Affichage des articles dont le libellé est Linda Howard. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Linda Howard. Afficher tous les articles

8 juillet 2013

Running wild - Men from battle ridge 1

Il arrive un moment dans la vie d'une femme où l'on fait une découverte qui change notre vie:
- on découvre la coupe de pantalon qui nous va et nous transforme en bombe atomique
- on découvre le dessert qui nous fait pousser un grognement de plaisir fort peu digne mais jubilatoire
- on découvre que la romance c'est le bien
- on découvre Linda Howard

Bon, bon, bon... tout cela sonne très grandiloquent (et incomplet me dit on en coulisse), mais vous visualisez.

Linda Howard est l'auteur qui a défini le canon de l'homme Alpha. Et s'il y a bien un héros qui défraye la chronique (en bien ou en mal) c'est l'homme alpha. Certaines le trouve trop irréel, d'autre fondent littéralement et en redemandent.

Vous me connaissez, je fais partie de la deuxième catégorie, mais avec classe et distinction bien entendu. Et après avoir re-goûté aux "vieux" Linda Howard, j'ai décidé de me faire plaisir une fois encore et me suis procuré le dernier.

Running Wild est le premier tome d'une série intitulée "Men from Battle Ridge" que Linda Howard a coécrit avec Linda Jones qui se déroule.... à Battle Ridge (quelle surprise!!!).

Notre premier opus raconte l'histoire entre Carlin Reed, jeune fille poursuivie par un ancien amoureux aux tendances borderline sociopathe, et Zeke Decker un rancher bien sexy comme je les aime (oui, je suis faible).

Notre amie Carlin a beau attirer les barrés, est dotée d'une intelligence suffisante pour réaliser que puisque son ex est policier et que la police ne la croit pas, elle a mieux à faire que de rester à attendre que quelque chose lui arrive. Elle plie donc bagage et s'installe dans une autre ville. Malheureusement pour elle, le barré la suit et tue sa collègue par erreur (cette dernière portait l'imperméable rouge de Carlin, oups!)

Et là, elle ne se contente pas de quitter la ville, elle fuit et fait en sorte de s'évanouir dans la nature. Et à notre époque, s'évanouir dans la nature est tout de même assez complexe. Car cela sous-entend de n'utiliser que du cash, de ne se faire embaucher qu'au black et de ne voyager que par des moyens ou votre nom ne sera pas référencé.

Blague à part, cela a toujours l'air très simple dans les films, mais si ce livre est une indication pertinente, c'est bien plus complexe qu'on le souhaite lorsqu'on est une femme en fuite.

Au hasard de sa fuite, notre héroïne atterri à Battle Ridge (yeahhhh, les affaires reprennent) où la propriétaire du café (et déesse des tartes), Kat, l'embauche.

Mais voilà que l'hiver arrive et avec lui l'activité décroit.

Fort heureusement, Kat a un cousin, un cousin sexy qui s'appelle Zeke, et qui a besoin d'une gouvernante sur son ranch qui saura gérer les repas de lui et ses hommes ainsi que la tenue du commun et de la maison principale.

En effet, depuis le départ de sa précédente gouvernante/nourrice/seconde mère, partie prêter main forte à sa fille, le ranch est au bord du désastre, si bien que Zeke n'est plus vraiment en position de négocier et Carlin impose ses règles (paye en cash, pas de question, des serrures, la paix).

Tout ceci dans le but d'assurer sa sécurité. Mais c'était sans compter sur 1) la ténacité du grand malade mental qui croit qu'elle est sienne et 2) l'attraction entre elle et Zeke.

D'ordinaire, avec Linda Howard, l'ombre du danger est omniprésente et contraint les héros à un rapprochement dans la tension (souvent sexuelle). Ici, la tension monte doucement et avec panache. Les Linda donnent le temps à leurs héros de se connaitre. Chaque personnage prend de la profondeur avant que l'ex ne refasse surface et le fait que l'intrigue suspense passe en arrière-plan est une délicieuse découverte.

Les sentiments ont le temps d'apparaitre, nos héros ont le temps de se montrer butés et bornés avant de se laisser aller à la sensualité howardienne du moment. Et je n'ai qu'une hâte, retourner à Battle Ridge retrouver les cow-boys avec le tome suivant!
 
  
Bonne lecture,
Tam-Tam
Rendez-vous sur Hellocoton !

8 avril 2013

Kell Sabin, la série

 
L'obsession compulsive a encore frappée. 
Le week-end dernier, je finissais White Lies de Linda Howard. Il y a un quart d'heure, j'ai vu apparaitre le mot "fin" sur le troisième tome de la série. Il fallait bien quelqu'un comme Linda Howard pour me plonger dans un marathon sans même y penser.

Alors je pourrais faire un article pour chaque opus. Mais il se trouve que cette série date des années 80. Et que si elle a beaucoup de qualités (que je vais vous lister, n'ayez crainte), la longueur n'en fait pas partie. Je préfère ainsi ne dédier qu'un article aux trois premiers (plus courts) et ne pas trop spoiler.

C'est moche de spoiler. Le sage dit même "A chaque fois que tu racontes la fin avant l'heure, aux pays du bel arc-en-ciel, un lapin pleure" (et là, le sage a réussi à rimer, et mettre pile le bon nombre de pieds, merci d'applaudir).

Et au-delà du bien être des petits lapinous adorables et duveteux, je n'aime pas trop en dévoiler sur les romances suspense. Je veux dire, on se doute bien que les héros vont se sauter dessus sauvagement dans le feu de l'action/après avoir échappé de peu à la mort/pour se réconforter de la perte d'une compagnon d'armes. Les raisons sont aussi nombreuses que variées, mais le lecteur doit les découvrir seul, quitte à s'endormir à une heure indécente.
Et heure indécente, sur cette série il y a eu.

Dans "L'arc en ciel de minuit" (Midnight Rainbow), Grant (qui s'appelle Grégory dans la version française) vient d'être engagé pour porter secours à Jane Greer. Cette dernière s'est en effet retrouvée mêlée à une sombre affaire de microfilm (oui, 80's power, mes amis) et semble être retenue prisonnière chez un baron de la pègre du Costa Rica. 

Alors que Grant, ancien mercenaire/espion/nettoyeur (on ne saura pas vraiment) s'était dit que son dernier contrat avant une retraite bien méritée serait de la tarte (vous pensez, une jet-setteuse insouciante), il ne s'attendait clairement pas à la course poursuite dans la jungle du Costa Rica en compagnie d'une femme avec un solide sens des réalités, une détermination peu commune le tout emballé dans un packaging assez attirant. Et un mercenaire surpris, ça donne des situations explosives de sensualité. D'autant qu'une fois encore, nous avons ici le modèle howardien de l'homme alpha : Grant est un homme, un vrai. Protecteur dans l'âme, héroïque et un tantinet macho... Vous me direz, je me répète, mais c'est toujours un peu comme ça l'homme howardien, il ruisselle de masculinité, et puis un jour, une femme surprenante ne se laisse berner par son tour de force.... et BAM!
Enfin, bam ou pas bam, notre couple est tout de même dans de sérieux draps. Entre les sbires du vilain méchant qui veulent leur mettre le grappin dessus, des traitres qui se sont infiltrés dans la hiérarchie de "l'agence", le Costa Rica comme destination de vacances, il faudra repasser!

Après la course poursuite dans la jungle, la moiteur de l'Amérique du Sud et la sexytude de l'homme aux yeux de félin (oui, Linda Howard, dans le texte). Je n'avais pas encore eu ma dose de testostérone. Et puis j'avais aussi aperçu un certain Kell Sabin qui paraissait avoir toutes les qualités requises d'un héros über-miam. J'ai donc procédé à la lecture du second livre.

L'aventure de l'amour (Diamond Bay) commence par un naufrage. Notre espion/mercenaire Kell Sabin (oui, on n'en sait toujours pas plus, si ce n'est qu'il "n'existe pas officiellement") que l'on avait entre-aperçu dans le tome précédent, voit ses vacances annuelles ruinées par une explosion de bateau, deux balles dans le corps, et 3,5 km à nager dans la baie pour échapper à un certain Charles (le vilain). Vous admettrez qu'on a vu mieux comme thalasso pour se reposer. 

Rachel Jones est veuve et vit depuis 5 ans à Diamond Bay (un nom très romantique donné au lieu parce que quand le soleil se couche, cela fait comme un tapis de diamants sur la ligne d'horizon) (encore l'auteur dans le texte), un lieu est évocateur de romance (plus que la jungle humide du Costa Rica) (quoique...) où notre héroïne vit avec son chien Joe, ses journées rythmées par les tâches domestiques, la gestion de ses magasins de souvenirs, ses écrits, ses cours...

Mais son quotidien va se trouver perturbé lorsqu'au hasard d'une balade sur la plage, elle tombe sur le corps inanimé de Kell Sabin. Avec l'aide de son chien (oui, Joe est le cousin de Lassie, il comprend tout et est capable de monter une Expedit de chez Ikea en deux aboiements et trois jappements), elle va rapatrier le blessé à son domicile et entreprendre de le maintenir en vie.

Dans une autre vie (comprendre, avant la mort de son mari) Rachel était journaliste d'investigation. Et parce qu'elle n'est pas née de la dernière pluie (de poneys), elle comprend que 1) cet homme est blessé (oui, deux balles peuvent avoir cet effet),  que 2) que cet homme est quand même hyper beau gosse avec son teint halé (l'auteur nous précise que l'homme est bronzé "partout") et enfin que 3) appeler la police n'est sans doute pas la meilleure chose qu'elle puisse faire (c'est bien connu, quand tu trouves un homme qui ressemble à une passoire, tu te dis, "n'appelons pas la police, c'est plus prudent"). C'est ainsi que Rachel appelle son amie vétérinaire pour qu'elle l'aide à soigner notre Mister BG.

Alors voilà... en 3 points, je viens de vous dévoiler pourquoi cette histoire, de prime abord, fait carrément moins crédible. Mais je vous rassure, au-delà de l'improbabilité de la situation, Rachel est un personnage attachant et Kell possède aussi sa carte de membre du club des mâles intensément dominants. Il est tellement dur (ouhh... mais c'est que je ferais presque des allusions sensouelles moi), tellement fort... tellement... tellement... que l'histoire se lit, et que le mot fin arrive sans que Joe ait eu le temps de monter le canapé (je fais référence à ma blague pourrie de tout à l'heure, pardonnez...).

Après avoir laissé notre duo se repaitre du spectacle des vagues s'échouant sur la plage, j'ai attaqué le dernier tome, La chevrolet bleue (Heartbreaker).

Et là, deux choses se sont imposées à moi d'emblée. Les titres français de cette série sont à mourir de rire et point d'espion/mercenaire dans celui-là. Non, dans cette histoire il est question de Michelle Cabot, au lendemain du décès de son père. 

Alors qu'elle s'affaire à mettre en ordre les papiers du défunt, tout en essayant vainement de maintenir à flot le ranch dont elle vient d'hériter, elle découvre un soir qu'une partie (une grosse partie) de sa dette n'est pas détenue par une banque, mais par John Raferty, le rancher d'à côté, bourreau des cœurs arrogant et macho. Soucieuse de liquider sa dette le plus vite possible, Michelle prend son courage à deux mains et appelle notre ami John... 

Vous pensez bien que ces deux là sont faits pour s'entendre... à l'usure! Mais elle verra au delà de l'arrogance, il saura mettre de côté les manières de princesse. Ajoutez à cela un ex-mari qui rode... Vous obtenez une romance suspense honorable, qui n'est pas sans me rappeler "Libre d'aimer" de Catherine Anderson. D'ailleurs je ne vous en dit pas plus, et je vous laisse faire votre sélection howardienne vous-même.

Lisez les dans l'ordre, dans le désordre, qu'importe! Le mâle howardien est toujours sexy et torride! En revanche, je décline toute responsabilité pour les couvertures cheesy et kitch des versions françaises que vous pourrez trouver! Oui, j'en ai même été réduite à vous mettre les couvertures VO, c'est dire! 

Enfin, je vous ai présenté ici de la vrai romance 80's. Elle ne se lit pas tout à fait comme de la romance actuelle. Le mâle y est beaucoup plus macho, l’héroïne est beaucoup moins maitresse des choses. Il faut en prendre et en laisser. Si d'aventure vous seriez craintive, mon préféré reste le dernier opus "White Lies".

  
A bon entendeur, bonne lecture,
Tam-Tam
   
Rendez-vous sur Hellocoton !

1 avril 2013

White Lies

Il a longtemps, dans un royaume fort fort lointain, vivait une princesse qui aimait faire des nuits blanches. Et cette princesse, qui répondait au doux sobriquet de Tam-Tam, aimait à raconter les raisons de ces nuits blanches à l'internet tout entier, dévoiler que l'auteur responsable de sa première fois n'était autre que Linda Howard. Et cette même princesse (qui devrait arrêter de parler d'elle à la troisième personne) a lu récemment un nouveau Linda Howard…

Enfin, pas si nouveau que ça (1988). Mais n'allons pas couper les cheveux en quatre, et soupirons en cœur mes sœurs, car le Héros Howardien est de retour dans ma vie! (oui, le "H" majuscule est obligatoire ici)

Je n'en ai pas lu de nouveau depuis bien des lunes (je crois que ça commence à se compter en années) pour plusieurs raisons, toutes très légitimes :
  • mes dernières lectures de cette auteur m'avaient déçues par rapport aux nuits blanches de mes débuts de princesse.
  • constatation de ces dernières années, je n'ai finalement lu que peu de romance suspense, écrites par Linda ou qui que ce soit d'autre. Chi-Chi, grande influenceuse devant l'éternel chatoyant, est fort peu portée sur le genre (même si Linda Howard tient tout de même une place particulière dans son panthéon) et j'ai oublié d'avoir envie (Johnny sort de ce corps) de suspense.
  • malgré un courrier incendiaire envoyé au très haut (toujours chatoyant), ce dernier n'a pas consenti à rallonger les journées qui ne font toujours que 24h, limitant mes possibilités de lecture.
Mais comme vous l'aurez conclu de ce fabuleux passage introductif sans queue ni tête, cette disette vient de prendre fin car grâce à Emmanuelle, lectrice et bloggeuse, qui me l'a chaudement conseillé.

Bilan de la lecture, j'ai soupiré, j'ai frissonné, et je vais sans doute me jeter violemment sur les autres tomes de la série (oui, parce que bien entendu, j'ai commencé par le dernier, sinon, c'est moins drôle).

Mais je vous parle, je vous parle. Et vous ne savez toujours pas de quoi il s'agit…
 
"White Lies" s'ouvre un jour où tout va mal. Jay (l'héroine, pas l'oiseau) vient de se faire licencier parce qu'elle a eu le malheur d'être plus compétente, plus efficace que le fils du patron, et que ça fait un peu tâche, aussi pour rétablir l'équilibre du cosmos, le grand patron a cru bon de congédier la demoiselle.

Alors qu'elle rentre chez elle en ruminant son agacement et ses envies de hurler l'injustice de cette situation à la terre entière (sentiment que je partage, j'ai bien souvent, dans ces situations, des visions très violentes de têtes écrabouillées avec délectation par mes blanches mains sur un crépi bien épais et dur) (toute analogie avec une chanson du même nom serait bien entendu fortuite), un homme mystérieux au doux nom de Frank la contacte.

Frankie (pas Vincent) a besoin d'elle pour identifier le seul survivant d'une explosion comme étant Steve, son ex-mari. Plus à une mauvaise nouvelle prêt, Jay se dit qu'un petit voyage à l'hôpital militaire lui fera oublier quelques heures qu'elle va devoir passer les 2 prochaines semaines à faire semblant de ne pas être duuuuuu tout atteinte par son licenciement et que tout va bien dans le meilleur des mondes (on visualise des petites moutons blancs bouclés qui gambadent dans des prairies verdoyantes et on respire par le ventre).

A l'hôpital, devant le corps enrubanné de l'homme avec lequel elle a partagé sa vie, Jay est pleine de doutes. Certes la taille est globalement la même, certes la corpulence est somme toute similaire, mais elle trouve tout de même que reconnaitre quelqu'un avec lequel elle n'a pas eu de contact depuis cinq ans, c'est pas si facile quand de la personne s'échappent plusieurs tubes rattachés à des machines, et que la peau visible à ce moment là, elle la cherche...

Mais chez Linda Howard, certaines choses ne s'expliquent pas par des mots. Les sentiments et les sensations gouvernent les personnages. Comme si les corps pouvaient se reconnaitre avant de se parler, comme une sorte d'alchimie. C'est sans doute de là que vient le coup de foudre… Mais je m'égare.

Car bien entendu, Jay reconnait la momie Steve, et Steve, depuis les profondeurs de son coma artificiel, reconnait Jay. Je sais cela sonne vraiment mal, presque dégoulinant de sucre et que l'on a envie de lever les yeux au ciel, mais dans le livre, l'auteur a fort heureusement plus de talent que moi. 

Une fois le patient identifié, Jay pense pouvoir repartir affronter ses 15 jours de préavis. C'est sans compter sur Frank qui la persuade de rester auprès de son ex-mari… Jay réfléchit longuement (au moins trois secondes) et accepte…

Alors, comme ça, on pourrait croire que 1) c'est une histoire de retrouvailles, et que 2) pour le suspense il faudra repasser. Mais ce serait sous-estimer l'auteur qui nous livre un héros amnésique, seul détenteur de la vérité de l'accident et des circonstances pour le moins opaques de l'évènement qui chamboule la vie de Jay. 

A chaque détour de phrase on se demande QUAND la vérité éclatera. Car si le lecteur en sait parfois plus que les personnages, il perçoit aussi que les personnages ne lui ont pas tout dévoilé. La tension monte donc, et comme toujours avec Howard, elle va de paire avec le désir.
 
Ouhhhh que j'avais oublié à quel point j'aimais les héros howardiens!! Forts, possessifs, passionnels, sensuels jusqu'à en être félins. Je l'aime cet alpha howardien. Je frissonne quand il parle à celle qui considère comme sienne. J'aime quand il décide, mais écoute néanmoins sa partenaire. Je l'aime cet alpha.

White Lies (j'entends ici d'avance le désespoir de certaines) n'est pas traduit, mais je pense être retombé dans mon addiction, et prévois de lire très prochainement les trois premiers tomes de la série Kell Sabin dont ce livre est le 4ème opus. Rassurez vous donc, les trois premiers sont disponibles en VF (en vintage, couverture pourrie incluse). 

Je m'en vais de ce pas comparer les profils de ces hommes hors du commun, et m'imaginer pantelante entre leur bras (que voulez-vous, j'ai une imagination fertile), et je vous tiens au courant!
 

 
En attendant, bonne lecture,
Tam-Tam

PS: l'article d'Emmanuelle sur son blog anglophone ICI
 
Rendez-vous sur Hellocoton !

13 août 2012

Qui a parlé du mâle alpha?

Linda Howard, on en a déjà parlé à plusieurs reprises. Entre ma première nuit blanche et l’intemporel Mister Perfect, elle reste un des grands noms de la romance, même si j’admets moins me précipiter sur ses derniers ouvrages.

Toujours une note d’action, souvent avec l’ombre du danger qui guette, elle a gagné sa place dans les canons de la romance en démocratisant son schéma de héros qui  porte même un nom : il est "mâle alpha" (grrrr... mmmmmhhhh). Les autres hommes n’arrivent pas à lui faire de l’ombre, tous sont fades à coté de lui. L’héroïne succombe à sa virilité, son instinct protecteur, sa puissance. Toutes les femmes indépendantes deviennent dépendantes de lui... 

C’est le Chuck Norris des héros de romance. Il a compté jusqu’à l’infini deux fois, il sait réparer une chaudière par -15°C avec une paille, il peut t’improviser une maison et son chauffage central avec des fougères (lui devenant la source du chauffage central, vous aurez compris).

Rien d’étonnant à ce que le mâle alpha de Linda Howard choisisse la voie royale de l’espionnage. Protéger son pays, les jeunes femmes en détresses de la menace terroriste, rien de plus gratifiant pour cet Homme avec un grand… H (oui, j’ai failli, shame on me) que de dévouer son corps au service de son pays ! (oui, dévoue toi pour moi, Ô mâle alpha)

Mais parfois, parce qu’on finirait sans doute par s’ennuyer à toujours lire des histoires de héros magnifique au physique de dieux grecs, l’auteur glisse un élément inattendu : ce n'est plus un espion dont il est question, mais d'une espionne!

Ça change un peu toute la dynamique. Car Lily Mansfield n’est pas une simple espionne, elle est "nettoyeuse" (j’ai aussi des références cinématographiques à la hauteur de ma réputation). Pour ceux qui n’auraient pas compris, Lily élimine les cruels trafiquants/bandits/brigands/malfrats pour le compte de la CIA.

Mais ce genre de travail n’est pas sans laisser des séquelles, si bien que lorsque ses meilleurs amis et leur fille sont assassinés, elle dépasse son ordre de mission et empoisonne le commanditaire, un mafieux notoire nommé Nervi (une vengeance de femme, le poison, parait-il), et manque de mourir dans la foulée.

Tout ceci, bien que tout à fait compréhensible au regard de la situation (dont je ne vous dirait rien de plus, je ne voudrais pas non plus vous priver du plaisir de la découverte), n’est pas vraiment du gout de ses supérieurs. Langley envoie donc l’agent Swain récupérer notre espionne et la ramener à la maison pour un debriefing approfondi (comprendre, elle va se prendre une avoinée).

Sauf que rien ne se passe comme prévu. Entre la colère du fils Nervi qui a vu son père mourir et les trahisons diverses et variées, c’est un parcours semés d’embuches qui attend notre duo CIA.

En parlant de notre duo, quelques mots dessus. Je vous rappelle que Swain a été envoyé pour rapatrier la demoiselle. Il va sans dire qu’elle ne sait pas que le splendide spécimen blond qui se tient devant elle, un sourire canaille aux lèvres, est de la CIA. Mais elle est aux abois, a besoin de toute l’aide qu’elle peut et Swain se trouve là, consentant (comprendre ce que vous voulez)…

Un secret existe donc entre eux, alors même que vous vous doutez bien qu’ils se rapprochent. Car en romance, des circonstances dangereuses riment avec l’attraction des corps !

Un secret, c’est dur à gérer quand les sentiments commencent à prendre le dessus. Lily, clairement décrite comme une femme alpha au bout du rouleau, commence à faire confiance à Swain. Il connait ses failles, il est alpha lui aussi (vous apprendrez que Linda Howard a du mal avec le reste de l'alphabet grec). C'est un alpha qui soutient plutôt qu’il n’étouffe (ce qui, il faut l’admettre, est un changement agréable) et devoir tout cacher à celle qui commence à envahir son esprit et menace de conclure une époque royale de célibat assumé et épanoui, ne pouvoir dire qu’il la comprend bien plus qu’il n'en a l'air, non seulement cela le ronge de l’intérieur (ce pauvre petit) mais cela menace leur relation future…

Mais bon, la menace d’une mort certaine aide à placer les choses dans une perspective de sagesse, d’acceptation et de pardon. La magie de ce livre est d'inverser les rôles stéréotypés et de bousculer le schéma de l’auteur et son mâle alpha (je spoile un peu, beware).

Elle a un lourd passé de la mort qui tue. Il gère son divorce plutôt élégamment.
Elle a coupé tous les ponts avec sa famille. Il voit la sienne au gré de ses affectations.
Elle a renoncé à toute vie de famille (comprendre, le mariage, même pas en rêve). Il a été marié et cela ne l’a pas dégouté (même si clairement, le célibataire sexy au sourire canaille lui va bien comme statut)
Elle mène la danse, elle ne lâche pas un pouce de terrain. Il est patient, il sait qu’il aura gain de cause.

Lily mérite sa place dans la saga de l'été, et cerise sur le gâteau, ce livre clôture la série Medina. Une héroïne à la hauteur du glamour de la fonction combiné à la perspective de 3 livres à lire. Comment ne pas adhérer ?


Bonne lecture,
Tam-Tam
  
Rendez-vous sur Hellocoton !

12 mars 2012

Le temps rattrapé

J’étais pleine de bonnes intentions. Je vous promets. J’avais fini la relecture de Killing Time (Le temps rattrapé en VF) de Linda Howard lundi dernier, vous parlez d’une avance de folie ! Je comptais m’atteler à la rédaction de l’article jeudi, ou vendredi dernier délai. Après m’être acquittée de toutes les corvées inhérentes à mon retour au royaume : lessive royale, ménage princier et rangement protocolaire.
C’était le plan.

Sauf qu’entre le plan et maintenant, il y a eu l’arrivé d’Alfred Pennyworth, contemporain d’Isidore, et l’achat de la trilogie de Courtney Milan. 
 
Bilan des courses, je me suis couchée ce "matin" à 4 heures après avoir fini le dernier. Et nous sommes dimanche. Et mon article n’est pas près.

Tu parles d’un "Killing time" ! (haha) 
 
Mais toute ironie mise à part, cette trilogie, j’ai adoré.

Fermons la parenthèse, et revenons à nos moutons et au livre de Linda Howard. 
 
L’auteur est inégale, mais dans l’ensemble, je passe toujours un bon moment en compagnie de ses héros. Et Killing Time est un Linda Howard très correct. Pas juste moyen, pas inoubliable, entre les deux. Un très bon moment, des héros attachants, et une intrigue toujours un peu thriller, plus ici une touche de science fiction avec du time travel.

Le pitch de l’histoire ? 
 
En 1985, une capsule temporelle contenant plein d’objets supposément représentatifs de l’époque est enterré, sous l’œil intéressé de la presse, du shérif, des journalistes, et d’un petit garçon toujours à l’affut d’information, Knox Davis.
 
2005, la capsule est déterrée avec 80 ans d’avance. Maintenant chef de la police locale, Knox est chargé de lever le voile sur le mystère de la capsule et de la disparition des objets qu’elle contenait.

D’habitude, les héros howardiens me donne des frissons d’anticipation. Knox, lui, sort un peu du moule "je-suis-un-homme-fort-plein-de-testostérone, je-suis-un-alpha, faible-femme-pouvoir-me-faire-confiance-pour-la-protéger". Knox, c’est le Lassie chien fidèle du héros howardien. Alors de prime abord, une description pareille, vous allez me dire que c’est rebutant, mais voyez le plus comme une loyauté à toute épreuve, un dévouement indéfectible et un investissement pour votre plaisir à 500%.
 
Je vais illustrer mon propos, mais pour ce faire, attention spoilers…

Knox a perdu celle qui devait devenir sa femme et, bien que jamais unis par les liens sacrés du mariage, il rend toujours visite à sa belle famille qui ne l’a jamais été. Il n’est pas mort de chagrin, mais il sait ce que le vrai amour représente et a bien conscience que cela n’arrive pas à tous. S’il n’est pas contre refaire sa vie, la probabilité qu’il retrouve l’intimité et la profondeur des sentiments qu’il avait avec feu sa fiancée est  sans doute égale à sa probabilité de gagner au loto… deux fois de suite…

Mais voilà qu’une étrange femme fait son apparition. Nikita dit être un agent du FBI, Knox a ses doutes. Les cadavres s’accumulent. Nikita dit venir du futur, Knox a ses doutes. Des incohérences dans les meurtres les rendent impossible à comprendre. Nikita réitère sa théorie du futur, Knox n’a plus de doutes.

On pourrait croire à une nouvelle histoire de time travel, mais l’action se passant dans le présent, notre présent, l’élément futuristique n’est pas traumatisant dans le sens où il ne fait qu’ajouter une difficulté dans l’élucidation des meurtres…

Parce que Nikita n’amène pas vraiment avec elle les voitures volantes et la conquête de Mars, mais juste une preuve de plus que l’homme peut accomplir de très belle choses, comme voyager dans le temps, tout en restant profondément humain avec des failles, de la violence, une conscience torturée lorsque le bien doit passer avant son bonheur personnel.

Vous l’avez compris, dans l’histoire, Nikita et Knox vont se trouver des "compatibilités d’humeur". Mais dans le genre romance bien mal partie d’avance, je vous donne le "pseudo veuf" avec la fille venue du futur pour attraper un meurtrier. Ça s’annonce bien simple ça encore !

N’ayez crainte, Linda sait être suffisamment inspirée pour trouver la solution à toutes les situations, même les plus désespérées. Par contre, mesdames les amatrices de réalisme et de cohérence, je vous préviens, Linda fait parfois dans le peu probable.

Mais vous le savez, lorsqu’on me mentionne "time travel", je mets la partie cartésienne sur "mute", histoire de ne pas entendre les remarques sarcastiques sur les conséquences des modifications temporelles sur le continuum espace temps…

Bonne lecture,
Tam-Tam
  
Rendez-vous sur Hellocoton !

4 avril 2011

Avez-vous rencontré Mister Perfect ?

Aujourd’hui, un classique.

Un classique qui a fêté ses 10 bougies l’année dernière, mais un classique quand même.

C’est même bien plus qu’un classique, c’est un incontournable, un indispensable, c’est un bâton de vitamine un jour de grisaille, c’est un rail de coke en pleine crise de manque… C’est un livre qui, si je m’en donnais la peine, ferait partie de mon Top 15 (mais je suis une sale vilaine, j’ai pas encore fait ma liste à moi)...

Et pourquoi cette envolée lyrique me direz-vous ?

Parce que c’est tout d’abord un livre que j’aime tellement que je l’ai en VF, VO et audiobook. (Monomaniaque ? moi, jamais)

Deuxième raison, ces derniers temps, je fais beaucoup de carrosse. C’est la crise au royaume et j’ai donné congé à mon chauffeur pour pouvoir maintenir mon train de lecture.

Bilan, je conduis le carrosse moi-même et je suis d’une grossièreté sans précédent dans les embouteillages… Quelle déchéance !

Le point positif dans cette histoire, lorsqu’on a les deux mains prises par le volant, les deux yeux rivés à la route, il nous reste nos deux oreilles pour se délecter de ce livre de Linda Howard, des centaines de kilomètres pour redécouvrir Mr. Perfect et sa liste.

Et quelle liste !

Un vendredi soir à la sortie du travail, quatre copines, TJ, Marcy, Luna et Jayne, se retrouvent autour d’un bon repas et d’un bon verre de vin. L’alcool aidant, les voilà qui fantasment sur l’homme parfait - soirée entre filles stéréotypée, sans doute.

Mais d’ailleurs, qu’est ce que l’homme parfait ?

A cette question, nos quatre amies répondent par une liste des qualités requises pour atteindre la perfection masculine. Et rien que d’y penser, j’en ai le rouge qui monte aux joues et l’œil qui brille.

Voyez donc :

1 : Loyauté, ne triche pas, ne ment pas.

2 : Gentillesse. Pas Lassie chien fidèle, mais un mec bien.

3 : Fiabilité. Tient ses engagements.

4 : Emploi stable. Gage de maturité et de responsabilité.

5 : Sens de l’humour. Avec une option sur le non-scato.

6 : Confortable financièrement. Le juste milieu, l’éternel juste milieu !

7 : Beau gosse. Ne serait-ce que par égard pour les futures générations.

8 : Super bon coup. Parce qu’on parle d’un fantasme, alors tant qu’à faire…

9 : Super gros engin…

Jusque là, tout va bien, mais par un concours de circonstances que je ne vous dévoilerai pas ici, la liste devient publique (vous les sentez les ennuis ?).

Cette dernière va diviser l’opinion et réveiller les tendances psychotiques d’un individu qui va décider de faire taire les quatre « salopes » à l’origine de ce « tissus de grossièretés » (quand je vous parlais d’ennuis…).

Notre fil conducteur tendancieux va nous permettre de découvrir chacun des personnages, et l’auteur, avec son habilité coutumière va concentrer notre attention sur Jayne, dont le voisin policier n’est pas sans retenir notre intérêt (en tout bien tout honneur bien sûr).

C’est sans doute là la clé de la réussite de ce livre. Un groupe de copines à l’humour désopilant, une liste parfaite, un mâle alpha qui n’a rien de parfait, et un tueur qui n’a décidément pas le sens de l’humour.

Du couple phare du roman, il y a tant à dire. Entre leur alchimie physique, leurs conversations qui font des étincelles, on ne sait par quel bout commencer. Mais il est plus sage de vous inviter à aller le découvrir vous-même, je vous assure que vous ne regretterez qu’une chose, que le mot fin arrive.


Bonne lecture,
Tam-Tam

Rendez-vous sur Hellocoton !

8 novembre 2010

La question de la Langue

Vous l’aurez sans doute déduit des nombreuses chroniques dont nous vous avons régalé Chi-Chi et moi-même ces derniers mois, nous sommes toutes deux de grandes lectrices de VO.
Les raisons qui font passer une serial lectrice à la VO sont nombreuses. Dans le désordre et sans doute pas au complet nous avons :

- L’impatience. Quand une nouvelle sortie est annoncée sur le marché américain, il faut parfois plus d’un an pour que cette dernière ne pointe le bout de son nez dans le monde francophone… de quoi vous ruiner une manucure, vous déclencher un ulcère, vous faire des cheveux blancs ET vous faire passer à la VO !

- L’entêtement. Vous découvrez un livre. Merveilleux. Puis vous découvrez qu’il fait partie d’une série en cours d’écriture. Fabuleux. Vous avez lu les 4 premiers livres. Le suivant raconte l’histoire de ce personnage secondaire dont la description dans les premiers opus de la série vous a donné l’eau à la bouche. Magnifique. Mais c’est sans savoir que dans les couloirs des éditeurs, un drame couve. La série ne fait pas les chiffres escomptés. Le tome 5 est annulé. Ô rage ! Ô désespoir ! Ô éditeurs ennemis ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?… La dépression littéraire vous guette (NDLR – Dépression littéraire : ne plus avoir gout à aucun livre et végéter sans but devant l’écran éteint d’une télévision cassée depuis 5 ans… sans doute la pire maladie jamais découverte). Mais s’il y a bien un lieu où les miracles sont légions, ce sont dans les livres, et a fortiori, dans la VO.

- La bravoure. Le marché anglo-saxon propose plus de 8000 nouvelles romances annuelles. C’est un Everest constamment renouvelé. Un challenge à relever, un territoire à conquérir. Les métaphores ne manquent pas, et la tâche est souvent à la hauteur de l’avidité littéraire !

- La curiosité, ou comment en se mettant à la VO on entre dans l’aventure vocabulaire ! Qui n’a jamais rêvé de savoir dire crinoline, crocs et baisemain dans la langue de Shakespeare ? Personne ? Vraiment ? Quelle déception… Comment ne pas se délecter de la découverte de mots comme elbow, tantrum, wisper, shiver, armpit (ah non, peut-être pas celui là)...

- L’opportunité. Lire en VO s’est démocratisé avec l’arrivée d’Internet, mais pour certaines, cela a commencé par un voyage, la découverte d’une bibliothèque municipale très fournie et un deal avec La Poste !

- L’intégrité. Si mon expérience de la traduction m’a bien apprise une chose, c’est que l’inconnu derrière la traduction d’un livre ne peut être impartial et rendre à la perfection l’intention de l’auteur. Il n’est pas rare d’observer des coupes et des traductions très « libérales » dans les romances…

Par ailleurs, de la même manière que je ne vis pas la lecture de certains livres de la même manière que Chi-Chi, j’en interprète parfois certains passages bien différemment du traducteur. Ma lecture est fonction de mon expérience en tant que personne, elle varie en fonction de mon humeur. Elle change aussi en fonction de l’âge.

La version française n’est pas mauvaise. Là n'est pas du tout mon propos! Certes, les coupures et les interprétations sont fréquentes, mais cela ne nous a pas empêché de lire et d’apprécier "Les 4 filles du Docteur March" alors que nous n’étions pas encore adolescentes non ? De même que les Harlequin qui nous ont tant fait rire ces derniers temps sont des bijoux de traductions?

Toutefois, si d’aventure vous décidez un jour de passer à la VO, il est une règle que je vous enjoins de suivre :

Ne jamais au grand jamais relire un livre en français alors que la première lecture a été faite en VO !

J’ai eu le malheur d’en faire l’expérience avec un classique Howardien "Mr Perfect" et la sensation ressentie à la lecture de la version française m’a fait le même effet que le visionnage d’un film après la lecture du livre. J’ai noté les passages absents, les libertés prises par le traducteur. Et un livre que j’avais positivement adoré à l’époque m’a laissé un goût amer dans la bouche. La perfection est une question de langue semble-t-il...

Piquée de curiosité à la découverte de ce phénomène, j’ai tenté le chemin inverse avec un Susan Elisabeth Phillips et "Kiss an Angel" (Drôle de Cirque).

Lu un première fois dans sa version rose barbie française, Chi-Chi m’a prêté la version originale l’année dernière… Ce fut fabuleux !! J’ai découvert les coupes et certaines scènes ont pris tous leur sens. Le texte a gagné en profondeur du fait de mon interprétation personnelle du texte original…

Sans parler des personnages. Il est quasiment impossible de rendre en version française les "accents" donnés par les auteurs à leurs protagonistes. Et tout comme on n’imaginerai pas Jane Birkin sans son accent britannique, j’imagine mal Scarlett O’Hara avec autre chose qu’un accent sudiste !

Lire en VO est une bénédiction pour une bookaholic comme moi, mais mes premiers émois de lectrice de romance se sont fait grâce à des versions traduites. Il ne faut pas renier ses racines. Maggie Osborne, Kathleen E. Woodiwiss et autres Jude Deveraux n’ont pas de soucis à se faire !

Tam-Tam
Rendez-vous sur Hellocoton !

21 octobre 2010

Playlist/Booklist, même combat

En ce jour historique de (presque) départ en vacances pour beaucoup d'entre vous (et je précise bien "vous", puisque je reste enchaînée à mon travail pendant ce temps...), j'ai décidé dans ma très grande générosité de vous faire part d'une petite liste de lecture à mettre dans vos bagages. C'est bien connu, aucunes vacances ne sauraient être réussies sans une pile de livres adéquate. J'aime toujours recevoir des recommandations de lectures, et l'approche des vacances est particulièrement faste en la matière, car je sais que j'aurais le temps de lire encore plus, et je veux être parée!

De même que certains ont une playlist de leurs vacances, la lectrice compulsive a une booklist, construite avec le plus grand soin. Il faut un nombre de livre qui ne soit pas trop important (lourd dans la valise) mais pas trop réduit non plus (rien de pire que de se retrouver à sec). Il faut des genres différents, des auteurs variés, pour ne pas tomber dans la lassitude ou, catastrophe, se retrouver avec une série entière de déceptions qui, plus sûrement que n'importe quel caprice météorologique, peut saboter un voyage (ne me dites pas que je suis la seule à pense cela?)... Bref, la booklist de vacances se travaille, se peaufine, et n'est pourtant jamais optimale!

 

Vous me pardonnerez cette introduction désastreusement peu inspirée, j'en rejette l'entière responsabilité sur le dos du ménage qui a refusé de se faire tout seul (pourtant, je le lui avais demandé très gentiment, et ce depuis plus d'une semaine - on ne peut vraiment plus compter sur personne de nos jours...)!
Sans plus de cérémonies, voici en vrac quelques titres que je vous recommande :
  • Married for a month (Tous mariés) de Susan Mallery : à l'époque de ma lointaine jeunesse, quand je n'étais pas encore allergique aux histoires de retrouvailles, je m'étais laissée tenter par cette histoire de deux psys qui, pour prouver leurs théories opposées sur le mariage, se lançaient dans un concours très médiatisé à base de « qui réussira à former le plus de couples durables dans un délai imparti ». Et parce que c'est un Susan Mallery, je n'ai pas regretté mon choix, c'est un livre à lire et à garder!
  • Too good to be true de Kristan Higgins : voilà une autre œuvre de mon coup de cœur de cet été, qui reste dans la même veine. Le fiancé de Grace a annulé leur mariage 3 semaines avant le jour J car il était tombé amoureux de sa sœur (celle de Grace, pas celle du fiancé, n'est-ce pas...). Et pour empêcher sa famille de lui demander si elle a remplacé le-dit fiancé, elle s'invente un nouvel amoureux. Pas très mature certes, mais plutôt efficace! Profitant de ce répit, Grace s'intéresse d'un peu plus près à son charmant voisin, qui, certes, n'est pas du tout son type en théorie, mais est néanmoins fort appétissant à regarder! Kristan Higgins nous dépeint encore une fois des personnages tout en nuances, et elle a un talent rare pour écrire des scènes qui font palpiter d'émotion mon petit cœur de midinette...
  • Twenties girl (Chère Sadie) de Sophie Kinsella : le jour de l'enterrement de sa grand-tante Sadie, qu'elle a à peine connue, Lara rencontre une jeune fille vêtue à la mode des années 20 : le fantôme de Sadie! Évidemment, elle est quelque peu surprise (qui ne le serait pas), d'autant que Sadie n'a qu'une idée en tête : retrouver son collier libellule, un magnifique bijou art nouveau disparu entre la maison de retraite et le cimetière... A mesure que Lara accepte la présence de Sadie et se décide à l'aider, elle est amenée à dépasser ses limites, et, se retrouvant dans des situations tout à fait incongrues, s'en retrouve elle-même transformée, dans le meilleur sens possible.
  • Open Season (La chasse est ouverte) de Linda Howard : cet auteur est une valeur sure de la romance policière, ses intrigues sont toujours bien ficelées, et ses personnages absolument mémorables (surtout ses héros)! Ici, l'héroïne est une libraire plutôt coincée qui, à 34 ans, en à marre de sa petite vie calme (et de sa virginité). Un relooking plus tard, elle se met à fréquenter les bars/clubs du coin, et se retrouve témoin de quelque chose de pas très légal. Jack, notre héros (et accessoirement shérif local) se fera un plaisir de la protéger, de démasquer les méchants et au passage de séduire notre demoiselle en détresse...
  • Le mec de la tombe d'à coté de Katarina Mazetti : ce livre n'est pas officiellement une romance, mais il s'agit indubitablement d'une histoire d'amour! Désirée et Benny se rencontrent dans un cimetière. Elle vient rendre visite à son mari, il met des fleurs sur la tombe de sa mère. Tout les opposent, elle est citadine, calme, sophistiquée, cultivée. Il est fermier, bourru, caustique. Et pourtant, quelque chose irrésistible les attirent l'un vers l'autre. C'est un roman tendre et drôle, à lire absolument!
Bonnes lectures et bonnes vacances pour les chanceuse qui en auront!

Chi-Chi

Rendez-vous sur Hellocoton !

25 juillet 2010

Nuit Blanche

Le choix du livre d’aujourd’hui est un concours de circonstances. Je voulais vous présenter de la romance contemporaine, un seul problème, je viens de déménager et mes livres n’ont pas encore trouvé une place dans mon nouveau palais.
Et je n’ai lu ces dernières semaines que des romances historiques… Heureusement que la somme des livres lus ces dernières années est grande.

Je vous présenterai donc aujourd’hui ma première nuit blanche : Linda Howard et son Son of the Morning. (À l’époque où je l’ai lu, il était intitulé « La femme et le Chevalier », aujourd’hui vous le trouverez sous le titre d’ « Obscure Prémonition »)

La rencontre avec ce livre s’est faite sur un coup de chance. J’avais 18 ans, et une dure semaine de prépa princesse derrière moi. C’est sur un « va t’en choisir un ou deux pour décompresser ! » que je me suis retrouvé devant le stand de J’ai Lu. J’avais une liste de choses à lire longue comme mon bras, et dedans ne figurait pas d’histoires avec « happy end ». Mais j’ai obéi. J’en prends un au hasard. J’inspecte la 4ème de couverture et découvre les étoiles que J'ai lu y plaçait à une époque, indiquant le degré de comédie, suspense et sensualité du livre. Ce n’est pas une comédie. Il y a du suspense. Banco. Je n’ai même pas lu le titre, Je connais encore moins l’auteur, et ma mère me fait signe de la rejoindre…

Ce n’est que bien plus tard dans la soirée, que j’ai découvert le résumé. Une infusion et mon livre à la main, je me suis installée confortablement dans le fauteuil du salon. J’ai ouvert le livre, découvert le nom de l’auteur et ai commencé ma lecture. Lorsque j’ai refermé le livre, le petit matin pointait.

Cette histoire est en fait un « time travel », une sous-section de la romance qui ne fait pas toujours l’unanimité. Linda nous conte ici l’histoire de Niall, ancien chevalier de l’Ordre des Templiers, viril et puissant écossais en charge de la protection du trésor. En face de lui, nous avons Grace, une académicienne, experte en langues anciennes et chargée de traduire des documents anciens.

À la suite de l’assassinat de son mari et de son frère, Grace prend la fuite avec des documents que Parish Sawyer (le vilain du livre) veut à tout prix récupérer. Grace entreprend alors de les traduire pour comprendre la raison de la mort de sa famille et se venger.

Pendant les 2 premiers tiers du livre, les protagonistes évoluent dans leurs époques respectives. Grace apprend à connaître Niall à travers les écrits qu’elle traduit et les nuits de Niall sont peuplées de rêves de la jeune femme.

Il a souvent été reproché à ce livre que la rencontre soit si tardive…et si improbable.

Personnellement, lorsque j’ai lu « time travel », j’ai arrêté de m’attendre à du plausible, et j’ai juste apprécié les ressors « howardiens » utilisés ici avec art.

Le héros Howardien est fort, musclé, souvent torturé, macho, viril, possessif, bestial, courageux, mâle…. bon, je peux continuer comme ca longtemps (j’aime les héros howardiens !)…mais vous avez compris l’idée.

Niall est toutes ces choses ET c’est un chevalier (nous avons déjà établi à quel point j’aime les chevaliers).

Le méchant howardien est vil, intelligent, cruel, sans pitié, souvent d’une beauté machiavélique, …

Parish est tout cela ET il n’a même pas l’excuse d’être fou. Il est conscient du mal qu’il fait pour parvenir à ses fins.

L’héroïne howardienne est jolie, mais pas bombe fatale, Intelligente et décidée, courageuse, passionnée, souvent doté d’un caractère bien trempé, et sait faire face à l’adversité - vous apprendrez que c’est une qualité essentielle pour survivre à une intrigue howardienne (Grace a quand même vu son mari et son frère se faire assassiner devant ses yeux !).

Grace est tout ça ET elle traduit des livres dans des langues super compliquées. J’admets, il n’y a sans doute que moi que cela fait rêver, mais être polyglotte est un de mes grands rêves !

Tous les ingrédients sont donc réunis. Et comme à chaque fois dans les Howard, beaucoup de sensualité entre les héros, ce qui ne gâche rien.

Ma première nuit blanche. Mon premier Howard.

Depuis j’en ai lu d’autres, dont Mr Perfect, son plus connu. Mais je garde une affection particulière pour mon héros en kilt et sa douce académicienne des temps modernes.

Et vous quelle est votre première « nuit blanche » ?


Tam-Tam

Rendez-vous sur Hellocoton !