Parlons publicité mensongère de nouveau ! Pour un livre qui pourtant est bon, Once upon a tower, le dernier Eloisa James. Bon, mais qui nous ment.
Dans la tradition de ce qu’a fait T., je vous présente le synopsis :
To win her love...
As an extremely wealthy laird, Gowan Stoughton, Duke of Kinross, can have any of the maidens at the ball he attends. The only problem is they are all English and Gowan is not so certain they are suitable. He is accustomed to the hard-working lasses from his Highlands, not these dainty noblewomen who spend their days drinking tea or some other such nonsense. But then he makes the acquaintance of Lady Edith Gilchrist. Utterly bewitched by the emerald-eyed beauty with lush golden locks, he knows he must have her.
He must free her from her tower...
"Edie" had the misfortune of being dreadfully ill at her debut ball and barely remembers what Gowan looks like. Even worse, she accepted his proposal the following day. Edie's only true passion is playing music—until Gowan writes a scandalous letter and stirs the most irresistible desire. Yet when they marry, Edie realizes her husband needs a lesson and locks herself in a tower. Somehow Gowan must find a way to enter the tower and convince his new bride that she belongs in his arms.
As an extremely wealthy laird, Gowan Stoughton, Duke of Kinross, can have any of the maidens at the ball he attends. The only problem is they are all English and Gowan is not so certain they are suitable. He is accustomed to the hard-working lasses from his Highlands, not these dainty noblewomen who spend their days drinking tea or some other such nonsense. But then he makes the acquaintance of Lady Edith Gilchrist. Utterly bewitched by the emerald-eyed beauty with lush golden locks, he knows he must have her.
He must free her from her tower...
"Edie" had the misfortune of being dreadfully ill at her debut ball and barely remembers what Gowan looks like. Even worse, she accepted his proposal the following day. Edie's only true passion is playing music—until Gowan writes a scandalous letter and stirs the most irresistible desire. Yet when they marry, Edie realizes her husband needs a lesson and locks herself in a tower. Somehow Gowan must find a way to enter the tower and convince his new bride that she belongs in his arms.
Pour gagner son amour…
Gowan est le très riche et écossais Duc de Kinross, et il n’a que l’embarras du choix en ce qui concerne ces demoiselles. Le seul problème est qu’elles sont toutes anglaises, et Gowan n’est pas certain que ce soit acceptable. Il est habitué aux jeunes filles sérieuses et travailleuses de ses Highlands natales, et non pas à ces nobles délicates qui passent leurs journées à boire du thé ou autre activité tout aussi inutile. Mais il rencontre Lady Edith Gilchrist. Envouté par cette beauté aux yeux d’émeraude et aux boucles d’or, elle doit lui appartenir.
Gowan est le très riche et écossais Duc de Kinross, et il n’a que l’embarras du choix en ce qui concerne ces demoiselles. Le seul problème est qu’elles sont toutes anglaises, et Gowan n’est pas certain que ce soit acceptable. Il est habitué aux jeunes filles sérieuses et travailleuses de ses Highlands natales, et non pas à ces nobles délicates qui passent leurs journées à boire du thé ou autre activité tout aussi inutile. Mais il rencontre Lady Edith Gilchrist. Envouté par cette beauté aux yeux d’émeraude et aux boucles d’or, elle doit lui appartenir.
Il devra la délivrer de sa tour…
« Edie » a le malheur d’être terriblement malade le soir de son bal des débutantes, et se souvient à peine de ce à quoi ressemble Gowan. Pire, elle accepte sa demande en mariage dès le lendemain. La seule vraie passion d’Edie est la musique, jusqu’à ce que Gowan lui écrive une lettre scandaleuse qui éveille en elle un désir nouveau. Mais, quand ils se marient, Edie réalise que son époux a besoin d’être éduqué, et elle s’enferme dans une tour. Gowan devra, d’une manière ou d’une autre, trouver le moyen d’accéder à cette tour et de convaincre sa jeune épouse que sa place est bien entre ses bras.
Voilà un résumé qui laisse penser à un mariage rapide, et une histoire qui se développe avec les personnages chacun de leur côté, apprenant à se connaitre et à s’apprivoiser sans que l’aspect physique ne vienne interférer. Cela laisse penser que Gowan, fasciné par son épouse, va prendre en charge la séduction d’Edie. Cela laisse penser qu’Edie est pleine d’assurance, qu’elle sait ce qu’elle attend de son mariage (qu’elle aurait choisi) et qu’elle utilise la tour pour imprimer sa marque sur ce nouveau mariage.
Je crie au scandale.
Rien que dans la 4ème de couverture, il y a des erreurs.
Edie n’accepte pas la demande en mariage, c’est son père qui l’accepte pour elle sans même la consulter avant. Gowan n’écrit pas une lettre à Edie, il répond à une lettre qu’elle lui a envoyée avant.
Quant au reste ? L’entente entre Gowan et Edie est immédiate (pas le soir du premier bal, où elle est malade, mais dès la seconde rencontre), à tel point qu’ils décident d’un commun accord de raccourcir leurs fiançailles pour profiter plus vite de leur vie maritale. Sauf que le mariage arrive finalement assez tard dans le livre, presque au tiers. Mariage suivi par un LONG voyage de Londres vers l’Ecosse qui prend plusieurs chapitres où ils arrivent à la moitié du livre. Puis une succession d’évènements divers qui retardent encore la progression des choses. Parce que, en lisant, je n’attendais qu’une chose : mais quand Edie va-t-elle donc s’enfermer dans sa tour ? Et pourquoi, alors que les choses semblent plutôt bien se passer entre elle et Gowan ?
Quand le fameux « enfermement » arrive enfin, il ne ressemble en rien à ce qui nous a été annoncé. Il reste alors à peine une centaine de pages au livre, Edie y reste quelques jours (moins d'une semaine) et tout le monde peut entrer sauf notre héros, à qui la porte restera fermée… une soirée ! Soirée bien trop longue à son gout, mais il s’agirait de remettre les choses en perspective !
Alors voilà. Voilà comment un excellent livre (car oui, c’est un excellent livre, qui explore des thématiques trop peu abordées en romance, comme ce qui se passe lorsque l'accomplissement du devoir conjugal se passe mal. Mais vraiment mal. Ou lorsque ce devoir n'est pas couronné d'un héritier. Ou lorsque chacun va chercher son bonheur ailleurs, dans les bras d'un autre ou au fond d'une bouteille. Vous vous en doutez, toutes ces problématiques ne touchent pas les héros mais elles sont présentes, et intéressantes), je disais donc un excellent livre peut décevoir par le simple fait d’une 4ème de couverture terriblement mal calibrée.
Alors je suis frustrée, car Once upon a tower est le dernier Eloisa James, adapté d'un mélange de Roméo et Juliette (que je n'aime pas) et de Raiponce (dont j'aime le dessin animé - moins le vrai conte qui est bien plus cruel), que j’aime Eloisa, que j’aime surtout sa série sur les contes de fées, que When Beauty tamed the Beast reste encore et toujours un de mes chouchous absolus, et car je n’ai pas eu la romance que l’on m’avait promise.
Je n’ai pas eu ce que l’on m’a vendu. J’ai eu une romance digne d’Eloisa, avec un héros émouvant, qui se donne beaucoup de mal pour reconquérir son héroïne, mais hélas un héros qui s’est également conduit comme un goujat et qui mérite que son héroïne lui ferme la porte ! J’ai eu une héroïne qui s’affirme au fur et à mesure que l’histoire avance mais qui n’est pas du tout la jeune femme audacieuse et un peu rebelle que l’on m’avait laissé sous-entendre.
J’ai eu un livre où aucune mention n’avait été faite des histoires secondaires, pourtant bien présentes et ayant un impact très fort sur le comportement de nos héros. La présence de la belle-mère d’Edie, de son père, de la sœur de Gowan, d’un secrétaire trop zélé, va avoir un poids considérable sur les relations qui se lient et rien ne m’y avait préparé.
Malgré la publicité mensongère, j’ai donc eu un livre touchant, mordant et drôle dans le plus pur style de l’auteur, que je vous conseille évidemment (et je ne doute pas que la traduction soit en route, maintenant que le mouvement a été lancé) !
Comme quoi, l’erreur de casting n’est pas toujours signe de mauvais livre. Juste signe d’une erreur de marketing peut-être ?
Bonne lecture,
Chi-Chi
Chi-Chi





