Cet article aurait aussi pu s'appeler "Bilan challenge boule de neige et jour de l'an". Cependant, on fait bien assez de bilans à l'annonce de la nouvelle année, alors je me suis dit que j'allais faire l'impasse...
Mais ma conscience a une voix qui sait se faire entendre. J'avoue, c'est plus mon échec sur certains points de ma liste qui explique ma réticence à vous parler de mon challenge. Mais puisque vous insistez (vous et ma satanée conscience) :
- Je n'ai pas fini Mansfield Park. Il faut croire que la période festive ne se prête pas à ma lecture des classiques. Il y a toujours un munchkin à chatouiller, un festin à manger... Les pauvres Fanny et Edmund auront plus de chance en 2013 j'espère (je vous rassure néanmoins, ce que j'ai lu jusqu'à présent me plait)
- Je n'ai même pas commencé le dernier Jamie (bouhouh!!) mais j'ai découvert un autre Jamie (dont je vous parle ci-dessous, patience)
- Je pense avoir trouvé ma jupe, mais j'attends patiemment les soldes
- J'ai trié ma bibliothèque... Il faut que je trouve le courage au fond de moi de vous faire la liste de mes VO (pour les intéressés) (les VF je les garde pour Little. B.) (vous comprendrez)
- J'ai fait mon escapade "Marché de Noel" en Tam-Tamland (c'était beau) et chez la douce Eudoxie (c'était beau bis)
- Mes voyages diplomatiques ne sont pas finis, mais mon foie est coopératif et mon ventre est en effet en communion avec le chocolat
- J'ai vu l'épisode de Noël du Doctor Who, j'ai hurlé, j'ai swooné et j'ai partagé tout cela avec Persie par textos interposés!! J'ai aussi vu l'épisode de Downton Abbey, et bien entendu j'ai adoré! (vous pensez, il se passe en Ecosse)
- Mon cadeau Secret Santa est en préparation. Mais chuuuttt... je ne peux en dire plus!
- Bon, les paillettes... ce n'est pas encore ça. Mais à ma décharge, munchkin #5 a eu des cartes à customiser avec des paillettes pour Noël. Et j'ai la sensation que cela fait 15 jours que j'en suis couverte de la tête au pieds!
- Pink Martini a fait son travail. Il résonne à ce moment précis, telle l'inspiration musicale de cet article.... "Should auld acquaintance be forgot, and never brought to mind? Should auld acquaintance be forgot, and auld lang syne?" (sans doute mon Xmas Carrol préféré)
- La flemme a gagné, le sapin est resté rangé, mais les cadeaux ont fait leur effet!
- Je me suis amusée avec mes mini-munchkins (et les moins minis, Little B. était de la partie vous comprenez) (pour ceux qui se demandent, les munchkins sont les petits de la fratrie) (large fratrie)
- La météo n'a pas été coopérative, la mer sous la neige, ce n'est pas pour cette année...
Globalement mon challenge est plutôt positif, mais je suis contrariée de n'avoir pu finir Jane Austen, ni d'avoir pu retrouver mon Jamie préféré...
Heureusement, j'ai découvert un autre Jamie qui à défaut de compenser, a su sérieusement me séduire!
Alors qu'Emmaline est sur le point de s'unir au puissant (et définitivement passé la date de consommation) (comprendre vieux et fripé) laird du clan Hepburn pour éponger les dettes de son père et sauver sa mère et ses sœurs de la pauvreté, un puissant destrier fait une entrée fracassante dans l'église. Son cavalier, tout aussi puissant et formidable (faites les analogies et tirez les conclusions qui s'imposent, c'est gratuit), n'est autre que le renégat Jamie Sinclair, chef et ennemi juré du clan Hepburn venu tout spécialement pour kidnapper la douce Emmaline...
Sauf qu'il s'attendait à trouver une jeune fille pédante, snobinarde, hautaine et pleurnicharde... le parfait cliché de l'anglaise et qu'a défaut d'être déçu, il va être séduit.
Le mot clé est ici cliché.
Parce que ne rêvons pas, le schéma est cousu de fil à paillettes : une jeune fille est condamnée à épouser un vieux bouc parce que papa a bu et joué la fortune de la famille, le jour des noces elle est enlevée par un superbe spécimen de la gente masculine parce que ce dernier voue une haine sans nom au futur mari. Ils vont passer du temps dans la nature sauvage des Highlands, où la pureté de la voie lactée, le froid persistant, la sexytude irradiante du héros vont être autant de facteurs qui..............
Bref, pas besoin d'être astrophysicien ni de sortir des théories fumantes sur le syndrome de Stockohlm pour résoudre l’équation. Mais c'est magique tout pareil.
J'ai adoré les dialogues, j'ai adoré les personnages qui, sous les clichés, sont finalement surprenants. Emmaline est forte et indépendante, Jamie... Bon, disons qu'il partait déjà avec l'avantage de son nom, de sa nationalité... Mais il avait beaucoup à faire pour ne pas décevoir.
Il est fort, entêté comme il faut, mais reconnait ses fautes. Il est canon, a un lourd passé qui en fait un de ces hommes que l'on veut prendre dans nos bras pour les réconforter, mais comme ils sont trop pleins de muscles bien confortables, on finit par être nous-même dans leurs bras... Mais je m'emballe.
Le diable s'habille en tartan rassemble les qualités d'un old-school (les clichés, les stéréotypes, les descriptions "imagées" qui pourrait faire grimacer si ce n'était pas si drôle) et celles d'une romance moderne (héroïne forte, dialogue à mourir de rire). Du Medeiros comme je les aime!
A Noël, entre deux ripailles, j'ai adoré. En plus j'avais Little B. à mes côtés qui finissait le dernier tome de la série des Chicago Stars, donc on a gloussé sur le canapé comme deux gamines (c'est à dire qu'elle tenait son rôle et que j'ai perdu toute retenue d'adulte, oui).
Bonne lecture,
Tam-Tam






