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28 mai 2012

Soutien-gorge rose et veston noir

Aujourd’hui, je vous emmène au pays de Céline Dion, des caribous, du sirop d’érable et de Raphaële Germain. Aujourd’hui, on part au Canada avec Soutien-gorge rose et veston noir.

J’aurais aimé me retenir et vous sortir cette chronique le 1er Juillet. J’aurais alors eu tout un pitch avec Canada Day, son hymne, ses festivités, j’aurais ensuite ouvert mon discours sur le pays entier, ses joueurs de hockeys, ses bucherons, ses clichés ; et j’aurais enfin conclu avec mon livre, ses différents niveaux de lectures, ses héros.

Mais je suis trop impatiente et il m’est impossible de garder tout cela pour moi plus longtemps car Soutien-gorge rose et veston noir est … un OVNI ! Chi-Chi appellerait cela une exception qui confirme la règle, j’avais envie d’OVNI. Et puis le livre vient d’ailleurs, alors c’est finalement plutôt à propos comme référence !

Le décor est planté à Montréal. Antoine et Juliette sont les meilleurs amis de Chloé, recherchiste pigiste. Dans leur jeunesse, tous trois ont signé le "manifeste du célibat". Aucun d’entre eux ne croyant en l’amour, ils avaient décidé de montrer à tous que l’on peut être célibataire et épanoui/heureux de l’être. Mais lors d’une épluchette d’août, alors qu’une amie commune annonce ses fiançailles, Chloé se remet en question. Elle n’est finalement plus si épanouie que ça de ne pas savoir ce que c’est d’être en amour.

Là normalement, vous avez des questions à me poser : 
C’est quoi recherchiste pigiste ? (Une documentaliste freelance) C’est quoi une épluchette d’août ? (Une soirée d’août où les convives épluchent du maïs avant de le déguster) C’est quoi tomber en amour ? (Tomber amoureux)
Ce qu’il y a de formidable, c’est que je me les suis posées aussi ces fabuleuses questions. Ce sont les niveaux de lecture dont je parlais un peu plus haut. Le monde merveilleux des mots. L’aventure vocabulaire. Le fossé culturel. Je me suis délectée de chaque expression, essayant de trouver un sens logique à certaines, les testant sur mes lèvres. J’en ai apprécié les différences avec mon français de métropole, les similitudes (oui, parce que tomber en amour, normalement, vous n'avez pas vraiment eu besoin de moi) et je n’en ai que plus apprécié le livre et son histoire.

Histoire qui nous raconte donc la petite vie de Chloé, qui a décidé qu’elle voulait trouver l’amour. Et comme le monde est bien fait, elle va rencontrer Simon, dont elle était amoureuse en primaire. Simon est parfait. Il est beau, il est blond, il est gentil et charmant. Et alors que Chloé découvre le bonheur d’une relation, elle s’interroge. Ce n’est vraiment "que" ça l’amour ?
Certaines d'entre vous vont le flairer, aussi je vais vous le dévoiler: Cette histoire pourrait être, sur un malentendu, de dos dans le brouillard... un triangle amoureux. Alors oui, je sais, j'avais dit que l'on ne m'y prendrait plus et que les triangles c'était FINI ! Mais que voulez-vous, à l'insu de mon plein gré, j'ai adoré. 

Sans doute parce que l'histoire tient la route, sans doute parce que les dialogues sont géniaux, sans doute enfin parce que les personnages sont géniaux.
Et en parlant de personnages...

Il y a sa famille, un peu exubérante, profondément aimante. Sa mère qui fut jadis une star de feuilleton TV, qui propose des martinis comme d’autres proposeraient des cafés/thés. Son père, calme, amoureux, solide. Et sa petite sœur, qui a tout fait parfaitement : un mariage parfait à un mari parfait, des jumelles parfaites dans une maison de banlieue parfaite.

Et il y a ses amis, comme Marcus, la grande folle complètement gay qui collectionne les boa à plumes. Il vit en colocation avec Juliette, artiste maudite un peu mélancolique, qui jusqu’à peu, collectionnait les petits amis pourris (sans jamais être amoureuse, manifeste oblige). Et Antoine… ahhh… Antoine. Je soupire rien qu’à l’évoquer. C’est le grand brun qui sort avec tout ce qui bouge, l’homme charmeur au regard de braise. Pour lui, le manifeste, c’est une seconde nature. Il a des théories sur tout et surtout ce qui sert sa cause. Il croit que l’amour ne peut pas exister et encore moins durer. Pour lui, les gens qui cherchent l'amour cherchent à être surpris et les gens fidèles ont renoncés à être surpris. Pourtant, il est aussi l’ami fidèle de toujours, là quand on a besoin. Il se targue d’être un homme sans cœur, pourtant ce cœur… ahhh… je défaille…

Mais parler plus serait spoiler. Et il ne faut pas spoiler hein ?

Je vous ai laissé un mois pour vous procurer le livre avant le C-day. M’est d’avis que vous allez aimer !


Bonne lecture,
Tam-Tam

PS1 : Un dernier mot avant de rendre l’antenne… Je remercie chaudement Karine, pour sa recommandation et son soutien linguistique et Yueyin pour m’avoir fait parvenir le livre.

PS2 : petit lexique made in Karine !
4 et demi : c'est un appart de 4 pièces plus une salle de bain
Une situation plate : c'est une situation embêtante, tannante
Se faire accroire : se convaincre de quelque chose et se croire soi-même
La SAQ : le seul endroit autorisé au Québec pour vendre de l'alcool, à part certaines épiceries, qui vendent aussi du vin cheap!
La patate : c'est le cœur
Garrocher : lancer avec force, un peu n'importe comment, que ce soit un objet ou une idée. 
Les broches : l'appareil dentaire
Niaiser : (peut avoir plusieurs sens) Tu me niaises? C'est quand quelque chose paraît tellement fou qu'on se demande si la personne ne se moque pas de nous. Niaiser peut aussi vouloir dire déconner
Toutoune : grassouillet
Le Cégep : le "Collège d'Études Générales et professionnelles". On y va deux ans au général (qui mène à l'université) entre le secondaire et l'université. Il y a un an d'école de plus qu'en France avant d'entrer à l’université
Un pichou: c'est définitivement très laid. L'expression, c'est être laid comme un pichou!
Poche : plate, tannant. Et oui, ça pourrait être comme "bête", mais plus populaire
Être une petite nounoune : c'est être une nunuche, une gourdasse. Mais des fois, c'est aussi un terme un peu affectueux, tu vois... Quand quelqu'un fait une connerie, on peut dire, t'es ben nounoune, quand c'est une copine.

Jobine : c'est un petit job alimentaire, qui ne paye pas et pour laquelle on est pas formé. Genre travailler dans une supérette ou Mac Do
Jouer aux dards : c'est jouer aux fléchettes
Ouache : beurk
Schnoutte : c'est une façon gentille de dire "merde". C'est d'la schnoutte, ça veut dire que c'est pas bon, cheap. Peut s'utiliser aussi dans le sens de "mensonge désobligeant" dans "Pffff... ce qu'il te raconte, c'est d'la schnoutte !"
Marde : merde

Mox : un enfant
Achalant : c'est chiant, mais plutôt comme une mouche qui nous tourne autour. Fatigant, gossant...
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16 février 2012

The fall ou le triangle amoureux (again)

Tam-Tam parlait lundi du triangle amoureux, et pour rebondir sur le sujet, j'ai décidé de faire une pause dans la série des frères Turner (enfin dans la publication, la série étant hélas terminée pour moi depuis longtemps), et de vous parler d'un autre triangle amoureux.
 
J'avais déjà lu de cette auteur, Marie Force, un autre livre, Love at first flight. Avec The fall, elle confirme sa prédilection pour les histoires de couple difficiles.
 
Ted est médecin, il travaille comme un fou, et semble résigné à n’être marié qu’à sa carrière. Caroline est la nouvelle petite amie de son meilleur ami, Smitty. Pas besoin de vous faire un dessin, c’est un triangle amoureux.
 
Pourtant, contrairement à la définition que nous en avons eu lundi, le lecteur n'a pas trop de doute sur l'issue de l'histoire. Il n’y a aucun doute dans l’esprit de ces deux-là qu’ils doivent se retrouver et Caroline n’hésite pas longtemps, elle sait qu’elle doit quitter Smitty. Mais c'est un triangle amoureux parce que trois personnes sont impliquées...
 
Quand Caroline et Ted se rencontrent, c’est le coup de foudre immédiat, dévastant tout sur son passage. Que faire, comment peuvent-ils être ensembles, comment ne pas blesser horriblement Smitty, le meilleur ami ? Impossible.
 
La bienséance voudrait que, si Caroline quitte Smitty, Ted attende un certain temps avant qu’il ne se passe quelque chose. Et encore, la bienséance voudrait surtout que l’on n’approche jamais des exs de ses amis. Chasse gardée, ce n’est pas tolérable. Or, l’amour plus fort que tout, l’amour instinctif et passionnel qui les unit ne saurait supporter la patience. Et c’est un véritable tourbillon…
 
La finesse de l’auteur réside dans sa capacité à nous rendre sympathiques des personnages qui seraient facilement insupportables. Je n'aime pas, je ne supporte pas, ceux qui croient que l’amour justifie toutes les négligences, toutes les blessures. Ceux qui pensent que, au nom de l'amour, tout est permis. Et c’est exactement ce que font nos héros. Ma morale tend donc à me faire condamner des histoires pareilles, par principe. Mais si... si le coup de foudre existait vraiment ? Si ces personnes existaient vraiment ?
 
Le temps d'un livre, Marie Force parvient à me faire comprendre ce qui peut pousser ses personnages à agir ainsi. Le temps d'un livre, j'ai compris. Pas forcément approuvé, mais compris, ce qui pouvait les motiver, quels étaient leurs peurs, leurs espoirs, leurs hésitations. Et en comprenant, j'ai éprouvé de la sympathie pour le dilemme qu’ils affrontent et les décisions qu'ils doivent prendre. 
 
Pour Caroline, il s’agit de quitter une relation certes prometteuse, mais toute neuve. Finalement peu de conséquences, si l'objet de son amour n'était pas Ted.
 
Pour Ted, il s'agit d'agir en sachant qu'il va abîmer une amitié vieille de 20 ans, non seulement avec Smitty, mais avec tous les autres membres de leur groupe d'ami, pris en étau entre eux. Il va risquer de perdre la considération d’une famille dont il a toujours suivi les règles à la lettre, pour une femme rencontrée quelques jours plus tôt. 
 
Ni l'un ni l'autre ne sont particulièrement impulsifs, et pourtant la force qui les poussent l'un vers l'autre dépasse tout ce qu'ils auraient pu imaginer. Comment pourraient-ils y tourner le dos ? Ce n'est pas de cela dont il s'agit, ce n'est pas de l’infidélité, ou de l'indécision de la part des protagonistes. C’est au comment, à l’après que s’intéresse l’auteur.
 
Comment vivre avec le poids de la culpabilité, quelle genre de personne est-on lorsque l'on fait une chose pareille ? Comment supporter le regard, le jugement des proches ? Comment un couple peut-il résister à une telle tempête, surtout un couple aussi neuf ?
  
Voilà une histoire d’amour qui n’est pas facile, mais qui est touchante, les émotions y sont fortes, à la hauteur du drame que vivent les personnages.
 
Et même si ce drame, Ted et Caroline se le sont imposé, l'idée qu'ils défendent n'en est pas moins valide. Si ce livre n'aura pas su me réconcilier avec le principe du triangle amoureux, il aura au moins su me montrer que celui-ci peut fonctionner, quand il est traité avec intelligence et finesse.
 

Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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13 février 2012

Breakfast at Darcy’s ou le triangle amoureux

Ouf, j’ai enfin réussi à taper ce titre sans faire l’erreur la plus évidente qui soit, changer le "Darcy’s" par "Tiffany’s". Avouez que prendre le petit déjeuner avec Audrey Hepburn aurait été du meilleur goût en ce lundi. (NDLA – Breakfast at Tiffany’s porte le titre français de Diamants sur canapé). Mais il faudra aujourd’hui se contenter du dernier né de l’auteur Ali McNamara, cette britannique qui avait su enchanter la fin de mon séjour pluvieux en perfide Albion en juillet.

Son premier opus m’avait beaucoup plu avec toutes les références cinématographiques parsemées ça et là au fil des pages. Comme si, en lisant un livre, l’auteur jouait au Petit Pouçet et vous guidait vers une salle remplie d’allusions romantiques, de "meet-cute", de dénouements sous la pluie et autres déclarations d’amour éternel.

En découvrant la sortie de son deuxième livre, et son titre, j’ai pensé "Chic, cette fois-ci, les références seront littéraires"! Cela n’a pas manqué, même si ces dernières sont beaucoup moins nombreuses que les allusions cinématographique du premier.

Après une intense interrogation avec ma conscience, j’ai décidé de vous en révéler trois. Les trois qui m’ont sauté au visage lorsque j’ai reçu le livre, les trois que j’ai cherché à retrouver à travers les lignes d’Ali, les trois qui m’ont fait lire ce livre, et les trois qui j’espère sauront atteindre votre cœur de jeune fille romantique (celui qui est caché sous une épaisse couche d’indépendance et de pragmatisme) :

Breakfast at Tiffany’s tout d’abord. J’en ai mentionné l’adaptation ciné plus haut, mais c’est originellement une œuvre de Truman Capote qui raconte l’histoire de Holly et ses prétendants (je prends quelques libertés de simplification ici, afin de ne pas vous faire un article en 3 actes). Holly est belle, charmante, et très mystérieuse. Un passé voilé et jamais tout à fait dévoilé. Comment ne pas retrouver sous ses traits, Darcy au début de ce livre ?

Pride and Prejudice ensuite. Puisque l’héroïne s’appelle Darcy. Il m’a d’ailleurs été difficile de ne pas bondir de joie à l’idée de retrouver un héros à la hauteur du ténébreux, orgueilleux et si correctement chevaleresque Mister Darcy. Mais que les fans invétérés de P&P ne se précipitent pas tout de suite sur l’ouvrage. Car si la dynamique entre Darcy, Dermott et Connor n’est pas sans rappeler celle qui fut mise en place par Jane Austen entre George Wickham, Mister Darcy et Elisabeth Bennet, on peut très difficilement arriver à la cheville d’un tel ouvrage.

Autant en emporte le vent, enfin. Le roman d’Ali McNamara se déroule sur une île nommée Tara. Cette île, tout d’abord vue comme un simple héritage, finit par prendre une importance capitale dans l’évolution des personnages, leurs attentes et leur évolution. Si, au début du livre, j’ai vaguement pensé que j’avais bien trop d’imagination et que je prêtais à l’auteur des intentions et des sous-entendus qui n’existent que dans mon esprit, je n’ai pu me retenir de penser que Tara, nom de la plantation de Scarlett, est au cœur du roman de Margaret Mitchell, tout comme cette île est au cœur du roman de notre auteur. Et puis, si Darcy n’est pas aussi butée que Scarlett elle-même, Autant en emporte le vent est encore une fois une histoire de triangle amoureux.

Un triangle… amoureux… arrgggg !

Le fameux triangle amoureux qui était devant mon nez depuis le début, me direz vous. Depuis le titre et ses références, au synopsis de la 4ème de couverture qui nous explique que suite à la mort de sa tante Molly, Darcy a quitté sa vie londonienne de journaliste pour aller s’installer sur Tara où, afin d'exécuter les derniers vœux de sa cher tante, elle doit construire un village et créer une communauté. Au passage elle rencontre Dermott, raisonnable et entêté ; et Connor, charmeur et confiant.

2 hommes, un choix…
Le livre en lui même est agréable, mais ce triangle amoureux fut assez décevant.

Pourquoi ? Parce qu’un triangle amoureux est aussi compliqué à rendre crédible que des retrouvailles. J’en entends au loin certaines qui s’insurgent. Que je puisse dire qu’un livre où l’héroïne "a le choix" ne soit pas crédible, c’est aberrant étant donné que dans la vraie vie, parfois, la femme a des choix compliqués à faire. Entre la raison et le cœur, entre deux hommes, entre une paire de talons et une paire de ballerines, entre un fruit et une décadente mousse au chocolat... Des choix clés. Des choix cornéliens presque, j’en ai bien conscience. C’est là d’ailleurs l’ironie de la situation. Il doit se produire une réaction chimique mystérieuse qui fait que les triangles amoureux ne satisfont pas ma soif de romance.

A croire qu’ils suivent tous le même schéma.

Le livre s’ouvre sur l’héroïne, puis on découvre les deux prétendants. Là, deux options s’ouvrent à notre jeune demoiselle :
  • Soit elle attend tout le livre pour peser lentement le pour et le contre avant de choisir celui qui saura la rendre heureuse. Prétendant que nous avons bien sur identifié dès les premières pages. Je veux dire, comment a-t-elle pu avoir ne serait-ce qu’un doute sur l’issue de la situation ?
  • Soit elle se laisse séduire par l’un des deux, alors que bien évidemment c’est l’autre qui est tellement mieux qu’on se retient avec peine de lui hurler que les signes sont là, il faut juste qu’elle arrête de faire sa grosse gourdasse et qu’elle choisisse le bon.

J’ai d’ailleurs l’exemple parfait pour illustrer mon propos : Twilight. Y-a-t-il seulement une femme qui ait douté que Bella choisisse quelqu’un d’autre qu’Edward (même si cela n'a aucun sens)?

Dans les deux cas, le choix n’en est pas un. Nous autres lectrices averties, nous SAVONS, et cette hésitation chez l’héroïne fait ressortir le Hulk qui est en nous, ce qui n’est pas bon pour notre teint !

Ultime hypothèse : nous ne savons pas (je cherche encore l’auteur talentueuse qui arrivera à me faire douter) et là, quelque chose va bien évidemment nous retenir de nous prendre d’affection pour l’un des deux héros, puisque nous SAVONS que l’un des deux n’est pas le bon. C’est le cercle vicieux par excellence !

Personnellement, je finis systématiquement en colère contre l’héroïne qui hérite alors du titre de cruchaude du mois (position peu enviable, croyez moi). Les seules histoires avec des triangles amoureux qui fonctionnent chez mois sont celles qui ne tablent pas toute l’histoire sur le-dit triangle, comme P&P, ou Autant en emporte le vent.

Le roman de Ali McNamara, malgré toutes ses qualités, ne rentre pas dans cette catégorie.
Néanmoins, si vous aimez les triangles amoureux, n’hésitez pas une seconde, la lecture sera un plaisir pour vous !


Bonne lecture…ou pas,
Tam-Tam
 
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