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19 décembre 2011

Leçon de séduction

Vaste programme, n’est-il pas ? Mais c’est bien souvent un thème clé dans la romance. Que cette séduction soit instantanée, innée, féminine, inconsciente ou scandaleuse ; peu importe vraiment, du moment que l’individu mâle tombe sous le charme par la séduction de l’individu femelle (et inversement).
Dans le roman de ce lundi, la séduction est le maitre mot. C’est bien simple, elle est dans le titre. « With seduction in mind » de Laura Lee Guhrke est mon deuxième essai pour l'auteur. Pas refroidie pour deux sous par l’histoire un peu décevante de la semaine dernière, je me suis lancée dans sa suite…

Miss Daisy a un problème. Elle n’arrive pas à garder un poste plus de 3 semaines. Heureusement qu'elle a une grande sœur bien responsable qui s’occupe de garder un toit au dessus de la tête de notre jeune héroïne. Mais Daisy possède un très bon fond, et elle vit assez mal de décevoir encore et encore Lucy (la grande sœur donc)…

D’autant qu’elle n’est pas de mauvaise volonté notre Daisy, elle a tout essayé : dactylo, secrétaire, gouvernante… Mais systématiquement, elle finit par dire ou faire exactement ce qu’il ne faut pas.

Cependant, en plus d’être maladroite, Daisy est une optimiste dans l’âme. Ainsi, au début de notre histoire, la demoiselle pousse, sur une impulsion, la porte de la maison d’édition Marlowe (elle vit un peu au pays des bisounours, mais on l'aime quand même), surtout qu'elle en ressort avec une mission : faire la critique de la nouvelle pièce du scandaleux et brillant Sebastian Grant, Lord of Avenmore. Alors pour faire simple, Sebastian est magnifique, majestueux, à tomber par terre, brillant, un soupçon arrogant et.......... un rake!

Et laissez moi vous dire que la "critique", le grand et magnifique dramaturge, il ne va pas du tout aimer, et va bien sûr prendre sur lui d’aller se plaindre à son éditeur qui n’est autre que… tadaaaa...  Marlowe!!!

Long story short, Daisy se retrouve dans une situation quelque peu épineuse. Sa critique nuit aux intérêts de l’auteur, et de ce fait, de son éditeur… C’est d’autant plus ennuyeux que notre jolie fleur veut elle aussi devenir une auteur de renom. Alors il n'est pas vraiment dans son intérêt de se mettre à dos un grand nom de l'édition, ou son scandaleux auteur star.

Mais loin de la mettre à la porte, Marlowe lui confie un nouveau travail. Remettre Grant sur le chemin de la création et l’aider à écrire son nouveau roman, le tout pour une somme tout à fait correcte qui lui permettrait enfin de se concentrer sur son écriture, sans mourir de culpabilité parce qu'elle laisse sa grande sœur se débrouiller toute seule avec les factures!

Chose bien plus compliquée dans les faits que sur le papier, parce que Sebastian n’a absolument pas l’intention d’écrire. "Jamais plus" a-t-il dit.
Ha. Ha. Ha. Quel amateur !!! Il ne sait pas qu’il ne faut jamais dire jamais !

Laisser-moi vous dire qu’à partir du moment où Daisy accepte le poste, c’est un pur délice de lecture. Sebastian et Daisy, c’est une leçon de séduction dans les règles de l’art.
Daisy veut que son idole recommence à écrire. L’auteur veut se débarrasser de cette jeune fille insignifiante que son éditeur lui impose. Il la croit naïve et malléable. Il va tomber dans les filets de la séduction inconsciente… Et notre chère Daisy qui se croit invulnérable aux charmes d'un Sebastian dont elle aurait percé les intentions va immanquablement tomber dans les bras du séduisant et irrésistible Lord… Ahhhh, mon cœur soupire encore!

Leur relation est dynamique, il n’y a pas de temps mort dans l’histoire. C’est bien agréable après les incohérences du précédent. Big up aussi sur le fait que les deux personnages vont apprendre l’un de l’autre. C’est une leçon de séduction, mais aussi une rédemption pour notre couple. Chacun des deux porte les stigmates de blessures plus ou moins évidentes que l’auteur sait délier avec finesse.

Un très bon moment de lecture qui me fait dire que Laura Lee Guhrke a réussi à me séduire... Et après les désirs pas si secrets des gentlemen, c'est rassurant!


Bonne lecture,
Tam-Tam
 
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12 décembre 2011

Les désirs secrets d’un gentleman

Mes chers sujets,

Cette semaine marque deux évènements : d’une part, la Saint Nicolas est passée, donc je suis entrée en mode "écoute de chants de noël en continu", et c’est la période tant redoutée des "nocturnes" au travail, en conséquence de quoi il m’a été assez difficile de finir un livre à temps pour la chronique du lundi, les chants de Noël ayant pris la place des audiobooks et mes soirées étant prises elles aussi par de vastes réjouissances bien loin des happy-end de rigueur ici.

C’est donc avec une grande fierté que je vous annonce que j’ai fini pour vous ce matin un livre qui prenait la poussière depuis des lustres dans ma PAL : "The secret desires of a gentleman" de Laura Lee Guhrke.

Titre prometteur ma foi, qui fleurent bon la sensualité débordante de l’homme dont on aperçoit le haut du dos sur la couverture.

Voyons le synopsis ensemble, il est question de Maria Martingale, sur le point de s’enfuir avec le petit frère du Marquis de Kayne. Le-dit Marquis ne saurait voir la réputation de sa famille et la vie de son frère ruinées par une telle mésalliance et décide de soudoyer la demoiselle…

Petite ellipse temporelle, et voilà Maria qui est sur le point d’ouvrir sa pâtisserie chic dans un coin à la mode de Picadilly. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle découvre que son voisin n’est autre que le Marquis de Kayne. Ce dernier va tenter à nouveau de se débarrasser de la présence inopportune de notre héroïne, mais celle-ci n’est plus la jeune fille influençable qu’elle était bien des années plus tôt, et elle décide de tenir tête…

En théorie, cet historique avait tout pour me plaire. Une héroïne qui ne se laisse pas faire, qui a la tête bien sur les épaules et la volonté de s’en sortir. Un héros qui, bien que coincé dans ce que la société attend de lui, semble irrémédiablement attiré par Maria. Le contexte d’une pâtisserie avec donc mention de nombreuses et alléchantes douceurs et la promesse dialogues acérés, pour bien épicer le tout.
En théorie…

Mais dans le contexte, ça reste un peu plat.

Déjà, il y a cette vague histoire de retrouvailles sans en être. J’admets, ce n’est pas le bon frère, mais j’ai trouvé que Maria prenait cela avec beaucoup de nonchalance… Lawrence, petit frère de son état ne semble pas gêné plus que ça par sa défection passée, et Maria, bonne pâte, a mis toute cette histoire derrière elle. Genre, on ne lui avait pas brisé le cœur avant de l'humilier en bonne et due forme… Naaaannnn !!!

Ensuite, il y a cette attirance très "tu es insupportable, mais mes hormones sont en feu". Si cela fonctionne bien au début, cela dure un peu trop longtemps, cette histoire, et sans trop vouloir vous spoiler la suite, disons que cela dure presque jusqu’à l’avant-dernier chapitre…

Enfin, il y a ce fameux avant-dernier chapitre, où, là, magiquement, tous les quiproquos sont résolus. Trois petits paragraphes et puis s’en vont enfin nos héros vers un bliss majestueux d’amour assumé - j'ai promis de donner une semaine de libre aux poneys, donc ils resteront chez eux cette fois-ci.

Une histoire qui se lit bien, mais très oubliable, très clichée, et sans le petit truc qui ferait que le final grandiloquent serait justifié !

Fort heureusement, il semble que d'autres livres de l'auteur soient à la hauteur de leur synopsis. J'ai commencé dans la foulée "With seduction in mind", et ce que j'en ai lu me plait beaucoup. Je vous laisse donc pour aller finir l'ouvrage.

 
Bonne lecture,
Tam-Tam
  
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