Affichage des articles dont le libellé est Jude Deveraux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jude Deveraux. Afficher tous les articles

11 avril 2011

Au soleil…

Ce weekend, la météo a été clémente sur le royaume. Il a fait si beau, que j’ai déserté le château pour profiter des rayons du soleil en terrasse, un Perrier-violette à la main.

Bilan, ma peau est légèrement rosée (merci le parasol), et je suis gravement en retard sur l’écriture de mon post hebdomadaire. C’est le souci avec la météo estivale, on a des envies de plage et de baignade. Et si  un livre est très aisément transportable dans le sac de plage, un ordinateur en plein soleil n’est pas une idée intelligente pour ces petites machines qui sont bien trop sensibles.

Du coup, je vous refais un remake des veilles d’examens. J’ai sorti tous mes livres, je potasse à fond en espérant être prête pour le lendemain.

A l’époque, lorsque la caféine conjuguée aux dragibus n’étaient plus suffisants pour me maintenir éveillée jusqu’au moment fatidique où le professeur me tendrait mon sujet, il me restait la perspective des vacances et des livres que j’allais emporter pour me porter jusqu’à la ligne d’arrivée.

Ah… que ne ferait-on pas pour quelques jours au soleil avec un bon livre… Aussi, en exclusivité pour vous aujourd’hui, une liste spécialement conçue pour des vacances au soleil.

En vacances nous voulons… de l’exotisme mâtiné de féminisme, avec Shalimar de Rebecca Ryman, qui retrace l’histoire d’Emma, héritière rebelle et sans le sou qui s’applique à suivre son propre code de conduite, même si ce dernier va à l’encontre des traditions perpétuées dans la colonie britannique de Delhi, en cette fin de XIXème siècle. Son chemin va croiser celui de Damien Granville, collectionneur de femmes qui décide, on ne sait pas bien pourquoi, qu’Emma est la femme faite pour lui. A travers un jeu politique de pouvoir autour d’un passage stratégique au cœur des montagnes himalayennes, c’est l’avenir de tout un continent qui semble se jouer sur cette histoire d’amour victorienne.


Dépaysement : 4/5
Suspense : 4/5



Nous voulons… du mystique sur un autre hémisphère, avec La dame Australie de Bernard Simonay. Dans cet immense continent, nous allons suivre Judith Lavallière, envoyée en exil dans une colonie pénitencière. Mais l’Australie, à cette époque, ce n’est pas le Club Med. Et ce sont bien des épreuves qui attendent la jeune fille. Exploitée par un alcoolique notoire, elle s’enfuie dans les profondeurs de l’outback, évite la mort de peu, est recueillie par des Aborigènes, retrouve la civilisation, participe à la ruée vers l’or, trouve l’amour, et affronte les démons de son passé. Entre le choc culturel, la beauté des paysages australiens et le charismatique Alan, Judith est la parfaite compagne de voyage pour les aventures chez les Aussies.

Dépaysement : 5/5
Suspense :4/5

(NB : Je tiens à vous rappeler que Hugh Jackman est Australien… Alan, Hugh, même combat !)



Nous voulons… la mélancolie des landes verdoyantes avec Les Dames à la licorne de René Barjavel et Olenka de Veer. Et c’est l’envoutante Griselda, benjamine de Sir John Green, qui nous ouvre son domaine. Elevée sur l’île de Saint Alban avec ses quatre sœurs, Griselda ne rêve que d’une chose, quitter son île aux falaises escarpées et vivre. Hugh est un chef rebelle en fuite, car l’Irlande est en ébullition, ses habitants aspirant à autre chose qu’à la domination anglaise et à un avenir fait de servitude. Hugh et Griselda, à leur manière, n’aspirent qu’à la même chose, la liberté. De leur rencontre va naitre une très belle histoire d’amour. Une histoire qui m’a été conseillée par ma mère, une veille de vacances, et qui, à l’époque, a fait naitre chez moi un amour sans borne pour la verte Erin…

Dépaysement : 4/5
Suspense : 3/5


Nous voulons… du mystère et des alligators, avec Une coupable idéale de Jude Deveraux. Ce sont Fiona et Paul qui nous emmènent pour une aventure dans le Bayou. Une véritable chasse au trésor où, en plus des méchants à combattre, des traitres à démasquer et des coffres remplis d’or à récupérer, il y aura une belle histoire d’amour comme Jude Deveraux sait nous les concocter. De l’humour, des personnages hauts en couleur et des Montgomery !





Dépaysement : 3/5
Suspense : 4/5


Pour ma part, pour les vacances, je souhaite… des fresques murales d’animaux courants dans la plaine, avec la suite des aventures d’Ayla et Jondalar dans Le pays des grottes sacrées de Jean M. Auel. Les cinq premiers tomes de cette sagas font parties des « must absolutly have » de ma bibliothèques. Découverts pendant des vacances en famille, je me suis retrouvée à lire à voix haute dans la voiture familiale l’équivalent des 1600 pages que représentent les 2 premiers tomes et demi. Je me revois encore lisant le 5ème livre, un weekend de 1er mai, confortablement installée sur une chaise en terrasse de mon café préféré à Poitiers…




Qui sait où je lirai cet opus, mais je m’attacherai à lui trouver un lieu à la hauteur de la place exceptionnelle que cette série tient dans mon cœur, et ne manquerai pas de vous en relater les moindres détails !

En attendant, vous avez tout ce qu’il vous faut pour vous aussi, tenir, avant les vacances tant attendues ! Et pour les petits chanceux qui sont déjà installés sur leur chaise longue, ne manquez pas de nous faire part de vos découvertes littéraires !


Bonne lecture,
Tam-Tam
Rendez-vous sur Hellocoton !

8 novembre 2010

La question de la Langue

Vous l’aurez sans doute déduit des nombreuses chroniques dont nous vous avons régalé Chi-Chi et moi-même ces derniers mois, nous sommes toutes deux de grandes lectrices de VO.
Les raisons qui font passer une serial lectrice à la VO sont nombreuses. Dans le désordre et sans doute pas au complet nous avons :

- L’impatience. Quand une nouvelle sortie est annoncée sur le marché américain, il faut parfois plus d’un an pour que cette dernière ne pointe le bout de son nez dans le monde francophone… de quoi vous ruiner une manucure, vous déclencher un ulcère, vous faire des cheveux blancs ET vous faire passer à la VO !

- L’entêtement. Vous découvrez un livre. Merveilleux. Puis vous découvrez qu’il fait partie d’une série en cours d’écriture. Fabuleux. Vous avez lu les 4 premiers livres. Le suivant raconte l’histoire de ce personnage secondaire dont la description dans les premiers opus de la série vous a donné l’eau à la bouche. Magnifique. Mais c’est sans savoir que dans les couloirs des éditeurs, un drame couve. La série ne fait pas les chiffres escomptés. Le tome 5 est annulé. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô éditeurs ennemis ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?… La dépression littéraire vous guette (NDLR – Dépression littéraire : ne plus avoir gout à aucun livre et végéter sans but devant l’écran éteint d’une télévision cassée depuis 5 ans… sans doute la pire maladie jamais découverte). Mais s’il y a bien un lieu où les miracles sont légions, ce sont dans les livres, et a fortiori, dans la VO.

- La bravoure. Le marché anglo-saxon propose plus de 8000 nouvelles romances annuelles. C’est un Everest constamment renouvelé. Un challenge à relever, un territoire à conquérir. Les métaphores ne manquent pas, et la tâche est souvent à la hauteur de l’avidité littéraire !

- La curiosité, ou comment en se mettant à la VO on entre dans l’aventure vocabulaire ! Qui n’a jamais rêvé de savoir dire crinoline, crocs et baisemain dans la langue de Shakespeare ? Personne ? Vraiment ? Quelle déception… Comment ne pas se délecter de la découverte de mots comme elbow, tantrum, wisper, shiver, armpit (ah non, peut-être pas celui là)...

- L’opportunité. Lire en VO s’est démocratisé avec l’arrivée d’Internet, mais pour certaines, cela a commencé par un voyage, la découverte d’une bibliothèque municipale très fournie et un deal avec La Poste !

- L’intégrité. Si mon expérience de la traduction m’a bien apprise une chose, c’est que l’inconnu derrière la traduction d’un livre ne peut être impartial et rendre à la perfection l’intention de l’auteur. Il n’est pas rare d’observer des coupes et des traductions très « libérales » dans les romances…

Par ailleurs, de la même manière que je ne vis pas la lecture de certains livres de la même manière que Chi-Chi, j’en interprète parfois certains passages bien différemment du traducteur. Ma lecture est fonction de mon expérience en tant que personne, elle varie en fonction de mon humeur. Elle change aussi en fonction de l’âge.

La version française n’est pas mauvaise. Là n'est pas du tout mon propos! Certes, les coupures et les interprétations sont fréquentes, mais cela ne nous a pas empêché de lire et d’apprécier "Les 4 filles du Docteur March" alors que nous n’étions pas encore adolescentes non ? De même que les Harlequin qui nous ont tant fait rire ces derniers temps sont des bijoux de traductions?

Toutefois, si d’aventure vous décidez un jour de passer à la VO, il est une règle que je vous enjoins de suivre :

Ne jamais au grand jamais relire un livre en français alors que la première lecture a été faite en VO !

J’ai eu le malheur d’en faire l’expérience avec un classique Howardien "Mr Perfect" et la sensation ressentie à la lecture de la version française m’a fait le même effet que le visionnage d’un film après la lecture du livre. J’ai noté les passages absents, les libertés prises par le traducteur. Et un livre que j’avais positivement adoré à l’époque m’a laissé un goût amer dans la bouche. La perfection est une question de langue semble-t-il...

Piquée de curiosité à la découverte de ce phénomène, j’ai tenté le chemin inverse avec un Susan Elisabeth Phillips et "Kiss an Angel" (Drôle de Cirque).

Lu un première fois dans sa version rose barbie française, Chi-Chi m’a prêté la version originale l’année dernière… Ce fut fabuleux !! J’ai découvert les coupes et certaines scènes ont pris tous leur sens. Le texte a gagné en profondeur du fait de mon interprétation personnelle du texte original…

Sans parler des personnages. Il est quasiment impossible de rendre en version française les "accents" donnés par les auteurs à leurs protagonistes. Et tout comme on n’imaginerai pas Jane Birkin sans son accent britannique, j’imagine mal Scarlett O’Hara avec autre chose qu’un accent sudiste !

Lire en VO est une bénédiction pour une bookaholic comme moi, mais mes premiers émois de lectrice de romance se sont fait grâce à des versions traduites. Il ne faut pas renier ses racines. Maggie Osborne, Kathleen E. Woodiwiss et autres Jude Deveraux n’ont pas de soucis à se faire !

Tam-Tam
Rendez-vous sur Hellocoton !