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12 janvier 2012

Un peu plus de Colin dans ma vie

Êtes-vous superstitieux ? Moi non... enfin pas trop... je ne crois pas à l'astrologie, et si je lis mon horoscope, c'est le lendemain, pour savoir s'il avait raison. Je n'ai pas peur des chats noirs et en passant sous une échelle je me dis juste que j’espère que le gars qui se trouve en haut ne me fera rien tomber sur la tête ! 13 à table ? Pas de souci. Par contre, je touche du bois. Tout le temps. Voilà ma superstition.

Et les prénoms. Je crois que les prénoms influencent la personnalité. C'est logique quand on y pense, un prénom, c'est une sonorité, une histoire, et donc forcément une influence. Voilà pourquoi je ne pourrais jamais appeler un de mes enfants du nom de mon (mes) ennemie(s) jurée(s) d'adolescence. Voilà pourquoi quand j'étais petite, je reprochais à ma mère de ne pas m'avoir appelée Sarah. Comme dans « Une petite princesse ». Je trouvais qu'elle était drôlement cool et je pensais que si j'avais eu son prénom, je lui aurais davantage ressemblé.

Mais mes parents m'ont donné un autre nom, choisi d'ailleurs parce qu'elle était sainte patronne de quelque chose qu'ils auraient bien aimé que je devienne (aha, devinette, saurez-vous trouver de qui il s’agit?).

Je crois donc que les prénoms influencent la personnalité, en romance comme ailleurs.

Tam-Tam vous avait parlé de ses Nicolas, mais pour moi, le héros de romance ultime porte un prénom bien moins sexy. Enfin, au premier abord. Car après avoir lu toutes ces histoires avec des héros parfaits et ce prénom un peu moins parfait, je ne saurais plus les dissocier. Si j'en rencontre un  dans la vraie vie, mon a priori sera plus que positif, of course. 

Voilà, je veux un Colin dans ma vie. Non, pas le poisson ! D'ailleurs, Colin se prononce Coline. C'est mignon non ? Et tous ces petits Colins, ils sont sagement réunis sur ma table de chevet, à la place d'honneur, à portée de main en cas d'urgence.

Mon premier Colin, c'est celui du Jardin secret. « Le jardin secret » de Frances H. Burnett, comme pour la Petite princesse. Pour l'anecdote, ce livre est le premier que j'ai été prise à lire un livre dans un lieu où je n'aurais pas dû... Pendant un cours de math en CM2 ! Il raconte l'histoire de trois enfants, à l'aube de leur adolescence. Mary, enfant trop gâtée qui a grandi aux Indes, vient de perdre ses parents et est envoyée pour vivre en Angleterre chez un lointain oncle. Dans ce manoir perdu au milieu des Landes, elle fait la connaissance de Dickon et de Colin, avec lesquels elle va apprendre à vivre, à sortir de son cocon et de ses certitudes. Le Colin de ce roman est un enfant malheureux, colérique, enfermé dans sa souffrance... au début en tout cas. On retrouvait déjà ici les prémices des héros que j'aime tant aujourd'hui, sombres et ténébreux... jusqu'à ce qu'ils rencontrent leur héroïne !

Mais Colin, c'est bien plus que ça... Colin, c'est le héros de ma romance ultime, ma romance préférée de tous les temps, celle que je conseille systématiquement à tous les novices qui veulent bien se lancer... et même à ceux qui ne veulent pas lire de romance ! Colin c'est le héros à la hauteur de Sugar Beth dans Ain't she sweet. Et parce que, à chaque fois que je veux en parler, je tombe inévitablement dans un babillage inarticulé de couinements et d'adjectifs dithyrambiques, je vous supplie de cliquer sur le lien pour lire ce que j'en ai déjà dit.

Colin c'est aussi, bien sûr, mon Mister Bridgerton préféré, celui qui a l'insigne honneur de remporter la main de Pénélope Featherington, et qui se montre à la hauteur de cet honneur en lui offrant une scène de déclaration tellement... tellement belle que j'en perds mes mots... à la hauteur des plus belles comédies romantiques, à la lueur des chandelles, au son d'un orchestre symphonique, avec une salle de bal entière comme spectateurs. Colin qui a tellement d'humour, qui se montre charmant et charmeur avec toutes les femmes, des vieilles duchesses douairières aux amies de ses sœurs, des  jeunes débutantes inexpérimentées aux tristes vieilles filles. Colin qui est un véritable prince charmant dans tous les sens du terme, et qui perd la tête pour la dernière femme qu'il aurait imaginé être faite pour lui. Colin que Pénélope aura attendu si longtemps... et comme elle a eu raison !

Colin, c'est mon héros préféré de Julie Garwood... Dans le 4ème tome de sa série Lucifer (je n'ai jamais compris le nom de cette série mais passons), Castles (traduit par Le voile et la vertu, titre que je comprends encore moins que Lucifer), Colin et Alessandra forment un couple dans la plus pure tradition de la romance old-school version Garwood. Par un curieux hasard du destin, Colin se retrouve tuteur d'une jeune princesse russe, qui n'a qu'une idée en tête : se trouver un mari, pour éviter d’être renvoyée dans son pays en guerre. Et par un hasard encore plus curieux, c'est finalement Colin lui-même qui se porte volontaire pour le rôle de mari... Mais Alessandra n'a rien d'une princesse au petit pois. Elle est redoutable en affaires, férocement intelligente et en même temps, légèrement étrange. Elle est plus que belle et fait des listes de tout... même des listes de listes (ma sœur fait pareil, j'adore)... Colin est un vrai héros de Garwood, tentant de manière hilarante d'affirmer son autorité de mâle et échouant complètement face à sa petite femme, pour le plus grand bonheur du lecteur.

Sans oublier que Colin, c'est le très charmant golden boy horriblement impoli que Lauren Willig nous offre en fil conducteur dans sa série Pink Carnation. Et si je suis plus en retard que Tam-Tam dans cette lecture, laissez-moi vous dire que je me meurs d’impatience à l'idée d'en connaître plus sur la romance entre Colin et Éloïse ! Quelques chapitres seulement par tome, et tellement de frustration à imaginer ce qu'il va se passer entre eux...Vite, la suite !

Avouez que vous avez là une belle brochette de héros, des héros qui partagent leur prénom, des héros que j'ai tous aimé de manière inconditionnelle depuis le jour où je les ai rencontrés. Si, avec tout cela, je n'ai pas réussi à vous convaincre que Colin est le plus beau prénom de l'univers, alors je rends mon tablier... Car personnellement, quand je vois une 4ème de couverture où le héros s'appelle Colin, je m'empare du livre et l'ajoute aussitôt à ma PAL, qui en a bien besoin.

Je considère que l'on n'a jamais assez de Colin dans sa vie !

Et parce qu'un signe du destin ne vient jamais seul, je n'oublie pas que Colin, est et restera toujours Colin Firth, notre inégalable Mr Darcy, le seul, l'unique, celui que personne ne saura détrôner.

Alors maintenant, à vous de jouer... Que pouvez-vous me recommander comme livre avec un héros nommé Colin? J'envisage de rédiger une thèse sur la question...


Bonnes lectures,
Chi-Chi

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2 décembre 2010

Booklist sous la neige

Chose promise, chose due, aujourd'hui une booklist spéciale Noël!

Je vais faire une petite entorse à la règle de ce blog, les livres dont je parlerai ne sont pas tous des histoires d'amour, mais simplement de belles histoires, qui m'évoquent cette période de l'année.

Dans mes souvenirs, Noël, c'est le temps des classiques, classiques littéraires bien sur, mais aussi classiques de ma bibliothèque, livres lus il y a longtemps et que je relis fidèlement tous les ans... Ce sont tout simplement des livres dont l'esprit me transporte et me rappelle que, si il est bien un moment dans l'année où il faut croire aux miracles, c'est maintenant. Oui, je suis une fan de Noël, vous ne vous en seriez pas doutés! Pour n'en citer que quelques uns, dans la longue liste de mes classiques de Noël :

  • Les 4 filles du Dr. March (Little Women), de Louisa May Alcott : Je ne résiste pas au plaisir de le mettre dans ma liste. Est-il besoin de vous en présenter l'histoire? Je ne crois pas... Je dois relire ce livre tous les ans. D'abord parce qu'on me l'a offert un Noël, je devais avoir 9 ou 10 ans, et ensuite, parce qu'il contient des descriptions de Noël particulièrement émouvantes. Si on le considère aujourd'hui comme un livre pour enfants, comme Papa Longues-Jambes, il a en réalité été écrit pour un public plus âgé. Et comme je n'aime pas faire les choses à moitié, je relis en général dans la foulée les suites, Les filles du Dr March se marient, Le rêve de Jo March et La grande famille de Jo March. Ou, à défaut, je me contente de savourer l'une des multiples adaptations en film (la version de 1978 avec Susan Dey dans le rôle de Jo est particulièrement réussie)...

  • Le petit Lord Fauntleroy (Little Lord Fauntleroy), de Frances H. Burnett : L'histoire de Cédric, un petit new-yorkais de 12 ans, orphelin de père et qui apprend l'existence de son grand-père, un comte anglais. Unique héritier du nom et du domaine, Cédric doit quitter les États-Unis pour l'Angleterre, le comte ayant décidé de prendre en charge son éducation. Il s'attend en effet à ce que Cédric, élevé par une roturière qu'il considère comme une intrigante, soit un sauvageon sans manières. Or, c'est un enfant charmant et pas intimidable pour deux sous, qui saura peu à peu gagner la confiance et l'affection de son grand-père. Sans entrer plus dans les détails, l'histoire s'achève sur un festin de Noël emprunt de magie et d'émerveillement, aussi bien pour les personnages que pour le lecteur. Ce livre a fait l'objet de nombreuses adaptations en film et dessin animé, mais la seule qui vaille la peine d'être vue selon moi, c'est celle de 1980 avec Sir Alec Guiness, inoubliable dans le rôle du grand-père! Surtout, ne vous fiez sous aucun prétexte au dessin animé, qui ne respecte, ni l'histoire, ni l'esprit de ce livre magnifique.

  • Le château de Hurle (Howl's moving castle), de Diana Wynne Jones : Voici le livre qui a inspiré le dessin animé Le château ambulant, de Hayao Miyazaki. Ce conte raconte comment Sophie, jeune fille de 17 ans, quitte sa maison et sa famille après avoir été transformée en vieille femme par la sorcière du désert. Elle se retrouve par hasard dans le château de Hurle, magicien de son état, où elle rencontrera toutes sortes de personnages extraordinaires, et finira par briser la malédiction qui pèse sur elle. La version animée, si elle est fidèle à l'esprit du livre, fait l'impasse sur bien des rebondissements, et ce conte « de sorcières » enchantera aussi bien les enfants que les plus grands!

  • Gigi, de Colette : Ici, pas de traces de Noël, mais une histoire magnifique, superbement écrite. L'histoire d'une jeune fille, élevée pour devenir une parfaite demi-mondaine (façon polie de parler d'une courtisane), dans le Paris 1900. Mais Gigi refuse sa condition, elle rêve d'amour et de mariage. Là aussi, ce livre a été adapté en film, avec Leslie Caron et Maurice Chevalier dans les rôles-titres, pour ne citer qu'eux!

  • A propos d'un garçon (About a boy), de Nick Hornby : on a beaucoup parlé de cet auteur récemment avec le succès de Juliet, Naked (excellent livre que je recommande aussi au passage). Will, notre héros, vit de ses rentes. Rentes qui lui viennent de l'héritage de son père, les droits d'auteur sur une chanson diffusée à n'en plus finir par toutes les radios anglaises, 3 mois par ans : La fusée du Père Noël. Et apparemment, Will, bien qu'il apprécie la vie facile que cela lui procure, ne supporte plus Noël, à force d'entendre cette chanson partout! Vous connaissez probablement déjà cette histoire, grâce à l'adaptation faite avec Hugh Grant dans le rôle-titre, mais comme souvent, le film a souffert de nombreuses coupes, les personnages n'y sont pas aussi bien dessinés. Pour apprécier toute la subtilité et la finesse de la plume de Nick Hornby, lisez ce livre!

Enfin, je vous laisse sur ma « découverte de Noël » de l'année, le livre qui a su mettre fin à ma récente série noire de livres décevants : Le clan des Otori, de Lian Hearn, que ma sœur m'a mis entre les mains. J'étais dubitative, compte-tenu de mon peu d'amour pour les sagas, mais un trajet en train, rien d'autre à faire, et voilà comment j'ai dévoré 200 pages en moins de 3h! Dans un Japon féodal imaginaire, on y suit la vie de Takeo, du jour où il est recueilli par le seigneur Otori après le massacre de son village. Au fil de ses aventures, des complots, des luttes de clans, on voit se dessiner un destin exceptionnel, emprunt de grandeur et, pour que les choses soient complètes à mes yeux, d'amour. J'ai fini le premier tome hier, et je me réjouis de savoir qu'il m'en reste 3 à découvrir dans les semaines à venir...

J'espère que ces livres vous mettront d'aussi bonne humeur que moi, en apportant une touche de magie dans votre journée!


Excellente lecture,
Chi-Chi
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