Au départ, j'avais envie de vous dire que je suis d'humeur nostalgique, que l'arrivée de l'hiver me donne envie de me pelotonner dans une couverture moelleuse et de lire un livre au coin du feu avec un thé bouillant à la main.
Sauf que je n'ai pas de cheminée, et que très honnêtement, je ne suis pas plus nostalgique qu'à l'ordinaire.
La vérité est que je n'ai pas fini ma lecture actuelle. J'en suis à la moitié, et je n'ai pas envie de faire mon article cette nuit entre 2h et 3h du matin parce que j'aurais passé la journée à finir mon livre.
Du coup, je suis allée faire un petit tour de spéléo dans ma bibliothèque papier, celle qui prend tant de place dans mon château et qui fait peur aux déménageurs…
En regardant les rayonnages, je suis tombées sur l'une des étagères "Nora Roberts", et j'ai pris conscience de l'importance qu'avait eu cette auteur dans ma formation à la grande prêtrise de la romance. Si je n'en lis pratiquement plus (mes derniers NR furent le quatuor des mariées), j'ai pendant longtemps pisté la moindre publication de l'auteur, j'ai écumé les bouquinistes sans relâches pour retrouver ses anciens romans (non-réédités), et j'ai poussé un cri de joie à chaque annonce d'une nouvelle série.
Aujourd'hui, 2 étagères entières de poches lui sont dédiées, plus une de grands formats. C'est beaucoup, ce qui finalement justifie qu'aujourd'hui je vous parle d'un très bon classique: Meurtres au Montana.
Le livre s'ouvre sur un enterrement. Celui de Jack Mercy, un homme dur, insensible, misogyne, égocentrique, égoïste, etc… Mais Jack savait y faire avec les femmes. Il s'est marié trois fois et a eu trois filles.
Le jour de l'enterrement, ces dernières découvrent le dernier pied de nez que leur a fait leur père depuis la tombe. Aucune n'héritera à moins qu'elles acceptent de vivre toutes les trois sur le ranch au fin fond du Montana pendant un an, le tout, sous l’œil attentif des superviseurs testamentaires.
En théorie, pas de soucis… Sauf que les trois filles ne se connaissent pas et ont chacune leur vie, leurs habitudes, et pour certaines, un caractère bien trempé.
Tess la plus âgée, écrit pour Hollywood, elle n'entend en rien bousiller une année de sa vie à regarder les vaches brouter en attendant que l'année passe. Lily, plus calme veut bien se montrer conciliante, mais il faudra faire avec l'affrontement quasi incessant entre l’aînée et Willa, la benjamine, qui contrairement aux autres, a passé toute sa vie sur le ranch et n'entend pas le perdre parce que feu son vénéré enf*** de père a décidé que mourir simplement n'était pas suffisant.
Mais l'argent et l'aventure ne font peur à aucune des trois. Et l'année commence sous le signe du compromis.
A ce mélange détonnant, s'ajoutent 3 membres de la gente masculine (oui, parce qu'on est en romance quand même): Nat, l'avocat amoureux des grands espaces, Ben, le rancher sexy et Adam, qui murmure à l'oreille des chevaux.
Ils sont grands, ils sont beaux et ils sentent bon le sable chaud… Nan, sérieusement, chacun dans leur genre, ces trois hommes sont parfaits:
- Nat, c'est un mix entre Simon Backer et Ryan Gosling, sexy et cérébral. Genre j'ai fait Harvard mais j'aime voir le soleil se lever sur les plaines interminables de l'ouest Américain. Je lis Yeats le soir pour m'endormir, mais je sais galoper dans le soleil couchant…
- Ben, c'est Hugh Jackman en mode rancher. Mal rasé comme dans Australia, le sourire un peu canaille, la langue bien pendue. Il est un peu arrogant, un tantinet obstiné, mais il a le plus bel arrière train de ce côté des Rocheuses.
- Enfin Adam, c'est Robert Redford en mode indien. Un beau brun intense dans le genre Olivier Martinez (vous savez que c'est galère de trouver un acteur Indien qui n'ai pas joué dans Twilight ou Le rebelle?). Il est patient, il est intense, il est calme, il aime l'odeur de l'herbe coupée et le parfum des fleurs dans les cheveux des femmes.
Un trio de qualité. Il y en a pour tout le monde. Et surtout pour nos trois héroïnes qui ne sauront pas vraiment ce qui les a frappé!
L'auteur aurait pu décider de s'arrêter là, mais elle a décidé qu'ils n'y avait pas assez de difficultés dans son histoire. Elle a donc rajouté la composante "meurtres" à son équation.
Cela nous donne une histoire où les hommes se découvrent un instinct de protecteur, où les amitiés se lient dans l'adversité et la peur, et où une famille se crée parce que quand le danger rode, il faut savoir sur qui l'on peut compter.
J'aime cette histoire parce qu'elle m'emmène loin (le Montana), parce que le testament de papa Mercy nous créée une situation très "mariage arrangé/road trip" (on est coincé ensemble, il va falloir faire avec), et parce que pour une fois, je n'ai pas deviné qui était le méchant page 7 (j'ai du attendre le milieu du livre)!
Autre petit bonus. Si l'histoire vous plait, un téléfilm existe… Point de Hugh Jackman ni de Ryan Gosling dedans, mais des acteurs crédibles et un bon moment à passer devant votre cheminée (imaginaire ou pas) (à visionner ici).
Bonne lecture,
Tam-Tam
PS: Vous noterez que la couverture de mon exemplaire est brillamment kitch. Ce que vous ne voyez pas ici est le portrait de NR sur dos. Nora y est BLONDE!!!!
Sauf que je n'ai pas de cheminée, et que très honnêtement, je ne suis pas plus nostalgique qu'à l'ordinaire.
La vérité est que je n'ai pas fini ma lecture actuelle. J'en suis à la moitié, et je n'ai pas envie de faire mon article cette nuit entre 2h et 3h du matin parce que j'aurais passé la journée à finir mon livre.
Du coup, je suis allée faire un petit tour de spéléo dans ma bibliothèque papier, celle qui prend tant de place dans mon château et qui fait peur aux déménageurs…
En regardant les rayonnages, je suis tombées sur l'une des étagères "Nora Roberts", et j'ai pris conscience de l'importance qu'avait eu cette auteur dans ma formation à la grande prêtrise de la romance. Si je n'en lis pratiquement plus (mes derniers NR furent le quatuor des mariées), j'ai pendant longtemps pisté la moindre publication de l'auteur, j'ai écumé les bouquinistes sans relâches pour retrouver ses anciens romans (non-réédités), et j'ai poussé un cri de joie à chaque annonce d'une nouvelle série.
Aujourd'hui, 2 étagères entières de poches lui sont dédiées, plus une de grands formats. C'est beaucoup, ce qui finalement justifie qu'aujourd'hui je vous parle d'un très bon classique: Meurtres au Montana.
Le livre s'ouvre sur un enterrement. Celui de Jack Mercy, un homme dur, insensible, misogyne, égocentrique, égoïste, etc… Mais Jack savait y faire avec les femmes. Il s'est marié trois fois et a eu trois filles.
Le jour de l'enterrement, ces dernières découvrent le dernier pied de nez que leur a fait leur père depuis la tombe. Aucune n'héritera à moins qu'elles acceptent de vivre toutes les trois sur le ranch au fin fond du Montana pendant un an, le tout, sous l’œil attentif des superviseurs testamentaires.
En théorie, pas de soucis… Sauf que les trois filles ne se connaissent pas et ont chacune leur vie, leurs habitudes, et pour certaines, un caractère bien trempé.
Tess la plus âgée, écrit pour Hollywood, elle n'entend en rien bousiller une année de sa vie à regarder les vaches brouter en attendant que l'année passe. Lily, plus calme veut bien se montrer conciliante, mais il faudra faire avec l'affrontement quasi incessant entre l’aînée et Willa, la benjamine, qui contrairement aux autres, a passé toute sa vie sur le ranch et n'entend pas le perdre parce que feu son vénéré enf*** de père a décidé que mourir simplement n'était pas suffisant.
Mais l'argent et l'aventure ne font peur à aucune des trois. Et l'année commence sous le signe du compromis.
A ce mélange détonnant, s'ajoutent 3 membres de la gente masculine (oui, parce qu'on est en romance quand même): Nat, l'avocat amoureux des grands espaces, Ben, le rancher sexy et Adam, qui murmure à l'oreille des chevaux.
Ils sont grands, ils sont beaux et ils sentent bon le sable chaud… Nan, sérieusement, chacun dans leur genre, ces trois hommes sont parfaits:
- Nat, c'est un mix entre Simon Backer et Ryan Gosling, sexy et cérébral. Genre j'ai fait Harvard mais j'aime voir le soleil se lever sur les plaines interminables de l'ouest Américain. Je lis Yeats le soir pour m'endormir, mais je sais galoper dans le soleil couchant…
- Ben, c'est Hugh Jackman en mode rancher. Mal rasé comme dans Australia, le sourire un peu canaille, la langue bien pendue. Il est un peu arrogant, un tantinet obstiné, mais il a le plus bel arrière train de ce côté des Rocheuses.
- Enfin Adam, c'est Robert Redford en mode indien. Un beau brun intense dans le genre Olivier Martinez (vous savez que c'est galère de trouver un acteur Indien qui n'ai pas joué dans Twilight ou Le rebelle?). Il est patient, il est intense, il est calme, il aime l'odeur de l'herbe coupée et le parfum des fleurs dans les cheveux des femmes.
Un trio de qualité. Il y en a pour tout le monde. Et surtout pour nos trois héroïnes qui ne sauront pas vraiment ce qui les a frappé!
L'auteur aurait pu décider de s'arrêter là, mais elle a décidé qu'ils n'y avait pas assez de difficultés dans son histoire. Elle a donc rajouté la composante "meurtres" à son équation.
Cela nous donne une histoire où les hommes se découvrent un instinct de protecteur, où les amitiés se lient dans l'adversité et la peur, et où une famille se crée parce que quand le danger rode, il faut savoir sur qui l'on peut compter.
J'aime cette histoire parce qu'elle m'emmène loin (le Montana), parce que le testament de papa Mercy nous créée une situation très "mariage arrangé/road trip" (on est coincé ensemble, il va falloir faire avec), et parce que pour une fois, je n'ai pas deviné qui était le méchant page 7 (j'ai du attendre le milieu du livre)!
Autre petit bonus. Si l'histoire vous plait, un téléfilm existe… Point de Hugh Jackman ni de Ryan Gosling dedans, mais des acteurs crédibles et un bon moment à passer devant votre cheminée (imaginaire ou pas) (à visionner ici).
Bonne lecture,
Tam-Tam
PS: Vous noterez que la couverture de mon exemplaire est brillamment kitch. Ce que vous ne voyez pas ici est le portrait de NR sur dos. Nora y est BLONDE!!!!
