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17 avril 2013

Jamie Alexander Malcolm Mackenzie Fraser

Ça c'est pas du titre en carton hein?

Ne nous voilons pas la face, nous connaissons l'effet que ce nom peut créer chez certaines d'entre nous. 
Je peux sans mal imaginer cet enchainement de syllabes avec l'accent un peu rugueux des Highlands et voir vos lèvres s'entrouvrir doucement, comme dans l'attente.

Je vous sais aussi capables d'imaginer la chevelure de feu virevoltant dans un paysage de brume matinale, dardant sur vous son regard de chat. Et là, je sais qu'un soupir vous a échappé. Et oui, je vous vois déjà en train de frissonner à l'évocation de ces 5 mots. 

Comment je le sais? Parce que Jamie.

Je sais, certaines ici n'ont pas encore succombé au charme irrésistible du géant Écossais. Mais les autres, là bas dans le fond, qui soupirent, comprennent.

Ainsi donc, j'ai lu "An echo in the Bone", 7ème opus de la saga de Diana Gabaldon. 
Je pourrais vous faire un article sur la question, sauf que deux problématiques se posent à moi:
  • comment vous parler du tome 7 sans rien révéler sur les 6 précédents?
  • comment vous parler de ce tome en restant cohérente?
Car Jamie me fait non seulement soupirer d'aise, mais il arrive à me rendre aussi éloquente qu'un yaourt périmé dans le frigo quand on le fixe de bon matin. 

Je sens que je vous perds avec mes métaphores, je vous explique. Un yaourt périmé dans le frigo semble vous fixer et vous envoyer un message, "jette-moi", "mange moi avant qu'une colonie de champignons ne viennent m'envahir", ce genre de chose. Sauf que de bon matin, les neurones n'ont pas encore réussi à trouver le chemin de la connexion rationnelle, et clairement, il peut m'arriver de prêter à ce yaourt des intentions pour le moins étranges "range ton bureau", "il faudrait laver l'arrière du frigo", etc...

Ainsi, Jamie, non content de me faire swooner à mort, me fait partir dans des envolées formidables (à défaut de rationnelles) qui peuvent parfois résulter en une poussée de brillance... Du moins c'est ce que j'aime me dire pour me rassurer (et j'en ai besoin, si l'on considère que je viens d'admettre entretenir une relation étrange avec mes yaourts périmés).

Du tome 7, j'ai tiré une citation et de cette citation est né un dessin que je vous dévoile aujourd'hui... à défaut de vous raconter ô combien ce livre était merveilleux!


Et voilà le produit fini... Le grain du papier fait que le rendu digital est moins bon qu'en vrai, sur une étagère de ma bibliothèque. Mais Jamie! Non?

   Bon mercredi,
Tam-Tam




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7 janvier 2013

Le diable s'habille en tartan

Cet article aurait aussi pu s'appeler "Bilan challenge boule de neige et jour de l'an". Cependant, on fait bien assez de bilans à l'annonce de la nouvelle année, alors je me suis dit que j'allais faire l'impasse... 

Mais ma conscience a une voix qui sait se faire entendre. J'avoue, c'est plus mon échec sur certains points de ma liste qui explique ma réticence à vous parler de mon challenge. Mais puisque vous insistez (vous et ma satanée conscience) :

  • Je n'ai pas fini Mansfield Park. Il faut croire que la période festive ne se prête pas à ma lecture des classiques. Il y a toujours un munchkin à chatouiller, un festin à manger... Les pauvres Fanny et Edmund auront plus de chance en 2013 j'espère (je vous rassure néanmoins, ce que j'ai lu jusqu'à présent me plait)
  • Je n'ai même pas commencé le dernier Jamie (bouhouh!!) mais j'ai découvert un autre Jamie (dont je vous parle ci-dessous, patience)
  • Je pense avoir trouvé ma jupe, mais j'attends patiemment les soldes
  • J'ai trié ma bibliothèque... Il faut que je trouve le courage au fond de moi de vous faire la liste de mes VO (pour les intéressés) (les VF je les garde pour Little. B.) (vous comprendrez)
  • J'ai fait mon escapade "Marché de Noel" en Tam-Tamland (c'était beau) et chez la douce Eudoxie (c'était beau bis)
  • Mes voyages diplomatiques ne sont pas finis, mais mon foie est coopératif et mon ventre est en effet en communion avec le chocolat
  • J'ai vu l'épisode de Noël du Doctor Who, j'ai hurlé, j'ai swooné et j'ai partagé tout cela avec Persie par textos interposés!! J'ai aussi vu l'épisode de Downton Abbey, et bien entendu j'ai adoré! (vous pensez, il se passe en Ecosse)
  • Mon cadeau Secret Santa est en préparation. Mais chuuuttt... je ne peux en dire plus!
  • Bon, les paillettes... ce n'est pas encore ça. Mais à ma décharge, munchkin #5 a eu des cartes à customiser avec des paillettes pour Noël. Et j'ai la sensation que cela fait 15 jours que j'en suis couverte de la tête au pieds!
  • Pink Martini a fait son travail. Il résonne à ce moment précis, telle l'inspiration musicale de cet article.... "Should auld acquaintance be forgot, and never brought to mind? Should auld acquaintance be forgot, and auld lang syne?" (sans doute mon Xmas Carrol préféré)
  • La flemme a gagné, le sapin est resté rangé, mais les cadeaux ont fait leur effet!
  • Je me suis amusée avec mes mini-munchkins (et les moins minis, Little B. était de la partie vous comprenez) (pour ceux qui se demandent, les munchkins sont les petits de la fratrie) (large fratrie)
  • La météo n'a pas été coopérative, la mer sous la neige, ce n'est pas pour cette année...

Globalement mon challenge est plutôt positif, mais je suis contrariée de n'avoir pu finir Jane Austen, ni d'avoir pu retrouver mon Jamie préféré...

Heureusement, j'ai découvert un autre Jamie qui à défaut de compenser, a su sérieusement me séduire!

Alors qu'Emmaline est sur le point de s'unir au puissant (et définitivement passé la date de consommation) (comprendre vieux et fripé) laird du clan Hepburn pour éponger les dettes de son père et sauver sa mère et ses sœurs de la pauvreté, un puissant destrier fait une entrée fracassante dans l'église. Son cavalier, tout aussi puissant et formidable (faites les analogies et tirez les conclusions qui s'imposent, c'est gratuit), n'est autre que le renégat Jamie Sinclair, chef et ennemi juré du clan Hepburn venu tout spécialement pour kidnapper la douce Emmaline...

Sauf qu'il s'attendait à trouver une jeune fille pédante, snobinarde, hautaine et pleurnicharde... le parfait cliché de l'anglaise et qu'a défaut d'être déçu, il va être séduit. 

Le mot clé est ici cliché. 

Parce que ne rêvons pas, le schéma est cousu de fil à paillettes : une jeune fille est condamnée à épouser un vieux bouc parce que papa a bu et joué la fortune de la famille, le jour des noces elle est enlevée par un superbe spécimen de la gente masculine parce que ce dernier voue une haine sans nom au futur mari. Ils vont passer du temps dans la nature sauvage des Highlands, où la pureté de la voie lactée, le froid persistant, la sexytude irradiante du héros vont être autant de facteurs qui..............

Bref, pas besoin d'être astrophysicien ni de sortir des théories fumantes sur le syndrome de Stockohlm pour résoudre l’équation. Mais c'est magique tout pareil. 

J'ai adoré les dialogues, j'ai adoré les personnages qui, sous les clichés, sont finalement surprenants. Emmaline est forte et indépendante, Jamie... Bon, disons qu'il partait déjà avec l'avantage de son nom, de sa nationalité... Mais il avait beaucoup à faire pour ne pas décevoir.

Il est fort, entêté comme il faut, mais reconnait ses fautes. Il est canon, a un lourd passé qui en fait un de ces hommes que l'on veut prendre dans nos bras pour les réconforter, mais comme ils sont trop pleins de muscles bien confortables, on finit par être nous-même dans leurs bras... Mais je m'emballe.

Le diable s'habille en tartan rassemble les qualités d'un old-school (les clichés, les stéréotypes, les descriptions "imagées" qui pourrait faire grimacer si ce n'était pas si drôle) et celles d'une romance moderne (héroïne forte, dialogue à mourir de rire). Du Medeiros comme je les aime!

A Noël, entre deux ripailles, j'ai adoré. En plus j'avais Little B. à mes côtés qui finissait le dernier tome de la série des Chicago Stars, donc on a gloussé sur le canapé comme deux gamines (c'est à dire qu'elle tenait son rôle et que j'ai perdu toute retenue d'adulte, oui).

 
Bonne lecture,
Tam-Tam 
  
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20 février 2012

La saga des MacGregor - Nora Roberts

Il y a deux semaines, alors que la France s’était subitement retrouvée sous l’ère glacière, le Prince pas si charmant et moi-même avons décidé que la neige, c’était beaucoup trop "mainstream", et avons bravé les éléments pour goûter le temps d’un weekend aux embruns, iodes et autres vents glacés qui fouettent le visage. Entre deux cris de mouettes, j’ai obéi à une tradition millénaire chez les princesses qui veut que, lorsqu’une librairie se présente devant nous, nous y entrions, faibles lectrices que nous sommes, en quête du Saint-Graal littéraire…

Entre deux gondoles, quelle ne fût pas ma surprise de tomber sur une réédition de la saga des MacGregor, "Les héritiers ennemis", par notre prolifique Nora Roberts. "Que de souvenirs!", me suis-je exclamée, à un Prince pas si charmant peu ému par ma déclaration.

Car voyez-vous, avant de se quasi-spécialiser dans la trilogie, notre amie Nora s’est essayée à des séries en 4 à 10 tomes. Et les MacGregor rassemblent deux éléments qui me font fondre quasi systématiquement : Famille et Écosse.
 
Histoire de changer un peu du traitement que nous réservons aux séries ici, je vais m’occuper des quatre premiers opus en ce lundi, et c’est Chi-Chi, bless her little heart, qui s’occupera des tomes suivants. Il fallait bien deux princesses pour s’attaquer à Daniel MacGregor. J’admets, point de kilt ici, mais de l’écossais rouquin, oui !

Daniel MacGregor - donc - est un magnat de la finance à qui tout a réussi. Arrivé de son Écosse natale il y a quelques décennies, il a monté son empire, rencontré la femme de sa vie et fait 3 superbes enfants en moins d’une vie… Son projet à présent ? Se mêler de la vie de ses trois chérubins et faire en sorte que Serena, Caine, Alan, etc - le etc. incluant une grande partie de la population célibataire de la Nouvelle-Angleterre, tenons-nous le pour dit - trouvent leur douce moitié et s’appliquent à régler le problème des retraites en croissant et se multipliant. En bref.

Je ne pense pas à avoir à vous réexpliquer pourquoi l’Écosse et ses habitants ont sur ma personne un effet des plus impressionnant : dilatement des pupilles, sourire en coin et gloussement ne sont pas sans être devenus une habitude à la lecture des histoires de nos highlanders préférés. Et ce n’est pas l’aspect contemporain de la série qui m’a freiné, bien au contraire.

Le premier tome (La fierté des MacGregor) s’ouvre sur Serena, qui après de brillantes études a décidé de travailler pendant un an en temps que croupière sur un paquebot de luxe. En sa qualité de fille unique et adorée du patriarche à la crinière de feu, il va sans dire que l’annonce d’une absence d’un an n’a pas été accueillie avec un débordement de joie. Mais Serena est aussi déterminée que son Papounet, et restera sourde à ses désirs de descendance. 26 ans, elle a le temps, elle est large, et n’est pas prête à se laisser dicter sa vie par Dear Daddy !
 
Justin Blade est le propriétaire fortuné de plusieurs casinos, parti en vacances sur l’insistance d’un ami écossais absolument pas bien intentionné qui lui trouvait bien mauvaise mine. C’est avec le plus grand naturel du monde que Justin se trouve attiré par la salle de jeu du paquebot. Son instinct et son sens de l’observation vont reconnaître en Serena le talent dont il a besoin dans ses établissements… et dans sa vie.

Le deuxième tome (Un mariage au château) raconte l’histoire de Caine et de Diana, la sœur de Justin. Leur rencontre, quoique non orchestrée par le MacGregor, n’en porte pas moins sa patte. Flairant l’entente entre son cadet et la jeune sœur de son nouveau gendre, il n’aura de cesse de les pousser dans les bras l’un de l’autre, avec tout le tact et la discrétion d’un éléphant en kilt. 
 
Caine et Diana, tout deux avocats, posent un regard différent sur la vie, sans doute le résultat d’une enfance sans aucune similitude. Diana, comme Justin, n’a pas vraiment eu le soutien et l’amour du clan MacGregor pour grandir, et lorsqu’elle se découvre attirée par le golden boy de Harvard et le juriste à qui tout sourit, elle n’a pas la nonchalance de Caine. Le cadet de la portée MacGregor va devoir apprivoiser la jeune femme, et Diana devra apprendre à s’accepter avant de pouvoir saisir ce que la vie lui propose…

Deux casés, encore un dernier célibataire. Et pas des moindre puisque dans "Les héritiers ennemis", il s’agit de son ainé. L’héritier, Alan, sénateur du Massachussetts. C’est que la famille MacGregor ne produit que de la qualité nec plus ultra. Pas de demi-mesure chez les écossais. Excessifs et volubiles, ils faut les entendre parler des vieilles histoires de famille, comme cette haine ancestrale entre les Campbell et les MacGregor. 
 
Mais pour Shelby Campbell, la haine entre les deux clans, ce n’est pas vraiment ce qui la fait résister au charme du beau politicien. Son père, Robert Campbell, politicien en son temps, a été assassiné alors qu’elle n’était qu’une petite fille. Et une fois n’est pas coutume, elle a décrété que jamais au grand jamais elle ne se lierai avec un politicien. Que ce dernier soit intègre, intelligent, sexy en diable et absolument irrésistible n'y change rien. 
Mais notre ami Daniel n’a pas dit son dernier mot. Et celle qui refusera son fils n’est pas née ! Non non !

Le trio MacGregor nage en plein bliss marital. Daniel pourrait enfin laisser tout ce beau monde vivre en paix, croître et se multiplier. Mais Shelby a un frère, Grant. Et il ne sera pas dit que Daniel, ou même notre chère auteur, laissent un personnage sur le carreau. 
 
Dans "Le secret des MacGregor", Grant vit à la pointe des vents, au bord de l’océan en Nouvelle-Angleterre en quasi-ermite. Chaque personne développe des processus de défense différents face aux évènements traumatisant me direz-vous. 

Et Grant, la mort de son père, c’est comme cela qu’il l'a géré, en se recoupant du monde. Mais à trop vivre isolé, il en est devenu quelque peu ronchon et fort irritable. Appelons-le Schtroumpf Grognon, cela lui va comme un gant.

Par un soir de tempête, Gennie Grandeau atterrit chez notre schtroumpf pour lui demander asile, sa voiture étant tombée en panne. Gennie (cousine éloignée de Diana et Justin, histoire que la boucle soit bouclée) aura bien du travail pour gagner la confiance de Grant, mais Daniel passera par là, n’ayez crainte !

L’intérêt de cette série, au-delà des personnages qui, somme toute, sont assez agréables à voir évoluer, est le personnage central de Daniel, qui représente tout ce que l’on aimerait retrouver chez un chef de clan : bruyant, colérique, expansif, possessif, mauvais perdant, mais profondément aimant.

Après relecture, je n’ai qu’une question : Harlequin a-t-il fait modifier quelque peu la traduction ? Parce que c’est une série avec du « morbleu », du « ma poulette » et de la « vitupération » à l’intérieur, ha ha !

Comme en atteste la photo, j’ai en ma possession une version « vintage » de cette série dont je ne vous ai présenté que la première génération. Accordons à Daniel un peu de répit. Juste ce qu'il faudra à Chi-Chi pour vous présenter la suite et l'histoire de la génération suivante...  

Bonne lecture,
Tam-Tam
  

Pour information, l'ordre de la série est le suivant :
  • La fierté des MacGregor (Playing the odds), Serena et Justin
  • Un mariage au château (Tempting fate), Caine et Diana
  • Les héritiers ennemis (All the possibilities), Alan et Shelby
  • Le secret des MacGregor (One man's art), Gennie et Grant
  • Les liens du coeur (For now, forever)
  • Trois mariages chez les MacGregor (The MacGregor brides)
  • L’orgueil du clan (The winning hand)
  • Trois fiancées pour les MacGregor (The MacGregor grooms)
  • Le triomphe de la passion (The perfect neighbor)


Deux spin-off historiques : 
  • Serena la rebelle (Rebellion)
  • Contre vents et marées (In from the cold)
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30 janvier 2012

Le Chardon et le Tartan, ou la sexytude de la jupe

Le livre d’aujourd’hui est une institution dans ma bibliothèque. A chaque regard que je lance à ma bibliothèque, je me lamente que Chi-Chi n’aime pas les sagas. Imaginez, c’est comme si dès le début de notre relation littéraire je lui avais annoncé que "la régence, c’est pas possible". J’imagine que notre amitié aurait peut-être pu naître, mais je suis pratiquement persuadée que si j’avais ajouté que les séries, c’était "no way", j’aurais sûrement atterri sur les fesses, sur le paillasson de son château en moins de temps qu’il n’en faut pour dire Bridgerton.

Heureusement, j'aime les séries et la régence et elle a eu la sagesse de ne pas mentionner ce petit détail immédiatement. Je n’ai appris son aversion pour les histoires en 10 tomes qu’une fois notre amitié irrémédiablement établie (you know I still love you anyway, don’t you dear ?). Sauf que, amitié ou pas, je n’avais pas la même motivation pour écrire mon billet.

Que ce dernier soit d’une qualité exemplaire, écrit dans une style formidable, plein de références hilarantes, tourné avec beaucoup d’intelligence le tout sans une seule faute d’orthographe (qui est mon objectif à chaque fois, sachez le), Chi-Chi n’irait pas lire le-dit livre.
Et vous le savez à présent, j’aime vivre dans l’urgence. Sans l’urgence de faire lire un livre fétiche, ce poste est donc resté bloqué dans mon imagination pendant de longs mois…

Jusqu’à ce que Pimpi me dévoile son affection pour les histoire sur plusieurs tomes. C'était par là même l'occasion pour moi de faire avec elle une lecture commune. Comme elle est délicieusement compréhensive, elle a consentie à découvrir Outlander et Jamie Fraser, tandis que j’en faisais la (énième) relecture.

Et si le concept de LC (oui, ici on aime parler en acronyme, ça fait toujours plus pro) ne m’avait jamais tenté pour moi-même, cette lecture avec elle m’a ravie. Imaginez, c’est un peu comme regarder Star Wars avec quelqu’un qui ne l’a jamais vu et observer son visage tandis qu’il découvre (avec effroi) qui est le père de Luke (toutes mes excuses pour les infortunées qui ne le savaient pas). La personne qui sait vit le cliffhanger par anticipation.

"Je suis ton père Luke".
Toute une oeuvre se résume en une phrase. "James Alexander Malcolm MacKenzie Fraser"...

Pimpi, c’est à ce moment précis qu’elle a fondu. Je vous avouerais, moi depuis le temps, je ne sais plus quand Jamie est devenu la personnification de toute la perfection du héros écossais. AnimeJune, auteur de Gossamer Obsessions a d’ailleurs trouvé la phrase parfaite pour résumer la personne de Jamie Fraser (je lui pardonne ainsi de ne pas avoir aimé le livre autant que moi).
"There's never been, nor will there ever be, a man born of a human woman who can ever even hope to approach the pure and glorious manliness of Jamie Fraser".
Ce qui donne en français dans le texte (référence aux comptine de l’enfance inclues): "Jamais on a vu, jamais on ne verra, un homme né d’une femme humaine, qui pourra ne serait-ce que caresser l’espoir d’approcher la pure et glorieuse masculinité de Jamie Fraser".

Voilà, le héros est posé. Je pourrais presque vous laissez aller vous précipiter chez votre libraire pour vous en procurer un exemplaire - du livre hein, pas du héros.  Malheureusement !

Mon travail est quasi bouclé. Mais pour les quelques dubitatives, voyons comment vous faire craquer... Pour vous, l’homme grand, roux, en kilt, puceau, et écossais est l’antéchrist de la sexytude ? C’est bien simple, Le chardon et le tartan, au-delà de son intrigue historique hyper documentée et fort élégamment écrite, c’est le livre qui vous fera (normalement) changer d’avis.

Préparez-vous à êtres séduites !

Il était donc une fois Claire, infirmière de son état, qui vient de subir six années sur le front pendant la Seconde Guerre Mondiale et s’en va en vacances en Ecosse avec son mari Franck. C'est en effet en Ecosse que nos deux touristes avaient été unis et avaient passé quelques jours de voyages de noces à l’aube du conflit.

Plusieurs années ont passé, et le téléphone portable, internet et Skype n’existant pas alors, ils n’ont pas eu beaucoup d’échanges et cherchent à recréer l’atmosphère intime et enthousiaste des premiers temps.

Cerise sur le shortbread, Franck est historien, et l’Ecosse est un lieu clé pour lui et l’histoire de sa famille. Pour en savoir plus sur cet ancêtre qui hante les livres d’histoire, le capitaine Randall, il passe de longues heures farfouiller dans des archives poussiéreuses et à deviser avec l’autochtone.

Claire, qui malgré l’effort syndical de l’épouse pour s’intéresser au sujet, est vite dépassée sous le flot d’informations et décide de laisser son mari à ses occupations pour aller explorer ce petit coin des Highlands où ils logent. Entre deux fleurs et trois cailloux (oui, les cailloux sont une vieille obsession of mine), elle découvre un cercle de pierres levées. Un Stonehenge en kilt si vous le voulez. Hasard et coïncidence, Claire pose la main sur le cercle, et se retrouve catapultée plusieurs siècles plus tôt.

Et c’est là que tout se corse. Claire, passé un petit moment de surprise et une rencontre fortuite avec de fiers Highlanders finit par faire preuve d’une adaptabilité que je lui envie. La partie cartésienne de mon esprit ne peut que s’étonner d’une telle nonchalance, mais celle qui est tombée tout de suite raide dingue de l’histoire la bâillonne et hurle à qui veut bien l’entendre qu’après six années de guerre, il en faut sans doute plus pour faire paniquer une infirmière. Reste que notre anglaise est tout de même dans une posture sacrément compliquée :

- Les frères Colum et Dougal, leaders du clan des MacKenzie sur les terres desquels elle a atterri la croient espionne ; à la solde de qui, c’est encore à définir, mais ils la placent sous résidence surveillée.
- Pour la protéger d’un certain capitaine anglais aux pulsions sadiques et parfois incestueuses, la voilà mariée à Jamie, guerrier blessé rencontré dès son arrivée.
- Et parce que bon, l’Ecosse à cet époque, c’est le racisme anti-anglais à son paroxysme, c’est la place de la femme au même niveau que les oies de la basse-cour, c’est la chasse aux sorcières, la guerre, la famine et l’absence de chauffage central.

Mais il y a Jamie. Et Jamie, même pour moi qui pleure quand une chaudière en panne fait tomber le mercure en dessous de la barre fatidique des 15 degrés, j’aurais supporté !
Oui, juste pour Jamie, son courage, sa loyauté, son intelligence, son charisme, le galbe de son mollet et son regard pénétrant…

800 pages à la gloire de l’Ecosse, son histoire, ses highlanders, ses combats, ses paysages. Une saga entière à la gloire d’un homme qui me fait encore soupirer rêveusement lorsque je vois des kilts ou des motifs à carreaux.

Laissez-vous aussi séduire par ce cocktail magique et tentateur.


Bonne lecture,
Tam-Tam

PS : Les titres de la saga Le chardon et le Tartan, dans l'ordre :
Outlander (La porte de pierre & Le bucher des sorcières)
Dragonfly in amber (Le talisman &  Les flammes de la rébellion)
Voyager (Le voyage)
Drums of autumn (Les tambours de l'automne)
The fiery cross (La croix de feu, Le temps des rêves & La voie des songes)
A breath of snow and ashes (La cendre et la neige, Les grandes désespérances & Les canons de la liberté)
An echo in the bone (L'écho des cœurs lointains : Le prix de l'indépendance & Les fils de la liberté)
A venir en 2013 : Written in my own heart's blood
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2 juin 2011

Du réalisme chez les Highlanders

Une fois n'est pas coutume, le (les) livre dont je vais parler aujourd’hui m'a été dicté par l'actualité littéraire du moment...

Si vous vous promenez un peu sur les blogs de lecture, ou même simplement entre les rayonnages de la première librairie venue, vous constaterez que nous sommes envahis par les histoires fantastiques. Et par fantastique, je veux dire, ayant trait aux vampires, elfes, fées, "were", et autres créatures légendaires...

Depuis un peu plus de trois ans maintenant (d'après mon opinion experte, depuis Twilight et mais encore plus depuis l'adaptation de True blood en série télé), la romance fantastique a déchaine les vocations, et les fans se comptent par milliers (oui, par milliers, n'ayons pas peur des mots)!!! Le genre a gagné ses lettres de noblesse. Pourquoi celui-là plutôt qu'un autre? Peut-être parce que l'aspect mythique des créatures que l'on y trouve permet d'écarter tout argument sur le réalisme de l'histoire. Peut-être parce que cela permet d'assimiler (presque) ces livres à de la fantasy ou à de la SF, genres qui sont nettement moins discriminés que la romance...

Quoi qu'il en soit, cet engouement existe bel et bien, et je ris toujours un peu de voir autour de moi des lecteurs qui n'approcheraient pas une « vraie » romance à moins de 50 mètres se prendre de passion pour ces histoires de loup-garou, ignorant (volontairement ou non) que ce sont, d'abord et avant tout, des romances de la plus pure espèce! La romance fantastique démocratise le genre et je ne désespère pas qu'un jour, ce soit la romance dans son ensemble qui connaisse un tel destin...

Pourtant, nous ne parlons pas souvent ici de fantastique, ni Tam-Tam ni moi-même ne sommes des grandes expertes en la matière, et naturellement nous préférons parler de ce que nous connaissons bien! Parfois je me dis que c'est un peu dommage, que nous sommes très similaires sur trop de points et que nous négligeons des pans entiers de la romance. Mais après tant pis, nous n'avons pas la prétention de pouvoir parler de tout.

Ceci dit, parmi les romances dont on parle beaucoup maintenant, j'ai relevé le nom de Karen Marie Moning, et de ses Highlanders. Et pour une fois, je me suis dit, « Chouette, une série que j'ai déjà lu, je vais pouvoir en parler »!

En effet, j'ai découvert les Highlanders lors de leur première édition française, c'est à dire 2003 pour le premier tome (qui est en fait le 4ème de la série – J'ai Lu ayant décidé d'être facétieux et de ne pas publier toute la série). J'ai commencé ma lecture en 2006, et lu un peu dans le désordre, en VF puis en VO, la série entière. Cela ne m'a heureusement pas trop gênée pour comprendre l'histoire, car même si il y a une trame de fond qui court tout au long de la série, chaque histoire peut se lire individuellement! Les trois premiers tomes sont centrés autour d'Adam Black et des Highlanders, les 4 tomes suivants autour d'Adam Black (toujours) et de la famille MacKeltar. Enfin, la nouvelle parue en dernier introduit la prochaine série de l'auteur, les Fever.

On récapitule donc dans l'ordre :
Beyond the highland mist
To tame a highland warrior
The highlander's touch
Kiss of the highlander (Une passion hors du temps)
The dark highlander (Le pacte de MacKeltar)
The immortal highlander (La punition d'Adam Black)
Spell of the highlander (La vengeance de MacKeltar)
Into the dreaming (nouvelle indépendante)

Je ne parlerais ici que des tomes qui ont été traduits car, n'ayant plus les autres sous la main, il m'est plus difficile de me rafraichir la mémoire...

Kiss of the highlander (Une passion hors du temps), raconte l'histoire de Drustan MacKeltar, Highlander du 16ème siècle, et de sa douce et tendre Gwen, une américaine du 20ème siècle. Cherchez l'erreur... Drustan est la belle au bois dormant en fait, par la magie d'un sortilège, il est resté endormi pendant cinq siècles dans une grotte en Écosse, où Gwen le trouve et le délivre (de façon tout à fait accidentelle bien sûr). S'ensuit pour eux une grande aventure, assortie de quelques voyages, puisque Drustan, héritier des druides (et donc pourvu des pouvoirs qui vont avec) et guerrier redoutable (sinon ce ne serait pas un vrai Highlander), veut remonter le temps pour sauver son peuple.

Une fois cette tache accomplie (non sans quelques obstacles), nous passons au tome suivant (The dark highlander – Le pacte de McKeltar), où Dageus, frère de Drustan, se trouve à son tour en situation difficile. Il rencontre à notre époque Chloé, historienne d'art, et utilise pour la séduire des méthodes pour le moins... cavalières... C'est qu'il cherche à obtenir quelque chose d'elle, et il a apparemment choisi la bonne méthode car Chloé, qui est évidemment l'âme sœur de notre héros, tombe dans le panneau. Elle accepte de l'accompagner en Écosse pour tenter de l'aider à récupérer son âme, qu'il a perdu quelques siècle auparavant sous l'effet d'un sortilège. Normal quoi! Évidemment, les choses commençaient sous de trop bons auspices pour nos tourtereaux, Dageus va avoir du mal à récupérer son âme, malgré la présence de Chloé, arme fatale...

Décidément, la magie ne fait pas bon ménage avec les frères MacKeltar! Mais rassurez-vous, ils ne sont pas les seuls à en souffrir car le héros du tome suivant (The immortal highlander – La punition d'Adam Black) n'est pas de la même famille et pourtant, lui aussi rencontre quelques problèmes... Lui n'est pas un Highlander du 16ème siècle, mais un faë, bien plus vieux et bien moins sage... Ceci dit, il aime bien prendre l'apparence d'un Highlander à l'occasion, mais que voulez-vous, c'est facile quand il suffit d'un claquement de doigts pour changer d'apparence! Adam Black aura lui aussi besoin de l'aide précieuse de sa belle Gabrielle pour venir à bout de ses problèmes et remettre en bon ordre son univers. Que seraient tous ces vaillants guerriers sans leurs précieuses demoiselles, je vous le demande?

Enfin, dans Spell of the highlander (La vengeance de McKeltar), Cian MacKeltar est délivré de sa prison magique par Jessi St James, étudiante en archéologie. A cause de lui, elle se retrouve embarquée dans une sombre histoire, manque de se faire assassiner, découvre les avantages des pouvoirs magiques, et est réquisitionnée pour mettre fin à une malédiction vieille de onze siècles. Rien que ça! En jeu, l'avenir du monde, et une histoire d'amour comme il n'en existe que dans les légendes. J'ai une question, à force, toutes ces histoires d'amour digne de légendes, ces malédictions, ces voyages dans le temps, cela ne manquerait pas un tout petit peu de crédibilité? A se demander comment les écossais ont survécu tous ces siècles sans nos héroïnes modernes pour assurer le renouvellement des générations...

Allons, je m'arrêterais là, autant vous laisser le plaisir de découvrir par vous-même (si ce n'est pas déjà fait) les aventures de ces Highlanders perdus (enfin façon de parler car le Highlander viril n'est jamais perdu – cela nuirait à son aura) dans notre monde contemporain. L'histoire n'est pas réaliste, ce dont vous ne vous seriez jamais doutés bien sûr, mais elle est racontée de main de maître, Karen Marie Moning n'a pas son pareil pour nous tenir en haleine d'un tome sur l'autre (personnellement j'étais contente d'avoir les livres à disposition pour pouvoir les enchainer et ne pas attendre trop entre chaque!). Les héros sont drôles dans leur rôle de mâle alpha protecteur, face à des héroïnes très dynamiques et pas du tout décidées à se laisser faire par ces machos venus d'un autre âge. Cela donne lieu à des moments pleins d'humour mais aussi quelques scènes très émouvantes, pour vous livrer au final un cocktail réussi de romance, de légendes et d'aventures!

Je précise tout de même que je recommande vivement à tous ceux qui le peuvent de lire cette série en VO, comme c'est hélas trop souvent le cas, l'histoire perd de sa saveur avec la traduction, l'humour est moins pétillant, les réparties moins bien vues et d'après des avis bien informés, certains passages ont été carrément coupés...

Vous n'avez donc aucune excuse pour ne pas rejoindre à votre tour la cohorte de lectrices de romances fantastiques, et KMM (comme l'appellent les expertes) est un excellent choix pour commencer!
  
  
Bonne lecture,
Chi-Chi
  

PS : Bon, je me moque un peu, mais sérieusement, vu mon obsession pour les légendes en tous genres, et mon attraction pour les hommes beaux et virils (même en jupe), vous ne pensiez pas que j'allais laisser passer une occasion pareille?!
 
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17 février 2011

Lady D. en Ecosse

Le retour d'une guest-star en ces murs, en la personne de Lady D. qui nous avait déjà parlé de mes (et ses) chouchous, les Bridgerton. Et comme j'avais adoré son premier post, je lui ai demandé de retenter l'expérience pour nous!

J'espère que vous apprécierez autant que moi,
Chi-Chi


Dernièrement, j’ai lu Born in Sin, lequel avait été fabuleusement chroniqué par Tam-Tam (^_^) et cela a été un réel plaisir. Ces romans médiévaux sont un vrai délice tant les auteurs n’ont pas peur de prendre quelques libertés avec l’Histoire pour donner à nos héros des qualités modernes. Parce qu’une héroïne docile et fertile, non merci ! Mais attention à ce que le décalage avec la réalité de l’époque demeure léger et amusant car la limite avec le gênant est fine. On se souvient notamment de Miss Sophie Harlow. Cependant, quand il est bien dosé, elles parviennent à transcender le cliché pour faire une œuvre complètement délirante et particulièrement kiffante. Voilà, j’étais donc dans le ‘mood’ pour une romance du même ton. Et après l’avoir expliqué à Chi-Chi, ma précieuse guide, mon mentor, mon maître Yoda (les influences de Lady V, que voulez-vous...), elle me mît The Wedding (Ravisseur sans scrupules) entre les mains et me dit « Si tu aimes ce genre là, tu vas adorer celui-ci ! ». Youpi ! J’étais lancée, « Julie Garwood, ne me déçoit pas ! ».

Et elle ne m’a pas déçue.

Nos héros se rencontrent pour la première fois en 1108. Notre charmante Brenna, 7ème d’une fratrie de 8, est hyperactive et a beaucoup de bêtises à son actif. Elle persiste notamment à vouloir attraper un porcelet pour en faire son animal de compagnie et ce n’est ni la boue ni l’odeur qui vont l’arrêter, au grand désespoir de sa nourrice. Son entourage tente de lui faire prendre conscience de ses travers en l’avertissant qu’avec ce comportement elle ne décrochera pas un mari de sitôt. Ainsi, quand un jour, un beau et grand garçon, au sourire ravageur, de passage dans sa demeure, la sauve in extremis des griffes d’une truie en furie (oui, ce sont des choses qui arrivent quand on tente de voler un petit à sa maman), elle le demande en mariage. Voyez-vous, Brenna (6 ans) redoute de causer du souci à son cher père et veut lui faciliter la tâche. Il n’y a pas d’âge pour commencer à prendre sa vie en main.

Vous l’avez compris son sauveur n’est autre que notre cher héros, Connor de son prénom, héritier de la noble famille MacAlister, qui n’avait à l’heure de cette anecdote qu’une quinzaine d’années. Petit briefing sur le (bien-entendu et c’est ce qui fait tout son charme ^_^) lourd passé de notre vaillant chevalier : il a vu son enfance s’envoler quand très jeune, son père est mort sous ses yeux, suite à une bataille sanglante. Avant de rendre l’âme, ce dernier fît promettre à son fils de retrouver le traître qui l’avait mené à sa défaite et au passage lui donne le petit conseil de ne pas tomber amoureux car bon, ça pue du cul. Connor vit donc, depuis ce jour-là, avec ce pesant désir de vengeance et de ne jamais tomber amoureux… (Merci Papa, tu nous facilites pas la tâche !) Quand, bien des années plus tard, il apprend que Brenna est la promise du Laird MacNare, son ennemi juré, qu’il croit être le traitre en question mais n’est pas en mesure de le prouver, il y voit l’occasion rêvée de lui faire un dernier affront. Et s’il acceptait enfin la demande en mariage que cette tendre enfant avait formulé 11 ans plus tôt ? Le voilà donc parti à la cueillette d’une femme sur les sentiers d’Ecosse.

Et notre histoire, qui commence réellement à ce moment, fait des étincelles!

A commencer par le fait qu’elle est anglaise et lui écossais (enfin à peu près). Deux clans pas copains. Notre héros éprouve un sentiment profondément hostile à l’égard de ces « sous-hommes ». Intolérance : pas cool me direz vous. Mais si ! En l’occurrence, rien de plus craquant que ce Highlander, maquillé de peintures de guerre (si cela vous intéresse, je l’imagine comme un brave guerrier picte du Roi Arthur - le film), qui montre son mépris devant ce peuple qui ne connaît, d’après lui, ni le courage ni la loyauté. Il est même prêt à tuer en l’honneur de ces deux vertus, c’est dire l’importance qu’il leur donne ! Et nous, lectrices romantiques, on aime qu’il leur donne autant d’importance.

Ensuite, certains hommes possèdent une miette d’intuition en ce qui concerne la sensibilité féminine, mais pour notre héros, c’est un mystère absolu. Pourquoi diantre Brenna déplace-t-elle les draps du lit qu’il avait patiemment arrangé pour la nuit de noces, au centre du cercle formé par ses guerriers endormis? Je ne sais pas, peut-être parce qu’elle désire un brin d’intimité pour ce moment délicat ? DUH ! Vraiment, un homme aussi empoté avec sa femme, c’est adorable. De même, il pense que la vérité prévaut toujours ! 

Personnellement, je ne sais pas comment je réagirais si on m’expliquait qu’on m’avait choisi pour provoquer un vieux rival ainsi que pour assurer une descendance… Il y a des choses plus agréables à entendre. Toutefois, si Connor ne comprend rien à Brenna, elle au moins le comprend très bien (ah les femmes)!  Il est peut-être imbattable sur les champs de bataille, le plus fin des stratèges, mais le fonctionnement des dames, ça n’est (vraiment) pas (du tout) son domaine de prédilection et elle sait passer outre son handicap relationnel et rester confiante en l’avenir. (Merci, Brenna, t’es la meilleure !)

Enfin, Brenna, n’a pas changé. Et si maintenant, ce n’est plus après les porcelets qu’elle court, elle déborde tout de même d’imagination pour occuper ses journées. Ce qui ne va pas sans faire des frayeurs à notre valeureux highlander. Bien entendu, Laird MacAlister qui est respecté, admiré, obéi de TOUS (sans exception aucune) a bien du mal à rendre sa femme aussi disciplinée. Oui, Brenna est une femme plus que maligne, qui arrive toujours à dire ce qu’elle pense et à obtenir ce qu’elle veut de son époux (et pas seulement de son époux en fait). Cela ne manque pas d’amuser ses proches, et nous aussi lectrices!

Et pour clore, je préciserai juste qu’en plus de nous faire rêver avec ses héros hauts en couleur, l’auteur parvient à nous intéresser à la petite intrigue de fond. En effet, parallèlement à la love story, se trame une guerre, des trahisons, des déceptions accompagnées de cicatrices tenaces... Hin hin hin, suspense !


En bref, il s’agit là d’une histoire fun et sexy.
Amusez-vous bien,
Lady D.
 
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21 juillet 2010

Le chevalier n’est plus ce qu’il était


Je suis épuisée, je viens de finir un marathon. J’ai les yeux qui piquent et les cheveux qui se dressent seul au sommet de ma tête. Un marathon, c’est éprouvant !

- soyons clair, quand je parle de marathon, je parle bien sûr de session lecture intense où je lis des livres au kilomètre. Il fait trop chaud pour courir de toute façon !


Je disais donc, j’ai fini un marathon. 8 livres lu (ou relus) autour d’une seule et même auteur Kinley MacGregor, et d’un seul et même thème, Les Chevaliers.


Dans ma prime jeunesse, alors que mes jambes ne touchaient pas encore le sol lorsque j’étais assise sur une chaise, j’aimais écouter la douce voix de mon grand-père me lisant des contes de fées tandis que mes jambes se balançaient dans le vide. À l’époque, les princesses étaient retenues prisonnières dans les plus hautes tours des châteaux, ces derniers étant toujours gardé par une vilaine créature pleine d’écailles…

Dans ce temps là, les chevaliers n’avaient pas peur, Ils s’élançaient sur leurs blancs destriers, et sauvaient les princesses. La princesse, une fois libérée, poussait alors un petit cri de plaisir, battait des cils, et leur amour naissait…

Cliché n’est ce pas ?

Et le plus dur dans cette histoire, c’est de réaliser à quel point on a pu y croire aux vraies larmes que la princesse versait (oui, comme Candy) lorsque son chevalier était blessé par la bête…non, je veux dire, un dragon contre un type d’1m80 environ, c’est super crédible !


Aujourd’hui nous n’y croirions pas 2 secondes !

D’ailleurs je pense que je serai pour le dragon pour une fois…

Nous sommes bien plus malines….quoique…

Je me suis penchée sur la question des chevaliers en lisant avec application deux séries, Les MacAllisters et The Brotherhood of the sword.

Huit chevaliers et leur donzelle pour déterminer si oui ou non, nous lectrices étions encore une fois tombées dans le panneau…


J’ai commencé par Born in Sin, j’avais adoré le couple que formait Callie et son chevalier. J’avais beaucoup aimé le caractère de cochon de la jeune fille, et la loyauté de Sin.

Puis j'ai continué sur ma lancée avec l'histoire de Braden, Claiming the Highlander...Encore une réussite avec l'impétueuse Maggie qui impose un moratoire à la gente masculine de son clan. Plus une femme pour leur préparer de bon petit plats et/ou satisfaire leur désirs.

Au bout du 4ème roman fini - Master of Desire où Draven, un délice de virilité, un gros dur super balèze est apprivoisé par les gracieuses et blanches mains d'Emily - mon clichéomètre a commencé à montrer des signes de mécontentement...

Une fois les 8 romans tous relus dans l’ordre et en série, mon clichéomètre était dans le rouge. Force était de constater que tous les héros se ressemblaient. Voyez donc :
Nous avons huit héros : Draven, Braden, Sin, Simon, Ewan, Stryder, Christian et Lochlan
Ils sont tous frères, de sang ou d’armes, tous féroces et vaillants au combat, tous super potes avec Henry Plantagenet, tous plus musclés et plus virils les uns que les autres, ET tous ont un passé de folie !

Entre Draven qui a été traumatisé par son père qui a assassiné sa mère devant ses yeux sur la table de la salle à manger (perso, je crois que je serai condamnée à manger des sandwichs debout dans la cuisine le reste de ma vie durant après une expérience pareille), Sin qui a été renié par sa mère et son père, a été vendu comme esclave aux Sarrasins, Stryder qui a passé des années dans les geôles sarrasines et dont le père a tué la mère dans un accès de colère (vous noterez le grand classique du genre). Nous avons là une belle brochette de testostérone, qui à notre époque, en aurait signé pour 10 ans de thérapie.

Non, là, leur remède à leur traumatisme a été de décider que nonononononon jamais ils ne se marieraient/tomberaient amoureux/auraient des enfants !


Mais comme nous sommes dans la romance, nous avons en face une équipe de choc : Emily, Maggie, Callie, Kenna, Nora, Rowenna, Adara et Cat.

Elles sont toutes belles, brillamment intelligentes (qualité peu désirée à l’époque chez une femme) sont toutes liées de près ou de loin au pouvoir (on a quand même le droit à l’histoire de la fille cachée du roi Henry), et… ont toutes un passé de malade !

Emily est limite cloîtrée par son père qui ne veut surtout pas qu'elle se marie au risque de la perdre (Oedipe, tu Sors!), Rowenna est la risée de toute la cour car la donzelle ne croit pas à la violence depuis que son père est mort, Cat n'est qu'un petit pion dans l'échiquier politique de son papounet Henry...Bref, une vraie sinécure pour ces dames!

Mais contrairement à ces brutes épaisses que sont les chevaliers, ces dames ne vont pas faire les autruches et vont se battre pour leur chevalier, qui à le sauver de lui-même.


Les clichés 2 – Lectrices averties 0


Mais comment m’étais-je donc faite avoir une nouvelle fois ?

J’ai refait le tour des contes qui me faisaient vibrer enfant, j’ai recherché dans ma mémoire les différents « profils » de personnage de romans de cape et d’épée qui me font encore vibrer.

J’ai sué sang et eau pour en arriver à la conclusion suivante :


Nous voulons des princesses féministes. Au placard donc les princesses sans défense dont la seule compétence était de savoir pleurer tout en restant irrésistibles.

Ici ces dames se battent contre des chevaliers aussi entêtés que des troupeaux d'ânes du périgord. Elles se battent pour prouver leur amour et extorquer celui de l'homme!


Nous voulons des chevaliers aussi barbares que ceux d’antan, mais avec la tolérance des hommes modernes (on me souffle en régie que tous ne sont pas encore comme ça…). Peu importe que la révolution de la femme n’ait pas encore eu lieu. Nous voulons qu'ils prouvent leur amour par des actes grandioses. Perso, on ne m'a pas encore fait le coup de se sacrifier pour que je conserve ma liberté (lire The Warrior)!


Chez Kinley MacGregor, le cliché est là. Mais il fonctionne.
Alors ne vous laissez pas intimider par les couvertures à mulet, et que vivent les histoires de chevaliers !


Bonne lecture !
Tam-Tam


Note : Et pour celles (et ceux) que cela intéressent, dans cette jolie brochette, je vous conseille plus particulièrement Sin et Draven, à bon entendeur…

PS: les autres sont bons...mais on a toujours ses chouchous!
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