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7 janvier 2013

Le diable s'habille en tartan

Cet article aurait aussi pu s'appeler "Bilan challenge boule de neige et jour de l'an". Cependant, on fait bien assez de bilans à l'annonce de la nouvelle année, alors je me suis dit que j'allais faire l'impasse... 

Mais ma conscience a une voix qui sait se faire entendre. J'avoue, c'est plus mon échec sur certains points de ma liste qui explique ma réticence à vous parler de mon challenge. Mais puisque vous insistez (vous et ma satanée conscience) :

  • Je n'ai pas fini Mansfield Park. Il faut croire que la période festive ne se prête pas à ma lecture des classiques. Il y a toujours un munchkin à chatouiller, un festin à manger... Les pauvres Fanny et Edmund auront plus de chance en 2013 j'espère (je vous rassure néanmoins, ce que j'ai lu jusqu'à présent me plait)
  • Je n'ai même pas commencé le dernier Jamie (bouhouh!!) mais j'ai découvert un autre Jamie (dont je vous parle ci-dessous, patience)
  • Je pense avoir trouvé ma jupe, mais j'attends patiemment les soldes
  • J'ai trié ma bibliothèque... Il faut que je trouve le courage au fond de moi de vous faire la liste de mes VO (pour les intéressés) (les VF je les garde pour Little. B.) (vous comprendrez)
  • J'ai fait mon escapade "Marché de Noel" en Tam-Tamland (c'était beau) et chez la douce Eudoxie (c'était beau bis)
  • Mes voyages diplomatiques ne sont pas finis, mais mon foie est coopératif et mon ventre est en effet en communion avec le chocolat
  • J'ai vu l'épisode de Noël du Doctor Who, j'ai hurlé, j'ai swooné et j'ai partagé tout cela avec Persie par textos interposés!! J'ai aussi vu l'épisode de Downton Abbey, et bien entendu j'ai adoré! (vous pensez, il se passe en Ecosse)
  • Mon cadeau Secret Santa est en préparation. Mais chuuuttt... je ne peux en dire plus!
  • Bon, les paillettes... ce n'est pas encore ça. Mais à ma décharge, munchkin #5 a eu des cartes à customiser avec des paillettes pour Noël. Et j'ai la sensation que cela fait 15 jours que j'en suis couverte de la tête au pieds!
  • Pink Martini a fait son travail. Il résonne à ce moment précis, telle l'inspiration musicale de cet article.... "Should auld acquaintance be forgot, and never brought to mind? Should auld acquaintance be forgot, and auld lang syne?" (sans doute mon Xmas Carrol préféré)
  • La flemme a gagné, le sapin est resté rangé, mais les cadeaux ont fait leur effet!
  • Je me suis amusée avec mes mini-munchkins (et les moins minis, Little B. était de la partie vous comprenez) (pour ceux qui se demandent, les munchkins sont les petits de la fratrie) (large fratrie)
  • La météo n'a pas été coopérative, la mer sous la neige, ce n'est pas pour cette année...

Globalement mon challenge est plutôt positif, mais je suis contrariée de n'avoir pu finir Jane Austen, ni d'avoir pu retrouver mon Jamie préféré...

Heureusement, j'ai découvert un autre Jamie qui à défaut de compenser, a su sérieusement me séduire!

Alors qu'Emmaline est sur le point de s'unir au puissant (et définitivement passé la date de consommation) (comprendre vieux et fripé) laird du clan Hepburn pour éponger les dettes de son père et sauver sa mère et ses sœurs de la pauvreté, un puissant destrier fait une entrée fracassante dans l'église. Son cavalier, tout aussi puissant et formidable (faites les analogies et tirez les conclusions qui s'imposent, c'est gratuit), n'est autre que le renégat Jamie Sinclair, chef et ennemi juré du clan Hepburn venu tout spécialement pour kidnapper la douce Emmaline...

Sauf qu'il s'attendait à trouver une jeune fille pédante, snobinarde, hautaine et pleurnicharde... le parfait cliché de l'anglaise et qu'a défaut d'être déçu, il va être séduit. 

Le mot clé est ici cliché. 

Parce que ne rêvons pas, le schéma est cousu de fil à paillettes : une jeune fille est condamnée à épouser un vieux bouc parce que papa a bu et joué la fortune de la famille, le jour des noces elle est enlevée par un superbe spécimen de la gente masculine parce que ce dernier voue une haine sans nom au futur mari. Ils vont passer du temps dans la nature sauvage des Highlands, où la pureté de la voie lactée, le froid persistant, la sexytude irradiante du héros vont être autant de facteurs qui..............

Bref, pas besoin d'être astrophysicien ni de sortir des théories fumantes sur le syndrome de Stockohlm pour résoudre l’équation. Mais c'est magique tout pareil. 

J'ai adoré les dialogues, j'ai adoré les personnages qui, sous les clichés, sont finalement surprenants. Emmaline est forte et indépendante, Jamie... Bon, disons qu'il partait déjà avec l'avantage de son nom, de sa nationalité... Mais il avait beaucoup à faire pour ne pas décevoir.

Il est fort, entêté comme il faut, mais reconnait ses fautes. Il est canon, a un lourd passé qui en fait un de ces hommes que l'on veut prendre dans nos bras pour les réconforter, mais comme ils sont trop pleins de muscles bien confortables, on finit par être nous-même dans leurs bras... Mais je m'emballe.

Le diable s'habille en tartan rassemble les qualités d'un old-school (les clichés, les stéréotypes, les descriptions "imagées" qui pourrait faire grimacer si ce n'était pas si drôle) et celles d'une romance moderne (héroïne forte, dialogue à mourir de rire). Du Medeiros comme je les aime!

A Noël, entre deux ripailles, j'ai adoré. En plus j'avais Little B. à mes côtés qui finissait le dernier tome de la série des Chicago Stars, donc on a gloussé sur le canapé comme deux gamines (c'est à dire qu'elle tenait son rôle et que j'ai perdu toute retenue d'adulte, oui).

 
Bonne lecture,
Tam-Tam 
  
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30 novembre 2012

Pour un tweet avec toi, take two!

Hello friends!

Un tout petit minuscule passage éclair aujourd'hui...

Je vous ai manqué (oui, venez flatter mon ego, please...)?
Vous en tout cas, vous me manquez... J'ai l'impression de faire l'école buissonnière et un petit coin de ma tête se demande pourquoi je ne suis pas en train d'écrire plus souvent!

Du coup, pour le sujet du jour, je reprends la plume et je viens vous faire un petit coucou.

Mais revenons à notre sujet... T. vous disait mercredi que Pour un tweet avec toi, aussi connu sous le nom de Goodnight Tweetheart, était sorti en VF. Et en ce qui me concerne, la semaine dernière, par un hasard mystérieux, ce livre exactement m'est tombé entre les mains. Officiellement, c'était pour faire un cadeau. (qui est parti chez une sale ingrate qui ne l'a même pas encore lu mais bon, il parait que Medeiros ne provoque pas cette compulsion de lecture chez tout le monde alors je serai magnanime...)

Je disais donc, j'ai acheté la version VF et papier de Goodnight Tweetheart.

Et j'en profite pour venir vous révéler deux informations de la plus haute importance :

La traduction est réussie, Abby et Mark ont gardé tout leur charme et en relisant mes passages favoris (oui oui, dans le livre que je voulais offrir, et donc en étant très prudente à ne pas l’abîmer, ce qui veut dire en tenant le livre avec tout le respect et la révérence qu'un chouchou pareil mérite), je disais donc, en relisant mes passages favoris, j'ai retrouvé toute la magie qui m'avait fait regretté de ne pas passer plus de temps avec nos héros...

Et j'en viens donc à la seconde information :

Dans une nouvelle édition, Teresa, sous la pression de ses fans, a publié un épilogue (oh mais un tout petit, à peine une dizaine de pages), un épilogue où on retrouve Abby et Mark, un épilogue qui n'est pas en tweets mais qui nous montre nos amoureux ensembles. Plus tard... Heureux et amoureux comme il se doit à la fin de toute bonne romance qui se respecte (et dieu sait si j'ai besoin de romances qui se respectent en ce moment...). Et comme c'était bon, de les retrouver comme de vieux amis, et de les retrouver inchangés! Pour moi, cet épilogue vient répondre aux dernières questions que je me posais, et il me permet de dire, aujourd'hui, que ce livre est encore meilleur que la première fois que je vous l'ai conseillé!

Sur ces bonnes paroles, je retourne travailler et lire plein de choses super sérieuses et pas marrantes, et je vous conseille plus que jamais de lire ce livre (comment ça, je radote?)

 
Bonne lecture, bon vendredi, bon week-end et à bientôt,
 
With much love
Chi-Chi (qui devient sentimentale avec l'âge...)
 
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28 novembre 2012

The pink side à Vera Cruz

Si j'en crois les dires de Chi-Chi, il peut m'arriver d'avoir des éclairs d'humour assez exceptionnels. Je compense bien entendu cette tendance avec des périodes de médiocrité avéré. Du coup, je reste une personne très cotoyable et pas prétentieuse pour deux sous. 

J'ai même une conscience éclairée de mes propres incompétences. Par exemple, je suis celle qui se perd dans un supermarché/musée/tout endroit où tout est fléché. Je vous entends murmurer que j'exagère sans doute, que cela ne doit pas être aussi catastrophique... Ô comme j'aurais aimé exagérer!

Ensuite, si l'avenir du monde repose sur ma performance sur la dictée de Bernard Pivot, je suis au regret de vous dire que nous allons tous mourir. Profitez-en pour mettre vos affaires en ordre.

Mais parfois, quand on gratte la bêtise et la maladresse, je peux sortir des petits perles dont celle qui est à l'origine de l'illustration de cette semaine. 

Bienvenue du coté rose de la force!

Et comme on a toujours besoin de munitions pour convertir les foules. Un petit point sur les sorties littéraires que vous devez absolument vous procurer:

L'amour et tout ce qui va avec: Parce que c'est le premier Kristan Higgins que nous avons lu Chi-Chi et moi et qu'il tient une place particulière dans nos coeurs. Du contemporain doudou. De la romance réconfortante. Parfait pour la saison!

Pour un tweet avec toi: Teresa Medeiros signait il y a presque 2 ans cette romance pas comme les autres en répondant à cette question: peut on tomber amoureux en 140 caractères. Nous avons toutes les deux dit OUI!

Tout feu, tout flamme: Dernier tome de la série des Chicago Stars. Une série de Susan Elizabeth Phillips qui se dévore, qui se savoure et qui se relit sans modération!

Acheron: Pour celles pour qui ma chronique endiablée n'aurait pas suffit! Sherrilyn Kenyon signe ici un tome dense et prenant (si j'en crois les échanges intenses que j'ai eu avec Hydromielle sur le sujet)

Puritaine et catin, Liaisons inconvenantes: Tout deux réédités. Elizabeth Hoyt verra le tome 3 de cette série (Les trois princes) ressortir en décembre. C'est le moment de vous le procurer. En plus vous pourrez faire ainsi des économies de chauffage!

Et puisque j'en suis aux annonces, ouvrez vos agendas et notez bien qu'en décembre sortent Coup de chaud en Alaska d'Addison Fox et Douzième coup de minuit d'Eloisa James. Si le premier fleure bon les aurores boréales, les étendues sauvages du grands nord et les évènements sportifs pas comme les autres, le second et tout simplement incontournable pour les amoureuses des contes de fées. Car l'auteur démarre ici sa série qui reviste au fur et à mesure les classiques de notre enfance. Un must have, un chef d'oeuvre... Le cadeau de noel parfait?

Bon shopping, 
Tam-Tam

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3 octobre 2012

Les brèves de Vera Cruz

Little B. a recu son paquet. Au moment où je vous parle, la marchandise plait à la demoiselle, qui n'en délaisse pas pour autant son travail (elle est parfaite).

Ses premières impressions sont "génial, trop bien, encore" (dans le désordre, en mode répétition). Je ne m'inquiète pas pour l'avenir de la romance dans ma famille. Une de convertie, le reste de la population à venir...

Et pour convertir les masses, rien de mieux que Kristan Higgins . "Toi et moi" est déjà sorti, et "L'amour et tout ce qui va avec" arrive bientôt chez Harlequin. 

Faites-vous un rappel agenda, pré-commandez-le, mettez-vous des post-it sur votre écran d'ordinateur, n'importe quoi, mais n'oubliez pas! Parce que celui-là, vous VOULEZ le lire! (foi de princesse)

Et puisque l'on parle d'annonce de traduction, Teresa Medeiros et son "Pour un tweet avec toi" sort fin novembre. On applaudit, et on se réjouit, parce qu'il faisait partie de LA liste (dont nous vous avons rabattu les oreilles), véritable kit de conversion VF que nous vous avions concocté à l'occasion de notre 200ème article. Dans cette liste, il y avait trois bonus VO, dont ce livre faisait partie)...

Et si l'on est trop impatiente, on se rabat sur le très bon "Duc de fer" qui sort aujourd'hui chez J'ai Lu.

Il est bientôt l'heure pour moi de rendre l'antenne...
 
Je vous laisse avec une vidéo qui me met la choucroute patate et me donne envie de me lancer dans un lib-dub des bloggeuses de romance!


 
Bon mercredi,
Tam-Tam (qui chante, oui, rien que ça...)
  
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22 août 2011

Passé ou Présent ?

En romance, les sous-genres sont légions. C’est bien simple on retrouve tous les sous-genres de la littérature classique, l’unique différence se trouve bien souvent dans le nombre de scène sexy.

Néanmoins, il existe deux catégories « ancestrales » qui selon moi, existent en romance depuis l’aube du genre. Chacune de son côté ont leurs adeptes, leurs auteurs et leurs codes.

Historique vs. Contemporain. Hier, aujourd’hui. Passé, présent.

Si je lis fort volontiers des deux, je ne les aborde pas de la même manière.

Il sera par exemple très difficile pour moi de supporter une jeune fille naïvement ignorante des choses de la vie dans un contemporain, quand bien même cette dernière aurait été élevée au couvent par des Ursulines ne parlant que latin. Il y va de la cohérence de l’auteur avec le contexte actuel, et de ma propre crédulité.

De la même façon, une héroïne ayant connu pléthore d’hommes avant de tomber sur Lord Perfect, c’est suspect. Qu’elle ait été enlevée à 4 ans par des boucaniers et vendue au sultan de Constantinople, passe encore, mais qu’elle se soit enfuit armée seulement d’une lime à ongle…il ne faut pas abuser des courgettes quand même ! (Les courgettes sont de saison, surtout si elles sont hallucinogènes !)

Vous l’avez compris, il est des clichés qui ne fonctionnent que dans les historiques et d’autres qui ne passent que dans un contemporain.

Cela va même un peu plus loin, puisque personnellement, je fonctionne par période. Je pourrais lire 10 romances historiques et les adorer en juillet, mais si je m’aventure à en lire une en août, je vais gémir d’exaspération devant l’héroïne et son chevalier.

Les auteurs l’ont bien compris, puisque bien souvent, elles se spécialisent dans un genre particulier, et apprennent à y exceller. Elles formeraient presque deux bandes ennemies si le monde de la romance n’était pas un pays sucré et acidulé où le happy-end et les sourires sont de rigueur.

C’est toutefois sans compter sur les petites malines qui publient tour à tour des romances contemporaines et historiques, en changeant juste de pseudonyme…

C’est d’ailleurs de cela que je veux parler aujourd’hui. En effet, alors que je relisais avec plaisir « Until you » de Judith MacNaught, je me suis interrogée sur ces auteurs qui manient leurs plumes aussi bien en historique qu’en contemporain, et après une longue réflexion, un Mr. Freeze pour rafraichir mes neurones et un tour d’horizon de mes étagères, voici celles que j’ai trouvé :

- Jayne Ann Krentz qui devient Amanda Quick lorsqu’elle écrit des historiques
- Lisa Kleypas, grande prêtresse de l’historique, qui ces derniers temps s’essaye au contemporain (avec plus ou moins de réussite selon mes sources…)
- Judith McNaught, que j’ai personnellement découverte chez les contemporains, mais dont la renommée vient essentiellement de ses romances historiques pleines de combats contre les conventions et de personnages qui se découvrent dans les bras l’un de l’autre.
- Connie Brockway
- Susan Elisabeth Philips
- Jude Deveraux
- Teresa Medeiros, prêtresse de la jeune fille en détresse et du rake reformé, qui nous a dernièrement régalé de son « Goodnight Tweethart »

Et j’ajouterais une mention séciale pour Sherrilyn Kenyon, qui certes n’écrit pas du contemporain, mais de l’urban fantasy à la sauce Dark Hunter, et qui sévit aussi avec talent dans la catégorie historique sous le nom de Kinley McGregor.

Passer d’un genre à l’autre m’apparaît comme un exercice assez compliqué. Chaque auteur a son talent particulier pour rendre ses histoires inoubliables. Je ne peux donc m’empêcher de penser qu’une auteur qui navigue entre le monde du passé et du présent garde une prédisposition naturelle pour l’un des deux genres. Qu’elle se montre plus inventive, plus cohérente, meilleure même apparaît comme inéluctable. Entre les « tics » littéraires, les personnages fétiches des unes et des autres, les codes changent, et l’auteur doit s’adapter… Un véritable challenge littéraire en soi !

Je lance donc une nouvelle série d’articles. Dans chacun d’entre eux, je tacherais de me pencher sur un opus contemporain et un opus historique d’une seule et même auteur pour savoir si elle a su éviter les pièges d’un tel défi.

Et pour ouvrir le bal, je vous invite à vous pencher avec moi sur le cas Teresa Medeiros. Chi-Chi ne pourra que me seconder dans ce que je vais dire : Teresa est de ces auteurs qu’il est fort aisé d’adorer.
Elle nous a longtemps habitué à des romances historiques où les héros aiment se voler dans les plumes. Elle est passée maitresse dans le maniement de l’humour dans l’historique. De retournements de situations impossibles en éclats de rire en tout genre à la découverte de situations « compromettante » pour le héros fort, viril et macho. Teresa aime les chevaliers, les demoiselles dégourdies et les fins heureuses (ça tombe bien, nous aussi).

Un recette parfaitement au point… Jusqu’à ce moment fatidique où, prise d’une envie subite, elle nous annonçait il y a plus d’un an qu’elle travaillait sur un contemporain.

Et là, dans mon fort intérieur, des ongles ont grincé sur un tableau noir (oui, dans mon fort intérieur, il y a un tableau noir…).

Pas que je ne lui fasse pas confiance, non. Mais imaginez donc Lord Bannor The Bold, dans le monde actuel ! En guise de héros, ce n’est pas tout a fait crédible (si tu ne sais pas à quoi je fais référence cher lecteur, va donc lire la chronique de Chi-Chi sur le sujet). Teresa à beau avoir de l’humour, ses héros sont fait de cette étoffe particulière qui sied si bien aux chevaliers.

Les mois ont passé, et Goodnight Tweetheart est arrivé. Pas du tout membre de la frénésie tweeter, la lecture du synopsis ne m’a pas rassurée…

Et Chi-Chi (bless her little heart) l’a chroniqué… Et je l’ai lu…Et j’ai adoré !

Tous les éléments qui faisaient de Teresa une si bonne auteur d’historique se retrouvaient dans son contemporain. Mais son talent avait su épurer les traits des personnages. Je me suis imaginé dans la peau d’Abby. J’ai rêvé de Mark.

Je m’en suis presque voulue après coup d’avoir douté du talent de l’auteur. A tel point que je n’ai plus qu’une chose à dire : Teresa, si tu lis ces lignes, à quand un nouveau contemporain ?

En attendant ce jour béni, je m’en vais mettre ma tête dans le freezer, avant de fondre de chaleur.


Bonne lecture,
Tam-Tam
 
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3 mars 2011

Où il est question de prince pas si charmant

Certaines personnes ici suivent mes mésaventures sur Facebook et savent ce que cette chronique de Charming the prince m'a couté!

En effet, mes chers lecteurs (toujours au masculin car je sais que quelques hommes s'égarent ici parfois, par fidélité et amitié pour Tam-Tam et moi), j'avais écrit une ma-gni-fique chronique il y a déjà quelques semaines, et mon ordi chéri s'est chargé de la faire disparaître fort consciencieusement.

Seulement voilà, impossible de me souvenir de mon angle d'attaque (car oui, j'écris mes articles avec un angle d'attaque), impossible de me souvenir de quel aspect du livre je voulais vous parler, impossible de retrouver tous ces bons mots d'humour que vous auriez tant apprécié. Alors tant pis, me voilà obligée de tout recommencer, et vous devrez me croire sur parole, mon article était génial, et nul ne le lira jamais...

De désespoir, j'ai tenté de me pendre avec ma trousse, mais là encore, mon ordinateur est intervenu. Ne me demandez pas comment, le clavier m'a appelé, un truc un peu mystique, et voilà comment je me retrouve à faire une nouvelle tentative. Cette chronique ne sera pas aussi bien que la précédente, rien ne pourra jamais être à la hauteur du chef d'œuvre perdu (c'est d'autant plus vrai que personne ne pourra me contredire, pas même moi puisque ma mémoire me trahit) mais j'ai décidé que vous devriez être solidaires avec moi et souffrir vous aussi des méfaits de l'informatique...

De quoi parle donc Charming the prince? Déjà, vous savez que c'est un livre extraordinaire écrit par Teresa Medeiros, puisqu'en lecteurs assidus, vous vous souvenez tous de mon Top 15...

Pour le reste, voici quelques informations essentielles à savoir pour apprécier l'histoire de Lord Bannor The Bold (Le Hardi en VF) et sa tendre dulcinée, Lady Willow de Bedlington.

Lui est un fier chevalier, du temps où les chevaliers partaient guerroyer de longs mois (voir années), pour Dieu et le Roy, terroriser ces lavettes de français, laissant dans leur château de la lointaine Albion femme et enfants. Notre Lord, lorsque débute l'histoire, s'en revient donc d'une longue absence, et retrouve, avec bonheur et enthousiasme (ou pas) une tripotée d'enfants dont il avait plus ou moins (et fort opportunément) oublié l'existence...

Ces charmants bambins, bâtards dépourvus de mères et de toute forme d'éducation, terrorisent notre Lord (et toute personne à son service) plus que n'importe quelle armée française n'a jamais pu le faire... Pas très flatteur pour la France ou terriblement flatteur pour les enfants, je n'ai jamais pu me décider. Oh et ais-je mentionné que le nombre des charmants bambins en question va chercher dans la douzaine? C'est que ce pauvre Bannor est si beau que les femmes ne savent pas lui résister, et du coup, à chaque fois, hop, un enfant! Si seulement il avait pu naître moche, mais non... Ô rage, ô désespoir!

Il lui faut donc trouver un moyen de discipliner sa marmaille, ou sinon notre héros va craquer et re-déclencher une guerre, n'importe où pourvu que ce soit loin de chez lui! Et vu sa réputation, croyez-moi, personne n'a envie que ce soit la guerre... Or, quelle meilleure solution, pour un homme en besoin d'une gouvernante, que de prendre une épouse, je vous le demande? C'est donc tout naturellement que Bannor demande à son majordome de lui dégotter une femme qui jouera le rôle de mère (et accessoirement de sergent-instructeur) pour la petite troupe. Et attention, condition fondamentale, il faut que la dame en question soit assez moche pour que ce pauvre homme, qui ne parvient jamais à résister à la beauté, n'ait pas envie de lui faire des enfants, il aurait tendance à trouver qu'il en a déjà un peu trop à son goût!

C'est la malheureuse Lady Willow qui à la chance insigne d'être choisie pour cette tache. Toutes mes condoléances, cela ne va pas être de la tarte! Deux petits soucis cependant : c'est une vraie beauté et, après avoir élevé ses petites sœurs, elle en a par dessus la tête des enfants et ne souhaite pas en avoir de sitôt!

Je vous laisse imaginer comme Bannor est ravie de se retrouver marié à une beauté qu'il ne rêve que de mettre dans son lit et comme Willow est enchantée de recevoir en cadeau de mariage douze enfants insupportables.

Voilà des augures prometteuses pour un mariage harmonieux je crois...

En tout cas, pour nous lecteurs, ce sont les bases d'une histoire à mourir de rire, car Teresa Medeiros sait nous raconter les aventures et mésaventures de nos héros avec un humour peu commun, et une tendresse caractéristique de son style d'écriture! Bannor et Willow finiront par s'entendre, et miracle, les enfants eux-mêmes apprendront quelques bonnes manières au passage...

Maintenant que j'ai écrit pour vos beaux yeux non pas une, mais deux chroniques sur l'une de mes romances préférées, vous n'aurez plus d'excuses pour ne pas l'avoir lu vous aussi! ^_^

Bonne lecture, 
Chi-Chi

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6 janvier 2011

Goodnight Tweetheart - Pour un tweet avec toi

Après mon expérience ratée avec Lisa Kleypas, j'avais des angoisses à l'idée de retenter l'expérience de l'une de mes auteurs fétiches passant au contemporain.
Et puis, tout de même, le livre était déjà commandé, c'était juste après Noël et, coincée à la campagne chez mes parents, j'avais le choix entre ça et une biographie de Charles de Gaulle (certes passionnante mais pas tout à fait assez légère pour une sieste post-repas de fête).

J'ai donc saisi mon petit livre, et me suis mise à lire... Une bonne surprise!

L'histoire d'Abigail Donovan, auteur de son état, qui, 4 ans auparavant, a presque gagné le prix Pulitzer pour son premier roman, un succès qui a même été couronné par Oprah Winfrey... Mais depuis, rien. La page blanche. Impossible de dépasser le chapitre 5 de son second livre... Pour ne rien arranger, elle vire légèrement agoraphobe, et ne quitte plus  son vieux survêtement maculé de taches de café. C'est le syndrome de l'imposteur : et si son succès avait été un accident, et si elle n'avait plus rien à écrire, et si tout était fini pour elle? Ce sentiment ne fait que se renforcer lorsque son éditeur la remercie, fatigué d'attendre le chapitre 6. Voila une histoire qui débute fort mal pour notre héroïne!

C'est alors que son agent à l'idée de lui ouvrir un compte Twitter, pour qu'elle communique avec ses lecteurs et qu'ils ne l'oublient pas. Abby n'est pas une fan de technologie, pensez, elle n'a même pas d'iPhone ou de Blackberry, à peine un vieil ordinateur portable! La voilà donc un peu perdue, et l'un de ses « followers », Mark Baynard, la prend sous son aile pour lui apprendre les ficelles du réseau. Mark, professeur de littérature qui a pris un congé sabbatique pour parcourir le monde, Mark qui la surnomme Tweetheart, en référence à un vieux feuilleton « Goodnight Sweetheart », Mark qui donne à Abby l'envie de sortir de nouveau de chez elle et surtout, d'écrire. De tweet en tweet va se nouer entre ces deux-là une relation pleine d'humour, de plus en plus complice, à mesure que tombent les masques et que les secrets de chacun sont révélés...

Véritable version moderne du roman épistolaire, Goodnight Tweetheart pourra déconcerter certains. Comment croire que deux personnes puissent tomber amoureuses via Twitter? Mais selon moi, en quoi est-ce plus inconcevable que par lettres (comme dans le classique Cyrano de Bergerac et Papa Longues-Jambes, ou, en romance, dans To Sir Phillips, with love de Julia Quinn et Love in the afternoon de Lisa Kleypas) ou, dans un genre plus moderne, par e-mail?  Le roman, contrairement à ce qui a pu être dit, n'est pas constitué exclusivement de « tweets », il y a des passages écrits du point de vue d'Abby, nous éclairant à la fois sur sa personnalité, et sur la façon dont ses sentiments évoluent vis-à-vis de Mark. 

On y trouve également de très nombreuses références à la culture nord-américaine, particulièrement aux séries télévisées (d'où le titre!), mais même sans en connaitre une bonne partie, je n'ai pas été gênée dans ma lecture. Et bien que l'histoire soit un peu courte et la fin un peu trop rapide (j'aurais aimé plus d'Abby et de Mark, avoir la chance de les accompagner un peu plus longtemps...), j'ai apprécié la forme, ces tweets qui permettent d'assister à un échange constant entre nos héros, et leur donne à mes yeux une réalité bien plus forte que n'importe quelle description que l'auteur aurait pu m'en faire.

Voici donc une histoire d'amour charmante et cute dans les règles de l'art!


Bonne lecture,
Chi-Chi
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