Affichage des articles dont le libellé est Kate Noble. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Kate Noble. Afficher tous les articles

7 mai 2012

The summer of you

La romance, c'est la confiture sur la tartine du matin, le caramel dans le Mars, la praline dans la brioche, le fromage fondant sur la pizza, le glaçage sur le gâteau d'anniversaire, la guimauve dans le nounours… La romance, c’est ce que les pâtissiers mettent dans le chocolat Lindt pour le rendre assez puissant pour combattre un monde de brutes. J'ai donc droit à mes deux carreaux par jour, sans culpabilité aucune!

Mais aujourd’hui, je couine, je me lamente, je pleurniche, je piaille et je tempête parce que le mars que j’ai mangé (comprendre le livre que j’ai lu) était un Snickers.

J’aime les Snickers, mais je voulais un Mars.

Avant d’avoir perdu tout à fait les 4 lecteurs qu’il me reste, je vais vous expliquer.

Il y a peu, je découvrais Kate Noble et son "Follow my lead". Rapport au fait qu’il était question de l’appétissant Jason, j’avais lu le livre avec plaisir (malgré un retour acide portant le nom de Sarah). Enfin, considérant que l’ami Jason avait une sœur qui m’avait fait mourir de rire, j’étais prête à risquer l’indigestion chocolatée et me suis presque immédiatement plongée dans "The summer of you".

Vous l’avez donc compris, une fois encore, j’ai abordé une série dans le désordre le plus total, mais ce n’est pas de ma faute, c’est parce que je n’envisage plus le temps comme  "a non linear, non subjective viewpoint, but more like a big ball of wibbly-wobbly, timey-wimey… stuff" (en français : une simple progression de cause à effet, mais en vérité d'un point de vue non-linéaire, d'un point de vue non-subjectif, c'est plutôt une sorte d'énorme boule où le temps s'enchevêtre, dans un méli-mélo très complexe). Mais je m’égare à nouveau…

Donc, maintenant que je me suis bien justifiée d'avoir lu cette série dans l’anarchie la plus totale, et que vous ne savez toujours pas pourquoi ce livre est un Snickers et pas un Mars, si j’en revenais à mon propos au lieu de me disperser ? Hein ?

J’ai donc ouvert l’histoire de Jane en me disant que cette jeune femme pleine d’esprit et à l’humour épistolaire n’était pas sans me rappeler JQ dans ses plus beaux moments, et bah non, dans son histoire à elle, c’est une pauvre petite chose au bout du rouleau.

Comprenez moi bien, elle a toutes les raisons du monde d’être épuisée. Sa mère est morte, son père commence à sucrer les fraises et brother dearest, Jason, est AWOL, envolé, porté disparu des clubs select de Londres où il se la coule douce pendant que Jane gère tout son monde qui lui file entre les doigts.
Du coup pour l'humour et les répliques ironiques, je pouvais repasser en fait.

Au début de notre histoire, Jane a décidé que trop, c’était trop. La voilà qui débarque à Londres avec toute la maisonnée dans son sillage. Mais Jason craint pour la réputation de la famille (un père qui perd la boule peut avoir cet effet) et c’est toute la famille (Jason inclus) qui quitte ses quartiers londoniens pour rejoindre Merrymere, le domaine où la famille passait ses étés dans leur enfance.

Dès lors, Jane est persuadée qu’elle va passer un été horrible entre les souvenirs, l’absence de son frère et les potins du village. Mais c’est sans compter sur le nouvel habitant du cottage au bord du lac, Byrne Worth.

Byrne a cette aura de l’homme blessé que j'affectionne. Héros de guerre, il en est revenu avec une canne, un caractère d’ermite acariâtre et un gout prononcé pour la solitude. Appelez cela le charisme Dr. House, mais c’est exactement le genre de héros qui me fait swooner à la lune d’ordinaire (surtout lorsque ma dernière relecture audio n’est autre que When the beauty tamed the beast). 

En plus, Byrne ne s’arrête pas aux apparences, il est attiré par la Jane secrète, que personne ne semble voir par-delà les sourires et la bonne humeur; la Jane blessée et fatiguée par ce personnage publique que son éducation la pousse à être en toutes circonstances.

Lui-même pourvu de quelques blessures, ils vont en présence l’un de l’autre pouvoir être enfin libérés du poids qui pèse sur leurs épaules respectives. Une histoire de voleur des grands chemins va les aider à se rapprocher, la torpeur de l'été fera le reste...

Toutefois (oui, parce que sinon cette histoire serait un succulent Mars), ils se rapprochent tellement lentement que j’ai eu le temps de faire ma lessive de la main gauche, de réorganiser ma bibliothèque de la main droite, de deviser avec Chi-Chi sur la traduction la plus appropriée des mots kirtle et codpiece ET d’être perdue 1000 fois dans les détails annexes. A tel point que j’ai eu tout le loisir de grincer des dents (quelques spoilers à suivre) :
  • détail numéro 1 : Jason n’est qu’un sale égoïste pourri gâté et, très honnêtement, si j’avais lu ce tome avant "Follow my lead", jamais je n’aurais eu envie de découvrir l’histoire de Jason.
  • détail numéro 2 : Jane n'est pas drôle. Même lorsqu'elle fait bonne figure. Même en réfléchissant bien. Entre elle et son frère, c'est lassitude et technique de l'autruche. Une relation finalement très normale, mais qui va contredire ce qu'on en découvre par la suite. Incohérence quand tu nous tiens...
  • détail numéro 3 : Voir Jane se baigner toute nue dans un lac. Même au beau milieu de la nuit alors que la maisonnée ne dort pas encore… Pas. Crédible. Du. Tout.
  • détail numéro 4 : Se baigner dans un lac toute nue au début du mois de septembre dans le nord de l’Angleterre !!!!!!!!! (bon, je sais, il y a des warriors, mais statistiquement, une lady bien comme il faut n’en fait sans doute pas partie)

Je m’arrête à 4, pour ne pas vous dégouter d’une histoire qui est tout de même un bon Snickers. Un démarrage lent, une histoire qui prend son temps, et une princesse qui voulait un Mars : de l’humour et du sweet… 

Un Mars et ça repars non?


Bonne lecture,
Tam-Tam
  
Rendez-vous sur Hellocoton !

16 avril 2012

Follow my lead

Je suis une princesse influençable… avec plus ou moins de réussite.

A 7 ans, je voulais un blouson rose fluo, choix que j’ai été amené à regretter amèrement par la suite, enfin pas autant que mon auguste frère qui s’est vu refiler le-dit manteau pour les "jours de jeu" (niark niark, qu'il est bon d’être l'ainée).

Je suis une princesse un tantinet obstinée… avec plus ou moins de réussite.

A 2 ans, j’ai voulu une souris rouge (pas verte), un poney rouge et une chambre rouge, choix de couleur dont je n’ai jamais varié si l’on en juge le canapé, la pédicure et la souris (toujours là) qui trônent dans mon appartement (la liste étant bien entendue non exhaustive).

On pourrait croire que je suis une princesse impossible, mais j’aime me dire que je suis un compromis… une sorte de princesse flexible.

Quand Pimpi m’a proposé une nouvelle lecture commune, je me suis dis pourquoi pas. Ceci dit, j’avais envie de changer de registre, de passer au contemporain pour changer de ces dernières semaines où je vis régence, je mange régence et je dors régence…

Mais elle m’a parlé de Kate Noble, rapport au fait que Lauren Willig aurait recommandé un certain opus sur son blog à elle. Du coup, je me suis laissé influencer, rapport au fait que la dernière fois que j’ai écouté Pimpi, j’ai découvert une collection d’espions qui me donnent des vapeurs, et la dernière fois que j’ai écouté Lauren, j’ai découvert Nathaniel et des références à Jamie (*hurlement à la lune*).

Du coup j’ai suivi son exemple, j’ai attrapé Alfred Pennyworth, l’ai ouvert avec décision et me suis plongée avec délectation dans "Follow my lead" de Kate Noble.

Le roman s’ouvre sur un échange de lettres entre Jason Cummings, Duc de Rayne et sa sœur. Cette dernière l’invite à attendre qu’elle soit disponible pour l’accompagner pendant la saison afin qu’il puisse faire le meilleur choix d’épouse possible et qu’il évite les pièges tendus par les jeunes filles à marier aux dents longues et leur ambitieuses mamans...

En quoi cet échange est important? Parce qu'il nous en apprend beaucoup sur notre héros:  1) Jason est un Duc, 2) il a beaucoup d’humour (et sa sœur et moi pourrions être les meilleures amies du monde), 3) il cherche une femme, 4) il aime les listes ET 5) il est ROUX !!!!!

Il va sans dire que notre Duc pense ne pas avoir besoin de sa chère grande sœur, mais ô combien va-t-il se mordre les doigts d’avoir balayé d’un revers négligeant de la main la sagesse sororale ! Heureusement, une certaine Sarah Forrester saura l’aider à se sortir du pétrin dans lequel il se retrouve bien évidemment dès son premier bal. Après ce fiasco, notre héros reconnait la supériorité incontestable des grandes sœurs de par le monde (et je m'inclue dans le lot, toute modeste que je suis), plie bagage et rentre dans ses quartiers d'été...

Saison suivante, sa sœur est disponible, les voilà de retour sur Londres. Jason est plus décidé que jamais à trouver sa future épouse. Mais voilà, c’est compliqué de savoir faire la part des choses entre les minauderies de ces petites dindes et le franc intérêt. C’est que Jason est jeune, titré, plutôt bel homme, sans vice apparent. Du pain béni pour toutes les débutantes qui déferlent sur le marché du mariage chaque Saison.

Heureusement, le hasard fait bien les choses, le hasard remet sur sa route la jeune Sarah qui se trouve être la fille d’un éminent intellectuel et membre de la "Société Historique" dont Jason est un membre actif. Qu’à cela ne tienne, une cour discrète se met en place et bientôt, Jason sollicite un rendez vous avec le papounet pour lui faire sa demande officiel…

Sauf que… Sauf que… Ce dernier empêche notre héros à la crinière de feu d’exposer le but de sa venue mais lui demande un service.

Il a besoin d’une escorte pour aider Winnifred Crane, qui se fait appeler Winn, historienne aspirante à devenir un membre de la société. Winn doit en effet prouver que la réputation qu’elle prétend avoir sous un pseudonyme est véritablement la sienne et s’est engagée à authentifier une peinture d’Adam et Eve, au grand dam d'un certain George qui ne voit pas d’un très bon œil que celle qu’il prévoit de prendre pour femme soit plus brillante que lui…

Le rôle de Jason dans cette histoire, accompagner la jeune fille jusqu’à Douvres, où l’attend une escorte qui l’amènera en Suisse, où elle doit trouver des preuves pour étayer son argumentaire.

Nous avons donc Sarah, Jason, Winn et George... Cela fait beaucoup de monde avec plein de jolis plans!

Mais rien ne se passe comme prévu mes chers sujets. Par une machination du destin et un concours de circonstances dont seuls les auteurs de romance ont le secret, Winn prend le mauvais bateau, Jason la suit et tout deux se retrouvent séparés de George, qui comptait tirer parti de la traversée pour persuader Winn de rentrer au pays.

Jason est un gentleman qui n’envisage pas un moment laisser Winn sans la protection d’une escorte. Et au lieu de rentrer directement pour Londres, où l’attendait Sarah et son cher papa, le voilà qui part en road trip improvisé avec une jeune femme à l'esprit brillant mais au sens pratique… qui l’est bien moins. Appelez cela l’effet road trip, mais notre duo apprend à se connaître, à s'apprécier et à se faire confiance.

Bien sûr, rien n’est simple car à mesure que le temps passe et que Jason et Winn se découvrent, une question se fait de plus en plus pressante dans nos esprits : et Sarah ? Et George ?

Ces questions, c’est sans doute ce qui fait que ce livre, malgré une histoire entre les deux héros qui se construit avec finesse et dont la relation est tout à fait crédible, laisse une amertume glisser sur le couple que forment Jason et Winn. Car si George est facile à détester, Sarah, elle semble n'avoir rien fait.

Que les détracteurs du triangle amoureux se rassurent, jamais il n’est question de sentiments qui se tiraillent mais plus d’un timing mal ajusté et d’une fenêtre d’opportunités qui aurait pu être mieux calculée.

L’auteur a cependant su m’accrocher. Le livre est à présent refermé, Jason a gagné ses lettres de noblesse en déclaration de la mort qui tue (je dis cela, je ne dis rien) mais je veux désormais connaître l’histoire de Jane, qui m’a tant fait rire dans ce livre, et je veux savoir ce qu’il adviendra de Sarah…

On me dit dans l’oreillette qu’il s’agit d’une série. Qu’à cela ne tienne, je vais reconsidérer mon envie de contemporain et me recentrer sur la régence. On ne lit jamais assez de régence non ?


Bonne lecture,
Tam-Tam

Note : j’anticipe vos questions, pour celles et ceux qui s’interrogent, Alfred est mon BatKindle, et oui, le prince pas si charmant n’est autre que Batman !
Rendez-vous sur Hellocoton !