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21 juin 2013

Un été au lac des Saules - Summer at Willow lake

(pensez à moi aujourd'hui, je parle en public et je stress...)

A part, ça, en voyant que la série Willow Lake de Susan Wiggs avait été rééditée l'an dernier (vous avez remarqué comme on se tient mal au courant des sorties avec T., c’est qu’il y a tellement de personnes qui sont mieux renseignées, finalement… autant leur faire confiance, quitte à tomber des nues avec des mois de retard comme ici…), j’ai voulu la relire.
 
Parce que j’aime beaucoup Susan comme auteur, elle a écrit de très jolies romances, fines et précieuses. Et parce que si j’avais déjà lu certains livres de la série, j’en avais aussi raté d'autres. L’occasion donc de me mettre à jour !
 
J’ai donc ressorti du fin fond de mes archives Summer at Willow Lake (Un été au lac des Saules), le tome 1 sur 9 (si on ne compte pas les nouvelles qui sont venues avant).
 
Malheureusement, sur ce coup-là, Susan n’a pas été à la hauteur de mes attentes.
 
Olivia (Lolly) avait pourtant un argument de choc pour me plaire : son métier est de mettre en scène les appartements pour qu’ils se vendent mieux. Certains diront comme Stéphane Plaza, moi je dis comme Anna (aka Amy Adams) dans Leap year (Donne-moi ta main) (et si vous n’avez pas vu cette jolie comédie romantique, allez vite corriger cette lacune, rien que pour le sourire magique de Matthew Goode et la valise qui s’appelle Louis)…
 
Mais Olivia est aussi une petite fille riche, plus si petite puisqu’à l’âge canonique de 27 ans, elle en est à sa 3ème rupture de fiançailles. Bon, les choses commençaient mal entre elle et moi, car franchement, il n’y a que dans une romance qu’une malheureuse fille peut avoir à ce point la poisse en amour ! Entre le dragueur en série, celui qui lui vole sa carte bleue et celui qui n’en a juste rien à faire en dehors du fait qu’elle fait bien la potiche à son bras, Olivia sait choisir ses cavaliers ! Et bien sûr, il faut qu’elle se fiance avec tous les hommes qui lui manifestent un tant soit peu d’intérêt. Parce qu’Olivia a un sérieux problème d’estime de soi, vestige d’une adolescente un peu obese. Encore qu’on ne saura pas vraiment ce qu’il en est, certains disent qu’elle était boulotte, ce qui n’est pas tout à fait pareil… alors regard déformé ou vrai problème ? Peu importe en fait parce que, en bonne héroïne de romance qui se respecte, Olivia a perdu ses kilos en mangeant bien et en faisant du sport, magique comme la raison qui la poussait à manger ne faisait soudain plus le poids (sans mauvais jeu de mots). Ben voyons. Les problèmes de poids des héroïnes de romance sont juste merveilleux finalement…
 
Enfin, admettons…
 
A la demande de sa grand-mère, Olivia revient au lac des Saules, là où la famille possède un camp de vacances, fermé depuis des années mais où les grands-parents veulent renouveler leurs vœux, à l’occasion de leurs 50 ans de mariage à la fin de l’été.
 
Malgré tous les mauvais souvenirs qu’elle en a, Olivia accepte donc de retourner au camp pour le remettre en état et préparer la grande réunion de famille…
 
Seul petit souci, revenir au lac des Saules la remet aussi en contact avec Connor, son premier amour, le garçon qui lui a brisé le cœur l’été de ses 17 ans. Enfin brisé… Il a été horriblement cruel, elle ne s’en est jamais remise, ce fut la pire nuit de sa vie et j’en passe. Là encore, Olivia m’a tapé sur le système. A l’entendre, elle est la première fille sur terre à souffrir d’un cœur brisé (surtout quand on apprends ce que Connor a fait pour susciter 10 ans de rancœur pareille !). Que l’adolescente ait ce genre de grandes envolées mélodramatiques, cela se comprends. Mais 10 ans plus tard ? L’envie de lui dire de tourner la page s’est fait sentir à plus d’une reprise. Et je suis polie.
 
Ne croyez pas que j’ai trouvé le livre mauvais pour autant. Non, certains passages sont mignons, Connor est plutôt charmant, et même Lolly finit par grandir un peu. En revanche, j’aurais du mal à vous le recommander.
 
Parce que personnellement, je me suis ennuyée. Le couple principal n’est finalement pas si principal que ça, ils passent incroyablement peu de temps ensemble. Le livre est haché d’épisodes du passé. Mais pas seulement le passé de nos héros, celui de leurs parents également ! On remonte aux souvenirs de camps du père d’Olivia, à la 1ère rencontre entre elle et Connor quand ils ont 12 ans, aux règlement du camp, aux souvenirs de mariage des grands-parents, en prenant quelques détours pour nous parler des problèmes de couple de l’oncle, de la propriétaire de la pâtisserie de la ville, de l’avenir du demi-frère de Connor, de l’amourette naissante d’une cousine et des problèmes de cigarette d’une nièce, de la dyslexie d'un cousin, des parties de pêche familiale ratées et j’en passe…
 
Cette configuration m’a davantage fait penser à un roman féminin qu’à une romance finalement, plus tournée vers la vie d’une famille et d’un lieu que sur un couple en particulier, bien que l’auteur ait tenté de les placer au centre. Car au milieu de tout cela, Connor et Lolly sont complètement noyés, et entre eux, il ne se passe… rien !
 
Je ne veux pas en dire plus pour ne pas spoiler ceux qui souhaiteraient se faire leur propre avis, mais j’ai trouvé que l’histoire manquait cruellement d’histoire justement, que le développement de leur relation était bien trop rapide et plein de non-dits qui n’avaient pas de sens.
 
J’ai été frustrée et j’ai terminé le livre en diagonale, dans l’espoir de voir arriver quelque chose qui n’est jamais venu.
 
A mon grand regret, je ne vous recommanderai donc pas le tome 1 de la série du lac des Saules, mais je sais pour avoir lu d’autres histoires que la qualité est assez inégale, et qu’il faut redonner sa chance à Susan Wiggs, avec d’autres livres.
  
 
Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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30 juin 2011

Respire !

Les vacances approchent à grands pas, et avec elles, mes envies de prendre le large après une année difficile. Ce que je ne vais d'ailleurs pas tarder à faire, mais point d'inquiétudes, ce blog ne sera pas laissé à l'abandon...

Et qui dit envie de prendre le large dit envie de romans qui font voyager. Le livre que j'ai choisi pour aujourd'hui ne fait pas tellement voyager par son intrigue, il ne m'emmène pas dans des contrées exotiques, mais dans un environnement qui évoque pour moi un autre genre de vacances, celles où l'on peut enfin déconnecter du stress quotidien pour respirer et recharger ses batteries.

Bien sur, l'aventure et l'exotisme ont aussi leur charme, mais pas cette fois. Fait assez exceptionnel pour être noté, j'ai lu ce roman en français... Acheté dans un relais de gare, un jour de départ, finalement jamais lu, il est remonté récemment au sommet de ma PAL. Et je dois admettre que la traduction n'était pas mauvaise, sans doute les éditeurs ont-ils fait des efforts depuis les J'ai Lu de mes 15 ans!

La maison du Pacifique de Susan Wiggs (Just breathe en VO) résume parfaitement cet état d'esprit auquel j'aspire actuellement. Il se déroule dans une petite ville côtière de Californie, loin de la ville et de son bruit incessant. La vie n'y est peut-être pas idyllique mais son rythme est apaisant, en harmonie avec l'océan voisin. Bizarrement, chez moi, la citadine, ce livre à eu un écho particulier...

Il y est question de Sarah, mariée à un riche entrepreneur de Chicago, qui prend conscience de  l'inanité de son existence en apprenant l'infidélité de son mari. Illustratrice de métier, elle a tout sacrifié pour son couple qu'elle pensait solide : vivre dans une ville qu'elle n'aime pas, prendre de la distance avec sa famille qui ne colle pas au tableau de la réussite sociale de son mari, mettre sa carrière entre parenthèses pour suivre pendant des mois des traitements de procréation médicalement assistée, sans résultats. Mais face à cette nouvelle réalité, il est temps de réagir, et en fait de réaction, Sarah fait ses valises, et retourne vivre chez son père, dans la petite ville de son enfance, au bord du Pacifique. Revenir sur les lieux où on a grandi n'est pas toujours une expérience facile, surtout quand, comme notre héroïne, on n'a jamais eu l'impression d'être vraiment intégrée. Artiste, dessinatrice, caricaturiste à l'humour mordant, Sarah était assez marginale, phénomène qui était renforcé par son complexe d'infériorité devant sa situation financière modeste. En bref, Sarah n'est pas Sugar Beth mais son retour ne va pas de soi, et il va falloir à chacun le temps de revenir sur ses préjugés pour accueillir l'enfant prodigue.

Hélas, à peine les choses semblent-elles se mettre en place, à peine Sarah commence-t-elle a s'adapter à sa nouvelle vie qu'un événement vient tout bouleverser. Face aux changements, parmi toutes les décisions qu'il va falloir prendre, c'est une véritable renaissance qui l'attend, dans sa maison face à l'océan.

Si l'histoire est charmante, et prend le temps de se développer tout en douceur, j'ai particulièrement apprécié le portrait qui nous est fait de cette ville, l'image douce, un peu surannée qui s'en dégage. Par le personnage de Sarah, il y a une réflexion profonde sur la maternité, ce qui en motive le désir, comment elle peut être vécue, les difficultés comme les espoirs qu'elle entraine. Et rassurez-vous, en bonne romance qui se respecte, il y a bien ici une histoire d'amour, dont je ne vous dirais évidemment rien!

Susan Wiggs nous dépeint une galerie de personnages qui se place directement dans la veine des séries de Debbie Maccomber ou Robyn Carr, et c'est comme toujours un plaisir de se laisser bercer par l'histoire, qui me souffle que pour moi aussi il est temps de prendre des décisions et de respirer.
To just breathe...


Bonne lecture,
Chi-Chi
 
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25 août 2010

Quand vous reverrai-je enfin ?


Il est un grand classique de la romance que je trouve très délicat à réussir : les retrouvailles.

Chi-Chi me faisait d’ailleurs part il y a peu de sa difficulté à en trouver qui lui plaise au point de la faire partir dans des envolées lyriques de compliments sur le style, l’auteur, l’histoire, les personnages... Et moi, toujours optimiste de lui répondre « Non, tu trouves ? Je n’ai jamais remarqué… ».

Pendant un temps, je n’ai pas donné plus de poids que cela à ses dires (désolée très chère…) et j’ai continué allègrement à lire des histoires de retrouvailles.


Pourtant, en refermant certains livres, j’ai commencé à comprendre les éléments qui dérangeaient notre chère Chi-Chi, ces éléments qui par accumulation peuvent rendre le livre très difficile à lire, et gâcher une partie de la lecture.


Hier au soir, confortablement installée dans mon royal canapé rouge, j’ai fini « Enchanted Afternoon » (Le pavillion du lac) de Susan Wiggs, l’histoire de la sœur de l’héroïne de «Halfway to Heaven ».

Nous avions quitté Helena sur le point de se marier à Troy Barnes, sénateur en herbe, après avoir vu son cœur brisé par le très brillant Michael Rowan, scientifique aux chaussettes dépareillées et aux doigts agiles – NDLR vous apprendrez qu’en romance, les scientifiques aux chaussettes dépareillées ont un potentiel de sexitude que je n’ai que très rarement retrouvé dans la vraie vie.

Loin de moi l’idée de généraliser la « non-sexitude » du scientifique, mais plutôt celui de toute personne avec les chaussettes dépareillées… D’ailleurs, si on peut voir avec précision que les chaussettes sont dépareillées, c’est qu’on a affaire soit à un scientifique allemand en short à bretelles et chaussettes dépareillées montantes ou un scientifique un peu naïf qui ne sait pas qu’il faut toujours enlever ses chaussettes en premier ! Dans les deux cas, sur une échelle de zéro à Hugh Jackman, l’homme perd des points…


Mais revenons-en à notre chère Héléna…

Nous la retrouvons aujourd’hui mariée et mère, portant le deuil de son père décédé quelques temps auparavant et…battue par le vicieux sénateur qui lui sert d’époux!

Elle décide donc d’appeler son ancien amant à l’aide pour divorcer de « l’autre » (j’aurais bien qualifié cet autre avec un peu plus de précision, mais je crains de ne pas pouvoir me retenir quant à tous les noms d’oiseaux que j’aime à accoler aux hommes qui s’en prennent à leur famille…).

Dans un premier temps, le professeur refuse, mais l’intrigue s’épaissit lorsqu’il réalise que 1) le jeune William a les yeux de sa mère (et les siens par la même occasion) et 2) que la magnifique Helena est couverte des bleus de sa dernière rencontre avec « une porte » !


Je vous parlais plus tôt des éléments qui ont fini par me faire tiquer dans les romans de retrouvailles, ici bien que manié avec le talent dont Susan Wiggs sait faire preuve, je n’ai pu m’empêcher de lever les yeux au ciel à deux ou trois reprises.


- L’enfant caché : vraiment, vous croisez une ancienne amante, et votre premier instinct est de penser que l’enfant qui a 4 ans est peut être le votre ? Il est vrai, des circonstances font que cela peut s’avérer exact, mais là encore, comment font ces hommes pour « se reconnaitre immédiatement dans le reflet du regard de l’enfant » ? Le coup des yeux bleu dont l’iris est constellé de taches violettes en forme de trèfles à 4 feuilles ou de la mèche rebelle qui prend l’exacte forme d’une virgule sur la tempe de l’enfant cela devient un peu fatiguant à la longue…et ne parlons même pas des jeunes filles qui sont l’image même de la mère de l’ex-amant, cette dernière étant souvent morte dans des circonstances atroces…

Dans notre livre, William aime à dépareiller ses chaussettes, compte le temps à la seconde près, fait preuve d’une intelligence assez impressionnante et a des yeux bleu profond exactement comme ce cher professeur et sa chère maman morte dans la pauvreté...


- La rancœur de l’homme bafoué : alors ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ces dames se fustigent alors qu’aux dernières nouvelles c’étaient ces messieurs qui les avaient larguées comme de vieilles chaussettes ? Lorsqu’un enfant entre dans l’équation, c’est pire. L’homme parle de viol de ses droits, de mensonges…et j’en passe. Objection votre honneur, vous avez la mémoire courte, la grossesse vous a été annoncée, mais vous avez choisi d’ignorer la véracité des dires de votre ancienne amante… Que je sache, vous ne vous êtes jamais inquiété de savoir comment elle allait après l’avoir rayée de votre existence ?

Dans le roman, Rowan est choqué qu’Helena ait gardé l’information pour elle… Euhhhh à la question « si j’étais enceinte, qu’adviendrait il de nous ? » il me semble me souvenir que vous avez répondu « je ne tomberai pas dans un piège aussi vieux » cher professeur ! Et je me permets de vous rappeler que la naissance du fils d’un sénateur n’est pas comme qui dirait un secret. Je pense que si vous aviez eu des doutes, vous auriez pu vous enquérir vous-même de votre rôle dans cette naissance ! Moi qui pensais que vous étiez un brillant scientifique, j’avais imaginé que vous saviez compter !


- L’attraction animale entre les héros dès leurs retrouvailles. Alors, qu’on ait encore des sentiments dans les mois qui suivent une rupture… soit! Qu’on ait encore envie de faire des galipettes sous la couette après rupture, je conçois... Mais qu’on n’arrive pas à se retenir de tomber dans les bras du type qui vous a fait souffrir 3 jours après l’avoir revu, j’ai un peu du mal à avaler… surtout quand cela sous entend la ré-éclosion des sentiments ! Je ne sais pas… elle n’est pas un peu en colère contre ce qu’il a fait ?

Dans le roman, c’est tout juste si Rowan ne propose pas à Helena de renouer leur relation physique d’entrée de jeu… Bon, je dois reconnaitre qu’elle ne se laisse pas faire, ce que je trouve tout à son honneur. Et les héros ne renouent leur relation que « tard » dans le roman (au moins plusieurs semaines après leurs retrouvailles) ce qui rend le tout plausible… mais vraiment, je suis ébahie par cette capacité à oublier la douleur de la séparation !


Ce roman est heureusement écrit par Susan Wiggs qui sait trouver les mots pour développer son histoire au-delà des retrouvailles entre les deux personnages. Ici, il est question de la position de la femme dans l’Amérique du début du siècle, des possibilités de refuge pour les femmes battues, de la question du père, de la pression du scandale et des magouilles politiques…

J’ai compris hier soir ce que voulait me dire Chi-Chi lorsqu’elle parlait de la recette difficile des retrouvailles. Il ne faut pas que l’histoire ne tourne qu’autour du conflit et du passé des héros. Malheureusement les auteurs en font parfois un peu trop, et le livre s’en ressent.


Les histoires de retrouvailles sont délicates, Susan Wiggs n’obtient pas la note maximale ici, mais un simple C.

Mais ne craignez rien, nous saurons vous trouver des histoires de retrouvailles qui valent un magnifique A+ !


Bonne lecture
Tam-Tam
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20 juillet 2010

Sous la voute étoilée

(Scroll down for english)

 Quand on se met en tête de rédiger un blog sur ses lectures, on se trouve face à un dilemme : parler de ses lectures au fur et à mesure, ou se retourner sur les livres que l'on a déjà lu?

En ce qui me concerne, ma bibliothèque est d'une taille plutôt gargantuesque... Par de savants calculs, j'évalue la chose à environ 30 livres au m². Pas forcément impressionnant dit comme ça, mais quand on sait que je vis dans 18 m²...

Je ne peux donc pas prétendre ignorer tout ce que j'ai lu jusqu'à présent, d'autant que je garde tout ce que j'ai aimé et que je relis beaucoup! Et il y a évidemment le fameux Top 15, mais j'y reviendrais une autre fois. J'ai donc fini par décider : je prendrais les livres au hasard dans mes étagères pour les commenter ici!

Aujourd'hui, Halfway to Heaven (Destins blessés), de Susan Wiggs

Ce livre est le n°3 de la série « Les chroniques Calhoun », ce qui ne doit pas être un obstacle. Ils peuvent tous être lus de façon complètement indépendante, ou sans ordre chronologique. D'ailleurs, je me souviens avoir lu le n°2 il y a presque 10 ans, et j'ai lu le n°1 l'an dernier, il m'a fallu attendre le n°3 pour réaliser qu'il s'agissait d'une série!

L'une des originalités de ce livre, c'est le contexte. La romance fonctionne souvent par thèmes, surtout pour les localisations géographiques et les périodes historiques, et peu d'auteurs sortent des sentiers battus : on se retrouve donc souvent en Angleterre, Irlande, Etats-Unis, Australie ou Nouvelle-Zélande parfois (la très grande majorité des auteurs du genre viennent de ces pays-là). Quand aux romans historiques, ils sont le plus souvent situés au Moyen-Age, durant la Régence anglaise (1811-1820) ou pendant la conquête de l'Ouest.

Ici, l'histoire se passe à Washington en 1884, dans le milieu politique. Abigail est la fille d'un sénateur influent, mais elle ne colle pas du tout avec son milieu, elle est plutôt maladroite (pour des raisons mystérieuses que je vous laisserais découvrir par vos propres moyens, il faut bien entretenir le suspens!) et en conséquence, pas franchement à l'aise dans la haute société. Et encore une héroïne avec une passion originale : ici, l'astronomie, elle possède même son observatoire personnel sur le toit de la maison familiale! A croire que les héroïnes de romances sont toutes dotées de talents extraordinaires... Je jure que ce n'est pas le cas, il existe aussi de très belles histoires avec des femmes parfaitement ordinaires, mais chaque chose en son temps. Enfin, Abigail se voit comme l'héroïne d'une passion tragique et sans espoir, elle aime désespérément. Et souhaiterais changer les choses, être enfin remarquer, mais pour les bonnes raisons, par l'élu de son cœur. Quitte à faire un peu n'importe quoi au passage, après tout, elle a déjà une réputation d'originale, pourquoi ne pas en profiter?

En face, Jamie est un tout nouveau sénateur, il aimerait bien obtenir l'appui du père d'Abigail pour faire voter son projet personnel. Et après tout, quel meilleur moyen de gagner les bonnes bonnes grâces d'un homme que de fréquenter sa fille? Et là, surprise! Abigail n'est pas du tout la gourde qu'elle donne l'impression d'être, bien au contraire, et le jeu lui échappe complètement...

L'histoire s'entortille autour de quelques manipulations politiques, beaucoup d'évolution personnelle pour l'héroïne qui prend confiance en elle et pour le héros qui se retrouve littéralement la tête dans les étoiles, un père absent qui se révèle enfin, une sœur parfaite qui se fait protectrice d'un secret. Et puis le rire et la complicité des héros, la métamorphose en papillon, une valse sur les toits de la ville... Les astres veillent sur nos héros et les guident l'un vers l'autre tout au long de l'histoire.

Ce n'est pas un roman de passions intenses, de déclarations enfiévrées et de conflits angoissés. Susan Wiggs est une spécialiste du genre : une histoire touchante, douce, et pourtant jamais ennuyeuse, souvent surprenante. Un livre a savourer...

Très bonne lecture,
Chi-Chi


When you start thinking about writing a blog, you wonder, what is it going to be about? Are you going to talk about what you recently read or will you turn back to books you read a long time ago?

As far as I am concerned, I own a ginormous quantity of books... Through some very sophisticated calculations, I arrived to the conclusion that I own about 30 books per square meter. Don't be fooled, it doesn't seem to be much, until you know that I live in an 18 square meters appartement!

Therefore, I could never ignore all the books I read in the past, especially since I keep and re-read all the books I loved! And of course, there is that famous Top 15, but I  will get back to that on another occasion. So I've decided : I will just take some book off the shelf to comment them here!

Today, Halfway to Heaven by Susan Wiggs

This is book number 3 in the Calhoun Chronicles serie, whitch shouldn't be a problem, since the books can be read independantly and out of their chronological order. As a matter of fact, I  remember reading book number 2 almost 10 years ago, and book number 1 last year, and it wasn't until book number 3 that I realised they all were part of a serie.

Part of this book's originality is it's context. Romance is often organised in themes, mostly through geography and history, and few authors go towards original times or places. We can see books set in England, Ireland, Australia, United-States, sometimes New-Zealand (most of romance writers come from one of those countries), and set during the middle-ages, english regency ou conquest of the west.

Here, the story is set in Washington, in 1884, amongst politicians. Abigail is an influent senator's daughter, but she doesn't really fit with the crowd. She is rather clumsy (for some mysterious reason I will leave to you readers the pleasure of discovering, after all one must keep some discoveries for you to make), and because of that, she is socially awkward. Here, we face yet another heroine with an unusual hobby : astronomy. She even had her own observatory build on the roof of the family house! You would think that those romance heroines are all blessed with extraordinary talents... I swear that is not the case, you could find beautiful stories with perfectly ordinary heroines, but that story is for another time. As for Abigail, she sees herself as the heroine of some tragic unrequited love story, she is hopelessely infatuated. And wishing things were different, wishing she would get noticed by her love, but for the right reasons, and not because she embarassed herself yet another time. And in order to achieve that, she would do just about anything. After all, she is already seen as an original, so why not go all the way and enjoy the freedom it gives her?

As a match for Abigail, we have Jamie, brand new senator, wishing he could get Abigail's father to approve one of his projects. And what better way to get a father to like you than to court his daughter? But... surprise, surprise, Abigail is not at all the ninny she appears to be, quite the contrary! And this courting game gets completely out of control...

The story then wraps itself around a few political schemes, lots of growing up and gaining self-confidence for both hero and heroine, who find themselves walking amongst stars, quite literally, one absent father reveling himself, one paragon of a sister protecting a secret, ... And we are enchanted by their laughter and connivence, the transformation to a beautiful butterfly, waltzing on the rooftops... Stars look out for our heros and guide them towards one another all book long.

This is not a story of flaming passions, of heated speeches and anguished scenes. Susan Wiggs made a speciality out of that kind of stories : a story that touches the heart, soft yet never weak, often surprising. This is a book to savour.


Chi-Chi
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