21 juillet 2011

Sally, la trilogie, Francine Pascal

Vous connaissez ce sentiment d’avoir subitement envie de lire, mais sans savoir quoi? Alors vous faites les cents pas devant la bibliothèque en espérant qu’un livre va vous appeler et dire « Eh oh ! Lis-moi ! Lis-moi ! ». Mais si les livres nous parlent, ce n’est pas à haute voix (heureusement parce que, personnellement, ça me ficherait la trouille)...

Eh bien, l’histoire de ma rencontre avec le personnage de Sally a commencé comme ça. Mes yeux se sont arrêtés sur ces bonnes vieilles couvertures des années 1980, la première de la trilogie Le Drame nous montre une jeune fille digne des séries américaines, visiblement très inquiète ; sur le deuxième Les Remords Sally (oui, visiblement c’est elle !) porte des lunettes de soleil avec un air grave ; enfin, Le Bonheur, nous dévoile une jeune fille radieuse, souriante ! Donc on a tout compris : au début ça va péter, elle va le regretter, mais finalement tout va aller pour le mieux. Sally poursuit ici le traditionnel parcours initiatique.

Présenté comme ça, vous allez penser que je veux vous dégouter. Mais non ! Malgré l’apparente banalité de la trilogie il n’en est rien et j’ai adoré ! Dès les premières pages, Francine Pascal nous fait comprendre très clairement que son héroïne, Sally, est une véritable peste. C’est la reine du lycée, nouvelle présidente du conseil des étudiants, et elle compte bien le rester. Pour cela, elle n’hésite pas à magouiller et à s’approprier les idées des autres filles, celles-ci ayant trop peur de sortir du groupe pour oser dire quoi que ce soit. A côté de ça, tout en faisant les yeux doux à tous les plus beaux mecs du lycée qui n’ont d’yeux que pour elle, cette chère Sally n’en pince que pour le beau Jed Michaels, tout nouveau arrivé dans leur lycée de Highgate, typiquement le genre de garçon qu’il faut à Sally. Laquelle va tout faire pour qu’il la remarque et craque, lui aussi, comme les autres, ce qui ne va pas marcher aussi facilement...

Même si Sally est une chipie, dès le début on se prend d’affection pour elle, sans vraiment savoir pourquoi. Puis, au fur et à mesure, on commence à comprendre et à lui trouver des circonstances atténuantes. Cette jeune fille n’a plus de parents, est élevée (à distance, elle est en pension) par sa grand-mère, Regina Ryan, une femme très haut placé avec de grandes attentes en ce qui concerne son unique petite fille. Si Sally règne sur la vie de Highgate, Regina Ryan règne sur la vie de Sally. Alors, même si on aimerait dire à Sally de se comporter autrement au lycée, on ne peut s’empêcher d’être de son côté.

Bien sûr, beaucoup de choses se passent dans cette histoire : mensonges, manigances, accidents, rencontres... Sally va tout faire pour conquérir Jed, et parfois s’en mordre les doigts, puis petit à petit  elle va prendre conscience que son comportement est loin d'être idéal...

Mais je ne veux pas tout vous dire (faisant moi-même partie de ceux qui ne lisent même pas le quatrième de couverture...). Toutefois, outre l’histoire en elle-même, j’ai aimé lire les trois livres en français. En règle générale, je préfère toujours les versions originales, que ce soit au cinéma ou dans toute lecture ; mais dans ce cas précis, la traduction était particulièrement bonne. Pas de college qui devient « collège » ni de actually devenant « actuellement » ! Vous allez me dire que c’est la moindre des choses, mais ce n’est pas toujours le cas... La version française peut même laisser penser au lecteur qu’elle est la version originale (!) et que l’auteur écrit bien.

En résumé, avec Sally, vous pourrez lire une histoire très bien écrite, vous attacher à cette jeune starlette et apprécier de la voir grandir auprès du beau Jed... 
 
 
Duchess Virginia

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5 commentaires:

  1. Ma chère Duchess, cette Sally m'a l'air d’être une sacré tête à claque... ;o)

    Mais par curiosité je pourrais bien t'emprunter les livres un de ces jours!

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  2. Duchess Virginia25 juillet 2011 11:22

    Chère Chi-Chi, ils sont à ta disposition! Et puis nous sommes toutes un peu des têtes à claque en réalité...

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  3. La kitchitude des couvertures!!! mon dieu! il faudrait faire une rubrique couverture vintage...On ferait un débat entre Sally, les couvertures de J'ai Lu et ls vieux Harlequin...

    Je vois cela d'ici!

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  4. Je connais juste la série des Sweet Valley High, que Francine Pascal n'écrivait même plus elle-même à la fin... C'est, ouh la la, du cheese et du fluff, mais bon, je les ai ouverts pour une raison moi aussi! ;) Ha ha ha.

    Cette trilogie est probablement meilleure que les interminables aventures de deux jumelles blondes aux caractères opposés (LOL!).

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  5. @ Asia : Je découvre!!! Je ne savais pas que c'était elle qui avait écrit Sweet Valley High...

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