il était de trop et que la Princesse avait enfin trouvé chaussure à son pied. Il décida de retourner dans son tableau. Après tout, ses frères Aimé et Désiré l’attendait pour finir la partie de poker.
Abasourdi, ébahi, interloqué, éberlué, époustouflé, Hugh ne sut que lui répondre alors il décida de l’embrasser. Un an plus tard, ils se marièrent et eurent beaucoup de bibliothèques.

Première morale de cette histoire :
Tu fais erreur,
demoiselle au grand cœur
si tu crois que tu es à la recherche d’un homme parfait.
Un homme sans défauts tu le trouveras surfait.
Toi ce que tu veux, dans le fond
C’est un amour si beau et si fort qu’il frôle et les étoiles et la perfection.

Deuxième morale de cette histoire :
Quand on s’appelle Hugh, pas besoin de chercher le bonheur longtemps,
car un jour, il viendra à vous en courant.

Morale selon Victor Hugo :
« Il reconnut qu'être parfait, c'est être incomplet. N'ayant que des qualités, il résolut de se donner des défauts. » (comme jouer au poker par exemple)

Remerciements : Pour leur soutien, leur inspiration, je voudrais remercier mes maîtres Charles Perrault et la comtesse de Ségur, ma muse Cécile R., mon confident Paul Eluard, mon livre de chevet Beaudelaire, mon pote Gérard Presgurvic, mon amoureux Hugh Jackman, mon ex Edward Norton, mon humour Jessie Trodrole, et bien sur vous mes lectrices ( oui lectrices, restons réalistes).


Alors, ça se passe comment niveau références aujourd'hui? La Comtesse s'est un peu lâchée je crois! 

Bon vendredi, 
Chi-Chi
 
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