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19 juillet 2013

Une série pour l'été

Parlons un peu de Karina Bliss aujourd’hui !
 
C’est une de ces auteurs que tout le monde me recommande quand je dis que j’aime Sarah Mayberry, Susan Mallery et Kristan Higgins. C’est une de ces auteurs que je lis et que j’apprécie sans jamais réussir à l’adorer vraiment. 

Mais finalement c’est une de ces auteurs dont il fallait bien que je vous parle un jour puisque je viens de finir une de ses séries complètes, sa série sur les Special forces. Une jolie promesse d’hommes miliaires et alpha, mais version Harlequin donc plus light, j'étais curieuse de voir ce que cela pouvait donner, pour changer des romangst et des situations de danger mortel ou de course-poursuite fatale à la Linda Howard

Ici, il est davantage question de ce qui se passe après le retour à la maison, la reprise de la vie normale et l'acceptation d'une situation difficile...
 
Nous avons donc :
  • Here comes the groom (Souviens-toi de ta promesse)
  • Stand-in wife
  • Bring him home
  • A prior engagement
Série qui, pas d’inquiétude, peut parfaitement se lire dans le désordre, et comme vous le voyez, n’est pas entièrement traduite. Et je vous présente mes excuses par avance, car je ne sais pas si la suite sera traduite, et le meilleur n’est pas celui qui existe en français…
 
Dan, Ross, Nathan, Lee et Steve sont tous soldats dans la SAS (forces spéciales donc) de Nouvelle-Zélande, engagés en Afghanistan. Dan est le cousin de Steve, Nathan leur ami d’enfance. Le frère de Ross est marié à la sœur de Dan et Steve sort avec la meilleure amie de Claire, la femme de Steve. Voici donc un petit groupe bien formé dont l'univers vole en éclat lorsque, au cours d’une mission, Steve et Lee disparaissent dans une explosion…
 
Fast-forward un an, nos trois survivants sont rentrés au pays avec une bonne dose de stress post-traumatique et de culpabilité du survivant.
 
En particulier Dan, qui n’était pas de la patrouille le jour de l’attentat, et qui ne sait de la mort de ses amis que ce que les autres ont bien voulu lui rapporter. Il a donc décidé de vivre pleinement en hommage à leur mémoire, et cela commence par honorer une promesse de mariage qu’il a faite à sa meilleure amie, lors d’une soirée un peu trop arrosée.
 
Quand Jocelyne reçoit l’invitation à son propre mariage, elle croit d’abord à une blague. Sauf que non… les semaines passent et Dan est très sérieux.
 
Vous vous en doutez, les choses ne sont pas si simples. Car si tous deux se connaissent depuis toujours, ce n’est pas une histoire où l’un était secrètement amoureux de l’autre depuis toujours justement ! Et Dan n’est pas le seul à trainer quelques valises dont il n’a pas spécialement envie de parler…
 
C’est une vraie belle histoire d’amis qui tombent amoureux, de la meilleure façon qui soit…
 
Dans le tome 2, nous retrouvons Ross, et Vivian, sœur de Dan (non pas celle qui est mariée au frère de Ross, sa jumelle). Vous vous en doutez, nous allons avoir droit au coup hyper classique de l’échange d’identité entre jumelles…
 
Twist crédible entre tous, je vous rappelle que lorsque l’on lit un Harlequin on laisse le potentiel réalisme sur la table de chevet ! Mais heureusement pour nous, cet échange d’identité ne fonctionne pas très bien, et Viv (qui s’est laissé complétement déborder par la situation) n’est pas la meilleure des actrices…
 
Elle réussit néanmoins à convaincre Ross de jouer le jeu et de l’aider, ce qui leur donne l’occasion de passer du temps ensemble etc. etc. Je ne vous fais pas un dessin, voici un deuxième couple formé. Nous en apprenons aussi davantage sur l’attentat, la relation entre les cinq amis et les conséquences sur leur entourage, et nous retrouvons Jo et Dan, pour qui les choses avancent lentement mais surement.
 
Dans le tome 3, que j’ai lu en premier (hasard total), Claire décide d’aller chercher Nathan. En effet, celui-ci n’est pas revenu en Nouvelle-Zélande, il a choisi l’exil à Hollywood où il est garde du corps pour célébrité (le frère du héros de What the librarian did – traduit sous le titre Faits l’un pour l’autre – lecture charmante aussi), mais en tant qu’exécuteur testamentaire de Steve, sa présence est nécessaire pour régler des histoires de succession.
 
C’est donc contraint et forcé que Nathan revient affronter ses peurs et une culpabilité qui est bien plus lourde que celle de ses camarades. Le pourquoi sera un élément clé du récit, je ne vous en dit donc pas plus…
 
Enfin, nous arrivons au tome 4, qui concerne Juliet, la fiancée de Lee. Là aussi, je refuse en vous en dire plus, pour ne pas gâcher le twist de l’histoire (bon si vous allez lire le résumé sur internet vous saurez tout mais je préfère ne pas être responsable).
 
D’autant que c’est mon préféré de la série et que je pense que si vous devez n’en lire qu’un c’est celui-là (oui, ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres sans souci). Sauf que pour mieux comprendre la psychologie des personnages, la lecture dans l’ordre est recommandée.
 
Une série de lecture parfaite pour les vacances car, en dépit des apparences, elle n’est pas trop torturée. Il y a même des vrais moments de légèreté et d’humour (les coups pendables que Jo et Dan se jouent mutuellement en particulier) et le ton général reste toujours optimiste !
 
Vous n’avez plus que l’embarras du choix, deux titres en VF et trois autres en VO…
 

Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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17 août 2012

All they need

Je sais bien que c'est le mois d’août, que le monde entier est en vacances (sauf moi, pauvre petite malheureuse abandonnée que je suis), mais je travaille pour vous.

Si si, je vous assure, même parfois, je sacrifie de mes précieuses heures de sommeil.

Comme cette semaine, pour un livre terminé à 4:17 du matin très précisément...

All they need de Sarah Mayberry. Depuis Her best worst mistake, j’enchaîne les livres de cette auteur, essayant de me faire une idée plus précise.

Verdict? Irrégulière.

Mais pas dans le style Nora Roberts, qui est devenue irrécupérable à mes yeux, plutôt dans le style Mary Balogh. Du genre j'adore passionnément à la folie parfois, et parfois, je me dis qu'il ne manquait pas grand chose pour que la mayonnaise prenne.

Depuis Her best worst mistake, j'ai donc lu plusieurs livres de Sarah Mayberry, mais, bien que je passe un bon moment à chaque fois, aucun ne m'a plu autant que All they need. A égalité avec Her best worst mistake donc... 

Et la raison de cet amour tient en un seul mot : Flynn.

Sarah nous offre ici un héros dans le sens le plus émouvant du terme. Pas un chevalier flamboyant volant à la rescousse de la donzelle en détresse, pas un mâle alpha dégoulinant de testostérone, mais un homme sûr de lui et de ce qu'il veut, un homme qui sait se poser les bonnes questions et ne passe pas sa vie à se voiler la face, un homme qui assume ses responsabilités et n'en oublie pas pour autant d'être tendre avec ses proches, un homme qui a de l'humour et la tête sur les épaules, qui sait faire preuve de patience et d'abnégation quand c'est nécessaire...

Bref, un homme un peu trop parfait pour être vrai mais tellement bien écrit qu'il a fait soupirer mon petit cœur de midinette, ce qui n'est pas si facile que ça après des années passées à jauger des héros de tout genre entre les pages de mes romans.

Flynn est un héros comme je les adore et Mel est une héroïne a sa hauteur. Un livre où héros et héroïne sont aussi réussis l'un que l'autre, faut-il vraiment en dire plus?

Allez, un effort pour vous mettre en place le décor...

Mel et Flynn ne sont pas des inconnus l'un pour l'autre, mais tout au plus, de vagues connaissances. Ils se sont parfois croisés dans les galas et les réceptions de la haute société de Melbourne, lorsque Mel était mariée à un homme ambitieux et assez désagréable au premier abord. Mais tandis que Flynn appartient à ce monde si particulier du seul fait de sa naissance, Mel, d'origine plus modeste, y était horriblement malheureuse. Il faut dire qu'entre sa taille étonnante pour une femme (plus d'1m80), son rire sonore et son humour parfois cassant, Mel n'arrivait pas à se fondre dans le paysage, au grand déplaisir de sa belle-famille.

Mais cela, pour Mel, c'est une autre vie, une page fermement tournée, deux univers qui devraient rester séparés, sauf lorsque Flynn fait l'acquisition d'une demeure magnifique à retaper, tout près de la maison d'hôtes qu'elle tient depuis son divorce.

De vagues connaissances à presque voisins, contre toute attente, ces deux-là vont devenir amis...

Et plus encore vous vous en doutez, mais les choses ne sont pas aussi simples qu'une histoire de différence sociale un peu tirée par les cheveux. Le divorce de Mel lui a laissé des cicatrices tenaces et Flynn ne mène pas la vie facile et dorée que l'on pourrait imaginer. C'est dire s'il faudra de l'amour, du temps et de la patience, pour que nos héros puissent enfin vraiment se rencontrer et vivre la prochaine étape de leur vie.

De la patience mais pas pour nous, puisque Sarah maîtrise son histoire et que rien ici, chaque minute passée, chaque ligne est justifiée et vaut la peine...

Sur ces bonnes paroles, je vais vous laisser pour aller relire mes passages préférés et prolonger un peu la magie, avant de me risquer à ouvrir le livre suivant... en espérant qu'il soit aussi bien !
  
Bonne lecture,
Chi-Chi

PS : Pas de couverture, elle est trop moche pour mériter de figurer ici (et même pas drôle, sinon, vous pensez bien que je vous en aurai fait profiter)...
 
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11 avril 2011

Au soleil…

Ce weekend, la météo a été clémente sur le royaume. Il a fait si beau, que j’ai déserté le château pour profiter des rayons du soleil en terrasse, un Perrier-violette à la main.

Bilan, ma peau est légèrement rosée (merci le parasol), et je suis gravement en retard sur l’écriture de mon post hebdomadaire. C’est le souci avec la météo estivale, on a des envies de plage et de baignade. Et si  un livre est très aisément transportable dans le sac de plage, un ordinateur en plein soleil n’est pas une idée intelligente pour ces petites machines qui sont bien trop sensibles.

Du coup, je vous refais un remake des veilles d’examens. J’ai sorti tous mes livres, je potasse à fond en espérant être prête pour le lendemain.

A l’époque, lorsque la caféine conjuguée aux dragibus n’étaient plus suffisants pour me maintenir éveillée jusqu’au moment fatidique où le professeur me tendrait mon sujet, il me restait la perspective des vacances et des livres que j’allais emporter pour me porter jusqu’à la ligne d’arrivée.

Ah… que ne ferait-on pas pour quelques jours au soleil avec un bon livre… Aussi, en exclusivité pour vous aujourd’hui, une liste spécialement conçue pour des vacances au soleil.

En vacances nous voulons… de l’exotisme mâtiné de féminisme, avec Shalimar de Rebecca Ryman, qui retrace l’histoire d’Emma, héritière rebelle et sans le sou qui s’applique à suivre son propre code de conduite, même si ce dernier va à l’encontre des traditions perpétuées dans la colonie britannique de Delhi, en cette fin de XIXème siècle. Son chemin va croiser celui de Damien Granville, collectionneur de femmes qui décide, on ne sait pas bien pourquoi, qu’Emma est la femme faite pour lui. A travers un jeu politique de pouvoir autour d’un passage stratégique au cœur des montagnes himalayennes, c’est l’avenir de tout un continent qui semble se jouer sur cette histoire d’amour victorienne.


Dépaysement : 4/5
Suspense : 4/5



Nous voulons… du mystique sur un autre hémisphère, avec La dame Australie de Bernard Simonay. Dans cet immense continent, nous allons suivre Judith Lavallière, envoyée en exil dans une colonie pénitencière. Mais l’Australie, à cette époque, ce n’est pas le Club Med. Et ce sont bien des épreuves qui attendent la jeune fille. Exploitée par un alcoolique notoire, elle s’enfuie dans les profondeurs de l’outback, évite la mort de peu, est recueillie par des Aborigènes, retrouve la civilisation, participe à la ruée vers l’or, trouve l’amour, et affronte les démons de son passé. Entre le choc culturel, la beauté des paysages australiens et le charismatique Alan, Judith est la parfaite compagne de voyage pour les aventures chez les Aussies.

Dépaysement : 5/5
Suspense :4/5

(NB : Je tiens à vous rappeler que Hugh Jackman est Australien… Alan, Hugh, même combat !)



Nous voulons… la mélancolie des landes verdoyantes avec Les Dames à la licorne de René Barjavel et Olenka de Veer. Et c’est l’envoutante Griselda, benjamine de Sir John Green, qui nous ouvre son domaine. Elevée sur l’île de Saint Alban avec ses quatre sœurs, Griselda ne rêve que d’une chose, quitter son île aux falaises escarpées et vivre. Hugh est un chef rebelle en fuite, car l’Irlande est en ébullition, ses habitants aspirant à autre chose qu’à la domination anglaise et à un avenir fait de servitude. Hugh et Griselda, à leur manière, n’aspirent qu’à la même chose, la liberté. De leur rencontre va naitre une très belle histoire d’amour. Une histoire qui m’a été conseillée par ma mère, une veille de vacances, et qui, à l’époque, a fait naitre chez moi un amour sans borne pour la verte Erin…

Dépaysement : 4/5
Suspense : 3/5


Nous voulons… du mystère et des alligators, avec Une coupable idéale de Jude Deveraux. Ce sont Fiona et Paul qui nous emmènent pour une aventure dans le Bayou. Une véritable chasse au trésor où, en plus des méchants à combattre, des traitres à démasquer et des coffres remplis d’or à récupérer, il y aura une belle histoire d’amour comme Jude Deveraux sait nous les concocter. De l’humour, des personnages hauts en couleur et des Montgomery !





Dépaysement : 3/5
Suspense : 4/5


Pour ma part, pour les vacances, je souhaite… des fresques murales d’animaux courants dans la plaine, avec la suite des aventures d’Ayla et Jondalar dans Le pays des grottes sacrées de Jean M. Auel. Les cinq premiers tomes de cette sagas font parties des « must absolutly have » de ma bibliothèques. Découverts pendant des vacances en famille, je me suis retrouvée à lire à voix haute dans la voiture familiale l’équivalent des 1600 pages que représentent les 2 premiers tomes et demi. Je me revois encore lisant le 5ème livre, un weekend de 1er mai, confortablement installée sur une chaise en terrasse de mon café préféré à Poitiers…




Qui sait où je lirai cet opus, mais je m’attacherai à lui trouver un lieu à la hauteur de la place exceptionnelle que cette série tient dans mon cœur, et ne manquerai pas de vous en relater les moindres détails !

En attendant, vous avez tout ce qu’il vous faut pour vous aussi, tenir, avant les vacances tant attendues ! Et pour les petits chanceux qui sont déjà installés sur leur chaise longue, ne manquez pas de nous faire part de vos découvertes littéraires !


Bonne lecture,
Tam-Tam
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3 janvier 2011

All Hail 2011!

Pour accueillir cette nouvelle année, j’ai décidé de tenter une expérience…
Chi-chi nous régale avec ses chroniques acides sur les Harlequin des années 80 trouvés dans les rayonnages obscures des bouquinistes. J’ai pour ma part décidé de commencer l’année avec le cru janvier 2011 de la collection Harlequin.

Tel un grand reporter, j’ai bravé l’inconnu et la neige pour la gloire de la connaissance et l’avènement du happy-end !

Il fait donc -15°C dehors, j’enfile mon manteau, mon bonnet et mes gants et affronte la bise mordante de ce 1er janvier. Dans la Gare de Metz, les voyageurs portent tout comme moi les stigmates d’une nuit assez courte. Tout est fermé. Il n’y a pas à dire,  une gare un 1er janvier vers 18h, c’est à la limite du glauque. Fort heureusement, le Relay est ouvert. Les Harlequin sont sur le rayonnage du fond, presque par terre. Je m’accroupis et observe les titres sur la tranche.

« Un toit pour Noël » est en retard de quelques jours… Je me rabat sur « Une chance d’aimer » à la couverture très évocatrice… de quoi, je cherche encore.
Un logo me précise que c’est une histoire « future maman » et un second m’indique que le roman est écrit en « grands caractères »… Nous sommes le 1er, ma dernière coupe de champagne ne remonte qu’à quelques heures, ce n’est finalement pas un mal.

Le livre fait 210 pages, je me suis dit, easy !
Si j’avais su… J’en suis venue à regretter les Jordan Hayes et autres aveugles joueurs de guitare
C’est bien simple, je viens de fermer le livre, j’ai l’impression d’avoir bouclé un triathlon tant l’effort demandé pour ne pas hurler de frustration est grand.

Page 7 : Je rencontre le héros. Mark est dans l’outback australien et repense à l’héroïne avec laquelle il a eu une aventure qu’il a rencontré il y a 6 semaines lors du mariage d'un de ses amis à Londres. Déjà, ça nous pose les personnages. L’héroïne est une chaudasse… Le héros un moine qui n’a pas vu le galbe d’un mollet féminin depuis 6 semaines.
Il suffit de l’entendre parler de ses lèvres, dont le sourire aurait désamorcé n’importe quel conflit. Sophie est une arme de pacification massive !
Page 12 : Le héros reçoit un coup de téléphone. Après un dialogue de folie, Mark comprend qu’il a Sophie au téléphone. Cette dernière lui annonce qu’elle est enceinte. Mark nous rappelle que Sophie a un corps de bombasse et la ligne devient mauvaise (Vodaphone ne tient pas ses promesses).
Page 26 : Après une discussion avec sa meilleure amie, Sophie (ou Soso, pour les intimes) décide que discuter de la situation « grossesse » au téléphone, c’est un peu compliqué, qu’il vaut mieux lâcher son job 15 jours et faire 6000 km pour aller en parler en personne.
Page 29 : Mark regarde les étoiles, pense à ses amis les cowboys de l’outback, se sent lié à eux, les derniers survivants d’un mode de vie fait de bétail et de grande plaines… Je lève les yeux au ciel. Le plafond est beau, blanc, net…
Page 30 : Mark réalise que Sophie est enceinte de lui (et pas du plombier)… Le plafond est en beauté aujourd’hui…
Page 33 : Sophie, au corps de rêve, est trop fragile pour la rudesse de la vie dans les grands espaces. Il va l’appeler pour lui dire de surtout ne pas venir… Des fois que l’idée lui viendrait… Je ne les sens pas sur le même plan astral. Ils auraient dû consulter Madame Soleil, en ce début d’année, cela aurait été plus prudent !
Page 34 : Sophie arrive dans la maison déserte de Mark. Et s’étonne de ne pas le trouver. Il faudra lui dire à Sophie que lorsqu’on arrive chez les gens sans s’annoncer, parfois on trouve porte close…
Page 36 : Qu’à cela ne tienne, une fenêtre brisée plus tard, la voilà dans la place.
Page 38 : Elle déplore le fait que 6000km ont eu raison de la tenue super classe qu’elle avait prévu pour revoir Mark (quand je prends l’avion, je porte toujours un tailleur super chic et des talons aiguilles). Sophie ne privilégie pas le confort. Erreur!
Page 42 : Mark est de retour, mais il a perdu son hétérosexualité en route. Il veut un bain chaud, des draps frais…
Page 43 : Mark a un gardien écossais, Haggis. Ce dernier a disparu. Ce dernier a des parents dont l’humour est plus que douteux - NDLR le Haggis est un plat écossais composé de panse de brebis farcie.
Page 44 : Sophie découvre Mark, nu. Mark découvre Sophie, en serviette. Mark et Sophie  (ha, ha...c'est malin, j'ai la chanson dans la tête maintenant) découvrent qu’Haggis est parti pour une urgence familiale. J’ai relu la scène 3 fois, je ne sais toujours pas à quel moment il se retrouve nu. Je vous jure, il cherchait Haggis (qui n’est toujours pas un chien, mais un vrai être humain avec un cerveau et tout) et là, pouf, il est nu devant Sophie.
Page 48 : Passé le choc « anatomique » (les mots de Mark, pas les miens), le héros réalise qu’il est content de la voir et nous fait savoir qu’elle est quand même super méga bonne. Mark a passé les 6 dernières semaines avec des vaches, ça laisse des traces. Je me demande si ça se voit que Mark est content de la voir…
Page 52 : Mark va se laver (SU-PER IM-POR-TANT !)
Page 54 : Sous la douche, Mark se pose des questions…
Page 55 : Sophie trouve qu’il manque une touche féminine à cet intérieur : des fleurs, des couleurs, de belles matières… Et pourquoi pas des bougies tant qu’on y est ?
Page 56 : Mark, le retour. Habillé !
Page 57 : Ou comment Mark verbalise la question que je me pose depuis le début « pourquoi tu es là… en fait ? ». Non, parce que c’est pas qu’on est pas content qu’il y ait des mots sur le papier là et tout, mais vraiment, le téléphone, si on y réfléchit bien, c’est un peu une invention cool. Pas besoin de faire 6000km, dont une grande partie en fourgonnette postale (ça c’est pour la partie pittoresque du livre).
Page 59 : Mark demande si l’enfant est bien de lui. Sophie, espèce de gourgandine !
Page 60 : Mark décroche le rôle du mufle en insinuant que Sophie est une Jézabel de première qualité qui prend un amant toutes les semaines (après, il n’y a que 52 semaines dans l’année)!
Page 61 : Mark est un imbécile. Sophie est vénale, elle a fait 6000km pour te piquer tous tes sous ! Mais j’entends l’avocat de la défense plaider que l’héroïne n’apporte pas vraiment d’explication à sa venue en Australie (au fin fond du Queensland). Je note, je note.
Page 63 : Sophie, à court d’arguments, passe en mode lacrymal. Je suis une petite chose toute fragile (et enceinte), tu es un homme viril et intelligent, moi qui ai perdu mes neurones avec la fécondation. Protège-moi !
Page 64 : Mark a un doctorat en psychologie. Il prend Sophie dans ses bras, et tout va mieux. Elle va rester 15 jours. La décision sera prise avec tous les éléments en main. Euhhhh… La décision sur quoi si je puis me permettre ??
Page 66 : Mark est en fait un vieux pervers lubrique. La définition de « décision » serait-elle différente d’un hémisphère à l’autre ?
Page 72 : Sophie se palpe le bourrelet et fait des crises d’angoisse dans sa chambre seule le soir.
Page 75 : Coup de fil de Londres. Introduction de l’ex (que j’appellerai ici le salopard).
Page 76 : Lumière est faite sur les raisons qui ont poussé Sophie la chaudasse à se jeter sur Mark le moine lors du mariage. Le salopard se paradait alors au bras de sa nouvelle conquête. L’ego de Mark a mal.
Page 91 : Mark a laissé Sophie seule pour aller aider un voisin. Sophie découvre les émeus. Et prend peur. Elle en a marre, elle veut s’en aller. Elle n’aurait jamais dû venir…Je décide que Sophie n’a même plus l’excuse des hormones. Sophie est une cruche.
Page 99 : Mark est de retour, ou plutôt l’égo bafoué de Mark est de retour, et s’insurge du fait que Sophie ne l’avait pas prévenu qu’elle lui sautait dessus pour faire bisquer son ex.
Page 100 : J’ai envie de souffler à Sophie de lui répondre que l’argumentaire « je suis une pauvre femme délaissée et malheureuse » ne marche pas comme technique de drague, mais cette dernière nous explique qu’elle a simplement perdu ses moyens à la vue du corps magnifique de Mark. Oui, parce qu’en fait, Mark Winchester est un alias de Hugh Jackman…
Page 107 : Sophie à sa mère au téléphone. Sa mère nous révèle sans le vouloir que Sophie est une vilaine menteuse. Elle a raconté qu’elle allait passer des vacances en Australie… 9 mois de vacances, c’est bien cela ?
Page 112 : Après un interrogatoire maternel en règle, Sophie appelle en catastrophe sa meilleure amie pour la supplier de ne pas révéler sa « condition » à sa chère maman. L’illusion fait vivre, ma belle. Maman n’est pas stupide, sinon elle n’aurait pas eu le droit à un dialogue de plusieurs pages dans un roman de la collection Horizon !
Page 114 : On apprend que le petit déjeuner dans le Queensland, c’est tomates/saucisses. Je vous annonce que ma carrière de reporter ne passera pas par des enquêtes sur le terrain. Moi pour le petit déj', c'est thé/tartine, bande de primitifs!
Page 116 : Le verbe « bisquer » fait son grand retour. Sophie veut une discussion et supplie Mark de ne pas l’interrompre avant qu’elle ait fini de lui dévoiler que si elle a eu « une aventure » c’est parce qu’il était « tellement beau ». Sophie est une argumentatrice hors paire !
Page 122 : Le passage dans la brousse/la plaine/au milieu de nul part. les héros se racontent leur enfance. Mark répare une clôture avec son corps somptueux (Hugh Jackman je vous dis !) tandis que Sophie l'observe, le regard dissimulé sous son grand chapeau (Sophie, c’est Tata Yoyo).
Page 126 : Sophie a appelé son ventre "petite fève". La VF casse un peu l’effet escompté je pense. Je pousse un râle de douleur à force de lever les yeux au ciel.
Page 129 : Le salopard et le kangourou sont évoqués dans la même page. Aucun lien apparent, mais ce tour de passe-passe littéraire vaut bien une évocation ici.
Page 137 : Les héros se racontent leur vie. Mais de discussion sur le mode « alors le bébé naitra en Angleterre, tu le prendras pour les vacances et il portera nos deux noms », pas la moindre évocation…
Page 141 : Ce livre, c’est Martine à la ferme. Sophie découvre les chiens, les chevaux, les vaches…
Page 159 : Chapitre 8. Mark a décidé d’emmener Sophie dormir à la belle étoile.
Page 162 : Sophie n'a jamais vu d'étoiles (à Londres, elles ont disparu), Mark lui montre la constellation de la Grande Ourse (qui ne se voit pas dans l’hémisphère sud) et un satellite (qui est sans doute la chose la plus romantique qui soit).
Page 163 : Sophie repense sa vie dans les terres désertes du Queensland, éblouie par l’intelligence de Mark et la lueur de la Grand Ourse sans doute…
Page 165 : On aborde ENFIN la question de l’enfant à venir et l’objet initial de la visite. Il était temps.
Page 167 : Sophie imagine sa vie sans les étoiles, sans les émeus, sans Mark (dans cet ordre s'il vous plait).
Page 168 : Sophie veut que Mark la prenne dans ses bras
Page 170 : Mark remporte le prix de la réplique la plus sexy avec son « Moi aussi, je perds tous mes moyens avec toi ».
Page 174 : Sophie reste.
Page 176 : Sophie sera décoratrice d’intérieur.
Page 177 : Mark et Sophie vont jouer au papa et à la maman.
Page 178 : Il est décidé que la chambre conjugale sera rose et rouge. Mark est gay.
Page 190 : Un problème survient. Sophie part à l’hôpital. Suspense de folie.
Page 193 : Sophie a une belle poitrine (on avait oublié à quelle point cette femme était un bombe).
Page 194 : Sophie a perdu le bébé.
Page 197 : Sophie quitte Mark.
Page 199 : La vie de Sophie est finie. C’est elle qui le dit, pas moi… gna, gna, gna…
Page 205 : La mère de Sophie a un instinct maternel de sniper. Elle a senti que sa fille allait mal. Mark lui annonce la mauvaise nouvelle, ainsi que la séparation.
Page 206 : La mère de Sophie a un doctorat en psychologie elle aussi. Elle a une « discussion » avec Mark. Je suis pleine de confusion. C’est quel type de « discussion » ?
Page 212 : Sophie sort de l’hôpital et part pour l’aéroport.
Page 213 : Mark aime Sophie.
Page 214 : Sophie aime Mark. Elle reste avec lui. Ils vivront avec plein d’animaux et plein d’enfants.

Fin.
Je referme le livre, en sueur.
214 pages… Une histoire avec du suspense de malade. Des héros beaux. Un pays où les étoiles brillent dans le mauvais hémisphère. Une démission d'un boulot à Londres qui ne sera jamais évoquée... J'aime (en vrai, il reste du champagne d'hier, ça fait tout passer le bon champagne).

Tous mes vœux de lecture pour 2011!
Tam-Tam
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