Alors que la météo estivale prenait un virage pluvieux, votre dévouée princesse est allée au cinéma avec Stéphanie. Nous avions la salle rien que pour nous, hélas il n'y avait pas de pop-corn... Mais bon, que ne ferait-on pas pour Michael Fassbender hein? (oui, je suis faible)
Michael, c'est en Magneto que je le préfère, mais pour le bonheur de mes yeux, je me suis dit que les petits pantalons moulants d'époque seraient du plus bel effet sur l'auguste popotin de cet acteur germano-irlandais. Je pouvais donc faire une infidelité au latex, personne ne m'en voudrait...
Jane Eyre, même si c'est d'abord un classique de la littérature anglaise et une romance, je ne l'ai pas lu. J'en ai vu une première version ciné vers 15 ans (celle avec Charlotte Gainsbourg) et cette nouvelle version avec Fassbenounet (bouhhhhhh!!! renbourserrrrrrr!!!). Qu'un troupeau de licornes me piétinent pour avoir osé aujourd'hui avouer pareil méfait. A ma décharge, j'ai lu Les Hauts de Hurlevents vers 20 ans, et parce que j'ai failli tomber dans une dépression d'une noirceur suprême à la lecture de ce livre, j'ai mis entre parenthèse la poursuite monomanique de ma culture "Brönte" (parenthèse que je n'ai pas encore refermé et qui s'applique à toutes les soeurs).
Mais pour toutes celles qui comme moi ont des lacunes, je vais vous résumer le pitch en une phrase :
Je m'explique (et je glisse des spoilers). Jane est orpheline, elle est élevée par la femme de feu son oncle. Cette dernière, ne versant pas vraiment dans la gentillesse et l'amour de son prochain, envoie Jane dans une pension à la Dickens, où les jeunes filles reçoivent plus de coups de bâtons que de coups de fils.
Une fois devenue adulte, Jane part prendre un poste de gouvernante dans les contrées reculées du nord, chez un certain Mr. Rochester, héros maudit et torturé, pas vraiment "boyfriend material" (ni vraiment héros de romance material à bien y réfléchir).
Mais entre son enfance chez sa tante et ses années dans une école/prison pour filles, Rochester, au moment où elle le rencontre, est le premier représentant de l'espèce masculine qu'elle a l'occasion de croiser! Et laissez moi vous dire qu'il va plutôt lui faire impression. Il y a un moment avant Fassenber et un moment après. Pour Jane, entre les deux, c'est découverte de l'existence de ses ovaires en son sein, pour moi, c'est ce regard, ces pantalons qui couvrent parfaitement deux pommes bien fermes, c'est cette "chemise de nuit" que j'aurais voulu plus courte (n'est-ce pas Stéphanie)...
Par la suite, il n'aura de cesse de la poursuivre, arrogant et tout puissant. Elle n'aura de cesse de le regarder avec des yeux de bambi.
Il y a un mystère bien sûr, puis une grande déclaration. Il y aura une fuite dans la lande balayée par le vent. Un héritage inattendu et enfin un happy-end (oui, on est chez les princesses).
Alors pourquoi y aller?
Pour Michael d'abord, pour Fassbender ensuite et pour son.... regard, toujours!
Sinon, il y a aussi la photo du film qui est splendide. Les couleurs magnifiques, très poétiques en un sens.
Enfin, les paysages sont une carte postale de l'Angleterre. Certaines scènes pourraient être utilisées par l'office de tourisme tant elles graphiquement parfaites.
Il y a un mystère bien sûr, puis une grande déclaration. Il y aura une fuite dans la lande balayée par le vent. Un héritage inattendu et enfin un happy-end (oui, on est chez les princesses).
Alors pourquoi y aller?
Sinon, il y a aussi la photo du film qui est splendide. Les couleurs magnifiques, très poétiques en un sens.
Enfin, les paysages sont une carte postale de l'Angleterre. Certaines scènes pourraient être utilisées par l'office de tourisme tant elles graphiquement parfaites.
Mais (il en fallait bien) l'adaptation me plait moins que celle de mes 15 ans.
Cela pourrait être dû au fait que Rochester est "trop beau" par rapport à l'image que j'ai fini par m'en faire, ou que parfois (trop à mon goût) le film tombe un peu dans le pathos...
Ou que mes yeux saignent encore à la vision de ces coiffures étranges. La vue de l'oreille devait être beaucoup trop connotée érotiquement pour qu'ils éprouvent le besoin de placer une mèche de cheveux autour (perso, je trouve que ça fait oreille canine, mais passons).
Essentiellement, je crois surtout qu'à 15 ans, cette histoire m'a fait beaucoup plus d'effet. Le personnage de Jane, quelconque, rejetée de tous, qui captive un personnage aussi mystérieusement sexy que Rochester, cela vous impressionne une princesse en devenir!
Maintenant, j'ai la sagesse de voir que sous cette sensibilité à fleur de peau, Jane, c'est tout de même une sacrée gourdasse qui en tient une bonne couche! (je sens que certaines vont me jeter des cailloux...)
J'ai néanmoins passé un très bon moment. La salle déserte m'a permis de donner libre cours à mon humour pourri (Stéphanie, j'espère que je ne t'ai pas ruiné l’expérience Fassbender), le casting de folie m'a fait jouer à "où est-ce que je l'ai vu lui?" et la mise en scène extrêmement soignée m'a donné furieusement envie de partir visiter la région!
Tam-Tam
PS : Stéphanie, j'ai retrouvé où j'avais vu la soeur de Jamie Bell (oui, ce message est crypté). C'est Georgina dans P&P!
