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15 février 2013

Anyone but you, Jennifer Crusie

Amis de la bienséance et du bon ton passez votre chemin, aujourd’hui je vais chanter l’hymne à Demi Moore et Claire Chazal : les cougars sont à l’honneur! Bon, j’exagère peut-être légèrement. Rien d’extraordinairement politiquement incorrect dans ce bouquin si ce n’est une différence d’âge peu commune entre nos deux protagonistes, à l’avantage de madame, et oui !
 
Vendredi rime avec Crusie, jacuzzi et bouillie de riz donc allons-y! (aucun rapport, certes)

Jenny, ah Jenny! Tu peux nous enchanter parfois. Mais parfois un peu moins. Là, plus ou moins. On me dit dans l’oreillette que ce que je raconte n’a aucun sens. Ce que je veux dire, c’est que l’histoire entre nos deux héros a provoqué un défilé de poneys ailés pailletés (pour utiliser le jargon princessière). Mais, oui il y a un mais, certaines choses demeurent tout de même gênantes. Ou agaçantes. Ou gênantes et agaçantes. Du coup j’ai décidé de vous présenter le bon comme le mauvais et vous vous forgerez votre propre opinion !

Mais avant tout, un petit résumé de la situation :
 
Nina Askew a opéré un changement radical dans sa vie. Elle vient de mettre fin à un mariage de 16 ans, une vie mondaine de cocktails et son statut de femme entretenue qui ne la comblaient plus. Elle a tout quitté, s’est installée seule et a raccroché avec sa carrière dans l’édition, depuis longtemps enterrée. Nina, seule désormais, décide d’adopter un petit basset pour lui tenir compagnie au moment d’entamer sa quarantième année. Son rôle n’est pas des moindre  à ce petit toutou ! En effet, il rend une visite impromptue à un voisin plus que charmant…
 
A l’étage du dessous vit notre cher et tendre héro, Alex Moore. Trente ans au compteur, Alex Moore est docteur. Urgentiste. Ce qui n’est pas une carrière dixit son père, sa mère et quasi toute sa famille en fait. Mais Alex s’en fiche, il aime son métier et aussi regarder la télé et discuter. Et d’ailleurs il en a plus qu’assez de toutes ces chasseuses d’hommes qui ne voient en lui qu’un bon parti pour faire de beaux enfants !
 
Et Fred (c’est le chien si jamais) va provoquer leur rencontre ! Avouez que c’est un chouette rôle qu’il tient là.
 
Et maintenant, voici une courte liste non exhaustive du bon et du moins bon.
 
Pour éviter toute confusion, je préviens que le bon sera présenté sous l’étiquette , le moins bon sous (c’est un cœur barré même si l’on ne dirait pas).
 
:

-[spoil alerte, mais honnêtement rien de grave] la scène de sexe devant le chien. Franchement pas terrible.
 
-la famille tellement tordue. Crédibilité zéro. Non mais sérieusement, comme si  médecin urgentiste n’était pas une carrière !
 
-la petite enfance difficile. Trop de caricature tue la caricature.
 
-Charity, la meilleure copine qui se lance dans l’écriture de ses déboires amoureux. On s’en passerait volontiers.
 
❤ :
 
-le chien (je n’aurais jamais pensé dire ça un jour).
 
-Max, le frère d’Alex.
 
-Norma, la voisine.
 
-le fait qu’Alex craque pour Nina bien avant qu’il ne se passe quelque chose entre eux.
 
-l’histoire. Je vous le concède c’est plutôt vague. J’ai aimé le rapport que les héros entretenaient, leur humour, leur relation, leurs doutes...
 
En somme, un bouquin que je vous recommande chaudement malgré ses petits défauts car il remplit tout de même sa fonction, celle de détendre et de faire rêver!
 
Bonne lecture,
 
 
Lady D.

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1 octobre 2012

Charlie all night - Charlie, tout la nuit

J’ai réalisé récemment qu’il me faut être la conductrice pour pouvoir vraiment apprécier un audiobook. J’ai en effet une tendance à l’endormissement indésiré au milieu d’un trajet où je ne suis que passagère, ce qui, pour la compréhension d’un livre, n’est pas sans inconvénients !

Fort heureusement, j’ai repris mes trajets interminables et avec eux, le plaisir des heures de lectures auditives.

Ayant fini d’écouter le dernier tome "The garden Intrigue" de Lauren Willig il y a quelques semaines, je me retrouve cantonnée à attendre, comme le commun des mortels, que le nouveau livre de l’auteur sorte en audio. Du coup, je me suis dit qu’un changement radical serait le bienvenu.

Et quoi de mieux qu’une romance contemporaine pour contraster avec l’espionnage napoléonien ?

Jennifer Crusie a déjà été à l’honneur en ces lieux avec de l’inoubliable, du bon, et du clairement décevant (pour moi). "Charlie, toute la nuit" (Charlie all night en VO) se situe quelque part entre les 2 première catégories (ce qui est plutôt un bonne nouvelle, je vous l’accorde) parce qu’en plus de raconter une belle histoire, les personnages sont attachants et drôles.

Alors pourquoi ne l’ai-je pas rangé dans la catégorie des "must-have" ?

Penchons nous sur la question…

Il était une fois Alice, productrice d’émission radio dans une petite station locale. Alice est obnubilée par sa carrière, par le show qu’elle produit, par la star du show et sa capacité à faire du chiffre… Si bien que lorsque ce dernier la largue personnellement et professionnellement pour un "modèle plus jeune" (et vachement mieux gaulé), Alice se retrouve fort dépourvue (je ne suis qu’euphémisme aujourd’hui)…

C’est là qu’entre en scène Charlie, nouvelle vedette de l’émission de nuit. Émission qui ne fait pas de chiffre (parce que les gens normaux dorment à cette heure-là), mais qu’Alice s’est vu confier suite à la débâcle… Qu’à cela ne tienne, envers et contre tous (Charlie compris) Alice fera de ce nouveau show une réussite et de son nouveau présentateur une star de la radio.

Mais pour Charlie, cette nouvelle émission n’est que temporaire, il sait qu’il part dans quelques semaines et qu’il n’est ici que pour rendre service et faire de l’intérim. Alice le sait, mais n’en a que faire.

Ce qu’elle ne sait pas par contre, c’est que Charlie a été recruté pour un autre motif (que je ne vous révélerai pas), ce qu’il se garde bien de lui dire, alors même que vous imaginez bien que la tension monte entre les deux et qu’ils se mettent à faire des étincelles de sensualité et que le secret prend de l'ampleur dans l'histoire.

Le concept d’un secret dans une romance, c’est qu’il finit toujours par se savoir. D’ordinaire, plus les héros se taisent, pires sont les conséquences. Car si on grossit le trait, garder un secret en romance, c’est trahir la confiance que le héros il a mis à l’intérieur de toi (même si ce secret n’est qu’une recette de mousse au chocolat) (les initiées comprendront l’allusion).

Dans Charlie, toute la nuit, le secret, bien entendu, Charlie ne va pas vouloir révéler son secret à Alice, même quand cette dernière se doute qu’il y a hippopotame sous caillou. Dans ces cas-là, ma réaction est souvent très verbale : "moi, j’aurais pas fait comme ça !"

Sans entrer dans un débat philosophique approfondi, dans ce livre, je trouve que Charlie ne se révèle pas assez vite. Parce que c’est facile de nous (les femmes, nous le charme… ok, je sors) faire le coup du "fais-moi confiance", mais à un moment, je m’attendais à une preuve en retour.

Parce qu’il serait question d’une enquête de la CIA où un mot révélé à la mauvaise personne déclencherait une guerre atomique, je comprendrais la parano, mais de guerre atomique, il n’est point question ici…

Alice n’est que pardon et mansuétude (et elle a très envie de sauter dans un lit avec Charlie aussi), mais je ne suis pas faite de ce bois-là, je suis rancunière. C’est sans doute qui fait qu’inoubliable, Charlie ne sera pas ! Il n'avait qu’à nous faire confiance ! Nah !


  
Bonne lecture,
Tam-Tam
PS: dernière précision sur le roman, j'ai choisi de vous mettre la couverture de la version originale, parce que non seulement c'est celle que j'ai lu, mais aussi parce que la couverture de la VF est de celles qui font fuir, alors que ce livre ne le mérite absolument pas!
 
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24 octobre 2011

La gourde, la cruche et la bouteille de niaiserie

Un autre Jennifer Crusie au programme encore aujourd’hui. Mais rassurez votre banquier, vous ne devriez pas avoir à lui expliquer le pourquoi de cette dépense.

La semaine dernière, je vous parlais de Fastwomen, que j’avais écouté avec plaisir pour donner une RTT à James Bond. Cette semaine, je n’imaginais pas en appuyant sur play en début de semaine que j’allais hurler de frustration devant les agissements de l’héroïne de ce nouveau livre.

D’autant que c’est une de nos lectrices, Pirouette qui m’avait une fois encore guidée. Elle a souffert d’une petite monomanie Jennifer Crusie et a eu la grande gentillesse de m’en faire profiter. Entre adeptes d’audiobooks, on sait partager !

L’histoire est somme toute assez simple. Quinn réalise un beau jour qu’elle veut un chien. Le chien, dans son infinie sagesse lui fait réaliser que son petit ami Bill n’est pas le bon, The One, Mr. Perfect, celui qui va lui faire chanter des angélus de béatitude pour le restant de ses jours... Du coup, c'est bye bye Bill et bonjour l'inconnu!

D’ailleurs, maintenant qu’elle y pense, sa vie a bien besoin d’un grand changement et d’une profonde remise en perspective. Qu’à cela ne tienne, on est plus à un chien près.

Jusqu'à présent, pas de quoi fouetter un panda, mais là où le retour de bambou est douloureux, c’est dans le traitement de cette crise identitaire. Attention, spoilers à suivre…

Parce que Bill, en plus d’être un amoureux éconduit, possède des tendances psychopathes qui vont se révéler à mesure que Quinn reprend sa vie en main.

Mais qu’est ce que notre super héroïne entend par reprendre sa vie en main ? Et bien, c’est pimenter sa vie sexuelle et réaliser enfin que Nick, son pote de toujours et l’ex-mari de sa sœur Zoé, est finalement tout à fait envisageable comme compagnon.

Bon, d’accord, depuis la petite dizaine d’années qu'elle le connaît, il n’a jamais vraiment fait preuve de constance, mais Quinn, elle, y croit ! Et puis sinon, elle a Katie, son chien pour la consoler. Ou encore Bill, qui n’arrive pas à la laisser partir et qui, pour la faire revenir, se dit que ce serait une bonne idée de se mêler de ses affaires avec la banque, avec ses supérieurs, de piéger sa nouvelle maison…

Quinn, comme c’est une gentille, bah elle n'appelle pas tout de suite la police hein, parce que bon, cela pourrait nuire à son image de grande gourdasse. Et elle fait bien l’autruche jusqu’au jour où ça laisse des bleus. Là, c’est au tour de Nick de mettre un poing sur la table. Parce qu’il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin !

D’ailleurs, en parlant de Nick, notre héros de l’histoire, il est bien Nick, gentil, avec tous les muscles qu'il faut aux bons endroits, mais son rôle est quasi secondaire face à toute puissant "cruchasserie" de notre amie Quinn.

Bref, Jennifer Crusie, ici, pédale dans le boulgour en essayant de nous faire croire que les changements de vie, c’est easy, surtout quand on a un chien. Mais moi, je suis pas une princesse gourdasse, je me suis pas faite avoir !


Tenez-le vous pour dit !
Tam-Tam

Edit du mardi: A la demande de Pirouette, je tiens à préciser qu'en effet, notre héroïne est "moins cruchaude" que la reine des cruches Sookie Stackhouse! (mais bon, elle en tiens un couche quand même!)
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17 octobre 2011

Nestor Burma peut aller se rhabiller, j’ai trouvé mon détective parfait

Cette semaine, une petite infidélité à la série des héros de sa Majesté. James Bond ne m’en voudra pas, j’ai été rendre visite à son pote Nestor Burma, mais en plus sexy.

Fast women de Jennifer Crusie nous amène à pousser la porte de l’agence d’investigation McKenna. J’ai toujours rêvé de pénétrer dans ces établissements discrets aux arrières gout d’années 50. Je n’en ai jamais eu l’occasion, mais Nell l’a fait pour moi. Qui y a t-elle découvert ? Le très grand, le très sérieux, le très autoritaire Gabe (et son non moins charmant cousin Riley) qui s’occupent du business de l’agence depuis la mort de son père et fondateur.

Bon accessoirement, elle y a aussi trouvé un travail. Puisque depuis son divorce voilà un an, notre héroïne s’est quelques peu laissé glisser dans une torpeur mélancolique que le politiquement incorrect m’oblige à appeler par son vrai nom : la dépression. 

Mais elle a décidé de se prendre en main notre Nell, et comme premier objectif, quoi de mieux que les bureaux de son nouvel employeur. Ils sont vieillots, désorganisés au possible et son patron a l’air bien malléable non ?

Mais à trop vouloir tout ranger, Nell va découvrir deux choses à ses dépends : Gabe n’est absolument pas malléable, et les vieilles histoires enterrées du passé remontent à la surface avec un timing parfait mais bien souvent très inconfortable pour nos héros. De détournements de fonds en tentatives de chantage, les cadavres sont semés sur la piste que nos deux héros empruntent. Et si cette piste les fait passer par un grand lit bien moelleux, tant mieux pour nous.

Vous pourriez penser avoir affaire à une énième histoire d’enquêtes, mais c’est sans compter sur le talent de l’auteur qui nous surprend une fois de plus, en donnant du ressort et du mordant à ce personnage de Gabe. Nell aura essayé de régenter sa vie. Mais contrairement à certains amoureux transis qui laissent faire et trouvent cela « teeeeeellllement adoraaaaable », Gabe peste, s’énerve, se met en colère et fait clairement savoir à notre psychopathe du contrôle, que non, non et non, ce n’est pas elle qui prend toutes les décisions.

Ne détestez pas Nell tout de suite, l’auteur va lui envoyer une petite remise en question qui fait du bien. Car si, au début, elle fait clairement partie de la catégorie « petite chose toute abimée par la vie », notre héroïne à du répondant, et de la ressource. Au placard la petite Nell traumatisée par l’échec de son mariage. Au placard l’héroïne victime de l’égoïsme masculin. Elle non plus n’était pas sans torts.

Enfin un livre où les héros ne sont pas « parfaits comme ils sont » et où, pour que le couple fonctionne, un peu d’efforts et de sueur sont requis. Et non, je ne parle pas des efforts physiques que nécessite le fameux passage par le grand lit (vous savez bien qu’en ces lieux, la grande prêtresse des bonnes manières définit les règles de l’étiquette) !


Bonne lecture,
Tam-Tam
 
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23 septembre 2010

Tu veux parier?

Pour rester dans le thème abordé par Tam-Tam, je voulais parler de kilos en trop. Il faut dire que les auteurs de romance ont une conception intéressante du défaut physique. Passons sur les boucles indomptables, les taches de rousseur, la grandeur (à moins d'être une girafe, ça ne compte pas) ou les lèvres trop charnues, qui sont au défaut physique ce que le perfectionnisme est au défaut de caractère : de la fausse modestie mal placé. Les héroïnes sont rarement moches, à part cette pauvre Face de moineau, et si on se limite à la question du poids.. eh bien c'est encore plus édifiant!
 
La plupart du temps, notre héroïne est plutôt complexée car elle est trop mince pour la mode de son époque, et se lamente sur le fait que cette minceur s'accompagne d'une petite poitrine (plains-toi ma fille, au moins tu ne connaîtras pas le drame des seins qui tombent!)... Parfois, elle a des rondeurs, ce qui, en langage romance, se traduit par des hanches un tantinet plus larges que la moyenne et une poitrine opulente qui fait toujours baver d'envie les autres filles et laisse les hommes pantelants de désir! Et pire encore, ce que l'on voit souvent dans les historiques, un bon corset et hop, l'héroïne a une silhouette voluptueuse, dans les contemporains, elle décide de faire un régime (et n'a bien évidemment jamais aucune difficulté à s'y tenir) et hop, tout va mieux dans sa vie... Aaaargh!!! Alors, oui, la romance, ce n'est pas la vraie vie, mais moi j'aime bien pouvoir m'identifier à une héroïne moins que parfaite, un peu de justice dans ce monde de brutes à la fin, elle va déjà avoir son prince charmant, elle ne peut pas EN PLUS ressembler à un mannequin! 
 
Soyons honnêtes, le poids, c'est sûrement l'un des pire cliché de la romance. Et cette fichue héroïne qui se trouve ronde est la plupart du temps tout ce qu'il y a de plus normale, et son complexe n'est rien d'autre qu'une excuse bidon de l'auteur pour justifier un "conflit" entre nos héros, ce qui prend à peu près aussi bien qu'une mayonnaise ratée! Je préférerai une héroïne bien dans sa peau et moins de rebondissements à 3 francs 6 sous, merci bien! Et en cherchant un peu dans ma bibliothèque, j'ai tout de même réussi à mettre la main sur quelques livres où l'héroïne est ronde, ne passe pas par un extreme-makeover/un régime draconien/Marraine la Bonne fée, et se contente d'apprendre à vivre avec le corps qu'elle a. Pleasure for pleasure, ou Le plaisir apprivoisé d'Eloisa James, Night play ou Jeux nocturnes de Sherrilyn Kennyon, et Bet me, de Jennifer Crusie.
 
J'avais déjà lu les 2 premiers, mais Bet me était dans ma pile à livre, c'était donc l'occasion de le dépoussiérer!
 
Et j'ai regretté d'avoir attendu si longtemps, je me suis régalée. Oui, le poids de l'héroïne est en question, mais c'est aussi et surtout une histoire géniale, avec une ex-fiancée psychologue qui développe une théorie bidon, un ex-petit-ami qui est le dernier des crétins, des familles qui m'ont fait adorer la mienne, un neveu intolérant au sucre (le pauvre), une héroïne qui a le job le plus sexy de la planète, actuaire (désolée Tam-Tam, c'est pire que comptable) et qui ne croit pas aux contes de fées, un héros avec une réputation de play-boy peu fréquentable et qui adore parier quand il est sur de gagner, des chaussures de folie (dignes d'une princesse, sauf la paire de mules à talon en plastique transparent avec des cerises sur les orteils...), une amie leste du sac à main, une obsession pour le poulet au marsala, un chat borgne et des boules à neige.
 
Et évidemment, Min, notre héroïne, se trouve trop grosse (si d'aventure elle venait à l'oublier 3 minutes, sa mère se charge bien de le lui rappeler), et elle suit religieusement les préceptes du régime Atkins, où on ne peut manger aucun glucide (pas de pain, de pâtes, de fruits, de légumineuses, de sucre, rien). Au passage, quelqu'un devrait expliquer à Min qu'il y a bien plus de calories dans le cocktail qu'elle avale en 3 gorgées que dans une bouchée de pain... Et Min vient de se faire larguer, à 3 semaines du mariage de sa sœur. Ô joie, elle va devoir aller seule à la cérémonie, et en plus sa robe est 2 tailles trop petite parce que sa mère espérait qu'elle maigrirait pour l'occasion.
 
Quand Min rencontre Cal, tout commence avec un pari. Et continue sur le même registre...
 
Et Cal est convaincu que si Min ne se trouve pas jolie, personne ne pourra l'en persuader, et qu'être sexy, c'est une attitude, pas une taille de robe. Voilà un discours qui a fait clic dans ma petite tête. Cal ne prétend pas une seconde que Min est mince. Il ne lui dit pas si elle devrait ou non perdre du poids Par contre, il lui dit d'arrêter de torturer son corps et son esprit avec un régime qu'elle ne fait que pour satisfaire sa mère (oui, car Min, si elle est un peu complexée, l'est plus par le regard de sa mère que par ses kilos en trop). Voilà une attitude autrement plus saine que de passer sa vie au régime pour de mauvaises raisons!
 
En prime, Cal (il n'est pas parfait non plus, rassurez-vous) et Min n'ont pas du tout envie de tomber amoureux l'un de l'autre. Et, comme souvent avec Jennifer Crusie, cela donne un cocktail détonant de dialogues à mourir de rire et de situations comiques qui ne tombent jamais dans le ridicule!


Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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