20 août 2012

Le cercle des menteurs disparus

J’aime bien mes jeux de mots pourris. Là maintenant, tout de suite, j’ai la certitude que vous avez en tête Robin Williams en professeur de littérature, tentant de nourrir de son savoir les futurs tête pensantes de son pays…

Avec un peu de chance, vous finirez par vous rappeler que dans ce film, il y a aussi le délicieux Ethan Hawke, qui ma foi, n’est pas non plus désagréable à regarder. Je vous invite à rester sur cette image. Parce que la série des menteurs de Céleste Bradley est une série où le mâle est beau, le mâle est mystérieux, en un mot comme en cent, le mâle est un espion…

Mais revenons aux origines...

A l’époque où je découvrais cette auteur, j’étais encore une jeune fille naïve qui commençais studieusement et sagement par le premier tome. Et puis vint ce jour maudit où le premier tome ne pu être mis à ma disposition à la bibliothèque. Je commis alors le sacrilège qui allait changer pour toujours la face du monde : j’empruntais le tome 3. Oui, même pas le tome 2, directement le tome 3… positivement médiéval !

Pourquoi ? Quel démon avait alors pris possession de mon corps ?

Je repasse au présent de narration, et je vous explique.

La 4ème de couverture avait tout pour me plaire. Il y était question d’usurpation d’identité,  d’un homme au passé compliqué, d’une mémoire qui fait des siennes, d’un honneur à rétablir et un héros qui s’appelle JAMES. Bref, cela sentait l’espionnage régence à plein nez. Et moi, innocente ou pas, je me suis dit que je tenais là mon prochain livre de chevet.

J’étais bien loin de savoir que Celeste Bradley dédierait non pas 5, mais 7 livres aux espions de la couronne. Que les femmes seraient elles aussi mises à l'honneur, et que les noms de codes seraient chargés en animaux (le renard, le griffon, le lion, etc...).

Mais revenons à James qui, il faut l’avouer, possède quand même un prénom qui le prédestine à participer à cette série. Notre cher James est un espion blessé. Un homme blessé, et a fortiori un espion, cela finit par être ronchon (à défaut d’une autre expression qui me vaudrait les foudre de Chi-Chi). Il ne comprend pas que la convalescence prenne du temps, tout ce qu’il voit, c’est qu’un traître court encore et toujours et que Napoléon et ses sbires menacent le royaume. Du coup, du fond de son bureau au club, il cherche...
Les indices lui laissent entendre que tout part des messages codés, que le maitre du code a la clé du mystère et que trouver le décrypteur permettra de déjouer les plans du traître. Le plan semble parfait, à un détail près. On (comprendre le cosmos entier) a aucune idée de comment mettre la main sur le maître du code.

Heureusement, le maitre en question a une fille qui porte le doux nom de Phillipa. James se dit donc que pour trouver le père, passer par la fille pourrait être une bonne idée… ou pas. Et ce n’est pas le nouveau précepteur de son fils adoptif, un certain Phillip Atwater qui en dirait autrement. Car lui aussi, en un sens est à la recherche de son père. Mouahaha *rire machiavelique* !!!

Dans cette histoire, les masques vont et viennent au gré des visages, personne n’est ce qu’il prétend être. Homme ou femme, espion ou lord du royaume, traître ou victime. Une chose est sûre, quand on cherche quelque chose avec obsession, on finit par oublier de regarder sous son nez. Ni Philipa, ni James ne prétendront le contraire.

Les histoires où les jeunes filles aux abois se transforment en jeunes garçons sont toujours pour moi une source inépuisable de fou rire. Il y a ceux qui sont intentionnellement créés par l’auteur, et tous les autres, qui me viennent quand j’imagine comment, dans la vraie vie, les événement s’enchaineraient.

J’imagine comment, si j’étais une jeune fille taille lutin, j’arriverais à me faire passer pour un jeune garçon en me coupant les cheveux et en baissant le ton de ma voix. J’imagine comment, si j’étais l’espion qui me fait face, je n’aurais pas la puce à l’oreille en me découvrant sous mes traits "masculinisés" (surtout si je suis un super espion de la couronne, le genre qui a tout vu, tout vécu).

Alors entre deux fou rires, je profiterais tellement de cette histoire qui dépeint des héros d’une autre époque. Une époque où l’espionnage n’était pas une affaire de microfilms et de téléphones sur écoute, une époque où finalement, parce que l’homme vit dans cette illusion de supériorité, il ne voit pas arriver le coup de massue et se fait avoir à tous les coups par des femmes qui font la moitié de leur taille.

Entre deux sourires, je voudrais à tout pris lire toutes ces histoires qui racontent comment la femme est le meilleur contre-espion qui soit puisqu’elle finit par sauver tout le monde avec panache.

Enfin, entre deux révélations, je me rendrais compte que, même s’il n’ont pas l’aura mystérieuse de James bond ni son Martini, les espions régence de Céleste Bradley restent quand même dangereux, mais juste pour les nabots corses !


Bonne lecture,
Tam-Tam


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9 commentaires:

  1. Ah mais si le héros s'appelle JAMES je comprends que tu es sauté sur le tome 3 ;)

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    1. toutafé!!!
      ce qu'il y a de magique avec les espions, c'est que finalement, il y en a pour tous les gouts!

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  2. Je lis justement un livre où la jeune fille se déguise en garçon pour traverser l'Europe... quelle coïncidence!

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    1. tiens donc? le titre????? tu m'intrigues!

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  3. Plein de bons souvenirs avec cette série, même si je ne fantasme pas autant que toi sur les beaux espions! ;)

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    1. Comme ca te me les laisse! Tu sais que j'ai retourné chaque librairie ou j'ai mis les pieds pour te trouver un livre avec un "Colin" dedans à te ramener! Tu sais desormais que j'ai fait chou blanc....
      j'étais dégoutée!

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  4. Grand respect car quand j'étais une jeune fille naîve j'aurais préférée passer sous un train que d'emprunter une romance à la bibliothèque. On sait jamais, j'aurais pu croiser mon prof de lettres qui pourtant n'a jamais eu le charisme de Robin Williams (de la 6è à la fac même constat, c'est triste...).Bon depuis cette époque est loin derrière moi mais je préfère encore les acheter que de les emprunter à la bibliothèque (je ne connais pas les caissières). C'est grave docteur ?

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    1. hahaha!! il faut dire qu'à l'époque j'habitais en angleterre, et les bibliothèque y sont beaucoup plus "romance friendly" que chez nous!
      et non, ce n'est pas grave, on l'a toute fait a un moment ou un autre!

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  5. Je viens de finir le tome qui suit celui-ci, Une charmante espionne, et j'ai vraiment bien aimé, alors merci à vous ;)

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